par Henri LAFFORGUE | Juin 1, 2026 | Actualité
Nous le savons, il ne faut pas compter sur les politiques pour sauver notre France, que M. Macron a plongé dans le plus profond chaos de son histoire et cela dans tous les domaines. Toutes les valeurs sacrées ont disparu, c’est chacun pour soi, et au terme de son mandat, dévoilant l’intérêt qu’il porte à la vie, M. Macron remet sur le « tapis » sa loi mortifère sur la fin de vie, dont il ne « démord pas »…
Cependant un souffle d’espoir souffle sur la France – un souffle capable de renverser tous les courants nihilistes, désespérants et désespérés contemporains – c’est le réveil de la spiritualité et du renouveau de l’Eglise.
Ce sont ces 20 000 participants au pèlerinage de Chartes ; ce sont ces plus de 13 000 adultes et plus de 8 000 adolescents âgés de 11 à 17 ans, soit plus de 21 380 catéchumènes, qui ont été baptisés à Pâques, contre 4 124 adultes en 2016…
C’est encore ce rassemblement le dimanche de Pentecôte, dans le petit village de Jambville (Yvelines) de 14 000 collégiens de l’Ile de France, avec parmi eux 1 600 jeunes du Val d’Oise, à l’occasion d’une messe concélébrée par l’archevêque de Paris, Monseigneur Ulrich, et la participation de 160 prêtres.
Il s’agit là d’un rassemblement organisé par le FRAT – pour « FRATERNEL » – les années paires à Jambville et les années impaires à Lourdes.
Oui, l’Eglise et est en pleine renaissance. Et à propos de Dieu, qu’on avait jeté aux « oubliettes », rappelons la définition donné Maurice Zundel, prêtre et théologien suisse, « Dieu, c’est quand on s’émerveille »
Quant à Jésus-Christ, l’essentiel est-il de connaître sa nature : Dieu, fils de Dieu, prophète ou autres ? Faisons, à propos de lui, preuve de la plus grande humilité, en respectant le mystère de sa Résurrection rapportée par les Evangiles, après sa crucifixion. Et essayons, avant tout, de suivre le chemin d’Amour, de Paix, de Justice et de tolérance qu’il a laissé à l’humanité.
Alors oui, soyons plein d’Espoir et rappelons que la France, notre France, est une terre chrétienne depuis plus de deux mille ans, avec toutes ses églises dans chaque village, toutes ses cathédrales, tous ses monastères, prieurés, ermitages, abbayes, etc.
Que nous croyons au ciel ou que nous n’y croyons pas, nous sommes tous invités à essayer de mener la vie la plus droite, et la plus généreuse possible. La vie au service des autres et rappelons à cette occasion que le mot « ministre » signifie en latin « serviteur ».
Enfin, rappelons que l’Eglise n’a pas l’exclusivité d’une vie totalement dévouée aux autres. Une telle vie concerne toute l’humanité.
par Henri LAFFORGUE | Avr 6, 2026 | Actualité
En ce jour de Pâques, un ange est venu me parler.
« Les hommes sont devenus fous, m’a-t-il dit-il. Voici qu’ils se haïssent les uns les autres, qu’ils ont perdu toute notion de la valeur sacrée de la vie, qu’ils ne cessent de s’infliger les plus cruelles tortures dans des guerres qui n’épargnent aucun pays et qui s’accompagnent de bombardements détruisant des villes et des villages entiers, et déchirant à jamais des familles qui s’aimaient !…
« Et puis, chez vous, les Occidentaux, l’individualisme et le matérialisme sont devenus les rois.
« Pourtant, voici un peu plus de deux mille ans, les hommes ont reçu le merveilleux message des Evangiles, transmis par Jésus-Christ, qui leur indique le chemin de l’Amour, de la Paix, de la Justice et de la Tolérance. Il leur appartient de le suivre.
« Certes, ce chemin ne supprimera pas les maladies, les accidents de la vie, les blessures inévitables. Les douleurs d’un amour non partagé ou rompu. Mais, si tous les va-t-en-guerre ivres de sang, acceptaient de suivre ce chemin, la stérilité et l’inutilité des guerres et toutes les souffrances sans fin qui les accompagnent cesseraient…
« Ne serait-ce pas là cette Résurrection tant attendue pour l’Humanité et enfin le retour aux fondements et aux valeurs des premières civilisations ?…
par Henri LAFFORGUE | Mai 16, 2025 | Actualité
Les grandes ferveur et émotion, qui ont accompagné le décès du pape François et l’élection de Léon XIV, prouvent que l’Eglise et ses 1,4 milliards de fidèles, est loin d’être morte.
Si le pontificat de François peut être critiqué sur bien des points – il laisse une Eglise divisée, il l’a dirigée de façon autoritaire, originaire d’Argentine, il a négligé l’Europe et lui a demandé d’accueillir trop de migrants, etc. – il faut reconnaître sa bonté, son souci des pauvres, et la simplicité dans laquelle il a vécu.
