Quelque deux cents tombes d’un cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, viennent d’être profanées. Les auteurs ? Cinq mineurs, sans antécédents judiciaires. C’est la consternation générale.

Ainsi, même les morts sont poursuivis dans l’Au-delà par la folie et l’égarement des vivants.

Que dire ? Je n’ai pas de mots. Pas d’explications.

Cette profanation est d’autant plus malheureuse qu’elle coïncide avec la vague de crimes antisémistes que nous connaissons. Je ne suis pas sûr cependant qu’il faille faire un lien avec ces derniers.

Je condamne bien évidemment ces actes. Mais il est si facile de condamner assis sur un fauteuil devant un ordinateur…

Et je voudrais, une fois de plus apporter un bémol à toutes ces profanations de sépultures juives. Ces sépultures ne sont pas les seules, hélas, à être profanées et, selon les chiffres avancés par le ministère de l’Intérieur, en 2012, 80 % des profanations recensées, visaient des tombes chrétiennes !!!

Je comprends l’émoi, l’indignation des Juifs. Mais je constate, une fois de plus, la partialité des médias qui se font l’écho des malheurs des Juifs et passent totalement sous silence les épreuves aussi douloureuses et condamnables des chrétiens… ?

Avertissement :

J’ai beaucoup hésité avant de publier cette chronique, rédigée dimanche dernier. J’avais peur de blesser les Juifs. J’ai conscience de l’horreur sans nom du génocide dont ils ont été victimes. Je perçois leur hantise que de telles atrocités ne se renouvellent, et je comprends le parallèle, en raison d’un certain laxisme ambiant, qu’ils font avec les années trente qui ont précédé ce drame, unique dans l’histoire par son ampleur.

Oui, tout cela je le comprends. Mais, on le lira dans cette chronique, je reproche à l’orateur qui a rappelé ces faits lors de cette cérémonie, à Lyon, de n’avoir eu aucun mot, aucune parole, pour les autres victimes, hier et aujourd’hui, de la folie des hommes.

J’ai bien peur que l’humanité ne soit condamnée à jamais à vivre dans la violence. Et cependant nous pouvons, chacun d’entre nous, là où nous sommes, refuser la fatalité de cette violence et être les messagers de la Paix.

Ce n’est pas en ressassant le passé, en nous plaçant en victimes uniques, exclusives que nous construirons ce monde plus fraternel auquel nous aspirons tous.

A l’issue de la cérémonie, un porte-drapeau m’a dit ceci : « Ils n’ont que la haine, à la bouche ! » Or, la haine, la rancœur, la rancune ne sont jamais porteuses de paix.

Cérémonie du 25 janvier à Lyon :

Il fait froid, en ce dimanche 25 janvier, place Bellecour, à Lyon, où nous commémorons le 70ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Le vent du nord fouette les visages. Mais comment pourrions-nous nous plaindre, quand nous pensons à toutes ces victimes innocentes – hommes, femmes, enfants – qui ont été exterminées dans ce camp pour le seul crime d’être juifs ?!…

Oui, souffrir du froid et du vent, le temps d’une cérémonie, n’est rien à côté de toutes ces souffrances innommables de six à sept millions de Juifs morts en déportation.

Il faut garder en mémoire ces crimes et tout faire pour éviter leur retour. Mais…

Mais j’avoue être surpris et contrarié par le discours enflammé du Président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz et des camps de Haute Silésie. En un mot, il reproche à nos responsables politiques une certaine inertie face à l’augmentation des actes antisémites. Ils les accusent de ne pas prendre la mesure de la gravité de la situation.

Je comprends son inquiétude. Il est lui-même un rescapé de ce camp de la mort. Il est donc bien placé pour parler de tout cela.

Mais je regrette qu’il ne prêche que pour sa paroisse, que pour les Juifs, et qu’il se limite aux victimes juives de la barbarie nazie.

Je regrette qu’il n’ait eu pas le moindre mot pour les tziganes, les homosexuels, les handicapés, moins nombreux certes que les Juifs, mais qui ont connu le même sort.

Je regrette qu’il n’ait pas eu le moindre mot non plus, pour tous les ennemis du Reich, rayés du monde des vivants, et dont il ne reste que les ombres errantes emportées dans l’anéantissement des camps « Nuit et brouillard ».

Oui, j’aurais aimé que notre orateur en colère évoque ces victimes innocentes que je viens de citer. Qu’il évoque aussi le génocide dont ont été victimes un million et demi d’Arméniens, en 1915.

