Près de la moitié des habitants de notre planète, soit près de trois milliards de personnes, n’a pas les moyens de se nourrir, de s’instruire, de se soigner et de se loger. Il y a là une injustice insupportable qui nous invite, nous, la majorité des Français à relativiser les injustices sociales dont nous pouvons être victimes. La plupart d’entre avons un minimum de confort matériel : il nous suffit, entre autres et la plupart du temps, d’appuyer sur un bouton pour avoir l’électricité ou de tourner un simple robinet pour avoir l’eau à volonté. Combien dans le monde n’ont pas cela !… Aussi, il convient peut-être de relativiser la colère des gilets jaunes.

Cela dit nous ne saurions tout accepter. Il convient de rappeler que beaucoup de Françaises et de Français – notamment agriculteurs et commerçants – n’ont pour vivre que des retraites d’un montant dérisoire, après avoir cotisé tout leur vie, et voient dans le même temps des migrants, n’ayant jamais travaillé en France, n’ayant jamais cotisé à la Sécurité sociale, gagner autant qu’eux – quand ce n’est pas davantage – et bénéficier des soins gratuits et tous les avantages sociaux. Il y a là une injustice flagrante que nous devons dénoncer.

Oh ! je l’ai souvent dit : je considère tous les hommes comme mes frères de la terre, les migrants comme les autres, et je pense que chacun a droit sa place au soleil.

Mais l’on ne saurait accepter que les avantages que nos aînés nous ont durement acquis, à la sueur de leur front et après des luttes éprouvantes, nous soient arrachés au profit de personnes entièrement à notre charge.

Je sais qu’il y a des pays en guerre, des pays victimes de la famine, des pays où la montée des océans condamnera les habitants à s’exiler.

Mais, ne conviendrait-il pas pour mettre un terme à ces vagues migratoires, de freiner la natalité galopante de l’Afrique, de tout faire pour rétablir la paix dans les pays en guerre, et enfin d’envoyer des aides ciblées au bénéfice des populations victimes de crises économiques et non plus au bénéfice de quelques despotes mégalomanes.

J’ai bien peur, hélas, qu’il ne s’agisse là que d’un vœu pieux…

 

A 71 ans, j’ai de plus en de mal à croire en une justice divine, qui réparerait les injustices criantes dont nous sommes victimes sur cette terre. Et pourtant, comme il serait réconfortant d’y croire ! Et je crois encore moins en la justice des hommes.

Aussi j’applaudis l’exploit de ces gendarmes, qui viennent de retrouver – trente ans après les faits ! – les auteurs d’un crime particulièrement odieux, qui avaient abandonné le corps martyrisé d’une fillette, de 4 ans, sur le bas-côté de l’autoroute A10, entre Paris et Tour

Ce corps avait été retrouvé le 11 août 1987 par des employés de l’autoroute et n’avait jamais pu être identifié.

Des indices laissaient penser que le meurtre n’avait pas eu lieu sur place, mais que le corps avait été déposé, sur la voie Paris-province. Or ce jour-là 11 000 véhicules avaient défilé sur cette voie !…

Les gendarmes, qui ne disposaient que de peu d’indices, avaient lancé un gigantesque appel à témoin dans toute la France. La photo de la fillette avait été placardée dans 65 000 écoles et dans les lieux publics. En vain.

Cependant, ils n’ont pas lâché le « morceau » et leur persévérance vient de payer.

La comparaison de l’ADN de cette fillette, avec celui d’un homme récemment interpellé, a été formelle : ce dernier était un des frères de la victime !…

Cette dernière a maintenant une identité : Inass Touloub, née le 3 juillet 1983 à Casablanca, au Maroc et arrivée en France à l’âge de 18 mois. Elle était la troisième d’une fratrie de sept enfants. Elle était inscrite à l’école maternelle, sans jamais avoir été scolarisée et elle était également inscrite à la CAF, sur le livret de famille. Elle avait donc une existence légale.

Ses parents, qui se rejettent mutuellement la faute, ont été mis en examen.

Cette enfant avait été inhumée à Suèvres – dans le Loir-et-Cher – le 9 septembre 1987, avec comme inscription sur sa tombe : « A la mémoire de la petite inconnue de l’A10 ». Un nom vient d’être rajouté sur un galet : «  Inass – 1983-1987 »

Repose à jamais en Paix, petite Inass, toi dont la vie si courte n’a été que souffrances !

