Toi femme voilée…
Toi, femme voilée…

Tout de noir vêtue,
Et dont l’on ne voit que les yeux,
Comment peux-tu croire
Que Dieu, que ton Dieu,
T’ait donné la beauté pour la cacher ?…
La beauté d’une femme
Est un don de Dieu
Offert au monde
Et la montrer n’a rien de honteux.
Aucun Dieu n’exige des femmes
Qu’elles la masquent
Sous de grands voiles noirs.
Et si elles subissent les regards
D’hommes impudiques
Il leur appartient de se faire respecter.
Alors, je te le dis, rejette ces voiles funèbres !
Et si c’est par soumission,
Pour obéir à ton père, à ton frère, à ton mari,
Rebelle-toi.
Aucune religion au service de Dieu et des hommes
N’exige de telles mascarades.
N’oublie pas que dans certains pays,
des femmes risquent leur vie,
Sont lapidées parfois,
Pour ne pas porter le voile !
Et si tu ne veux pas t’en défaire,
Quitte la France, le pays de la Liberté
Va vivre sur ces terres d’islam,
Où les fillettes sont mariées de force
A treize ans,
Où la femme est l’esclave de l’homme,
Est condamnée à le servir
Et à procréer.
Oui, je le dis, quitte la France
Et cesse de provoquer ce pays,
Champion de la Liberté.
A la beauté corporelle
S’ajoute la beauté du cœur.
Les deux sont indissociables.
Et les hommes sont sensibles aux deux.
Ne les prive ni de l’une, ni de l’autre.

 

D’année en année, les Noëls se succèdent,
Et la Joie et l’Espérance contenues
Dans cette fête,
Deviennent de plus en plus fragiles !
Dans un monde qui marche
De plus en plus sur la tête,
Jamais l’Amour, la Justice et la Paix
N’ont été aussi éloignés…

Le Royaume annoncé voici deux mille ans,
Ne serait-il qu’une illusion destinée
A nous faire accepter notre injuste condition ?
Injuste condition, car si les hommes
Sont responsables des guerres,
Ils ne le sont pas des cataclysmes
Des maladies et de tous les maux
De la Nature…

Dans l’hiver du monde,
Peut-on croire encore en Dieu ?
Peut-on croire encore en la venue du Sauveur

Je refuse la stérilité du désespoir.
Et je me demande si Dieu n’est pas aussi faible
Et fragile que chacun de nous.
Peut-être est-il tout simplement
L’incarnation mystérieuse en nous de l’Amour,
De l’Amour qui seul est capable d’apporter
Un peu de chaleur dans nos cœurs
Et dans les cœurs d’une humanité
Qui manque d’âme.

« Dieu n’est peut-être dans nos mains
Qu’une petite flamme qu’il dépend
De nous d’alimenter
Et de ne pas laisser s’éteindre.
Peut-être sommes-nous
La pointe la plus avancée
A laquelle il parvienne. »

25 décembre 2015. Un nouveau Noël.
Je pense toutes les personnes seules,
Qui attendront vainement un appel
En cette nuit, dont l’enfant que je fus,
Garde de si merveilleux souvenirs !

Je pense à toutes celles qui ne recevront pas
Le moindre présent,
Pas même le témoignage d’affection
D’un proche…
Je pense à toutes celles qui luttent
Contre la maladie.
A toutes celles qui n’ont que la misère
Comme compagne.
A toutes celles qui viennent de perdre
Un proche.

A toutes, cependant, je voudrais apporter
Un peu de Joie.
La chaleur d’un rayon de soleil dans l’hiver.
La Joie et l’Amour de Jésus
Sur les chemins de Galilée.

Oui, il y a deux mille ans,
Une Espérance est née.
Il ne dépend que de nous de lui donner vie.

Les jours sont tissés de peines et de Joies.
Et les peines sont souvent plus nombreuses que les Joies.
Et Jésus, lui-même, a connu la souffrance
Et la solitude de la croix.

