par Henri LAFFORGUE | Jan 10, 2026 | Actualité
On ne saurait imputer à M. Macron l’intégralité du chaos dans lequel se trouve la France actuellement. Ce chaos a commencé voici 50 ans. De Gaulle et Pompidou avaient fait de notre nation une grande et prestigieuse puissance mondiale, et l’avaient relevée de l’abîme dans lequel l’avaient plongée la Deuxième Guerre mondiale, les guerres coloniales et l’instabilité de la IVe République.
Hélas ! la démagogie de Mitterrand, à qui nous devons la retraite à 60 ans, puis plus tard, la loi Aubry, sous le gouvernement Jospin, qui fixa la semaine de travail à 35 heures, ont poussé les Français à travailler le moins possible et aujourd’hui, où il faudrait à tout prix travailler au maximum pour retrouver de la croissance, nos compatriotes refusent de remettre en question ces acquis qui nous ruinent.
Et puis il faut bien avoir conscience que, depuis 2017, la France a à sa tête comme président un gamin immature, n’aimant que lui, totalement incompétent, qui l’a plongée dans le plus grand chaos de sa longue histoire, et dont le bilan est calamiteux, sur tous les plans.
- Macron – qui n’avait jamais exercé le moindre mandat et qui ne consulte personne – a été élu sur le « dégagisme » et s’est rendu populaire en brisant les oppositions traditionnelles entre « droite » et « gauche ». Alors que, pour le bon fonctionnement de notre démocratie, il faut qu’il y ait une « droite » pour améliorer les choix de la « gauche » quand il y a lieu, et vice versa.
- Macron, qui a cru bon de ne pas faire de service militaire, a humilié publiquement, de façon scandaleuse et obligé à démissionner, le 14 juillet 2017, le général Pierre de Villiers Général d’armées, chef d’état-major des armées de 2014 à 2017, après avoir été major général des armées (2010-2014) et grand serviteur de l’Etat.
Nous ne saurions passer sous silence cette dissolution aberrante et démentielle de l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024 et dont les élections qui ont suivi les 30 juin et 7 juillet, ont entraîné une Assemblée sans la moindre majorité, et incapable donc de prendre la moindre décision !…
Rappelons que M. Macron, depuis 2017, a nommé 178 ministres, un record sous la Ve République ! Que depuis cette date, il a nommé sept Premiers ministres, et qu’en deux ans il a nommé six ministres de l’Education nationale en deux ans !…
Parlons du Mercosur, traité en projet depuis 1999. Partisan du libre-échange, et peu soucieux de la souveraineté de la France, M. Macron a toujours été favorable à ce traité, quelles qu’aient pu être ses réserves le 18 novembre dernier à Bruxelles et ses mensonges aux agriculteurs. Aujourd’hui il a beau dire qu’il votera contre, c’est trop tard : l’accord sera signé le 17 janvier.
Comment ne pas s’indigner, enfin, de voir M. Macron, qui depuis huit ans n’a mis que le chaos partout, remettre l’ordre du jour la question de la fin de vie, faisant fi du caractère sacré de cette dernière.
Il s’appuie pour cela sur la « dignité » que perdraient les personnes en fin de vie. Rappelons-lui que la « dignité » d’une personne, ne vient pas de la déliquescence de son état physique, mais du regard fraternel et bienveillant qu’on porte sur elle !…
par Henri LAFFORGUE | Fév 26, 2017 | Actualité, Politique
Qui peut nier que la gauche veut à tout prix, en utilisant tous les moyens, même les plus vils, empêcher la droite d’accéder au second tour des présidentielles.
La révélation de l’affaire Fillon par le Canard enchaîné, n’est bien évidemment pas le fait du hasard, et est habilement orchestrée par toute la gauche et par les médias à sa solde, qui distillent chaque jour, un peu plus, leur venin contre ce candidat.
Ainsi, à chaque heure, les stations radio font état, avec force détails, des procédures judiciaires en engagées contre François Fillon, accentuant le discrédit des Français contre lui, mais passent totalement sous silence ses propositions pour la France, au cours de ses meetings.
Or, à mon avis, François Fillon est le seul des candidats à avoir la carrure de chef d’Etat, et le seul à être capable de relever une France que cinq ans de socialisme ont ruinée sur tous les plans.
Une pseudo justice s’acharne contre lui, pour des faits qui remontent, pour les plus vieux à près de quarante ans ! Nos donneurs de leçons feraient bien de balayer devant leur porte. Je pense, entre autres, à certains qui se targuent de diplômes qu’ils n’ont pas, qui font profiter des avantages de la République leurs proches, etc., et qui ont fait – ou qui font encore – des entorses avec nos lois beaucoup plus graves que celles de François Fillon.
Je tiens à dire que la gauche, en s’acharnant de façon partisane et partiale contre François Fillon, en usant des mobiles les plus vils, fait le jeu des ennemis de la France.
