Vous avez dit « incivilités » ?

Le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, aurait qualifié « d’incivilités » le meurtre du chauffeur de bus de Bayonne, Philippe Monguillot, assassiné par quatre passagers, dont l’un n’avait pas de ticket et les trois autres, pas de masques.

J’emploie volontairement le conditionnel, parce que je n’ai pas réussi à avoir la confirmation de ce qualificatif absolument insupportable, s’il est exact !

Les gouvernements qui se succèdent depuis des décennies se montrent incapables de faire respecter La Loi. Nos forces de l’ordre – tantôt portées aux nues par les médias et l’opinion, tantôt trainées dans la boue – ne sont pas appuyées par la Justice. Quand elles arrêtent des délinquants et des fauteurs de troubles, la plupart du temps, ces derniers sont relâchés sans condamnation.

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Oui, nous sommes victimes d’un laxisme généralisé au niveau le plus haut de l’Etat et la délinquance progresse sans cesse et de façon dramatique

Face à ce fléau, d’aucuns réclament des peines de prisons plus fortes et sans sursis. Personnellement, je pense que nous avons, dans notre arsenal de lois, des peines qui pourraient, si elles étaient appliquées, mettre hors ci-circuit un certain nombre de ces « voyous », de ces « bandits », de ces « vauriens » – je ne sais comment les qualifier – qui ne reculent devant rien et ne méritent aucune pitié !

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Mais je pense que la prison ne résout pas grand-chose. A ma connaissance, du fait de la promiscuité, c’est une école du « crime », dans laquelle des caïds « musulmans » – n’ayons pas peur des mots ! – imposent leur loi. Les surveillants eux-mêmes en ont peur et sont obligés de négocier avec eux chaque jour ou presque !

Ils font du trafic de drogue, imposent aux détenus, qui travaillent dans les ateliers de la prison, de leur reverser une partie de leur salaire, ont des contacts en dehors de l’enceinte de la prison, font des émules dans le crime, menacent de mort les surveillants qui essaient d’appliquer le règlement pénitentiaire, etc., etc. Et tout cela avec l’aval d’une Administration incapable de se faire respecter !… Aussi, il y a de grands risques que celui qui rentre petit délinquant en prison, en ressorte grand criminel…

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Alors que faire ?… Trois pistes me semblent envisageables.

La première concerne les délinquants qui souhaitent se sortir des mauvaises actions et mauvaises habitudes dans lesquelles ils se sont engagés. Ce serait de proposer aux volontaires, des travaux d’intérêt général, solidement encadrés, avec une discipline très stricte et un apprentissage de nos valeurs patriotiques : levers et couchers à heures fixes, lever des couleurs chaque matin. Incitation pour les jeunes, qui vivaient que dans le désordre complet, et ne respectaient aucune loi, à apprendre un métier, pour le jour où ils auront achevé leur période de rééducation… Ils pourraient ainsi découvrir la valeur du travail, d’une vie ordonnée et les valeurs indispensables à toute vie en société : le partage, l’altruisme, la générosité, le don de soi, etc.

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     La seconde piste concerne les gros délinquants et certains criminels pour lesquels la Justice veut laisser une chance de s’amender, au terme d’un séjour plus ou moins long en prison, fixé par le juges. Mais attention : il ne faut en aucun cas ce séjour ressemble à des congés payés. Il faut que ces détenus en « bavent », expient par la souffrance, les délits et crimes qu’ils ont commis ! Pas question d’avoir le téléphone et la TV dans leur cellule ! Pas question de partager leur cellule non plus avec un autre détenu, pas de visites, pas de lecture. Le face- à-face avec soi-même. Ainsi, peut-être, ces condamnés, en voyant les souffrances auxquelles ils sont soumis, prendront conscience des souffrances qu’ils ont fait subir à leurs victimes, et seront dissuadés de toute récidive…

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La troisième piste, concerne les grands criminels – pour lesquels on ne peut trouver aucune circonstance atténuante – et les terroristes qui, au nom d’une religion mortifère, n’hésitent pas semer la mort dans le sang et ne peuvent en aucun cas être « déradicalisés ». Ce serait l’exclusion à vie dans un bagne où ils seraient condamnés à casser des pierres comme dans les temps passés, et d’où ils ne pourraient s’évader.