Mais il a placé dans le ciel une étoile
Qui ne nous abandonne pas et brille à jamais.
Je souhaite qu’elle apporte à chacun de vous
Un peu de sa clarté.
Que la JOIE de NOEL vous inonde !

Capture2015-09-03 Aylan

 

Pauvre petit enfant,
Couché sur sable,
Le visage effleurant l’écume.
Tu dors d’un long somme,
Dans l’innocence de tes trois ans.

Tes parents ont fui la guerre et ses horreurs
Et – hélas ! – le bateau qui devait vous conduire vers la Liberté
a chaviré, et vous a emporté dans la mort,
Ton frère de cinq ans, ta maman de 27 ans et toi.
Seul, ton papa a survécu.

Ta photo fait le tour du monde,
Et déclenche une émotion
Souvent tardive,
Et peut-être trop facile.

Des centaines d’enfants,
Comme toi, meurent depuis des mois
Dans des naufrages en mer
Dans, sinon l’indifférence,
Du moins la passivité et le fatalisme
Du plus grand nombre.

Que faudra-t-il donc pour enrayer
L’absurdité et la stupidité des guerres
Et la mort de tous ceux qui n’aspirent qu’à vivre en paix ?

Pauvre petit enfant !
Emporté à jamais avec les rêves de tes trois ans !
Les bonnes âmes crient « Plus jamais ça » !
Mais que pouvons-nous faire ?!…
Sinon prier pour qu’un souffle d’Amour
Balaie notre pauvre terre
Et donne à tous les mortels que nous sommes,
Un peu de sagesse !

Dors, petit enfant !
Qui auras traversé si rapidement cette vie,
Et n’en auras connu que la mort injuste et prématurée.

Ami lecteur, tu ne le sais sans doute pas
Mais la ville de Bodrum,
Sur la plage de laquelle a été retrouvé
Ce jeune Kurde Aylan Kurdi,
S’appelait dans l’Antiquité Halicarnasse,
Et vit naître, voici 25 siècles,
Un certain Hérodote, le « père de l’Histoire »,
Dont les livres font le bonheur des historiens de tous les temps.
Que restera-t-il des dizaines de milliers chroniques quotidiennes
De nos journalistes dans vingt-cinq siècles ?!…
Qui se souviendra de ce jeune enfant
Qui aura traversé la vie comme une étoile filante ?!…
Que diront de nous, nos descendants ?
Pourront-ils croire que nous étions « civilisés » ?…

 

 

Qu’est devenue la Lumière
Des noëls lointains de mon enfance ?
Qu’est devenue l’Espérance,
Née voici deux mille ans
Sur la terre de Judée ?…

Le monde semble emporté
Dans un hiver sans retour,
Et les hommes pris à jamais
D’une funeste folie.

Ce Royaume annoncé par Jésus
Sur les chemins de Galilée,
Ne serait-il donc qu’un rêve
Pour enfants attardés ?…

L’Amour, la Justice et la Paix?
Ne sont-ils donc que des illusions
Pour quelques idéalistes
Coupés des réalités ?…

Non ! Je veux croire au message
Des noëls de mon enfance.
Je vois croire en l’Espérance
Qui brille dans la nuit.

Non ! Le Royaume annoncé
Voici deux mille ans n’est pas un rêve.
Il est là. Il est en nous.
Il ne dépend que de nous.

L’Amour, la Justice et la Paix
Ne sont pas morts.
Il nous appartient de les semer
Autour de nous et d’en inonder
Le monde incrédule.

Jésus nous a montré le chemin.
A nous de le suivre !
« Aimez-vous les uns les autres
Comme je vous ai aimés. »
Dans cet unique commandement
Se trouve la clé de tous nos problèmes.

L’Amour peut tout,
Ou presque tout.
Il ne supprime pas la souffrance,
Mais il la rend plus supportable,
Et surtout il met fin
A tous les conflits, à toutes les guerres
Qui déchirent la terre.