Et j’aurais aimé qu’il ait une pensée, un mot seulement, pour toutes les victimes de la folie des hommes et des guerres, dans notre monde d’aujourd’hui.

Un mot pour ces vingt millions – oui, je dis bien, vingt-millions ! – de réfugiés qui vivent – ou survivent – dans l’inconfort et la précarité de tentes de fortune, glaciales ou étouffantes, selon les pays et les saisons.

Un mot enfin pour ces cent mille chrétiens qui meurent chaque année pour leur foi.

Les Juifs ont connu l’enfer – c’est indéniable – mais ils ne sont pas les seules victimes, hélas, de la folie et de la barbarie des hommes.

Aujourd’hui, nous sommes tous – Juifs, chrétiens, musulmans, athées, simples citoyens du monde– menacés par un terrorisme aveugle et sans pitié.

Ne ressassons pas un passé dont nous ne pouvons rien changer, mais regardons l’avenir avec confiance. Tournons notre regard vers la pureté du ciel et puisons notre Espoir dans le vol des colombes porteuses des rameaux d’olivier, des rameaux de la Paix !

Oui, ce monde fraternel nous nous rêvons tous est possible. Il ne dépend que de nous !

Les médias semblent – enfin ! – s’inquiéter du sort des chrétiens d’Irak et du Proche-Orient. Il est bien tard ! Implantés dans ce pays bien avant les musulmans, ils étaient plus d’un million avant la première guerre du Golfe ; ils ne sont plus 400 000 aujourd’hui !

Avant la création de l’EI (Etat Islamique), ils étaient 60 000 à Mossoul. La majorité d’entre eux a fui avec l’arrivée des fous de Dieu, et sur les 25 000 restants, seules quelques familles seraient encore à Mossoul après l’ultimatum lancé par les djihadistes.

Ils sont chassés de chez eux par ces terroristes. Ils n’ont pour issue que de se convertir à l’islam ou payer une taxe spéciale ou s’exiler. Sinon, ils risquent d’être exécutés.

J’ai toujours refusé l’amalgame entre ces fondamentalistes et la grande majorité des musulmans. Mais j’avoue être profondément déçu par le silence de ces derniers. Qu’attendent-ils pour se désolidariser de ces terroristes et les condamner publiquement. Doit-on voir dans leur silence assourdissant une marque de consentement ?…

Musulmans de France, si vous ne voulez pas que la guerre de religion s’installe dans notre pays, si vous souhaitez un respect réciproque entre les communautés chrétiennes, juives et musulmanes, il est urgent que vous condamniez ces fondamentalistes qui, au nom du Prophète, se rendent coupables des pires crimes, des pires exactions.

Cela n’enrayera sans doute pas la progression des djihadistes en Irak et au Proche-Orient. Mais cela aura le grand mérite de clarifier les choses, de montrer que vous êtes contre la charia et que vous souhaitez la paix entre les hommes de confessions différentes.

Je n’ai pas de mots assez forts pour dire ma tristesse, ma peine, ma colère devant cette nouvelle flambée de violence qui déchire Israéliens et Palestiniens. Combien de temps ce conflit vieux de 70 ans va-t-il duré ?!… Combien de souffrances, de morts, de blessés, de familles dans le deuil, d’orphelins faudra-t-il avant que la sagesse l’emporte ?!…

La guerre, les guerres, ouvrent des blessures béantes, poussent à la violence, à la haine et à la vengeance stériles. Elles ne résolvent rien.

La guerre, les guerres, sont souvent les réponses à la peur de l’autre, naissent de la méconnaissance de l’autre dont on fait un ennemi.

J’avoue ne pas parvenir à discerner les raisons de cette guerre qui n’en finit pas.

Guerre de religion entre juifs et musulmans ? Guerre territoriale entre Israéliens et Palestiniens ? Guerre idéologique contre des islamistes qui veulent imposer la charia ? Ou autre…

Tout cela est complexe et constitue un ensemble de nœuds inextricables d’où personne ne parvient à sortir.

Mais je le dis et je le répète, seuls l’arrêt des armes, la cessation des combats et le dialogue autour d’une table pourront ramener la Paix à laquelle tous aspirent.

