Une profonde tristesse m’envahit, dès que j’apprends la mort d’un de nos militaires en opération.

Je pense, bien sûr, à tous les membres de leurs familles, plongés dans la peine. Des parents, des conjoints, et des enfants trop tôt privés de leur père.

Mais, en même temps, je pense à cette phrase du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc dans « Les sentinelles du soir » : « Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation ».

Oui, tous ces hommes – et toutes ces femmes – qui font le sacrifice de leur vie au Mali, sont les garants de notre civilisation, nous pouvons les remercier, et nous devons en être fiers.

Cependant j’ai tenu à poser la question suivante à d’anciens officiers ou sous-officiers : cette opération Barkhane où 4 500 militaires français risquent chaque jour leur vie, pour éliminer des ennemis disséminés sur un territoire grand comme l’Europe, est-elle justifiée ?

Tous m’ont répondu sans hésiter : il en va de la paix du monde. Si on laisse faire les djihadistes, ils vont installer un califat en Afrique, et le monde peut s’attendre aux pires lendemains.

Mais il faudrait que les autres pays européens participent à notre combat, que nous ne soyons pas seuls et que nous formions une armée malienne capable de se défendre. Cette dernière condition est hélas difficile à réaliser dans la mesure où les Maliens appartiennent à des ethnies différentes, plus ou moins en conflit les unes avec les autres…

Il ne saurait être question de refaire l’Histoire, mais je me demande si le drame de ces pays du Sahel et l’Afrique noire, n’est pas la conséquence de la colonisation, et de la décolonisation qui a été très mal faite. Que sommes-nous allés faire dans ces territoires ?…

Le passé est le passé. Seuls comptent désormais le présent et l’avenir. Le présent, c’est d’ajouter aux forces françaises, celles des pays européens et celles de l’armée malienne. Et l’avenir, c’est grâce à ces apports de réduire à néant les ambitions des djihadistes de former un califat.

Une dernière question se pose pour moi : il y aurait entre 80 000 et 100 000 Maliens en France. Pourquoi ceux qui sont âge de combattre, ne retournent-ils pas dans leur pays, pour le défendre ? La victoire de 1945, en France, a dû une grande part à tous ces hommes et à toutes ces femmes, qui ont lutté contre le nazisme et dont beaucoup dont donné leur vie. Pourquoi les Maliens vivant en France ne feraient-ils pas de même ?…

Ajout : un ami très cher et grand connaisseur de l’Afrique, envoie le complément ci-dessous à ma chronique :

L’Afrique est un continent et l’opération en cours ne couvre qu’une partie de ces plus de 30 300 000 km². Il est peuplé de plus d’un milliard d’habitants ; cette population est très jeune : moyenne d’âge 17ans et elle s’urbanise.

Les pays concernés par l’opération Barkhane sont pauvres, désindustrialisés et donc les jeunes y sont désœuvrés.

Sans doute avons-nous raté la décolonisation, en laissant se morceler cette grande fédération qui regroupait les pays de l’Afrique Occidentale Française(AOF) ; chaque pays y existait avec sa diversité de langue, de religion et le phénomène tribal aurait pu y vivre dans un genre de « régionalisation ».

Tout a déjà été dit sur notre intervention et bien sûr on peut se demander ce que font les troupes de ces pays concernés ? On les connait, il y en a de très bonnes au Tchad, au Niger…

Partir dans la situation actuelle serait un non-sens et revêtirait, à moyen terme, un danger pour l’Afrique, mais aussi pour l’Europe, car l’ennemi aurait tôt fait de s’installer à la tête d’un pays et d’y mener des actions terroristes ou même de guérilla dans les pays voisins, voire au-delà.

Il faut se rappeler que outre la route du sel, le sahel a toujours été une zone par où s’acheminait la drogue, les armes, les esclaves…

En résumé, ce conflit ne devrait pas rester le nôtre, car la menace est mondiale, et il faudrait un engagement total et parallèlement un développement de ces pays.  –  A.W.

 Quand notre gouvernement va-t-il prendre soin de nos policiers et de nos gendarmes ?!…

On compte cinquante-quatre suicides chez les policiers depuis le début de l’année, soit un tous les cinq jours !…

Je n’ai pas le nombre de suicides chez les gendarmes, mais dans les deux cas ce sont des morts de trop, des morts inadmissibles !

