Quatorze millions d’euros !…

Quatorze millions d’euros !

C’est le coût de l’empaquetage de l’Arc de Triomphe, pour rendre hommage à l’artiste plasticien américain Christo, décédé voici deux ans, et au mépris de tous les morts pour la France en hommage duquel ce monument a été érigé !…

Certes cette opération est entièrement autofinancée, sans subvention publique, grâce à la vente d’œuvres originales de Christo, dessins préparatoires, souvenirs, maquettes et lithographies.

Cette œuvre sera inaugurée ce 18 septembre et défaite le 3 octobre prochain.

Au nom de l’Art, les morts toutes les guerres qui ont donné leur vie pour la Liberté, subiront une seconde mort, et risquent de tomber un peu plus dans l’oubli.

Il faut noter que le début de cet empaquetage a commencé le jour même où la Maire de Paris, Anne Hidalgo – qui a cautionné ce projet – a déclaré officiellement sa candidature aux élections présidentielles. N’aurait-elle pas mieux fait, auparavant, de se préoccuper de la propreté de notre Capitale réputée pour sa saleté, et de chercher une solution pérenne pour tous les drogués qu’elle ne cesse de déplacer de quartier en quartier, au mépris des habitants condamnés à subir leurs nuisances.

Enfin, plutôt que de dépenser ces 14 millions d’euros, pour la gloire d’un artiste très contestable, n’aurait-il pas été mieux de les utiliser pour aider les familles de nos morts et de nos blessés de guerre, notamment des OPEX (Opération Extérieures) ?!…

Hélas, de plus en plus en France, sont passés à la trappe, au nom de l’Art, de véritables héros, qui se sont sacrifiés – ou qui se sacrifient – pour notre Patrie, et dont l’exemple devrait être source d’inspiration pour nos jeunes, en manque de valeurs.

Pauvre France et honte à tous nos dirigeants qui cautionnent cette déliquescence mortelle !

L’homme est-il responsable du dérèglement climatique ?…

Vaste question à laquelle il faut chercher à répondre avec la plus grande humilité…

Les phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents que nous connaissons – pluies diluviennes en l’espace de quelques heures, ouragans, tornades, cyclones, etc. -ne sont pas sans nous interroger.

Nous savons qu’au cours des siècles et des millénaires passés, la terre a connu des périodes de réchauffement et de refroidissement dans lesquelles l’homme n’avait aucune responsabilité et que, faute de mieux, on attribue à des explosions solaires inhabituelles, à des conjonctions de planètes, à une variation de l’inclinaison de l’axe de la terre, ou autres.

Il nous manquera toujours le témoignage des hommes préhistoriques, mais il semble que les phénomènes actuels sont marqués par leur fréquence de plus en plus importante et par leur caractère extrême. S’il ne fait pas de doute, que ces phénomènes sont dus au réchauffement climatique nous devons nous interroger, en toute objectivité, sur la part de responsabilité de l’homme dans ce réchauffement.

Témoignage du GIEC

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) composé de scientifiques dignes de foi, a publié le 9 août dernier, un état des lieux des connaissances sur le climat et ses perspectives d’évolution, en fonction des émissions de gaz à effet de serre, et a lancé un véritable cri d’alarme.

Selon ce rapport, la température moyenne de la planète a augmenté d’1,1°C depuis les débuts de l’ère industrielle, « un niveau de réchauffement qui n’a jamais été observé depuis au moins 2 000 ansʺ. Même dans le scénario le plus optimiste, avec une réduction des émissions de CO2 drastique et immédiate, un réchauffement de +1,5°C pourrait être atteint dès le début des années 2030. Mais le défi n’est pas encore perdu. Pour avoir 83 % de chance de rester sous la barre de +1,5°C, l’humanité doit émettre moins de 300 gigatonnes de CO2 estime le GIEC, soit l’équivalent de 10 a ns d’émissions au niveau de 2019.

Le GIEC a construit cinq scénarios d’évolution du climat en fonction des quantités d’émissions de gaz à effet de serre émises « à partir de maintenant« . Si l’humanité continue la trajectoire qu’elle est actuellement en train de suivre, nous nous dirigeons vers les deux projections les plus pessimistes, soit un réchauffement d’ici 2100 de 2,8°C à 4,6°C pour le quatrième scénario, ou de 3,3°C à 5,7°C pour le cinquième. Même s’ils étaient respectés, les engagements pris lors de l’Accord de Paris en 2015 nous mènent à un réchauffement à 3°C. La dernière fois que la température globale de la planète était 2,5°C supérieure à celle observée sur la période de 1850-1900, c’était il y a trois millions d’années.

