par Henri LAFFORGUE | Jan 25, 2025 | Actualité
Alors que François Bayrou envisage de présenter la loi sur la fin de vie en deux temps, les inconditionnels de l’euthanasie reviennent à la charge !
Peut-être faudrait-il leur rappeler les caractéristiques de toute civilisation, qui se respecte. Une civilisation, c’est avant tout une communauté de femmes et d’hommes, unis par des liens de solidarité et de fraternité, et appelés à partager les Joies et les épreuves de la vie.
Rappelons que l’homme est entré en humanité à partir du jour où il a cessé d’abandonner ses morts, au cours de ses déplacements, et leur a accordé leurs premières sépultures. Et il semblerait que, à la même époque de la Préhistoire, il ait cessé de cheminer pour prendre soin également de ses accidentés. Nous en avons la preuve avec la découverte de ce fémur humain ressoudé, évoquée à ses étudiants par l’anthropologue Margaret Mead américaine (1901-1978) plusieurs années avant son décès.
Ainsi, alors que les animaux accidentés sont condamnés à mourir, l’être humain, dès les temps les plus lointains, s’est donc distingué, par l’attention et les soins qu’il a portés à ses blessés et ses handicapés.
Alors, serons-nous la première civilisation à rompre ce lien de solidarité et de fraternité, tissé par nos ancêtres voici plus de 100 000 ans ?
Aujourd’hui la médecine a fait d’immenses progrès et est capable, sinon de supprimer toutes les souffrances, du moins de les atténuer considérablement.
Comment imaginer que des médecins, des infirmiers, des aides-soignants, etc. dont la vocation est de tout faire pour la vie, se transforment en tueurs professionnels et sans âme ?…
Nous le savons, les élus qui veulent voter des lois sur l’euthanasie et les personnes qui sont volontaires pour une telle fin de vie, sont des personnes bien portantes. Survienne la maladie, elles sont beaucoup moins sûres d’elles.
Rappelons que tous les soignants qui s’occupent des soins palliatifs, font preuve des plus grands dévouement, délicatesse, et attention envers tous les patients qu’ils entourent. Et lors de leur passage dans le Mystère de l’Eternité, ils font tout pour les apaiser, échangeant un dernier mot avec eux, leur tenant la main ou faisant tout autre geste d’apaisement.
Et ces soignants, quand l’heure du grand Rendez-vous approche, pour éviter des souffrances prolongées et inutiles, n’hésitent administrer, aux personnes dont la mort est sur le point d’arriver, des analgésiques qui – tout pouvant avancer leur décès de quelques heures voire de quelques jours – leur permettent de s’éteindre paisiblement, sans souffrir.
Enfin, ayons conscience que cette loi sur l’euthanasie réclamée à cor et à cri, par des idéologues impitoyables, et qui transgresse les lignes rouges du serment d’Hippocrate et du « Tu ne tueras pas » de la Bible, risque de toucher non seulement les personnes en fin de vie, mais aussi les handicapés, les personnes mal dans leur « peau », les dépressifs, et finalement de conduire tout droit vers l’eugénisme du nazisme du milieu du XXe siècle !
par Henri LAFFORGUE | Oct 17, 2023 | Actualité
Depuis des années le gouvernement avec la complicité des médias fait tout pour banaliser l’euthanasie et le suicide-assisté. Mercredi dernier, 11 octobre, France 2 en a « rajouté une couche » avec le téléfilm « Le prochain voyage » Dans ce téléfilm, on assiste, en effet, au suicide d’un couple d’octogénaires – incarnés par Line Renaud et Jean Sorel – qui viennent se donner la mort dans la chambre d’hôtel, où ils avaient passé leur première nuit d’amour, 63 ans plus tôt.
Précisons – pour être honnêtes – que l’épouse est atteinte d’un cancer généralisé qui la fait terriblement souffrir physiquement et contre lequel la médecine ne peut plus rien ; et que le mari souffre de la maladie d’Alzheimer
Ce téléfilm était suivi d’une interview de Line Renaud, qui insiste pour qu’Emmanuel Macron légalise l’euthanasie et le suicide-assisté, et suivi ensuite d’un débat.