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J’entends déjà les bonnes âmes s’indigner de ces condamnations, en invoquant, pour tous ces délinquants et criminels, des enfances malheureuses, la vie dans la rue en l’absence de parents aimants, etc. Je leur réponds que les malheurs et les injustices du passé, n’empêchent pas de faire la distinction entre le bien et mal, et de percevoir l’horreur qu’il y a à tuer à coups de pied un honnête chauffeur de bus, qui ne faisait que son devoir en rappelant la loi à des passagers délictueux, ou l’horreur de « foncer » et tuer, avec sa voiture, une gendarme de vingt-cinq ans qui faisait un contrôle sur la route.

A propos de ces condamnations à vie, sans possibilité d’amendement, je me demande si l’on doit désespérer de l’Homme ? Si l’on doit désespérer d’un homme ?…

Chrétien, je pense que – quelle que soit la noirceur de son âme – tout individu peut être, à un moment donné de sa vie, voire au dernier moment, touché par la « grâce », et prendre conscience de l’horreur de ses actes. Mais j’estime que cette prise conscience ne l’exonère pas de la dette qu’il a à payer envers la société, et qu’elle l’invite à accepter, avec égalité d’âme, la peine à laquelle la Justice l’a condamné. Voilà tout.

Les « Verts » ont-ils encore du bon sens ?…

Les écologistes ont le vent en poupe. C’est le moins que l’on puisse dire après le résultat des dernières élections.

Personnellement, je partage la volonté du plus grand nombre de protéger une nature trop souvent malmenée, mais je voudrais attirer ici l’attention sur l’incohérence et l’absurdité de quelques mesures actuelles en faveur, soi-disant, de l’écologie.

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Les voitures électriques, tout d’abord. C’est du grand « n’importe quoi » ! Avec quoi rechargera-t-on les batteries ?!… Les « écolos » condamnent les centrales nucléaires qui pourtant ne polluent absolument pas et présentent de grandes normes de sécurité… Et que fera-t-on des batteries en fin de vie ?! Elles contiennent des métaux toxiques, rares, précieux, du plastique mais aussi des acides. On retrouve un peu de tout. Des matières valorisables, mais aussi dangereuses et polluantes. Elles ne seront donc pas recyclables et s’ajouteront à cette pollution contre laquelle nos « écolos » prétendent lutter…

L’engouement pour les voitures électriques me semble donc d’autant plus injustifié qu’aujourd’hui les industriels sont capables faire des moteurs thermiques qui ne polluent pratiquement pas ! La volte-face sur les moteurs diesel – dont l’achat avait été encouragé pendant des années – a été un véritable gâchis, car justement les industriels avaient fait des recherches pendant des années pour mettre au point des moteurs diesel qui ne polluaient plus ! Quel gaspillage d’argent, de temps et autres !

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Deux mots, maintenant, sur l’imposture de l’éolien. Il s’agit là, en fait, d’une d’énergie économiquement peu rentable, qui pollue et détruit les paysages et est surtout l’objet de lobbies étrangers dont le souci premier n’est pas l’écologie, mais de faire du « fric » ! Quelle aubaine pour les petites communes rurales et les petits paysans ! En effet, ces sociétés – qui n’achètent pas les terrains – les louent à prix d’or pendant vingt ans. Mais après ? Les propriétaires des terrains ont l’obligation de démonter – à leurs frais ! – ces éoliennes en fin de course ce qui va leur coûter une fortune et les mettre en faillite ! Cela, les « Verts » se gardent bien de le dire.

Enfin, à propos des éoliennes encore, les pales sont faites de matériaux qui ne peuvent ni être recyclés, ni incinérés. Elles sont donc découpées en morceaux, enterrées et pollueront la terre pendant des millénaires ! Voilà qui ne semble pas poser problème à nos « écolos » !…

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Je voudrais dire encore un mot sur les centrales nucléaires. Ce sont elles qui produisent l’électricité la plus propre et la fermeture de Fessenheim est une aberration complète. Ceux qui l’ont décidée visiblement marchent sur la « tête ». Je ne parle ni du coût exorbitant – plusieurs centaines de millions d’euros – ni de la durée du démantèlement – vingt ans – ni des pertes d’emplois que cette fermeture engendrera, mais je veux parler de la recrudescence des gaz à effet de serre dont elle s’accompagnera. En effet, cette centrale, qui ne pollue absolument pas, alimente à 90% l’Alsace. Pour la remplacer il faudra faire appel à des centrales à gaz ou à charbon d’Allemagne… Comprenne qui voudra !…