Ce sont des parents, des épouses, des compagnes, des enfants, et des proches plongés dans le deuil et dans la peine.

Et tout cela pourquoi ? Parce que notre gouvernement demande trop, beaucoup trop à toutes ces femmes et à tous ces hommes. Tous sont à bout, épuisés, brisés, et menacés par le désespoir.

Voici plus d’un an qu’ils doivent faire face, tous les week-ends, à la colère des « gilets jaunes » et à toutes les violences, dont s’accompagnent leurs manifestations. Ils sont en permanence sur le « pont ».

Ils sont sollicités pour toutes les grandes manifestations, et grandes cérémonies. 14 juillet, 11 novembre, le G7 à Biarritz où 13 200 policiers et gendarmes ont été réquisitionnées ! Et tutti quanti…

Conséquence de tout cela : ils ne peuvent avoir aucune vie de famille. Ils sont réquisitionnés à tout moment. Quand ils quittent leur conjoint, et leurs enfants, ils ne savent jamais quand ils rentreront chez eux.

Ils accumulent des milliers d’heures supplémentaires qu’ils ne peuvent jamais débloquer.

Le problème majeur n’est pas un problème de salaires, mais un problème d’effectifs et un problème de reconnaissance de la nation et des médias, qui sont injustes avec eux.

En effet, les médias insistent sur les manifestants blessés, qui perdent un œil, une main, sont grièvement brûlés, ou autres – ce qui est terrible, je le reconnais. Mais ils passent souvent à « pertes et profits » les mêmes blessures chez les membres des forces de l’ordre, qui sont condamnés à recevoir des projectiles – qui parfois peuvent les tuer – sans avoir le droit de répliquer !…

En plus, quand des casseurs sont arrêtés, ils sont bien souvent relâchés dans les heures qui suivent !…

Les policiers et les gendarmes sont des êtres humains, et doivent être traités comme tel. Ce ne sont pas des « serfs » « taillables et corvéables à merci. » Ils souhaitent accomplir humainement leurs missions, mais notre gouvernement ne leur en donne pas les moyens. Aussi, face à la violence extrême, ils en viennent parfois, à leur tour, à la violence. Honnis soient ceux qui leur reprochent !

Quand tout cela finira-t-il ? Et jusqu’à quand notre gouvernement laissera-t-il profaner les symboles sacrés de notre Patrie ?!… Profanation de l’Arc de Triomphe, voici près d’un an, et profanation de la statue de Maréchal Juin, le week-end dernier !…

Alors, je vous le demande, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, combien de temps allez-vous accepter ce chaos qui ruine notre pays, dont le coût pour les commerçants, les entreprises, les communes, et par suite pour tous les contribuables, s’élève à plusieurs centaines de millions, et dont tant de membres de nos forces de l’ordre sont victimes physiquement, psychiquement et moralement ?!…

PS : Dans l’ensemble, toutes les personnes qui ont lu cette chronique sont d’accord avec le fond. L’une d’elles, cependant, me fait remarquer que plutôt que d’augmenter les effectifs des forces de l’ordre – ce qui risquerait de nous conduire à un Etat policier – il conviendrait de modifier leur organisation lors des manifestations. Une autre, tout à fait d’accord sur mon constat, me fait observer que je ne propose aucune solution. J’en conviens, mais j’estime que c’est là le rôle du gouvernement.

J’ai toujours pensé que les religions devraient rapprocher, unir les hommes, dans un même élan vers Dieu ou vers une transcendance qui les dépasse.

Tel n’est malheureusement pas le cas : depuis des millénaires nous constatons qu’elles les divisent, les déchirent. Alors que pour moi, chacune ne possède qu’Une part de Vérité, je constate que, la plupart du temps, toutes prétendent détenir La Vérité et veulent l’imposer aux autres, et souvent par la force.

Chrétien de cœur, je crois au message d’Amour des Evangiles, tout en reconnaissant que l’Eglise s’en est souvent éloignée, au cours des siècles passés. Il suffit de se rappeler des Croisades, de l’Inquisition, des guerres de religion, etc.

Quant à l’islam, beaucoup d’amis ne cessent de m’affirmer qu’il s’agit, comme le christianisme, d’une religion d’Amour et de Paix. Mais je peine à les croire quand je vois le Coran prêcher la « mort du mécréant » et vouloir imposer la Charia dans le monde !…

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une religion au sens propre mais d’une idéologie qui ne sépare pas le temporel du spirituel.