Il ne faut pas se voiler la face : quand une personne souffre de douleurs insurmontables, qu’il est impossible de la soulager ni de la guérir, alors – après avoir recueilli son accord, celui de ses plus proches et de l’Equipe médicale qui la suit – mettre un terme à ce calvaire, en lui donnant la mort ou en lui donnant les moyens de se la donner, semble se justifier. Mais est-il besoin d’une loi pour cela ? Ne suffit-il pas d’une autorisation au cas par cas, sans mettre en place un tout arsenal de lois ?…
Car, que l’on soit croyant ou non, le « Tu ne tueras pas de la Bible » et le « Serment d’Hippocrate » restent une ligne rouge à ne jamais franchir, or le projet de loi sur « Active à Mourir »du gouvernement viole complètement cet interdit plurimillénaire.
Le petit de l’homme, dès le plus petit matin de la vie, a besoin d’être entouré d’Amour et de paroles apaisantes.
Il en est de même pour la personne plus ou moins proche de la mort. Ce dont elle a besoin, ce n’est pas d’une piqûre létale qui la fera passer de vie à trépas, par anticipation, mais d’une main pleine d’affection, qui tienne sa main, d’une personne qui lui glisse quelques mots d’apaisement ou qui recueille ses dernières pensées.
Cela c’est tout à fait possible, avec les Unités de « Soins palliatifs ». Soins méconnus par beaucoup et qui ne sont pas assez nombreux en France. 26 départements en sont dépourvus.
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Pour la première fois, dans la longue histoire de la civilisation, l’humanité se met à désacraliser la mort et la vie ! Quelle honte pour nous aujourd’hui, à l’heure où la médecine et toutes ses spécialités peuvent tout ou presque tout. En effet, on a prolongé l’espérance de vie, on a les moyens, la plupart du temps, d’atténuer les souffrances pour lesquelles, dans le passé, on était totalement impuissant, et enfin on peut accompagner au seuil de l’Eternité, de la façon la plus paisible qui soit, la personne dont les dernières heures sont proches.
Que penseraient de nous nos lointains ancêtres qui, voici environ 100 000 ans, ont, les premiers, commencé à prendre soin de leurs morts et ceux qui, des millénaires plus tard, ont refusé d’abandonner les membres handicapés de leur petite tribu ?!…Des archéo-anthropologues ont, en effet, retrouvé des os de personnes handicapées en cours de recalcification, preuve qu’elles n’avaient pas été abandonnées par leur groupe !
Il y a plus : est-il normal que la plupart des EHPAD soient hors de prix et que, dans beaucoup, les soins qui y sont dispensés, soient souvent d’une qualité si médiocre, voire mauvaise, quand tant de jeunes sont dans l’impossibilité de prendre en charge, chez eux, leurs parents ou leurs grands-parents touchés par la maladie, ?!…
Le montant des retraites, d’un grand nombre de retraités, ne permet pas à ces derniers de payer les prix souvent prohibitifs des EHPAD. Aussi, l’Etat ne pourrait-il encadrer ces prix, ou accorder davantage d’aides aux retraités dont les moyens sont si petits ?
Le rôle du médecin étant avant tout de lutter pour la vie, 800 000 soignants ont déclaré qu’ils refuseraient d’être des agents de la mort, si la loi sur « l’Aide Active à Mourir » était votée !
Pour finir, nous devons adresser ici tous nos éloges et toutes nos félicitations à toutes ces personnes, qui ont le courage et la générosité, de prendre en charge, chez elles, malgré les innombrables difficultés et soucis de tous genres que cela engendre, des proches, touchés par de lourdes maladies et pour lesquelles la mort, selon la médecine, semblait la seule issue à terme.
Emmanuel Macron et toutes ces troupes de pourvoyeurs de morts à bon marché et sans scrupules, feraient bien de prendre modèle sur la conduite exemplaire de ces dernières personnes, qui refusent la facilité de « l’Aide Active à Mourir » et témoignent de tant d’amour pour la vie !
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