Les dangers des biotechnologies…

S’il faut se réjouir des progrès fantastiques apportés par la science dans d’innombrables domaines, il convient de s’interroger sur les dangers de la génétique.

Ce qui, hier, était fiction, devient aujourd’hui une réalité dangereuse voire diabolique.

Une clinique privée de Los Angeles (Fertily Institute) propose à ses clientes fortunées (coût de l’opération 25.000 $), de choisir le sexe de son enfant. Elle proposait même de choisir la couleur de ses yeux mais, malgré de nombreuses demandes, elle a dû renoncer par suite d’une levée de protestations aux USA.

Ainsi, plus que jamais, l’enfant devient un objet, une marchandise, qui sert à satisfaire l’envie du moment. Et ce n’est plus l’être auquel on fait le don merveilleux de la Vie et de l’Amour. L’être conçu pour aimer et être aimé. L’enfant conçu pour partager le bonheur, pour s’épanouir, pour prendre un jour son envol et que l’on invitera à être un ferment de Justice et de Paix, dans un monde si souvent injuste et cruel.

Je doute que les femmes qui, après une FIV (Fécondation In Vitro), demandent l’implantation d’un embryon dont elles auront choisi le sexe, la couleur des yeux et je ne sais quelle autre caractéristique, aient de telles préoccupations.

Mais, il y a plus. Laissons la morale – ou l’éthique – de côté. La nature avait bien fait les choses. Il naissait sensiblement le même nombre de garçons que de filles. Cet équilibre risque d’être à jamais rompu maintenant que l’on peut choisir le sexe de son enfant. Il y aura des hommes en surnombre et le monde manquera de femmes, avec toutes les conséquences fâcheuses d’un tel déséquilibre.

On ne saurait condamner en bloc toutes les avancées de la science qui rendent plus léger le poids des jours. Mais, les hommes responsables – croyants ou non – ont le devoir de dire non à certaines possibilités de la science. Tout ce qui est possible scientifiquement, techniquement, n’est pas permis moralement et humainement. Il est des interdits que l’on ne doit pas transgresser sous peine des pires malheurs.

Note : Tout cela a un nom : l’eugénisme, contre lequel nous devons lutter. Autrefois, un enfant était un présent dont on découvrait tout à la naissance. La langue est révélatrice de l’évolution des mœurs. On « n’a » plus un enfant. On « fait » un enfant…

Où nous conduit le sarkozysme…

En ces jours sombres où selon un sondage inquiétant, 65% des français approuvent l’expulsion des Roms, il devient urgent de voir où nous conduit la politique de Nicolas Sarkozy, de son gouvernement et de toute sa clique d’inféodés.

On ne peut empêcher les fleuves de courir vers la mer. On ne peut empêcher ceux qui n’ont rien de se tourner vers les pays riches.

Je pense, comme beaucoup qu’on ne peut soulager toute la misère du monde et qu’il faut essayer, le plus humainement possible de l’endiguer et d’essayer de traiter le mal à sa racine, c’est-à-dire en donnant les moyens aux pays les plus pauvres de se prendre en charge. Chose complexe, hélas, les aides apportées aux pays pauvres étant souvent détournés par les politiques…

Quoi qu’il en soit, on ne saurait rendre responsable de tous nos maux, une communauté – les Roms – et les renvoyer massivement en Roumanie où ils seront condamnés à survivre en fouillant dans les poubelles. Il y a une limite à ne pas franchir.

Non les Roms ne sont pas responsables de tout ce qui va mal en France et Nicolas Sarkozy en fait des boucs-émissaires et essaie – avec succès ? – de récupérer tout un électorat qui considère l’étranger comme un ennemi potentiel.

Prenons garde ! Cette politique me rappelle trop celle de Vichy qui livra à Hitler, en 1940, les réfugiés antinazis, qui commença par interdire de nombreuses professions aux Juifs, qui retira la nationalité française à un grand nombre de ceux qui étaient d’origine étrangère et qui finalement aboutit à l’extermination de 80.000 juifs français dans les camps de la mort.

Oui, prenons garde à la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy et de ses vassaux, qui, utilisant les fibres les plus viles qu’il y a dans l’homme, soumet 800.000 ou 900.000 Français chaque année aux gardes à vue pour les motifs les plus futiles, qui fiche chaque citoyen, qui fait nous faire croire en permanence que l’alourdissement des peines ramènera la sécurité, qui condamne non seulement les coupables mais ceux qui peuvent l’être, qui fait juger les fous !

Oui, prenons garde ! Notre démocratie est en danger. La France est en train de perdre son âme comme aux heures les plus sombres de l’histoire de Vichy et demain il sera trop tard. Et notre belle devise : « Liberté – Egalité – Fraternité » ne sera plus qu’un souvenir que nos enfants devront reconquérir au péril de leur vie comme nos aînés voici soixante-dix ans !…

La prise d’otages de Manille

Quel triste et lamentable dénouement que celui de cette prise d’otages dans un car à Manille ! La police a fait preuve d’un amateurisme pitoyable et huit otages ont payé de leur vie son incompétence. L’assaut a duré une heure ! et s’est terminé par un bain de sang.

Et puis l’on doit s’interroger sur le rôle des radios et des TV qui retransmettaient en direct les opérations.