Je salue ici l’initiative de ces couples mixtes israélo-palestiniens, juifs et musulmans, qui montrent sur la toile que l’entente et même l’Amour sont possibles entre personnes de bonne volonté, de confessions et de cultures différentes. Heureuse initiative, mais qui l’écoutera ?…

Cette guerre – comme bien des guerres – est celle de la bêtise et de l’absurdité. C’est la lutte à mort pour la vie – ou la survie – de deux peuples, Israéliens et Palestiniens, qui chacun ont droit à leur place au soleil.

Qui aura le courage, la force de persuasion, le charisme comme hier un Yitzhak Rabin, malheureusement assassiné par un extrémiste, pour faire taire le tumulte mortel des armes, et imposer la discussion qui seule pourra amener cette Paix à laquelle tant de familles aspirent !

Et dire qu’à Jérusalem, cible de tant de tirs meurtriers, voici près de deux mille ans, un homme-Dieu a dévoilé les bienfaits de l’Amour, de la tolérance, du respect de chacun, et donné sa vie pour le salut de tous !…

Monsieur le Ministre, vous lancez à grands renforts de publicité une charte de la laïcité pour l’école, mais vous n’avez pas le courage de nommer le principal destinataire de cette charte.

A ma connaissance, ce ne sont ni les chrétiens, ni les juifs qui posent problème au respect de la laïcité, mais – appelons un chat un chat ! – ce sont les musulmans !

A la suite du laxisme de tous nos politiques – de droite comme de gauche – nous sommes confrontés à un islam conquérant qui se moque de nos traditions judéo-chrétiennes et cherche à s’imposer partout.

Malheureusement, énoncer cette vérité c’est se faire cataloguer de raciste.

Je l’ai dit et je le redis, pour moi nous sommes tous frères sur cette terre, et j’ai le plus respect pour tout homme quel qu’il soit.

Mais je ne saurais accepter que tel ou tel m’impose ses traditions, sa religion, comme le font malheureusement les musulmans sans que personne n’ose rien dire !

Au nom de la laïcité, M. Peillon, vous retirez du calendrier, à propos des vacances, le nom de nos fêtes chrétiennes, vieilles de près de deux millénaires, mais vous laissez imposer la viande hallal dans nos cantines, vous acceptez qu’on réintègre dans une crèche une employée voilée qui avait été licenciée, vous acceptez que des piscines municipales soient réservées exclusivement à des femmes, et tutti quanti !

Vous qui vous montrez si soucieux de la protection de nos enfants, vous ne craignez pas d’imposer dans nos écoles cette théorie du genre complètement aberrante, que toutes les personnes qui ont encore un peu de bon sens, condamnent et qui risque de briser à jamais l’équilibre de nos enfants !

Enfin je voudrais signaler que votre hostilité envers les religions, votre sectarisme bien connus, montrent une complète méconnaissance de ce que devrait être véritablement la Religion pour des personnes sensées.

Qu’ils soient croyants ou non, les hommes ont besoin de se rassembler sur des valeurs communes. Ces valeurs sont l’altruisme, la générosité, le partage, etc. Les religions sont porteuses de ces valeurs, bien davantage que votre laïcité insipide et sans convictions.

Dois-je vous rappeler que pour Cicéron un homme avec de la religion est un homme qui a des scrupules, qui se pose des questions ? Pour les Grecs et les Romains – à qui nous devons notre plus bel héritage – un homme religieux était un homme qui se demandait ce que les dieux attendaient de lui, ce qu’il fallait faire pour être dans le droit chemin.

Nos connaissances scientifiques nous donnent aujourd’hui une autre approche du monde, mais elles ne nous disent pas – et ne nous diront jamais – quel est le sens de la Vie. D’où nous venons et où nous allons.

André Malraux disait de l’Art, c’est « une éternelle réponse à l’interrogation que pose à l’homme son besoin d’éternité. » Nous pourrions dire la même chose des religions.

La société que vous proposez à notre jeunesse, est une société dans laquelle plus personne n’a le courage d’afficher ses convictions, une société qui, au nom de la neutralité et de l’objectivité, gomme toutes les différences et nous prépare pour demain un monde d’individus sans personnalité, sans courage, et prêts à tous les renoncements !

Je ne vous ferai pas l’injure de vous apprendre qu’un ministre est un « serviteur ». Or je me demande si vous et vos comparses du gouvernement êtes au « service de la France » ou au service d’idéologies et à la botte d’électeurs qui n’ont plus le sens de la Patrie !

Je vous prie de trouver ici l’expression de ma grande tristesse devant tout le mal que vous faites à notre jeunesse.