En octobre dernier, la ministre aux armées, Florence Parly, déclarait : « Si des djihadistes tombent aux mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction des forces syriennes. »

Mais dernièrement, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet,    nuançait cette déclaration et disait : «  Bien entendu, s’il y avait une question de peine de mort, l’Etat français interviendrait. »

Le procureur de la République de Paris, François Molins, fait état de 676 Français qui seraient encore présents dans les zones de combats en Syrie ou en Irak. Parmi eux, il y a aurait 295 femmes.

Personnellement, je pense que ces djihadistes, hommes et femmes, ont trahi la France, n’ont pas hésité à prendre les armes contre elle, et que nous n’avons pas à avoir d’états d’âme à leur égard.

Il faut avoir le courage d’assumer ses choix. Il est trop facile d’en changer quand le vent tourne.

Ces traitres – homme et femmes – manifesteraient du repentir ! Repentir – après combien de crimes ! et dont je doute de l’authenticité -, quand on sait que les djihadistes se vantent de pratiquer la « taqîya » (dissimulation) pour tromper les « mécréants ». Aussi il ne fait aucun doute que leur retour en France constituerait une grave menace pour notre sécurité.

Ces criminels – français et françaises -, s’ils sont jugés en Irak ou en Syrie, risquent la peine de mort. C’est terrible. J’en conviens. Mais c’est le juste prix à payer de leurs crimes inexpiables et nous n’avons pas à faire de sentiments. Nous sommes en guerre, et nous devons accepter les lois terribles de la guerre, face à des ennemis qui ne reculent devant rien.

Ce qui me tourmente, je ne le cache pas, c’est le sort de ces enfants que ces femmes, qui ont trahi la France, ont mis au monde. Que vont-ils devenir ?…  Ils ne sont pas responsables des crimes de leurs mères. Que doit-on faire d’eux ?… Je n’ai pas de réponse.

Nul – s’il a une âme – ne peut rester insensible devant les drames qui déchirent notre pauvre monde. Drames dus aux déchaînements d’une nature en folie – comme les ouragans aux Antilles – et drames dus à la folie des hommes – comme tous ces attentats et crimes qui nous endeuillent.

Si naturellement, spontanément, nous avons de l’empathie pour toutes les victimes de ces drames, cette empathie redouble, triple, décuple dès que ces victimes appartiennent à notre pays, notre région, notre ville et encore plus notre village.

Il en est ainsi avec l’assassinat barbare de cette petite Laura, le dimanche 1er octobre, à Marseille. Quand j’ai su qu’elle habitait Rillieux, comme moi, ma peine a décuplé.

Ma sympathie est allée tout de suite à sa famille. J’ai participé, avec plusieurs centaines de personnes, au très bel et très digne hommage qui lui a été rendu, le mardi suivant, par le maire de Rillieux, devant la mairie. Et participé également à la veillée organisée par les scouts, le vendredi suivant, dans l’église Saint-Pierre Chanel, de Rillieux. Laura était cheftaine de louveteaux.

Le samedi, eurent lieu les obsèques, en l’église Saint-Denis, en présence du cardinal Barbarin. Sachant que la famille souhaitait que cette dernière cérémonie se déroule dans l’intimité, je n’y ai pas assisté, mais je sais que, là encore, il y avait beaucoup de monde.

Les journaux ont fait les plus grands éloges de Laura qui, avec ses beaux yeux bleus, rayonnait de générosité, était ouverte aux autres, toujours prête à rendre service, était adorée de ses louveteaux, etc.

Elle était riche des promesses du printemps. Un avenir splendide s’ouvrait devant elle. Et voilà que ce dimanche 1er octobre, tout a basculé. Par la folie d’un homme. Par la folie meurtrière d’une idéologie, qui ne sait que semer la désolation et la mort…

Aussi, à la compassion, à l’empathie pour toute sa famille, s’ajoute un sentiment de révolte contre les carences de la Justice, et de haine envers ces fous de Dieu qui, au nom d’une idéologie criminelle, sèment la mort et les larmes.