Pour croire que l’islam soit une religion d’Amour et de Paix, il faudrait que je vois tous les musulmans de France se lever en masse et condamner en bloc tous les crimes odieux d’Al-Quaida, de Daesh et autres mouvements islamistes. Ils ont le devoir de s’en désolidariser pour être crédibles. Tel n’est pas le cas.

Le drame dans tout cela c’est que, si l’Eglise du XXIème siècle s’est apaisée, a rompu avec les violences des siècles passés, l’Islam n’a pas évolué, en est resté à la barbarie du VIIème siècle de ses origines.

Le grand débat, actuellement, est celui de l’autorisation ou non du port du voile pour les mères accompagnant les sorties scolaires. Personnellement je crains qu’en leur accordant ce droit de plus, on glisse un peu plus vers l’islamisation de la France.

La France, pays de tradition judéo-chrétienne, qui a inventé la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, et qui prône la laïcité dans l’espace public, voit peu à peu cette laïcité grignotée par un islam qui impose ses règles, avec l’aval de nos dirigeants, depuis des décennies.

Ce sont la nourriture hallal dans les cantines scolaires, d’hôpitaux, ou autres. Ce sont ces musulmans qui refusent que leur épouse soit soignée par un homme, ou qui refusent de serrer la main d’une femme. Ce sont encore, et de plus en plus, ces piscines dans lesquelles il faut réserver des plages horaires pour les musulmanes, qui refusent la mixité, ou encore qui veulent imposer le burkini contraire à toutes les règles d’hygiène, et tutti quanti…

Ne risque-t-on pas en autorisant le port du voile de glisser un peu plus vers l’islamisation de la France, en s’ajoutant aux mœurs imposées ci-dessus ? … Mais ne risque-t-on pas, en l’interdisant, d’inciter, par réaction, de plus en plus de femmes à le porter ?… Doit-on s’offusquer pour un simple foulard, car il y a voile et voile ? Ne sommes-nous pas victimes d’un emballement médiatique dont les partis politiques font leurs choux gras ?…

Après tout, direz-vous, nos prêtres hier, portaient bien la soutane, et certaines religieuses, aujourd’hui encore ont bien un habit particulier… Oui, certes, mais elles faisaient partie notre civilisation judéo-chrétienne, et tel n’est pas le cas avec l’islam… Je pose la question sans y répondre.

Je souhaite l’entente entre les communautés différentes, mais cela suppose un respect réciproque de chacune. Tel n’est pas le cas, je le répète avec l’islam, qui interdit le culte chrétien et nos églises en terres musulmanes…

Un mot pour finir sur l’attentat de la mosquée de Bayonne par un octogénaire qui a blessé deux personnes. Je condamne bien évidemment un tel acte, mais n’est-ce pas là les prémices de cette guerre civile – ou guerre de religion ? – annoncée par les plus pessimistes d’entre nous ?

A propos de tous les attentats, les autorités nous mentent bien souvent, quand elles refusent de qualifier d’attentats terroristes, des actes commis aux cris « d’Allah akbar ! » – « Allah est [le] plus grand », et prétendent que leurs auteurs sont victimes de troubles psychiques, de discrimination – du fait de sa surdité pour le tueur de la Préfecture de Police de Paris – ou autres.

Cependant la peur ne mène à rien. Il faut, envers et contre tout garder la confiance en l’avenir, garder l’espoir en un monde meilleur. L’espoir n’est pas un vain mot, mais la volonté de donner vie à nos plus beaux rêves. L’annonce de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) du recrutement de plus de mille agents, est un signe encourageant de cette volonté.

Nos pères ont donné leur vie pour nous assurer la Liberté et la Paix. Montrons-nous dignes d’eux. Gardons courage !

Charles Péguy racontait qu’en se rendant en pèlerinage à Chartres, il aperçut un jour, sur le bord de la route, un homme qui cassait des cailloux avec une masse. Cet homme avait la mine sombre et jetait avec rage son outil sur les cailloux.

– Que faites-vous là, demande Péguy ?

– Vous voyez bien : je casse des pierres ! C’est dur ! J’ai mal au dos ! J’ai soif ! J’ai faim et je n’ai trouvé que ce travail pénible et stupide !

Un peu plus loin, Péguy aperçoit un autre homme, qui casse lui aussi des pierres. Mais il a l’air plus serein. Ses gestes sont plus calmes.

