Poème envoyé par une amie,
que je trouve très beau et très profond
et que je suis heureux de faire partager à mes lecteurs.

Le vieux châtaignier

Je suis un très vieux châtaignier
Hors d’âge j’ai franchi plusieurs siècles
Mais voyez comme ma vie s’émiette
Alors à quoi bon s’acharner
Je vous supplie de respecter
Mes toutes dernières volontés
Puisqu’il me semble que mourir
Est bien plus digne que souffrir

Je veux que l’on me tronçonne
Et qu’on me laisse partir en paix
Plus aucune chance que je bourgeonne
Alors à quoi bon s’acharner
Les arbres souffrent comme les hommes
Quand il s’agit de s’en aller
Pourquoi alors me faire traîner
En élaguant des branches usées

Les cœurs d’amants sur mon écorce
Depuis longtemps sont effacés
Les nids d’oiseaux sont désertés
Comme cette cabane faite par des gosses
Leurs cris joyeux ont disparu
Les randonneurs ne se penchent plus
Pour ramasser quelques châtaignes
Qui sont pourries et mon cœur saigne

J’ai connu l’époque des photos
Quand on disait que j’étais beau
Quand je servais de parasol
Et que sifflait le rossignol
L’hiver dernier fut un enfer
Je n’étais plus ce géant vert
J’ai entendu mon tronc craquer
Pour la première fois j’ai pleuré
Souhaitant qu’on vienne m’achever

Que l’on fasse du bois à brûler
De ma carcasse qui fait pitié
Végétal, animal, humain
Quand arrive le bout du chemin
On vit encore dans la mémoire
De ceux qui ont su nous aimer
Et de ceux que l’on a aimés
Je me plais du moins à le croire

Et quand vous passerez le soir
Sur la trace de l’arbre disparu
Faites-moi un signe un au-revoir
Et rappelez-vous le soleil
Qui se couchait dans ma ramure
Et son écharpe couleur d’orange
Flottant doucement dans le vent
Sous la caresse d’un ciel étrange

Poème publié dans le journal de l’ADMD
(Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité)
n°144 de juin 2018, sous le titre : « Directives anticipées d’un vieil arbre »,
avec pour auteur Bernard Seghers – La Roche-sur-Yon.

 

Trois quartiers de Nantes ont connu plusieurs nuits de violences, à la suite de la mort, le 3 juillet, d’un jeune homme de 22 ans, lors d’un contrôle routier.

S’il est encore difficile de connaître la vérité – les versions de la police et celles des témoins sont contradictoires – et si la mort d’un homme, fût-il délinquant, est toujours un drame, il ne faut pas oublier que vingt policiers seraient blessés, chaque jour, en France !…

Il faut donc rendre ici un hommage solennel à tous nos policiers, gendarmes et pompiers, qui risquent chaque jour leur vie – et quelquefois la donnent – pour la sécurité de tous.

Ces hommes et ces femmes méritent notre estime et notre reconnaissance. Ils assurent l’ordre public et font tout – quand ils sont face à des hors la loi prêts à tout – pour épargner la vie de ces derniers. Quelquefois – hélas ! – l’un d’eux est tué dans les affrontements. Doit-on, pour autant, jeter la pierre aux forces de l’ordre ?…

Je tiens donc à dire ici mon admiration pour tous nos policiers, gendarmes et pompiers, à qui l’on demande tant, et envers qui l’Etat et la population se montrent si exigeants !

 

A 71 ans, j’ai de plus en de mal à croire en une justice divine, qui réparerait les injustices criantes dont nous sommes victimes sur cette terre. Et pourtant, comme il serait réconfortant d’y croire ! Et je crois encore moins en la justice des hommes.

Aussi j’applaudis l’exploit de ces gendarmes, qui viennent de retrouver – trente ans après les faits ! – les auteurs d’un crime particulièrement odieux, qui avaient abandonné le corps martyrisé d’une fillette, de 4 ans, sur le bas-côté de l’autoroute A10, entre Paris et Tour

Ce corps avait été retrouvé le 11 août 1987 par des employés de l’autoroute et n’avait jamais pu être identifié.

Des indices laissaient penser que le meurtre n’avait pas eu lieu sur place, mais que le corps avait été déposé, sur la voie Paris-province. Or ce jour-là 11 000 véhicules avaient défilé sur cette voie !…

Les gendarmes, qui ne disposaient que de peu d’indices, avaient lancé un gigantesque appel à témoin dans toute la France. La photo de la fillette avait été placardée dans 65 000 écoles et dans les lieux publics. En vain.

Cependant, ils n’ont pas lâché le « morceau » et leur persévérance vient de payer.

La comparaison de l’ADN de cette fillette, avec celui d’un homme récemment interpellé, a été formelle : ce dernier était un des frères de la victime !…

Cette dernière a maintenant une identité : Inass Touloub, née le 3 juillet 1983 à Casablanca, au Maroc et arrivée en France à l’âge de 18 mois. Elle était la troisième d’une fratrie de sept enfants. Elle était inscrite à l’école maternelle, sans jamais avoir été scolarisée et elle était également inscrite à la CAF, sur le livret de famille. Elle avait donc une existence légale.

Ses parents, qui se rejettent mutuellement la faute, ont été mis en examen.

Cette enfant avait été inhumée à Suèvres – dans le Loir-et-Cher – le 9 septembre 1987, avec comme inscription sur sa tombe : « A la mémoire de la petite inconnue de l’A10 ». Un nom vient d’être rajouté sur un galet : «  Inass – 1983-1987 »

Repose à jamais en Paix, petite Inass, toi dont la vie si courte n’a été que souffrances !