D’ici 2100, l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre un mètre dans le cadre du pire scénario. La hausse du niveau global s’est élevée à 20 centimètres entre 1901 et 2018. Cette élévation a été plus rapide que tout ce qui a déjà été observé depuis au moins 3 000 ans. Un processus qui aura un impact sur le long terme : il est attendu que le niveau de la mer continue à augmenter pendant des siècles, voire des millénaires en raison de la fonte des glaciers et la hausse de la température des océans.

Du jamais vu depuis deux millions d’années au minimum : l’indice de concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint 410 ppm, ou « particules par millions« . Cette unité de mesure permet de savoir combien de molécules ayant un effet de serre se trouvent dans un million de molécules de l’atmosphère. Le GIEC réaffirme l’origine anthropique du réchauffement climatique. Depuis 1990, la production annuelle de CO2 a bondi de 63 %.

Depuis 1750, la concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté de 156 % pour atteindre un taux inégalé depuis 800 000 ans. Une tonne de méthane a un pouvoir de réchauffement global 84 fois plus élevé en moyenne qu’une tonne de CO2 sur une période de vingt ans. Dans ce nouveau rapport, le GIEC alerte plus que jamais sur la nécessité de réduire les émissions de méthane, sans quoi l’objectif d’1,5°C serait hors de portée. Environ 60 % des émissions de méthane sont imputées à l’agriculture, liées notamment à l’élevage de ruminants. Environ un tiers seraient émises dans le cadre de l’exploitation et du transport d’énergies fossiles. 

Les hommes parviendront-ils à contrer les perspectives les plus pessimistes de ce rapport ? Pas sûr.

Possibilités offertes à l’humanité…

Mais ce qui est certain, c’est que les hommes ont la possibilité de limiter les conséquences dramatiques de ce réchauffement. En remettant à nouveau des haies autour des champs et des prés, qui avaient été supprimées à tort, en creusant des fossés tout autour pour l’écoulement des eaux, en cessant bétonner d’immenses surfaces autour des habitations, en respectant les zones inondables connues depuis des décennies voire des siècles, on évitera ou on limitera les effets des pluies torrentielles et de plus fréquentes, qui emportent tout sur leur passage.

De même, en cessant de construire des habitations au bord des côtes maritimes, on évitera les dommages provoqués par la montée des eaux océaniques. Et il faut bien avoir conscience que cette montée de eaux va entraîner des défis inéluctables pour l’humanité : des villes et de vastes contrées risquent d’être submergés, entraînant de considérables déplacements migratoires.

Doit aller jusqu’à dire que c’est un monde « apocalyptique » que nous risquons de laisser à nos enfants ?!… Cette vision pessimiste se renforce encore en constatant qu’en plus de ces dérèglements climatiques, l’humanité doit affronter dès maintenant deux problèmes majeurs : un problème de pollution dont elle est totalement responsable et qu’elle doit impérativement résoudre, et un problème de surpopulation crucial… Jamais, au cours son histoire plurimillénaire, elle n’a eu à faire face à autant de difficultés.

Ne perdons pas espoir pour autant ! S’il est vrai que c’est un avenir sombre qui se profile à l’horizon de nos descendants, ne doutons pas qu’ils seront capables de prendre à bras le corps les redoutables problèmes qui se posent à eux, et qu’ils sauront faire refleurir notre terre en pleine déliquescence !

La part des choses…

Quoi qu’en disent certains, nous sommes en démocratie, et chacun est libre de critiquer le Président de la République, notamment pour sa gestion de la crise sanitaire, faite d’une suite d’atermoiements, de revirements, de mensonges, etc. Mais reconnaissons le caractère inédit de cette pandémie et qui peut prétendre faire mieux faire que lui ?…

Mais il y a plus. Il faut constater que ce simple mortel qui s’est pris pour Jupiter et s’est considéré comme le « maître » des horloges, a complètement désacralisé la fonction présidentielle. Notamment avec cette photo prise aux Antilles, en compagnie de deux jeunes – dont un est torse nu – et faisant chacun un doigt d’honneur ! Et plus récemment, le 24 mars dernier, avec sa participation, à l’Elysée, avec deux youtubeurs à un concours d’anecdotes !

Non cela n’est digne d’un Président dont le rôle est d’incarner la France.

