Pâques 2026

En ce jour de Pâques, un ange est venu me parler.

« Les hommes sont devenus fous, m’a-t-il dit-il. Voici qu’ils se haïssent les uns les autres, qu’ils ont perdu toute notion de la valeur sacrée de la vie, qu’ils ne cessent de s’infliger les plus cruelles tortures dans des guerres qui n’épargnent aucun pays et qui s’accompagnent de bombardements détruisant des villes et des villages entiers, et déchirant à jamais des familles qui s’aimaient !…

« Et puis, chez vous, les Occidentaux, l’individualisme et le matérialisme sont devenus les rois.

« Pourtant, voici un peu plus de deux mille ans, les hommes ont reçu le merveilleux message des Evangiles, transmis par Jésus-Christ, qui leur indique le chemin de l’Amour, de la Paix, de la Justice et de la Tolérance. Il leur appartient de le suivre.

« Certes, ce chemin ne supprimera pas les maladies, les accidents de la vie, les blessures inévitables. Les douleurs d’un amour non partagé ou rompu. Mais, si tous les va-t-en-guerre ivres de sang, acceptaient de suivre ce chemin, la stérilité et l’inutilité des guerres et toutes les souffrances sans fin qui les accompagnent cesseraient…

« Ne serait-ce pas là cette Résurrection tant attendue pour l’Humanité et enfin le retour aux fondements et aux valeurs des premières civilisations ?…

Qui se soucie encore de la valeur sacrée de la vie ?…

Les médias nous dévoilent chaque jour, sans discontinuer, les dizaines, les centaines, les milliers de victimes de ces guerres, qui déchirent plus que jamais notre monde. Il y a là des morts, des blessés, des familles amputées d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur, etc. Et qui réalise encore la cruelle épreuve de ces innombrables orphelins, privés à jamais de leurs parents ?…

Et dans le même temps, notre Président, qui a ruiné la France avec ses milliards de dettes, qui en a fait la risée des nations, qui lui a fait perdre totalement le peu de prestige que ses prédécesseurs nous avaient laissé, notre Président, déchu de tout pouvoir, n’a rien trouvé de mieux que de relancer sa loi – contraire à toute éthique – sur l’euthanasie et le suicide assisté. Loi contre laquelle sont opposés la quasi-totalité des personnels de santé – fidèles au serment d’Hippocrate.

Cette loi est une irréversible régression et rupture de civilisation. Elle touchera non seulement les personnes en fin de vie, mais aussi les handicapés, les personnes mal dans leur « peau », les dépressifs, etc. A ma connaissance, toutes les religions et les déclarations des droits de l’homme lancent le même message : « Tu ne tueras pas ».

Notre Président avance – entre autres arguments – que les personnes, dont les facultés physiques et mentales sont diminuées par la vieillesse, perdent leur dignité. Quelle aberration ! La dignité d’une personne ne vient jamais de sa dégradation physique ou intellectuelle, mais du regard que les autres portent sur elle.

Et puis, il oublie totalement que – quelles que soient nos croyances – du fait de notre humanité, nous sommes les seuls sur cette terre à pouvoir donner un sens à notre vie, à pouvoir nouer des relations avec les autres hommes. Quand nous venons au monde, nous avons besoin d’amour et pareillement quand nous le quittons.

Notons que, la plupart du temps, les élus qui veulent voter des lois sur l’euthanasie et les personnes qui sont volontaires pour une telle fin de vie, sont des personnes bien portantes. Survienne la maladie, beaucoup sont moins sûres d’elles.

Les équipes médicales en union avec les familles, n’ont pas besoin d’une telle loi, lorsqu’un de leurs proches est à l’agonie. Elles connaissent les souhaits du patient, sont remplies de bienveillance, et s’il le faut, pour éviter des souffrances trop lourdes et trop longues – loin pratiquer cette « euthanasie » que M. Macron veut mettre en place – s’accordent pour lui donner des sédatifs, quitte avancer son décès de quelques heures, ou de quelques jours. Quel mal y a-t-il a cela ? Y a-t-il besoin de décréter une loi ?…

Et puis il y a les soins palliatifs. Mais notre Président – dont on a pu voir comme il gérait si bien nos finances – préfère sa loi sur la fin de vie, dont le coût n’est que celui d’une piqûre avec un produit létal !…

Alors oui, n’oublions pas la valeur sacrée de la vie. Enfin, pour en revenir au début de cette chronique, il faut bien constater – hélas ! – que rien n’empêchera jamais les guerres. Mais il faut rendre hommage ici à tous nos militaires, qui s’engagent dans l’armée. Non par amour de la guerre. Loin de là ! Mais pour tout faire pour ramener la Paix par leur sacrifice.