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Parlons pour finir du réchauffement climatique au sujet sur lequel les « Verts » nous rebattent les oreilles. Je ne cesse de le répéter, au cours des millénaires, des dizaines et des centaines de milliers d’années qui nous ont précédés, notre planète n’a cessé de se réchauffer et de se refroidir sans que l’homme y soit pour quelque chose ! Quelle prétention, aujourd’hui, de croire que l’homme peut changer un climat dont on ignore la cause des variations : quelques explosions inhabituelles à la surface du soleil, la légère variation de l’inclinaison de la Terre, le réchauffement des océans, etc.

Aussi je pense qu’il faut faire preuve de la plus grande humilité, face à ces phénomènes qui nous dépassent. Par contre, je pense qu’il faut tout faire pour lutter contre la pollution qui menace et tue la vie sur notre Planète. Rappelons, pour mémoire, ce « continent » de plastique au cœur de Pacifique. Les poissons en ingèrent de micro particules que nous retrouvons ensuite dans notre chaîne alimentaire…

Les quelques exemples ci-dessus montrent les contradictions dramatiques des « écolos »

Mais je voudrais dire ici, pour finir, que l’écologie ne devrait pas être réservée à des partis – avec tous les excès de chaque parti – mais devrait concerner les gestes quotidiens de chacun. Ne pas jeter les sacs en plastique, limiter les déplacements en voiture, gérer au mieux ses consommations en électricité, en gaz, en bois, en papier, en eau, etc.

Il s’agit là de gestes simples, à la portée de tous. Il faut apprendre à nos enfants à aimer et à connaître la nature. Nous devons les éduquer en ce sens et c’est ainsi que nous contribuerons tous à l’avenir et à la préservation de notre Planète.

Je n’ai pas à faire de procès d’intention aux maires écologistes élus le 28 juin dernier. Mais je dois avouer que j’avais envie de rire – ou plutôt de pleurer ! – quand j’ai vu la plupart d’entre eux, s’afficher avec un vélo, comme si c’était là la solution à tous les problèmes… !

Vie d’une directrice d’école primaire en milieu rural…

Elle aura bientôt la quarantaine et a trois enfants entre trois et sept ans. Elle est directrice d’école dans un petit village de campagne, et son mari a repris l’entreprise de maçonnerie créée par son père.

A la fin de ses études, elle a choisi un village de campagne, dans lequel il n’y avait qu’une école laïque et pas d’école privée. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle souhaitait rassembler dans un même corps tous les enfants de ce village, sans ségrégation de croyances, de revenus ou autres…

En quatorze ans, elle a réussi à souder dans un même élan de solidarité et de dévouement, ses cinq collègues qui s’occupent avec elle des cinq classes de cette école primaire.

Pour pouvoir s’occuper de ses enfants, elle avait obtenu un mi-temps qui, malheureusement, son dernier fils ayant maintenant trois ans, ne sera pas renouvelé l’année prochaine. Mais il importe de souligner que, si elle touche un salaire de mi-temps, elle travaille à plein temps et davantage, sans se plaindre et sans compter ses heures.

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Voilà pour la présentation. Venons-en maintenant à l’éventail de ses tâches et responsabilités, notamment en cette période de confinement et de déconfinement.

Pendant le confinement, elle a assuré, avec ses collègues, les devoirs et leurs corrigés par Internet de ses élèves. Les déposant dans les boîtes aux lettres des parents qui n’avaient pas Internet ou pas d’imprimante.

Au moment de la reprise des cours, décidée dans la précipitation, elle a dû seule, préparer un questionnaire à choix multiples pour les parents, mentionnant les jours de la semaine où tel ou tel enfant viendrait à l’école, mangerait à la cantine ; elle a dû – en fonction des réponses – prévoir les repas, etc.

Quelques jours après la reprise, elle apprend qu’un de ses élèves a été testé positif au covid19. Branle-bas combat : elle prévient individuellement les huit familles dont les enfants ont été en contact cet élève. Et cela, avant que la nouvelle ne parvienne à la presse. Heureusement, aucun des huit élèves testés sera positif.

Et elle exerce des tâches qui requièrent des connaissances en informatique, de secrétaire de direction, de responsable des ressources humaines, de psychologue, etc. Or elle n’a aucun diplôme dans ces domaines.