Notons encore, que ce Président, qui n’a pas fait de service militaire, a fait valoir façon péremptoire son titre de chef des armées, en poussant le général Pierre de Villiers à démissionner, et – en l’espace de quatre ans – en est à son troisième chef des armées. Du jamais vu !…

Comment accepter également sa volonté de « déconstruire » l’Histoire ?!.. (voir son interview à la chaîne américaine CBS d’avril dernier). Volonté mortifère à laquelle Xavier Bertrand a répondu : « L’heure n’est pas à la déconstruction de l’histoire mais à la reconstruction d’une cohésion nationale abîmée par votre incapacité à assurer la sécurité des Français, à restaurer la souveraineté migratoire et à soutenir l’action quotidienne de nos services publics ».

Emmanuel Macron ne cache pas son souhaite d’instaurer en France le « multiculturalisme ». Il nie ainsi l’identité et le passé de notre Patrie, et montre qu’il n’a aucun amour pour elle.

Nous arrêterons là la série des reproches, mais quels qu’ils soient, il y a des limites à ne pas dépasser. Ainsi il est absolument intolérable que des opposants à sa politique vaccinale, le représentent en Hitler ou défilent avec des étoiles jaunes. Ils mélangent ce qui est un combat pour la « vie », avec ce que fut la politique pour la « mort » des nazis.

Nous ignorons tout – ou presque tout – des origines de cette pandémie. Mais les réseaux sociaux – et même les médias – font le plus grand mal en diffusant, à longueur de journées – des théories complotistes, en un moment où la vaccination et le pass sanitaire, représentent vraisemblablement un moindre mal et où il convient de serrer les coudes !

A propos de la loi sur la PMA…

Ainsi, la loi sur la PMA a été quasiment « pliée », ce jeudi 10 juin, par l’Assemblée nationale. Certes, les sénateurs vont l’examiner une dernière fois le 24 juin, mais ce sont les députés qui auront le dernier mot, le 29 juin.

Si cette loi est dans « l’air du temps » -les sondages prétendent que la majorité des Français y serait favorable, et ses partisans déclarent que treize pays européens l’ont déjà adoptée- peut-on pour autant la qualifiée de « bonne » ?…

En effet, la PMA pour toutes les femmes –seules ou en couples- et demain de la GPA, semble oublier l’essentiel : elle va autoriser la mise au monde d’orphelins de père, alors qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère.

Elle va priver un enfant artificiellement conçu, de ce père sur lequel tout enfant a besoin de s’appuyer, de se référer. Que pourra donc lui apporter, quand il aura 18 ans, de connaître son géniteur, avec lequel il n’aura jamais rien partagé, avec qui il n’aura aucune histoire commune ?!…

Donner vie à un enfant, n’est jamais un acte anodin. Il n’existe pas de « droit à l’enfant ». Un enfant n’est pas une « chose », une « marchandise » qu’on achète comme n’importe quel bien, dans un supermarché !…

Désirer un enfant est tout à fait légitime. Mais, quand on sait qu’il y a des centaines de milliers d’orphelins dans le monde, pourquoi une femme homosexuelle n’adopterait-elle pas l’un d’eux ? Certes, ce dernier sera lui aussi privé de père. Mais –et la différence est fondamentale- la conception de ce dernier aura été naturelle, et non pas le résultat « artificiel », d’une science et de techniques qui n’acceptent plus aucun interdit.

Hélas ! combien d’héritiers de mai 1968, sont nostalgiques de ce slogan en vogue alors : « Il est interdit d’interdire ». Or, au risque d’être à contre-courant de l’opinion actuelle, il faut rappeler que tout n’est pas permis. Et les lois de la bioéthique sont précisément là pour imposer des garde-fous et des limites à la science !

Et il faut avoir conscience que ce qu’on appelle « progrès » est, dans ce cas, une terrible « régression ».

Le plus grand bonheur, pour un enfant, sur cette terre, est partager, à sa naissance, l’amour d’un père et d’une mère. Combien d’enfants, en ce monde, sont privés de ce bonheur incomparable ! Alors, ne « fabriquons » pas artificiellement des orphelins !

Notons enfin que l’Assurance maladie dont le rôle –comme son nom l’indique- est d’assurer les personnes victimes de maladie, prendra en charge ces PMA qui, en fait de maladie, ont pour but de créer artificiellement ces enfants sans père !!!…

La tribune des généraux ou l’ignominie de nos gouvernants !