L’élection de Léon XIV, jeudi dernier 8 mai, a surpris le plus grand nombre. Mais tous ceux qui l’ont vu apparaître sur la loggia de la basilique Saint-Pierre – croyants ou non – auront été séduits par son sourire, son émotion et se rappelleront de ses premiers mots.
« La paix soit avec vous tous […] Une paix désarmante et désarmée… » Celle apportée par « le Christ ressuscité, le Bon Pasteur, qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu. »
Il a rendu un hommage émouvant au pape François, qu’il acheva par ces mots : « Nous garderons encore dans nos oreilles la voix faible mais courageuse » avec laquelle il bénit Rome le jour de Pâques.
Natif des Etats-Unis, évêque de Chicago, âgé de 69 ans, titulaire d’un doctorat de droit canonique, membre de l’ordre de Saint-Augustin, parlant six langues – dont la langue des signes – il fut pendant plus de 20 ans missionnaire au Pérou – pays dont il adopta la nationalité – où il eut d’importantes responsabilités. Membre depuis 2023 de la curie romaine il avait la charge très importante (sauf erreur) de nommer les évêques, et François l’appréciait car il ne craignait pas de lui faire part de ses désaccords.
Plusieurs de ceux qui le connaissent ont déclaré qu’il sait « parler aux âmes aussi bien qu’au cœurs… Qu’il a le charisme de François et l’intériorité de Benoît XVI. »
Il condamne l’athéisme, qui progresse dans notre monde, où la foi chrétienne est de plus en plus considérée comme absurde, réservée aux personnes faibles et peu intelligentes, et a été remplacée par le matérialisme…
« Le mal ne l’emportera pas » a-t-il déclaré le lendemain de son élection. Comme l’avait dit François « la plus grande ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas. »
Ce dernier rappelait, en avril 2023, que le diable cherche toujours à attaquer et à semer la discorde, même dans l’Église. Lorsqu’il est chassé d’une maison, il erre dans le désert et revient en force avec d’autres démons plus mauvais que lui, et la détruit. François précisait : « avec le diable, on ne dialogue pas. » et pour le vaincre, invitait à faire appel à la prière et à l’Esprit -Saint.
Le 8 mai, au cours du conférence de presse donnée aux journalistes, Léon XIV, a d’abord rappelé la souffrance de 300 de leurs confrères emprisonnés dans le monde, et appelé la communauté internationale, à sauvegarder ce bien précieux qu’est la liberté d’expression et de la presse.
« Désarmons la communication de tout préjugé, rancœur, fanatisme et haine ; purifions-la de toute agression. Nous n’avons pas besoin d’une communication tonitruante et musclée, mais plutôt d’une communication capable d’écouter, de recueillir la voix des faibles qui n’ont pas de voix. Désarmons les mots et contribuons à désarmer la Terre. »
Enfin, au moment où l’Assemblée nationale entame des discussions sur « l’aide à mourir » Léon XIV clame : « Ne faites pas ça ! Il ne s’agit pas d’un droit à mourir, comme certains voudraient le faire croire. Ce texte introduit en réalité un devoir de mourir pour ceux jugés « inutiles » ou « trop coûteux » […] Le temps est venu de dire non à cette loi. Non à la culture de la mort. Défendons la vie, défendons la dignité humaine, et préservons la fraternité véritable. »
Comme François, Léon XIV aura le souci des pauvres et des migrants. Connu pour sa diplomatie, il va s’efforcer de redonner à l’Eglise divisée son unité fracturée, tout en conciliant conservateurs et progressistes, dans la même foi en Jésus-Christ.
Ainsi, avec lui s’ouvre une nouvelle Espérance pour l’Eglise et pour le monde. Souhaitons qu’il soit écouté par tous les hommes de bonne volonté et parvienne à mettre la paix là où il y a la guerre.
par Henri LAFFORGUE | Oct 26, 2024 | Actualité
Chacun est libre de penser ce qu’il veut de l’Eglise et de ses dogmes – Eglise à laquelle on peut reprocher de s’être enfermée dans une morale culpabilisante -, mais la vérité est qu’elle n’a pas été fondé par Jésus-Christ mais par les hommes.
Pendant les trois ans de sa vie publique, Jésus a partagé sa vie dans la JOIE, avec ses disciples et tous ceux qu’il rencontrait – les pauvres, les pécheurs, les prostituées, les riches -, ne jugeant et ne condamnant personne, témoignant d’un cœur ouvert à tous. Et il nous a transmis un message d’Amour, de tolérance et de pardon, valable pour tous les temps.