La révolte contre une Justice en France qui ne fait pas son travail est légitime et saine. Et je voudrais que ce crime odieux oblige cette Justice à mettre un terme au laxisme dont elle fait preuve depuis des années. Cette Justice qui laisse impunis les crimes, et n’offre que bien peu de mesures préventives pour les éviter.

Mais la haine ? La haine est une terre stérile qui n’engendre que la peine et les larmes. Le message laissé par Laura est un message d’Amour et elle ne veut pas que nous cédions à la haine.

Elle n’est pas morte. Elle vit dans le cœur de ses parents, dans le cœur de son frère, dans le cœur de ce jeune dont elle était amoureuse et avec qui elle venait de se mettre en ménage, dans le cœur de tous ses louveteaux, dans le cœur de tous ceux qu’elle aimait et dont elle a croisé la route.

La Justice, que tous exigent impérativement et qui seule peut mettre un terme à tous ces crimes, a besoin de la force, de la fermeté et de la sévérité. Mais elle ne peut pas se passer, non plus, d’une pincée d’Amour.

C’est le message que nous laisse Laura. Ne l’oublions pas.

 PS : pour des raisons de proximité géographique et du fait que je n’ai eu des informations que sur Laura, je ne parle pas ici de sa cousine Mauranne, assassinée en même temps qu’elle à Marseille. Mais il est bien évident que j’éprouve la même compassion pour la famille de cette dernière, comme pour les familles de toutes ces victimes d’un terrorisme aveugle et monstrueux.

 

Particulièrement attaché à cette « fraternité » figurant dans notre devise républicaine, je suis également très attaché à la Justice.

Je pense que chacun, sur cette terre, a droit à sa place au soleil – ou à l’ombre, serais-je tenté de dire en cette période de canicule !…

Le monde est profondément injuste, et je m’attriste en voyant les guerres qui déchirent certains pays, et la misère dans laquelle beaucoup sont plongés.

Mais je refuse de céder à cette compassion facile, lancée par certaines ONG et relayée par certains journalistes et médias, envers ces milliers de « sans-papiers » et de « migrants », pour lesquels on abuse injustement – et dangereusement – de notre sensibilité !

Il serait bon, tout d’abord, à propos de tous ces migrants, de s’interroger sur la façon dont ils ont payé leurs passeurs. Ces derniers leur demandent des sommes exorbitantes, aussi tout laisse à penser qu’ils sont en fait des terroristes en herbe, financés par des réseaux islamistes, et dont le but est de semer la guerre en France et en Europe.

Certains penseront que je noircis le tableau. Alors pourquoi y a-t-il si peu de femmes et d’enfants dans ces arrivages ? Et pourquoi tous ces hommes, dans la force de l’âge, ne restent-il pas dans leurs pays, et ne s’efforcent-ils pas de renverser les dictateurs qui les oppriment ?…

Autre question : alors que les chrétiens et les juifs sont les premiers persécutés dans les pays musulmans, pourquoi y en-a-t-il si peu parmi les migrants ? Et pourquoi ces musulmans qui arrivent en masse ne vont-ils pas chercher refuge dans les pays de leur confession ?…

Admettons que ces migrants n’aient pas d’intentions belliqueuses – ce qui reste à démontrer… – est-il juste de leur accorder, sans la moindre contrepartie, toutes les aides de l’Etat dont ils bénéficient ?

Alors qu’un grand nombre de nos compatriotes – après avoir travaillé toute une vie – ont des retraites de misère et n’ont droit à aucune aide de l’Etat, il faut avoir le courage de dénoncer les soins gratuits (AME), la CMU, les allocations pour handicapés, les aides au logement, et tutti quanti, auxquels ont droit la plupart des « migrants » et « sans-papiers », sans avoir travaillé, et qui ruinent notre pays.

Alors, mesdames et messieurs les journalistes, cessez de nous faire pleurer et de nous culpabiliser sur cette masse d’arrivants, qui viennent ou pour porter la guerre sur notre sol, ou pour vivre à nos dépens !

Et vous, les élus, ayez le courage de dénoncer ces scandales, et de mettre en place des politiques de retours au pays massifs pour tous ceux qui viennent illégalement sur notre sol.