L’Amour construit,
L’Amour rapproche,
L’Amour pardonne,
L’Amour libère.

Alors semons, semons,
L’Amour autour de nous.
Semons sans compter,
Sans rien attendre,
Et fleuriront dans un arc en ciel
La Justice et la Paix.

Vous qui êtes seuls
Dans la nuit de l’hiver.
Vous qui n’avez plus de famille.
Vous chez qui personne
Ne viendra frapper à la porte
La nuit de Noël,

Ne désespérez pas !

« Sans l’Espérance,
On ne trouve pas l’inespéré » !

Une étoile brille au cœur
Des nuits les plus profondes.
Vous ne la voyez pas ?
Qu’importe !
Elle est là.
Elle accompagne l’humanité
Depuis la nuit des temps.

Sa lumière illumine nos cœurs.
Le Royaume est proche.
Il est en vous.
Laissez-vous porter
Par la formidable Espérance de Noël !
Elle rend tout possible,
Même l’impossible.

2014-09-09 débarquement Normandie

 

 

 

 

 

 

Sous un ciel chargé de nuages, le vétéran contemple l’océan et ses vagues qui,
depuis des millions d’années et pour des millions d’années encore,
viennent s’écraser sur la plage sauvage…

Là, il y a un soixante-dix ans – une infinitésimale fraction de seconde dans l’histoire de l’Univers ! –
il débarquait avec les soldats de la plus grande armada de tous les temps !
Il pense à tous ses camarades disparus dans les flots au cours de l’opération,
Ou abattus au moment où ils touchaient le rivage.
Des hommes, au printemps de la vie, comme lui, fauchés, emportés pour toujours avec leurs rêves,
leurs espoirs, les amours de leurs vingt ans…

Une indicible tristesse l’envahit. Pourquoi, oui pourquoi, tous ces morts ?!…
La vie est courte. Si courte. Avec ses peines, ses souffrances inévitables, ses chagrins,
alors pourquoi rajouter l’horreur, la barbarie, la violence des guerres et leurs déchirures
que rien ne peut effacer, pas même le temps ? Le temps qui pourtant atténue tant de peines…
Indicible tristesse devant cette fatalité à laquelle semble inéluctablement soumise l’humanité…

Les marées et les années ont emporté le sang versé de tous ces jeunes,
et les ennemis qui se sont entretués hier ont fait la Paix
Mais le temps emporte les amours et les haines.
Du lointain des âges retentit le cri d’Ajax :
« On ne doit haïr son ennemi qu’avec l’idée qu’on l’aimera plus tard,
et pour l’ami, il faut l’assister, le servir qu’avec l’idée qu’il ne restera pas notre ami à jamais… »

Cruelle et implacable alternance des sentiments, des passions !
Panta rhei ! Tout passe ! comme disait Héraclite d’Ephèse, voici vingt-cinq siècles…
Pourtant, plus grands que la tristesse, plus bruyants que le tumulte des flots,
résonnent la fierté du devoir accompli et l’Honneur qui l’accompagne !
Quel plus beau sacrifice que de donner sa vie pour la Justice, la Liberté, la Paix !
Dormez en paix et soyez fiers, soldats de tous les temps,
qui avez versé votre sang pour la Liberté de tous !

Les vagues viennent mourir sur la plage. Aujourd’hui comme il y a soixante-dix ans.
Au seuil de l’Eternité, ce vétéran pense à ses camarades morts sur cette plage hier,
et à tous nos soldats dans le monde qui, aujourd’hui encore,
risquent et donnent parfois leur vie pour la Liberté.
Dans un monde où l’Honneur ne compte plus guère, ou l’individualisme est roi,
soyez fiers, soldats de France de vos sacrifices !
La France profonde, la France éternelle, la France qui se redresse toujours quand on la croit perdue,
ne vous oublie pas et sait tout ce qu’elle vous doit.