Nos jeunes sont en détresse. Il est urgent de leur venir en aide.

Quel monde proposons-nous à nos jeunes ? Un monde de plus en plus matérialiste, individualiste, sans spiritualité et sans idéaux.

La plupart de ceux qui ont en charge le destin de la France, recherchent avant tout leurs avantages personnels. Après quatre premiers ministres en un an, des partis politiques marqués par le sectarisme, incapables de s’entendre, de faire des compromis ! Des motions de censure qui se succèdent et une dette de plus de 3 milliards d’euros, dont les intérêts ne cessent d’augmenter…

Cette France prospère et respectée dans le monde, que nous avait laissée le général de Gaulle, risque à tout moment de se retrouver dans la situation catastrophique qu’ont connue la Grèce et l’Espagne dans le passé.

Et les jeunes au milieu de tout ça ? Un grand nombre d’entre eux sont dépressifs et – à l’heure où les réseaux sociaux leur offrent des milliers d’amis virtuels – beaucoup souffrent de solitude, car rien ne remplacera jamais un ami en chair et en os, avec qui partager les Joies et les peines de la vie.

De plus, du fait du nombre de plus en plus grand de familles éclatées, de nombreux jeunes sont désormais privés de l’affection et de l’amour des liens familiaux.

Enfin, ce dont manquent le plus cruellement nos jeunes, ce sont d’exemples à suivre. De modèles de vies droites, dévouées, généreuses, au service du plus grand nombre auxquelles s’identifier.

Sont concernés en première ligne tous les politiques, tous ceux qui ont des responsabilités, et toutes personnes ayant – ayant eu – une expérience de la vie, pouvant pousser les jeunes à se dépasser et leur montrer que la vie a sens et que le bonheur peut exister en mettant au service des autres. Des personnes ayant une conscience du Bien et du Mal, capables d’inviter ces derniers à s’engager sur le chemin du Bien.

Il est vrai que nous en sommes loin, mais ne désespérons pas ! Il appartient à tous les aînés de dévoiler aux jeunes des vies exemplaires qu’ils auront envie d’imiter. Cela serait possible mais, hélas ! – l’homme étant l’homme – n’est-ce pas un rêve illusoire ?…

Rechristianiser la France et l’Europe

Chacun est libre de penser ce qu’il veut de l’Eglise et de ses dogmes – Eglise à laquelle on peut reprocher de s’être enfermée dans une morale culpabilisante -, mais la vérité est qu’elle n’a pas été fondé par Jésus-Christ mais par les hommes.

Pendant les trois ans de sa vie publique, Jésus a partagé sa vie dans la JOIE, avec ses disciples et tous ceux qu’il rencontrait – les pauvres, les pécheurs, les prostituées, les riches -, ne jugeant et ne condamnant personne, témoignant d’un cœur ouvert à tous. Et il nous a transmis un message d’Amour, de tolérance et de pardon, valable pour tous les temps.

Ses paraboles avec leur clarté et leur justesse, étaient comprises par tous. Mais en prétendant tenir ses pouvoirs de Dieu, son Père et, crime suprême, en remettant les péchés, il s’attira la haine des Grands prêtres, qui décidèrent de le faire périr. Après qu’il eut été condamné à mort et crucifié, ses disciples, Saint-Paul, d’innombrables convertis, etc., ont affirmé qu’il était ressuscité au petit matin de Pâques. Cette Résurrection est un Mystère qui échappe à la raison et appartient au domaine de la foi.

Les lois juives comportaient des kyrielles de prescriptions et d’interdits, cependant Jésus ne les condamna pas. Dans le Discours sur la Montagne, il déclara : « Je ne suis pas venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »Matthieu 5, 17 et tout au long de sa vie publique il montra que l’Esprit passait avant la lettre. Que l’Amour transcendait tout.

Quant à nous, nous avons le devoir de mettre nos pas dans les siens, de suivre son exemple et les valeurs de générosité, de dévouement, de partage, de don de soi, qu’il nous a transmises. Là se trouvent les sources de la JOIE et du bonheur les plus profonds.

Quant à la France et à l’Europe, elles sont profondément judéo-chrétiennes : pas une ville – grande ou petite – pas le moindre village qui n’aient son église, son abbaye, son monastère élevés par la foi sans limite de bâtisseurs portant dans leurs rêves, des édifices qu’ils ne verraient jamais achevés.

Alors oui ! revenons au christianisme des origines, la plus belle des religions, qui nous invite à retrouver notre âme d’enfant, qui nous a transmis des valeurs éternelles, et dont les paraboles de Jésus, illuminent à jamais notre monde des splendeurs divines de l’Amour.