L’attentat terroriste de Liège, ce mardi 29 mai – où deux policières et un jeune homme de 22 ans ont été tués – nous rappelle, une nouvelle fois, si nous étions tentés de l’oublier, que nous sommes en guerre.

Une guerre contre notre civilisation occidentale, son passé, ses traditions, ses valeurs, son attachement à la Liberté.

Et une guerre, n’ayons pas peur de le dire, menée par des barbares, disciples du faux prophète Mahomet, qui a prêché la mort de l’incroyant, et est à l’origine de tant de crimes passés, présents et peut-être à venir…

Contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, l’islam n’est pas une religion de PAIX !

Hélas, nos démocraties occidentales sont victimes de leur tolérance sans limites et de leur attachement inconditionnel au droit, face à des ennemis dont le seul but est de les renverser par tous les moyens, et qui ne reculent devant aucun crime.

Une quarantaine de détenus radicalisés seront remis en liberté en France dans les deux prochaines années ! Notre respect du droit ne nous permet pas de les maintenir en prison bien qu’ils soient susceptibles de commettre des attentats !…

Mais le plus terrible, peut-être, c’est l’interdiction donnée par nos dirigeants politiques et les responsables de maintes associations dites humanitaires, d’appeler un « chat un chat » et de dénoncer l’archaïsme et la barbarie de cette religion qui sème la désolation et la mort !

Si je condamne l’islam, cette religion mortifère, je respecte les musulmans – comme je respecte tous mes frères de la terre. La plupart sont des personnes sincères, ne demandant peut-être qu’à vivre en paix, ne voyant pas, hélas, les calamités pour le monde de leur religion. Mais je leur reproche de ne pas dénoncer massivement les crimes odieux commis par leurs coreligionnaires.

Enfin, pour moi, les religions, quel que soit le Dieu qu’elles vénèrent, devraient avoir pour but de rapprocher les hommes. Elles n’ont en aucun cas à imposer ce qu’elles prétendent être La Vérité. Elles doivent respecter l’autre et avoir la plus grande tolérance pour celles et ceux qui ne partagent pas leurs croyances. Tel n’est pas toujours le cas. Tel n’est absolument pas le cas pour l’islam, aussi je n’hésite pas, au risque de passer pour raciste, à me dire « islamophobe », c’est-à-dire ennemi de l’islam !…

Tout a été dit sur le sacrifice du Colonel Arnaud Beltrame et je ne puis qu’ajouter mon admiration à celle de tous.

Ce gendarme était chrétien et il avait certainement récité plus d’une fois cette prière du gendarme dans laquelle se trouvent les paroles suivantes :

Et si je dois armer mon bras pour faire respecter la loi
garde mon âme dans la sérénité Seigneur.
Car c’est mon devoir, d’assurer la Paix, l’ordre et la sécurité,
de sauver des vies menacées, celles des autres ou la mienne.
Ouvre alors, Seigneur, les esprits et les cœurs
à la compréhension de mon service exigeant,
ceux de mon conjoint et de mes enfants,
ceux de mes amis et de mes compatriotes,
ceux même de mes adversaires.
Et s’il me faut aller jusqu’au sacrifice de ma fierté,
de mon bien-être, de ma vie,
donne-moi une confiance profonde en toi Seigneur.

Dans un monde de plus en plus individualiste, matérialiste et dans lequel le leitmotiv général est la consommation pour satisfaire tous ses désirs, ce sacrifice nous rappelle les valeurs éternelles du service et du don de soi. Les seules valeurs capables de combler une vie.

Nous sommes là, loin des faux idéaux de ce mai 1968 dont certains nostalgiques voudraient célébrer le cinquantenaire : « Jouir sans entrave. » – « Tout, tout de suite et pour toujours. »

Il est une autre valeur que m’inspire ce sacrifice : celle de l’abnégation. Cette abnégation peut conduire le gendarme « jusqu’au sacrifice de sa fierté, de son bien-être, de sa vie. » comme le dit cette prière, ce qui force notre admiration.

Comme nous le savons, les militaires sont au service de la nation et, pour la protéger, ils peuvent donner la mort. En retour ils ont le redoutable privilège – si l’on peut parler de privilège ! – de la recevoir. On ne peut donc que s’incliner devant ce gendarme qui a été fidèle  jusqu’au bout aux devoirs de son métier.

Rappelons au passage que le sens premier de « métier » est précisément « service », et que celui de son doublet, « ministre » est « serviteur »…

Il est une personne dont les médias ne parlent pas – et je le comprends – c’est cette jeune femme de quarante ans, je crois, dont le colonel Arnaud Beltrame a sauvé la vie. J’imagine à quel point elle doit être choquée. Toute sa vie elle se sentira redevable à cet homme et ce sera sans doute pour elle, une lourde croix à porter.

Je souhaite que, de cette Eternité dans laquelle il est entré si brusquement, le colonel Arnaud Beltrame, donne à tous ses proches et à tous ses frères d’armes, le courage dont ils auront besoin pour surmonter cette terrible épreuve. Et qu’il montre à notre jeunesse en quête d’idéaux, les seuls idéaux valables sur cette terre : ceux du service et du don de soi.

J’ajoute enfin que, le 7 septembre 2005, en Irak, « dans des conditions particulièrement dégradées en termes de sécurité, [ce gendarme] avait conduit, au péril de sa vie, une mission complexe de récupération d’un ressortissant français menacé par un groupe terroriste, qui lui vaut d’être décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade ». –  (information communiquée par la Direction générale de la Gendarmerie nationale).