J’ai lu quelque part, qu’au second tour des présidentielle de 1965, de Gaulle refusa que soit évoqué le rôle trouble de François Mitterrand sous Vichy, ce dernier pouvant se trouver un jour à la tête de la France, et cet opprobre rejaillir sur notre patrie. Il y avait là une vision de la France et des hommes pouvant la diriger, dont feraient bien de s’inspirer nos hommes de gauche…
La gauche veut à tout prix, au second tour, un duel Marine Le Pen et Benoît Hamon, ou Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Quel qu’en soit le résultat, ce serait, n’en doutons pas, une catastrophe pour la France. Catastrophe d’autant plus grande que la France serait alors totalement ingouvernable, aucune majorité ne se dégageant des législatives qui suivront…
Alors, je ne crains pas de le dire, je voterai pour François Fillon, quelle que soit la violence de la campagne déclenchée contre lui par la gauche, et je ne crains pas non plus de qualifier cette campagne d’abjecte !
Français, ne vous laissez pas duper par le venin mortel de la gauche !…
par Henri LAFFORGUE | Mar 26, 2016 | Actualité, Réflexions diverses
Les derniers et odieux attentats de Bruxelles suscitent plusieurs réactions chez les politiques sur les peines à appliquer aux coupables de tels crimes.
A ces réactions, nées souvent de l’émotion, je voudrais ajouter mes propres réflexions que je mûris depuis des années et que j’ai déjà exposées plusieurs fois dans ces chroniques.
Toute faute mérite une peine. Une peine graduée selon l’importance de cette faute qui permet au coupable de se racheter et qui apporte une certaine réparation à la victime.
C’est à la Justice de fixer cette peine, et il est bien évident que parfois, dans un certains crimes, aucune réparation ne sera à la hauteur du préjudice subi.
Quoi qu’il en soit, dans un pays comme la France qui est à l’origine des droits de l’homme, je pense que tout criminel, dès l’instant où il est condamné à une peine de prison, doit avoir l’espoir de pouvoir se racheter un jour, de pouvoir s’amender, d’être libéré un jour ou l’autre, et de recommencer une nouvelle vie.
C’est pourquoi je pense que rien ne serait plus inhumain et barbare que de condamner un criminel à la perpétuité en le privant de tout espoir de s’amender, de se racheter.
Mais il est hélas certains crimes si horribles – comme les meurtres de jeunes enfants innocents, et comme les attentats de Paris en novembre dernier ou de Bruxelles en début de semaine – qu’aucune peine n’est à leur mesure, et qu’aucune expiation n’est possible, les criminels étant allés trop si loin dans l’horreur et dans la barbarie.
Seule, pour moi alors, convient la peine de mort, par respect pour leurs victimes et par respect de la Justice. Peine qui marque l’exclusion de la société dont ils se sont odieusement retranchés et peine beaucoup plus humaine qu’une condamnation à perpétuité sans espoir de rachat. Peine enfin qui n’est nullement vengeance mais réponse d’une Justice qui se veut à la hauteur des crimes commis.
Je ne sais pas si une telle peine serait dissuasive. Quelquefois, peut-être, quand je vois la lâcheté d’un Salah Abdeslam, qui n’a pas hésité à tuer des dizaines d’innocents, et n’a pas eu le courage de se faire « sauter » et s’est arrangé pour être pris vivant par la police. Le risque de la peine de mort l’eût peut-être dissuadé de perpétrer de tels crimes…
Quoi qu’il en soit, je refuse une Justice arbitraire et dans l’émotion. Je pense que tout criminel doit avoir droit à un procès équitable et doit pouvoir bénéficier d’un avocat – même si ce dernier me semble parfois défendre l’indéfendable !
Et je pense qu’en dernier lieu, dans le cas d’une condamnation à mort, le condamné doit pouvoir demander sa grâce au Chef de l’Etat. L’abolition de la peine de mort par François Mitterrand a déchargé trop facilement les Chefs d’Etat de la plus grande responsabilité qui leur incombait – décider de la vie ou de la mort d’un homme.
Et si le recours en grâce est rejeté, je souhaite que l’exécution ait lieu rapidement. Je suis scandalisé par la barbarie des Américains qui gardent des condamnés dans les couloirs de la mort pendant dix ans, vingt ans et plus.
Il est bien évident qu’une condamnation à mort ne pourra être prononcée que s’il n’y a aucun doute sur la culpabilité du criminel.
Mon opinion choquera peut-être certains lecteurs. Pourtant elle est inspirée par un sentiment d’humanité, et non de haine ou de de vengeance. Et j’ajoute que lors de l’abolition de la peine de mort, en 1981, on trouva, parmi les opposants… des aumôniers de prison qui se faisaient les interprètes de criminels condamnés à la perpétuité !…