Je sais combien il est facile de critiquer le gouvernement quand tout va mal, et notamment à propos de cette « chienlit » – pour reprendre le terme lancé par le général de Gaulle en mai 1968 – et de cette anarchie qui secouent la France depuis le mois d’octobre dernier.

Mais quand même !… On peut se demander combien de temps cela va durer, et si vraiment le gouvernement est à la hauteur des événements !…

J’ai déjà fait allusion au coût astronomique – matériel et humain – de ces révoltes hebdomadaires. Tout s’élève en milliards d’euros, à charge à l’Etat, aux Assurances, aux victimes, et finalement aux contribuables que nous sommes !…

Comment un gouvernement qui se respecte peut-il accepter tout cela ?!…

Il est bien évident que les « ultra-jaunes » et les « black -bocs » n’ont qu’un seul but : renverser ce gouvernement !

Il est vrai qu’Emmanuel Macron a été élu par défaut, et qu’avec le jeu des pourcentages, il n’a remporté qu’une très faible majorité. Cependant, même si les lois de la démocratie absolue ont été tronquées, il ne devrait être remplacé que démocratiquement et par qui ?…

Quelles sont les propositions de tous ces anarchistes ? Aucune, à ma connaissance, si ce n’est de renverser le pouvoir et de semer le chaos, ce qui ne peut qu’engendrer une guerre civile, et ce qui annihilera la totalité des acquis dont nous sommes bénéficiaires depuis des dizaines d’années.

J’imagine, enfin, que nos révolutionnaires s’en prendront en priorité aux riches. Cependant, il faut cesser de prendre les riches pour des boucs émissaires et de se livrer contre eux à une véritable chasse aux sorcières.

Je condamne, bien sûr, ces milliardaires ou ces multimillionnaires qui gagnent, impudemment, en une journée, ce qu’un smicard ne gagnera jamais en toute une vie de travail. Oui, il y a des écarts dans certains revenus qui sont totalement injustes et scandaleux.

Mais j’entends prendre ici la défense de tous ces riches, qui ont fait fortune grâce à leur travail, leur courage et leur ingéniosité, dont la richesse ne me choque pas, et qui font vivre grâce à leurs entreprises, leurs usines et autres un très grand nombre de travailleurs…

J’estime que, depuis le mois d’octobre, la France est en situation de guerre, et je dénonce ici l’inaction du gouvernement. Depuis toutes ces semaines, les semeurs de troubles et de violences n’ont-ils pas été identifiés ?!… Qu’attend-on pour les arrêter et pour interdire toutes les manifestations dont on sait, à l’avance, qu’elles vont dégénérer ?!…

Il est quand même sidérant qu’après chaque manifestation désormais le gouvernement – et les médias à sa solde – lancent le satisfecit suivant : « Il y a eu moins de casse que lors de la précédente manifestation… Moins de casse que prévu !!! » Ainsi la casse – qui devrait être au niveau zéro – s’apprécie en plus ou en moins, par rapport aux précédentes manifestations !!!…

Il faut donc reconnaître que la majorité des Français est victime des carences d’un gouvernement qui se montre totalement impuissant face à tous ces désordres répétitifs. Les conséquences de cette impuissance sont dramatiques pour la France tout entière, pour notre belle France, pour notre économie, et notamment pour notre secteur touristique : la France est une des premières destinations touristiques au monde, et bien des étrangers risquent de se détourner de notre pays, entraînant un manque à gagner supplémentaire pour ce secteur.

Depuis des semaines, Emmanuel Macron et les membres de son gouvernement, ne cessent d’organiser des débats sans fin pour connaître les revendications des gilets jaunes !

Quel cinéma ! quand on sait qu’au début ces revendications tenaient sur les doigts de la mains !…

Leur colère a été provoqué, à l’origine, par la hausse des carburants, qui pénalisait tant de Français, hausse soi-disant destinée à l’écologie, mais dont le but était, en fait, de renflouer les caisses de l’Etat !…

A cette première et légitime revendication – devant laquelle le gouvernement s’est montré initialement totalement sourd – se sont greffés une demande la hausse des plus bas salaires, une baisse de toutes les taxes qui écrasent le plus grand nombre, la possibilité pour tous d’avoir une vie quotidienne plus facile, la dénonciation de l’écart injuste entre les plus hauts et les plus bas salaires, et peut-être également le désir du citoyen lambda de recevoir un peu plus de reconnaissance, et de considération de la part de ceux qui nous gouvernent.

A propos de considération, Emmanuel Macron ne manque pas d’air : il ne craint pas, aujourd’hui, de demander l’appui des maires, qu’il a court-circuités et méprisés dès son arrivée au pouvoir, et qu’il a privés de ressources en supprimant la taxe d’habitation…

Pour parler franchement, j’avoue qu’il me semble que ces heures de débats ne sont que de « l’enfumage » et ne sont qu’une campagne électorale déguisée – aux frais des contribuables – destinée à remporter les Européennes.

J’ai entendu le Chef de l’Etat déclarer, ce 26 février : « Il faut maintenant dire que lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire », ce qui revient à dire que les gilets jaunes sont les complices des casseurs !…

Comment peut-il énoncer une telle contre-vérité ?!… Pour moi, ce sont le gouvernement et sa police qui sont les complices des casseurs ! Ils laissent, en effet, ces derniers commettre, en toute impunité, leurs pires forfaits, et cela  pour discréditer les gilets jaunes !…

Comment, en effet, la police n’a-t-elle pas pu anticiper la profanation de l’Arc de Triomphe ?!… Comment n’est-elle pas capable d’interpeller ceux qui brisent les vitrines des magasins, les pillent, dressent des barricades, lancent des pavés, etc. ?!…

Non ! Je refuse de dire que les gilets jaunes sont les complices des casseurs, même s’il y a des éléments parmi eux, poussés par le désespoir et la colère, qui en viennent à la violence !…

C’est ainsi qu’à ma connaissance, ce fameux boxeur qui s’est déchainé avec fureur contre deux gendarmes, le 6 janvier dernier, avait participé pacifiquement à huit manifestations auparavant, mais n’a pas supporté la brutalité des forces de l’ordre, envers les manifestants, hommes et femmes, et a « pété un plomb ». Je me garde bien de juger. J’essaye seulement de comprendre…

Le drame dans tout cela, c’est que de nombreux commerces et de nombreuses entreprises font faillite ou sont obligés de licencier. Et que les avantages financiers et fiscaux que le gouvernement finira par accorder, se traduiront fatalement par une hausse du coût de la vie, ou des impôts… Et je ne parle pas de la réparation de tous les dégâts matériels dont le prix sera faramineux !

Pour moi, le gouvernement, avec ses tergiversations et ses atermoiements, nous prépare de tristes lendemains…