Inutile de dire que la vie familiale se ressent de cette hyperactivité incessante. « Mais ce n’est pas à toi de faire tout cela, lui disent ses collègues ou son mari. »

Et quand le week-end, elle passe son énième repas devant l’ordinateur, laissant seul son mari avec ses enfants, ces derniers de se plaindre : « Tu es encore devant l’ordinateur, alors que tu nous dis qu’il ne faut pas être trop longtemps devant les écrans ! »

Au service des familles, elle leur a donné son numéro de téléphone personnel, quitte à être dérangée à toute heure du jour ou de la nuit.

Le jour de la reprise, un de ses enfants a une angine avec une forte fièvre. Elle refuse de prendre son 1er jour de garde pour enfant malade. Elle ne veut pas pénaliser les familles et ses collègues…

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Voilà la vie, ces dernières semaines, d’une directrice d’école qui exerce son métier comme un sacerdoce et avec abnégation. Elle la chance d’avoir des collègues aussi dévouées qu’elle, et un maire qui fait tout pour les aider.

Mais attention ! à force de trop tirer sur la corde, elle finit par lâcher ! Certaines nuits, elle se réveille en pleurs et pense à Christine Renon, cette directrice d’école de Pantin qui, le 21 septembre dernier, épuisée par les conditions de travail que lui imposait l’Education Nationale, a fini par se donner la mort dans son établissement.

D’après le témoignage d’une directrice d’école primaire,
passionnée par son métier mais à qui l’Education Nationale demande trop !

Hommage à nos gendarmes et policiers

Je condamne sans appel le meurtre de George Floyd, ce Noir américain, étouffé volontairement par un policier, sous le regard impassible de trois collègues.

Je comprends – et j’approuve – toutes les manifestations, aux USA, de Noirs contre le racisme récurrent dans ce pays, et toutes les manifestations de solidarité dans le monde, dans la mesure où elles sont pacifiques et ne s’accompagnent d’aucune violence.

Je les approuve également en France, dans la mesure où l’on n’en vient pas accuser de racisme nos gendarmes et nos policiers. Accusation totalement arbitraire et infondée, lancée par une gauche antirépublicaine, qui manipule une opinion influençable et versatile.

Souvenons-nous : après l’attentat de Charlie Hebdo, voici un peu plus de cinq ans, la police était encensée et plus de 35 000 candidats avaient postulé au concours de gardien de la paix. Les choses ont bien changé.

Face à la colère des gilets jaunes et à la violence des blacks-blocs qui les infiltraient, face ensuite à toutes les manifestations contre la réforme des retraites, les forces de l’ordre ont été mobilisées des semaines entières, sans pouvoir prendre le moindre repos, ni profiter de leurs familles, et tout cela pour recevoir des projectiles de toute nature, dont des cocktails Molotov, pour voir leurs voitures incendiées, etc., avec l’interdiction de répliquer !

De même, des voyous leur tendent souvent des guet-apens dans les banlieues, après avoir obligé les pompiers à venir éteindre des feux de poubelles.

Tout cela pour dire que gendarmes et policiers sont soumis à rudes épreuves, font preuve, dans leur très grande majorité d’un sang-froid exemplaire. Et les médias montrent une mauvaise foi complète en montant en épingle les blessés parmi les manifestants, et en passant sous silence, la plupart du temps, les victimes dans les rangs des forces de l’ordre.

Gendarmes et policiers sont au service de la Nation qu’ils servent avec courage, loyauté et abnégation. Leur devoir est d’assurer la Paix, l’ordre et la sécurité, et de sauver les vies menacées. S’ils leur arrivent de donner la mort, c’est en dernier recours, et en acceptant de donner la leur. Ainsi vingt-cinq gendarmes policiers ont été tués en service en 2019, laissant des veuves et des orphelins. Dans le silence complet des médias !

Je tiens donc à rendre hommage ici à tous nos gendarmes et policiers, injustement dénigrés et qui sont le fondement de l’ordre dans la Nation. Je tiens à leur dire ma solidarité.

Je condamne l’amalgame mensonger, fait par les médias et certains politiques, entre le racisme de la police aux USA, et un soi-disant racisme de la police en France. Et je condamne toutes les contre-vérités qui sont proférées contre les membres des forces de l’ordre en France. Que serait notre pays sans eux ?!… Ils sont les garants de notre démocratie.