Ainsi, le preneur d’otages pouvait suivre en direct les opérations sur les postes TV du car, être au courant de toutes les manœuvres de la police, et s’exprimer à la radio.

Ainsi, dans le monde entier, quand la plus grande discrétion s’imposait, un drame devenait un spectacle, un divertissement avec suspense, comme une fiction captivante, qui tient le spectateur en haleine, et on oubliait que des vies humaines étaient réellement en jeu.

Le respect des otages et de leurs familles, voulait que les médias s’abstiennent de toute retransmission en direct.

On a là, une nouvelle fois, le rôle malsain des médias qui toujours cherchent la primeur de l’information, et font tout pour caresser la fibre émotionnelle des téléspectateurs.

La France et les Roms…

Certes, c’est une évidence, la France ne peut accueillir toute la misère du monde. Il faut des lois pour encadrer l’accueil des étrangers sur notre sol, et veiller à ce que ceux que nous accueillons respectent nos lois, nos traditions, notre culture. Tel n’est pas toujours le cas.

Mais, de là à se lancer dans une traque systématique et médiatique de tous les Roms, je dis attention. Ne réveillons nos instincts toujours prêts à renaître de xénophobie, de peur de l’étranger et évitons de prendre des boucs émissaires.

Apparemment, Nicolas Sarkozy a trouvé un bon filon. Pendant qu’on détruit sans ménagement les camps de roms, on ne parle ni du chômage, ni de la crise économique, problèmes pourtant d’actualité et autrement plus importants…

Violences urbaines : l’éternelle surenchère de Nicolas Sarkozy

« La nature incite les Etats comme les particuliers à commettre de fautes. Aucune loi ne les empêchera. On a parcouru toute la série des peines, en en ajoutant toujours de nouvelles pour réduire le nombre des crimes.

« Vraisemblablement, autrefois, les peines étaient plus douces pour les plus grands crimes. Mais, comme on finissait à la longue par les affronter, elles ont presque toujours abouti à la peine de mort. Et celle-ci même on la brave. Force est de trouver un châtiment qui cause plus d’effroi à l’homme ; ou bien il faut avouer que la peine de mort n’empêche aucun crime.

« En un mot, il est impossible, il est d’une extrême naïveté de croire que l’homme, quand il se porte avec ardeur à quelque entreprise, peut être arrêté par la force des lois ou par quelque autre crainte » (Thucydide, historien grec Vème siècle avant Jésus-Christ)

Nicolas Sarkozy ferait bien de méditer cette pensée de Thucydide. Depuis huit ans, il ne cesse de faire de la surenchère sur les peines à appliquer aux délinquants et aux criminels. Ce langage fait sans doute plaisir à un certain électorat, mais il faut reconnaître qu’il ne résout en rien les problèmes des violences urbaines.

Et ce n’est pas la menace de peines de trente ans de prison incompressibles, ou de la perte la nationalité française qui arrêteront les assassins dans leur folie meurtrière.

Qui croit encore en l’efficacité de ces menaces et à celle de cette vingtaine de lois sur la sécurité prises depuis 2002 !…

Non ! Nicolas Sarkozy n’est plus crédible. Il désigne des boucs émissaires à la vindicte populaire, il s’en prend aux gens du voyage, aux roms, il démissionne un préfet. Il lance des coups d’épée dans l’eau, et espère gagner des voix pour la prochaine campagne présidentielle.

Je n’ai pas de solution pour stopper la délinquance, les trafics de drogues, les assassinats de toute sorte. Mais, j’ai la certitude qu’on n’arrêtera pas ces fléaux par une escalade de peines dont se moquent les criminels quand ils sont emportés par le feu de la passion, de la déraison ou de la haine…

Karim Boudada, le braqueur tué par les policiers de Grenoble alors qu’il les menaçait avec un fusil d’assaut, aurait été condamné trois fois aux Assises pour vols à main armée. Un individu aussi dangereux n’avait pas à être en liberté. C’est évident.

Malheureusement, depuis 2002 et le passage de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur, les policiers sont obligés de faire du « chiffre ». Aussi, le nombre des gardes à vue – pour les infractions les plus petites telles qu’une voiture mal garée ou une rue prise en sens interdit par un cycliste – ne cesse d’augmenter d’année en année, pour atteindre le nombre incroyable de près de 900.000 en 2009 !

En agissant ainsi, les forces de l’ordre s’écartent de leur mission véritable et se coupent totalement de la population qui en vient à les détester.

Nos banlieues peuvent exploser à tout moment, suite à un incident malheureux. Et quand dans une banlieue – Rillieux-la-Pape – des gendarmes ont gagné la confiance de la population et font respecter avec tact la loi, Nicolas Sarkozy décide, arbitrairement, par idéologie, de les remplacer par des policiers. C’est vraiment jouer avec le feu et jouer également avec l’argent des contribuables, l’implantation de policiers étant estimée à plusieurs millions d’euros !

Et naturellement, tous les ministres, tous les députés UMP sont à sa botte, s’aplatissent devant lui comme des carpettes ! Mon Dieu ! dans quel Etat vivons-nous ! Nicolas Sarkozy voudrait préparer une guerre civile, il ne s’y prendrait pas mieux…