Harcèlement scolaire : des actes et stop au « blablabla » !

Apparemment le suicide de Lindsay, cette adolescente de 13 ans, scolarisée dans un collège du Pas-de-Calais, le 12 mai dernier, épuisée par un harcèlement qu’elle subissait sans discontinuer, n’a pas suffi aux harceleurs puisque certains ont lancé sur les réseaux sociaux : « cette pute », « cette salope », « elle est enfin morte », et puisque deux de ses amies Maïlys continuent à être harcelées.

La pratique du « pas de vague », pratiquée dans le collège de cette jeune fille, et la façon dont ses plaintes, ici et là, n’ont pas été prises au sérieux, interpellent gravement.

L’enquête déterminera les responsabilités de chacun – du moins espérons-le.

Je note avec peine que – à ma connaissance – les cadres du collège n’ont pas participé à la marche blanche organisée par la famille ; que le ministre de l’Education nationale – Pap Ndiaye – ne s’est pas déplacé au moment des faits, pour soutenir la famille, et ne lui a pas adressé, non plus, de message de réconfort.

Mais je pense que le temps des « bavardages » doit prendre fin et qu’il faut prendre les problèmes à bras le corps.

J’avoue avoir été scandalisé par les propos échangés sur France Info TV, le samedi 3 juin, à 13 heures, par des intervenants qui, en substance, prenaient la défense des harceleurs et les faisaient passer pour des victimes !… Comment peut-on défendre des semeurs de haine, de violence et de mort ?!…

Enfin j’aimerais savoir s’il est difficile que cela, de lever l’anonymat des personnes coupables de harcèlement sur les réseaux sociaux. Ce serait la meilleure arme pour mettre à frein à ces pratiques mortifères. Mais à connaissance, la Justice ne le fait pas au nom de la « sacro-sainte » liberté d’expression, et pour être en conformité, je crois, avec les règlementations européennes !…

Alors, jeunes harceleurs, continuez votre cyberharcèlement, en toute liberté, en toute impunité ! Semez les larmes et la mort autour de vous, sans le moindre état d’âme et par plaisir !… Et n’ayez aucune inquiétude vous trouverez toujours de bonnes gens pour prendre votre défense !…

Churchill – DSK – vie publique – vie privée…

En visitant à Londres, le cabinet de guerre où Winston Churchill avait son PC souterrain, je ne puis m’empêcher de penser à Dominique Strauss-Kahn.

Winston Churchill souffrait d’une addiction à l’alcool et au tabac, comme DSK souffre d’une addiction au sexe. Cela n’a pas empêché le premier d’être un remarquable chef de guerre et un brillant homme politique, et le second – l’histoire le dira peut-être – d’être un bon gestionnaire du FMI et d’avoir su remettre de l’ordre dans cette grande maison.

Cela nous montre que les vices de la vie privée, ne retentissent pas forcément sur la vie publique.

Mais, de telles addictions ne doivent pas dépasser certaines limites. Ainsi, on ne saurait accepter que l’addiction au sexe s’accompagne de harcèlement et pire de viol.

Si DSK a réellement violé cette malheureuse femme de chambre – comme j’en ai peur – il ne se grandit pas en plaidant non coupable.

On ne peut que condamner le viol, mais on peut comprendre – sinon excuser – qu’un homme cède à une pulsion irrésistible. Si tel est le cas pour DSK, qu’il le reconnaisse, qu’il plaide coupable et ne jette pas la honte sur sa victime dont il a déjà brisé la vie.

Hélas, la toute-puissance de sa fortune et de ses réseaux peut transformer le mensonge en vérité, et faire d’une malheureuse victime une parfaite coupable…