Le coronavirus, une chance pour l’humanité ?…

Derrière ce titre provocateur, se cache un vœu.

Je m’explique. Nous vivons dans un monde de plus en plus matérialiste, dans monde dominé par la recherche du « fric » et du profit. Dans un monde de plus en plus individualiste, dans lequel les valeurs du partage, de la solidarité et de la fraternité sont de plus en plus négligées.

Or, que l’on soit croyant ou non, on peut trouver le bonheur tout seul. On peut s’étourdir dans une poursuite sans fin de biens matériels, mais on n’atteindra jamais le bonheur véritable ainsi.

Le bonheur, c’est le partage des peines et des joies de chaque jour. Ce n’est pas le repli sur soi, mais l’ouverture aux autres. C’est le partage fraternel des biens que nous avons avec les plus pauvres, etc.

J’entends déjà certains me traiter « d’angélique » !… Et pourtant !

Et pourtant, comment pouvons-nous nous révolter devant les menaces d’un virus dont la propagation nous échappe, devant lequel nous sommes plus ou moins impuissants, et laisser dans le même temps des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, être expulsées par le despote Erdogan, devant qui les pays occidentaux se mettent à genou ?!…

Comment pouvons-nous accepter toutes ces guerres qui déchirent la planète, détruisent des villes et des villages entiers, font des dizaines de milliers de victimes, et jettent des populations entières sur les routes à la recherche d’un havre de paix qu’ils ne trouveront jamais ?!…

Comment pouvons-nous accepter qu’un quart de l’humanité – ou plus – soit victime de la faim, soit privée des conditions sanitaires indispensables – eau courante, évacuation des eaux usées, etc.

Alors je le dis, si cette épidémie pouvait nous faire prendre conscience de toutes ces injustices, nous inviter à être moins égoïstes, moins matérialistes, et inviter tous nos dirigeants à s’entendre pour réparer l’irréparable. A remettre enfin un peu plus de justice dans ce monde, oui cette épidémie serait une chance pour l’humanité. Il s’agit sans doute là d’une tâche surhumaine, mais, comme le disait Albert Camus, « on appelle surhumaines, les tâches que les hommes mettent longtemps à accomplir, voilà tout. »

PS : je crains fort que cette chronique ne soit que le vœu pieux d’un idéaliste hors du temps et des réalités. Au moment de l’envoyer, je vois que les magasins sont dévalisés, que des personnes font des réserves alimentaires pour…trois mois ! sans compter toutes celles qui – souffrant vraisemblablement de « gastros » chroniques ! font des stocks de papier toilette !!!…

Pauvre monde où – hélas – l’individualisme et l’égoïsme semblent être à jamais les rois !…

Et j’ai l’impression que l’humanité prend brusquement conscience que nous sommes mortels….

PS : A cette conclusion négative, je tiens à ajouter le commentaire positif de notre fille. Oui, pour elle « le coronavirus est une chance pour l’humanité », mais par pour les mêmes raisons que moi. Je partage totalement son point de vue, persuadé que de tout mal, on peut tirer un bien.

« Je partage ton avis sur le fait que le coronavirus soit une chance pour l’humanité mais pas pour les mêmes raisons.

« J’observe ces jours-ci plus de comportements de solidarité que d’égoïsme (des collègues ou des inconnus qui se portent bénévoles pour porter des courses aux personnes âgées, des collègues inconnus qui se donnent des nouvelles virtuelles en partageant leur repas en photo, des blagues et des encouragements portés par les réseaux sociaux, des gouvernements qui lèvent des impôts, des entreprises qui maintiennent les paies de leurs employés malgré les fermetures de magasins…) Ces actions ne résoudront pas la faim dans le monde mais témoignent bel et bien de notre humanité. Cela va nous inviter à repenser notre manière de travailler, de consommer et de voyager. Et c’est bon pour le climat. Oui cette épidémie peut être une chance par la force des choses. Concentrons-nous sur le positif, il y aura toujours des détracteurs. »

Le « coronavirus » : une épidémie parmi d’autres ?…

Les épidémies n’ont rien de nouveau. Elles ont – au fil des siècles – décimé des populations entières. La nouveauté avec le « coronavirus », c’est peut-être que les médias nous tiennent au courant de sa progression, heure par heure

Est-il plus dangereux que les épidémies précédentes ? Je n’en suis pas certain. Je rappelle que la grippe, l’an dernier, a fait en France, environ 10 000 morts. Ou que la grippe dite – « espagnole » et venue en fait de Chine – a fait, en 1918-1919, entre 50 et 100 millions de morts dans le monde, dont plus de 150 000 Français ! Nous sommes loin de ces chiffres…

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Pour mémoire, une importante épidémie – de peste ? – frappa Athènes, à l’époque de Périclès, entre 429 et 425 av. J.C.. Il n’est pas possible de connaître le nombre exact de victimes, mais l’on sait qu’il fut « considérable ».