– Je gagne ma vie en cassant des pierres. Cela me permet de nourrir ma famille ! C’est dur, mais il y a pire…

Plus loin enfin, Péguy rencontre un troisième casseur de pierres. Il est souriant, manifeste une ardeur belle à voir, et semble rayonner de bonheur.

– Qu’est-ce que je fais ?… Je construis une cathédrale !

…………………………………

Ce récit nous rappelle combien il est important que chacun, ici-bas, ait conscience de participer à une œuvre collective. Voilà qui allège considérablement le poids des jours.

A une époque où l’individualisme est roi, il convient de rappeler que nous appartenons tous à la même terre, à un monde où il n’y a ni « grands » ni « petits  », mais seulement des hommes qui devraient tous être solidaires.

La JOIE du dernier ouvrier est d’autant plus admirable qu’il ne verra jamais achevée la cathédrale qu’il construit.

Il en est de même pour nous. Ce monde juste et fraternel dont nous rêvons, les efforts que nous faisons pour lutter contre les maladies, et toutes nos luttes pour améliorer la vie quotidienne, n’auront jamais de fin.

Mais nous trouverons le bonheur et la JOIE en unissant nos efforts pour donner vie à ce monde meilleur auquel nous aspirons tous et vers lequel doivent tendre tous nos rêves.

Monsieur le Président de la République,

Ce mardi 24 septembre, l’Assemblée nationale doit examiner le projet de loi visant à l’extension de la PMA à toutes les femmes.

J’ai écrit à ce sujet, le 13 août dernier, à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. Ma lettre est malheureusement restée sans réponse.

J’attire votre attention sur le fait que, même si plus de 60% des Français seraient favorables à cette loi, il me semble criminel de mettre au monde des enfants, dont on sait à l’avance qu’ils n’auront pas de père, et en plus de rembourser les femmes qui auront recours à ces pratiques, qui ne s’apparentent en aucun cas à des soins thérapeutiques.

Combien d’enfants, par suite des guerres ou par suite des multiples et inévitables accidents de la vie, ont été privés de père – à leur grand regret – et vous décidez, avec cette loi, d’en augmenter le nombre !

Avec cette loi, l’enfant devient un objet de consommation, qu’on se procure par pur égoïsme, comme on s’achèterait un animal de compagnie !

J’attire votre attention, Monsieur le Président de la République, sur votre devoir, en tant que Chef d’Etat, de montrer que la course effrénée à la consommation est sans issue. Elle procure un bonheur factice et éphémère.

Le vrai bonheur, le bonheur durable, réside dans la générosité, dans le don de soi. Il importe de rappeler que des hommes – et des femmes – sans enfants, en se dévouant aux autres, peuvent avoir des vies parfaitement comblées.

Plus que jamais, il importe également de former notre jeunesse – qui ne cesse de se replier insatiablement sur des tablettes et des smartphones jamais assez perfectionnés – aux seules valeurs qui vaillent, et dans lesquelles elles trouveront le véritable épanouissement. Nous sommes en train de former une société d’autistes !…

D’autre part, notre société devient de plus en plus permissive. Et quelles que soient nos croyances, nous ne pouvons autoriser tout ce que la science et les techniques rendent possible. Il faut impérativement des limites, des garde-fous, et il appartient aux dirigeants de les fixer.

Aujourd’hui c’est l’extension de la PMA à toutes les femmes, demain il s’agira d’autoriser la GPA et avec elle la marchandisation du corps humain, et pour terminer nous en arriverons à l’euthanasie !

Nous échapperons d’autant moins à cette marchandisation du corps humain qu’avec l’extension de la PMA à toutes les femmes, on va manquer de sperme et que les donneurs qui – jusqu’à présent – étaient des bénévoles, risquent de se faire payer !…

Je ne crains pas de le répéter : tout cela est absolument criminel et grande sera votre responsabilité aux yeux de l’Histoire si vous entérinez ces dérives !

Je vous prie de bien vouloir, agréer, Monsieur le Président de la République, mes salutations respectueuses, et je ne vous cache pas mon inquiétude devant l’adoption de lois qui – contrairement à ce que l’on veut nous faire croire – vont, en fait, à l’encontre de l’éthique véritable, et nous conduisent, de façon déguisée, à cet eugénisme qui nous rappelle cruellement le régime nazi !…