Faisons nôtre le plus beau commandement donné par Jésus : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Ayez de l’amour les uns pour les autres. Alors tout le monde saura que vous êtes mes disciples. » (Jean 13, 34-35)

Enfin, comme l’écrivait Pierre Bockel, aumônier de la Brigade Alsace-Lorraine, commandée par le colonel Berger – alias André Malraux : « Le propre de la foi n’est-il pas de croire possible l’impossible et de tout tenter jusqu’au don de la vie pour faire arriver l’invraisemblable ? »[1]

[1] Cf : L’enfant du rire -Pierre Bockel – Grasset – Les cahiers rouges.

Lettre à Alexandre Vincendet, député de la 7ème circonscription du Rhône, à propos du projet de loi sur la fin de vie.

Projet de loi sur la fin de vie

Monsieur le Député, cher Alexandre,

Demain, lundi 27 mai, s’ouvre une séance de débats publics, à l’Assemblée nationale, Sur le thème de la « fin de vie ».

Je me permets d’attirer votre attention sur la gravité de cette question et de ce projet de loi qui conduit à la légalisation de l’euthanasie et nous ramène aux heures les plus sombres du nazisme du siècle dernier, où les « sous-hommes », étaient éliminés.

Cette loi violera le « tu ne tueras pas de la Bible » et le serment d’Hippocrate qui protègent la vie de l’humanité depuis des siècles, et légalisera donc l’homicide.

Elle prétend s’appuyer la « dignité » des personnes. Mais elle oublie que la dignité d’une personne dépasse sa déchéance physique ou mentale, et tient dans le regard bienveillant et plein de respect, que ses frères et sœurs en humanité portent sur elle.

Le chef de l’Etat se réfère, à son sujet, à une prétendue « fraternité ». Quelle imposture qu’une « fraternité », qui contraire à tout principe éthique, consiste à donner la mort aux personnes qui demandent à mourir car elles pensent qu’il n’y a d’autre issue face à la souffrance et qu’elles ne servent plus à rien et sont un poids pour leurs enfants, pour la société, etc.

La rapporteuse du texte, Laurence Maillart-Méhaignerie, a déclaré que cette évolution législative mettait en œuvre une « humanité compassionnelle », et le rapporteur général du projet de loi, Olivier Falorni, a salué une « grande et belle loi républicaine ». Quelle hypocrisie !…

Désormais, si ce projet de loi est adopté, le critère de pronostic vital engagé à « court ou moyen terme » initialement adopté en commission, sera remplacé par celui d’une affection grave et incurable « en phase avancée ou terminale » Ces termes « avancée ou terminale » permettront d’élargir la possibilité d’accéder à l’aide à mourir « même si le pronostic vital n’est pas directement engagé » et ouvrira la mort provoquée à un nombre indéfinissable et diversifié de situations, comme les insuffisances rénales, les cancers, les cirrhoses, insuffisances cardiaques ou respiratoires, etc.

Je vous rappelle que la loi « Claeys Léonetti », du 2 février 2016, prévoit, pour les fins de vie, tous les cas de figure, en garantissant l’accès pour tous, au soulagement de la douleur dans des unités de soins palliatifs.

Dans ces unités les personnes, dont l’espérance de vie est limitée, sont entourées physiquement et moralement par des équipes de soignants, dévoués, généreux et à leur écoute

A l’heure de ce passage plein de mystère dans l’Eternité, ces personnes dont tout est fait pour soulager, sont entourées du plus grand amour par les soignants qui, selon, leur donnent la main, recueillent leur dernier mot, ou leur donnent quelques des mots apaisants pour dissiper leur peur à l’approche de ce grand passage.

S’il devient difficile de supprimer la souffrance, l’équipe de soignants, à après s’être réunie et ayant connaissance des volontés du patient ou de sa famille, peut lui administrer un cocktail d’antalgiques qui lui évitera de souffrir, tout à pouvant avancer la mort de quelques heures voire quelques jours

Malheureusement, comme vous le savez, ces unités de soins palliatifs sont en nombres dramatiquement insuffisants en France : un département sur deux en est équipé !

Je vous prie, Monsieur le Député et cher Ami, de lire ce courrier avec la plus grande attention, et après en avoir pris connaissance, de voter contre un tel projet de loi qui bafoue tous nos principes éthiques plurimillénaires, et réduit à zéro l’Amour et la fraternité qui doivent unir tous les membres de notre société, quelles qu’en soient circonstances

Je vous prie de croire en mes sentiments respectueux