Ses paraboles avec leur clarté et leur justesse, étaient comprises par tous. Mais en prétendant tenir ses pouvoirs de Dieu, son Père et, crime suprême, en remettant les péchés, il s’attira la haine des Grands prêtres, qui décidèrent de le faire périr. Après qu’il eut été condamné à mort et crucifié, ses disciples, Saint-Paul, d’innombrables convertis, etc., ont affirmé qu’il était ressuscité au petit matin de Pâques. Cette Résurrection est un Mystère qui échappe à la raison et appartient au domaine de la foi.
Les lois juives comportaient des kyrielles de prescriptions et d’interdits, cependant Jésus ne les condamna pas. Dans le Discours sur la Montagne, il déclara : « Je ne suis pas venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »Matthieu 5, 17 et tout au long de sa vie publique il montra que l’Esprit passait avant la lettre. Que l’Amour transcendait tout.
Quant à nous, nous avons le devoir de mettre nos pas dans les siens, de suivre son exemple et les valeurs de générosité, de dévouement, de partage, de don de soi, qu’il nous a transmises. Là se trouvent les sources de la JOIE et du bonheur les plus profonds.
Quant à la France et à l’Europe, elles sont profondément judéo-chrétiennes : pas une ville – grande ou petite – pas le moindre village qui n’aient son église, son abbaye, son monastère élevés par la foi sans limite de bâtisseurs portant dans leurs rêves, des édifices qu’ils ne verraient jamais achevés.
Alors oui ! revenons au christianisme des origines, la plus belle des religions, qui nous invite à retrouver notre âme d’enfant, qui nous a transmis des valeurs éternelles, et dont les paraboles de Jésus, illuminent à jamais notre monde des splendeurs divines de l’Amour.
Faisons nôtre le plus beau commandement donné par Jésus : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Ayez de l’amour les uns pour les autres. Alors tout le monde saura que vous êtes mes disciples. » (Jean 13, 34-35)
Enfin, comme l’écrivait Pierre Bockel, aumônier de la Brigade Alsace-Lorraine, commandée par le colonel Berger – alias André Malraux : « Le propre de la foi n’est-il pas de croire possible l’impossible et de tout tenter jusqu’au don de la vie pour faire arriver l’invraisemblable ? »[1]
[1] Cf : L’enfant du rire -Pierre Bockel – Grasset – Les cahiers rouges.
par Henri LAFFORGUE | Juil 19, 2022 | Actualité
Que Dieu soit une invention des hommes ou non, un constat s’impose : depuis des siècles et des millénaires, il ne cesse de les diviser !
Que de crimes, que de massacres, en effet, pour le simple nom de Dieu !
On pense, bien sûr, aux terroristes islamistes qui, aujourd’hui, au nom d’Allah n’hésitent pas à perpétrer les pires attentats, mais l’Eglise, dans le passé, n’a pas été en reste : les Croisades, l’Inquisition, la conquête du Nouveau Monde, etc., etc.
Et pourtant, si l’on voulait bien réfléchir…
Qu’entend-on par Dieu ? Ce n’est peut-être qu’un nom sous lequel les hommes – attirés par la transcendance mais incapables de la définir – désignent ce qui les dépasse et les dépassera toujours. Sans nier son existence, les hommes rangent sous ce nom des concepts différents, se tuent et s’entretuent depuis des siècles, alors qu’ils devraient se rassembler et mettre commun, dans une même tolérance et dans une même humilité, ce que l’intelligence et le cœur de chacun les invitent à imaginer.
Le drame c’est que chacun prétend détenir La Vérité et veut l’imposer de force aux autres !
Dans sa pièce « Ajax », Sophocle, voici plus de 2400 ans, faisait dire à Ulysse : « Je vois bien que nous ne sommes, nous tous qui vivons ici, rien de plus que des fantômes ou que des ombres légères. » -Ajax v. 125-126
Quelles que soient nos croyances, que nous soyons juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, animistes, athées ou autres, nous ne pouvons échapper aux questions existentielles : d’où venons-nous ? Où allons-nous ? Y a-t-il une Vie après la vie ?
Et il faut reconnaître que personne ne peut prétendre répondre à ces questions inéluctables. Il faut donc faire preuve de la plus grande humilité.
On ne saurait faire l’impasse de « Dieu » mais il faut reconnaître qu’on range sous ce mot – d’une façon souvent sectaire – tout ce que l’on veut : les notions de Bien, de Mal, de vie éternelle, de libre arbitre, etc. Ce sectarisme est très regrettable. Les hommes devraient être capables de discuter sereinement et sans haine, de toutes ces questions. Ce n’est malheureusement pas le cas.
Un mot pour finir, à propos de la Foi : ce n’est pas, selon moi, un catalogue de dogmes à croire ou à ne pas croire, mais une confiance à toute épreuve en l’avenir et au Royaume promis par Jésus-Christ, dans les Evangiles. Royaume, « hic et nunc », « ici et maintenant », marqué par l’Amour, la Paix et la JOIE. L’avènement de ce Royaume ne dépend que de chacun de nous.