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Au XIVe, la « peste noire » décima, en l’espace de cinq ans, le quart ou le tiers de la population de l’Europe, soit environ 25 000 millions de personnes !…

Cette épidémie s’accompagna d’une vague d’antisémitisme : les Juifs en étant rendus responsables.

Ces épidémies de peste seraient à l’origine de la bague de fiançailles : elle était censée protéger de cette maladie.

La peste accentuait les divisions entre les classes sociales : les pauvres devenaient plus pauvres, et les riches plus riches. L’homme se trouvait seul face à la mort, à la peur de l’enfer, et c’était le temps des « danses macabres ».

Pendant trois siècles, il y eut une accoutumance au mal. Ainsi Richelieu, au XVIIe siècle, lors du siège de la Rochelle, n’hésitera pas à traverser la France avec ses troupes atteintes de la peste…

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Marguerite Yourcenar, dans son roman « L’œuvre au noir » décrit ainsi l’évolution de l’épidémie de peste qui frappa les Pays-Bas, au XVIe siècle :

« La peste venue d’Orient, entra en Allemagne par la Bohême. Elle voyageait sans se presser, au bruit des cloches, comme une impératrice. Penchée sur le verre du buveur, soufflant la chandelle du savant assis parmi ses livres, servant la messe du prêtre, cachée comme une puce dans la chemise des filles de joie, la peste apportait à la vie de tous un élément d’insolente égalité, un âcre et dangereux ferment d’aventure.

« Le glas répandait dans l’air une insistante rumeur de fête noire : les badauds rassemblés au pied des clochers ne se lassaient pas de regarder, tout en haut, la silhouette du sonneur tantôt accroupi, tantôt suspendu, pesant de tout son poids sur son grand bourdon. Les églises de ne chômaient pas, les tavernes non plus. »

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« Entre 1629 et 1631 une épidémie de peste « bubonique », dite « la grande peste de Milan » coûta la vie à plus d’un million de personnes, en Italie septentrionale, sur 4 millions d’habitants.

On nota alors « l’accroissement de la dépravation dans des proportions effrayantes. Une frénésie de jouissance s’empara de ceux que le fléau épargnait et tous les moyens parurent bons pour s’enrichir afin de satisfaire cette soif de voluptés, avant de succomber à l’épidémie. » (cf Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide – Garnier Flammarion – traduction de Jean Voilquin – note n°16

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Enfin, nous avons tous en mémoire, le roman d’Albert Camus, « La peste », dans lequel l’auteur décrit une épidémie frappant la ville d’Oran, en Algérie.

J’en retiens les citations suivantes : « Les fléaux, en effet, sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu’ils vous tombent sur la tête. Il y a dans le monde autant de pestes que de guerres. Et pourtant pestes et guerres trouvent toujours les gens aussi dépourvus. »

« Ils continuaient de faire des affaires, ils préparaient des voyages, et ils avaient des opinions. Comment auraient-ils pensé à la peste qui supprime l’avenir, les déplacements et les discussions ? Ils se croyaient libres et personne ne sera jamais libre tant qu’il y aura des fléaux. »

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Pour en revenir à ce fameux « coronavirus », je note l’attitude paradoxale des différents gouvernements dans le monde. Ainsi, alors qu’en Italie du nord, où se trouve un foyer important, les autorités placent dans une quarantaine draconienne certaines cités, à Lyon on maintient un match de foot qui accueille de nombreux supporters italiens !…

Je note également la fragilité de l’économie mondiale, dont l’équilibre ne tient qu’à la confiance de tous les actionnaires de la planète. Il suffit qu’une menace pèse sur le rendement de leurs actions, pour qu’ils les vendent massivement, et entraînent le monde dans une crise financière, boursière et politique dont les conséquences peuvent être dramatique