La part des choses…

Quoi qu’en disent certains, nous sommes en démocratie, et chacun est libre de critiquer le Président de la République, notamment pour sa gestion de la crise sanitaire, faite d’une suite d’atermoiements, de revirements, de mensonges, etc. Mais reconnaissons le caractère inédit de cette pandémie et qui peut prétendre faire mieux faire que lui ?…

Mais il y a plus. Il faut constater que ce simple mortel qui s’est pris pour Jupiter et s’est considéré comme le « maître » des horloges, a complètement désacralisé la fonction présidentielle. Notamment avec cette photo prise aux Antilles, en compagnie de deux jeunes – dont un est torse nu – et faisant chacun un doigt d’honneur ! Et plus récemment, le 24 mars dernier, avec sa participation, à l’Elysée, avec deux youtubeurs à un concours d’anecdotes !

Non cela n’est digne d’un Président dont le rôle est d’incarner la France.

Notons encore, que ce Président, qui n’a pas fait de service militaire, a fait valoir façon péremptoire son titre de chef des armées, en poussant le général Pierre de Villiers à démissionner, et – en l’espace de quatre ans – en est à son troisième chef des armées. Du jamais vu !…

Comment accepter également sa volonté de « déconstruire » l’Histoire ?!.. (voir son interview à la chaîne américaine CBS d’avril dernier). Volonté mortifère à laquelle Xavier Bertrand a répondu : « L’heure n’est pas à la déconstruction de l’histoire mais à la reconstruction d’une cohésion nationale abîmée par votre incapacité à assurer la sécurité des Français, à restaurer la souveraineté migratoire et à soutenir l’action quotidienne de nos services publics ».

Emmanuel Macron ne cache pas son souhaite d’instaurer en France le « multiculturalisme ». Il nie ainsi l’identité et le passé de notre Patrie, et montre qu’il n’a aucun amour pour elle.

Nous arrêterons là la série des reproches, mais quels qu’ils soient, il y a des limites à ne pas dépasser. Ainsi il est absolument intolérable que des opposants à sa politique vaccinale, le représentent en Hitler ou défilent avec des étoiles jaunes. Ils mélangent ce qui est un combat pour la « vie », avec ce que fut la politique pour la « mort » des nazis.

Nous ignorons tout – ou presque tout – des origines de cette pandémie. Mais les réseaux sociaux – et même les médias – font le plus grand mal en diffusant, à longueur de journées – des théories complotistes, en un moment où la vaccination et le pass sanitaire, représentent vraisemblablement un moindre mal et où il convient de serrer les coudes !

« Le discours d’un roi »…

Vu lundi « Le discours d’un roi ». Quel bonheur que ce film dans notre monde de désespérance !

Il nous montre les récompenses de la volonté, de la ténacité, de la persévérance, avec ce roi, Georges VI (Colin Firth), père de l’actuelle Reine Elisabeth II. Il souffre d’un handicap terrible : il est incapable de parler en public, il bégaye aussitôt et est inaudible.

Sa femme, Elizabeth (Helena Bonham Carter) le soutient de son amour magnifique, ne doute pas de sa guérison, et l’épaule de sa confiance.

Quel homme admirable, enfin, que Lionel Logue (Geoffrey Rush) ce thérapeute du langage, insolite, d’une habileté et d’une finesse remarquables ! Des désaccords l’opposeront à George VI, mais l’amitié sera la plus forte, la volonté de le guérir l’emportera, et il l’accompagnera dans tout son parcours de roi.

J’ignorais tout de ce grand roi, qui refusa de fuir au Canada lorsque la guerre éclata en 1939, tint tête à Hitler et se montra si près de son peuple dans l’épreuve de la guerre…

Ce film de Tom Hooper a reçu quatre Oscars dimanche soir, et Colin Firth a été sacré meilleur acteur pour son incarnation du roi bègue. Mon seul regret est que Geoffray Rush n’ait pas reçu de prix, lui qui incarne si bien ce thérapeute du langage qui sauve le roi de son infirmité.