Parce qu’ils n’ont fait que dénoncer des faits –que la France est en « péril » et que « plusieurs dangers mortels la menacent »-, 12 généraux, 22 officiers supérieurs et 51 autres gradés, passent, aux yeux de la ministre des armées pour prendre des positions « inacceptables » et pour « appeler à une sorte d’insurrection ! » Quant au chef d’état-major des armées, il déclare, à propos de l’un des généraux signataires de cette tribune, qu’il est « indigne, qu’il salit l’armée, la fragilise en en faisant un objet de polémique nationale ».

Cependant ces officiers courageux n’appellent nullement à la sédition ! Ils rappellent simplement –ce que tout le monde sait !- qu’avec « l’islamisme et les hordes de banlieue » de multiples parcelles se détachent de la nation et se transforment « en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. »

Ils rappellent la volonté de certains de créer « la haine entre les communautés ». Que des partisans « haineux et fanatiques, qui méprisent notre pays », veulent « la guerre raciale », et « veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. » En disant cela ils ne font que constater que « la violence s’accroît de jour en jour ».

Comme ce qui a été dit ci-dessus, et contrairement à ce que prétendent le chef d’état-major des armées et la ministre des armées –avec une mauvaise foi affligeante- ces militaires ne cherchent nullement à prendre le pouvoir, à faire un putsch. Ils entendent rester dans la légalité républicaine. Ils déclarent que qu’ils sont « disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation. »

Ils disent simplement que « ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication » des dangers actuels et ils leur rappellent que « pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. »

Et quand ils affirment que « si rien n’est entrepris » et si laxisme continue, il y aura une « explosion », une « guerre civile », ils ne font que reprendre les mots de Gérard Collomb, le 3 octobre 2018, lors de sa démission du ministère de l’Intérieur : « Aujourd’hui, on vit côte à côte… je crains que demain on vive face à face. »

Oui, en déclarant que si un terme n’est pas mis au chaos actuel, demain une guerre civile éclatera, qu’il faudra l’intervention de leurs « camarades d’active », que les morts se compteront par milliers, et que les responsables en seront les membres du gouvernement actuel, ils ne font qu’énoncer une vérité que la majorité des Français partage.

Il leur est reproché de manquer à leur devoir de réserve et de neutralité, et d’avoir fait figurer leur grade dans cette tribune.

Mais leur sens de l’honneur, leur amour de la Patrie, leur volonté de lui épargner à des bains de sang, et leur courage, passent bien avant ces devoirs de réserve et de neutralité, que veut leur imposer un gouvernement de pleutres sans expérience.

Quant à leurs grades, ils étaient bien obligés de le faire figurer, s’ils voulaient avoir une certaine audience, car tous étaient pratiquement inconnus du grand public. Quand les Français voient douze généraux, dont un de corps d’armée, un de division et dix de brigade, signer une tribune, ils savent que ce ne sont pas n’importe qui. Que ce sont des hommes d’expérience, des hommes qui ont risqué leur vie pour notre Patrie, et qui méritent d’être écoutés.

Hélas ! cette clique d’hommes au pouvoir, qui les condamnent si brutalement et sans appel, n’est constituée pour le plus grand nombre –disons-le- que de lâches et de traîtres !

Quant à Emmanuel Macron, rappelons qu’il n’a jamais fait de service militaire, qu’il n’a jamais risqué sa vie pour la France –contrairement à tous ces officiers qui ont eu le courage de signer cette tribune et qui ont comme souci la « sauvegarde de la nation », en tout légalité républicaine.

Rappelons enfin, qu’il a eu l’outrecuidance de pousser à la démission, le 19 juillet 2017, le général Pierre Devilliers, après l’avoir blâmé publiquement, six jours plutôt, le 13 juillet, à l’occasion du traditionnel discours aux armées, pour avoir critiqué, lors d’une audition parlementaire, les coupes budgétaires annoncées par l’exécutif.

Jamais, non jamais, dans l’histoire de la Ve République, un président n’avait osé s’en prendre ainsi en public au chef d’état-major des armées !

Quelle honte de la part de ce gamin, qui se prend pour Jupiter, qui a entre ses mains le sort de notre Patrie, qui la conduit au chaos et dont le seul souci est d’être réélu en 2022 !!!…

Loi sur la fin de vie…

* Texte de loi présenté à l’Assemblée nationale le 8 avril dernier

Le 8 avril dernier, les députés, à la demande d’Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime, ont débattu d’un projet de loi sur la « fin de vie ».

N’hésitons pas à appeler un chat et chat, et notons que derrière l’euphémisme « fin de vie » se cachent les mots de triste mémoire « euthanasie », « aide active à mourir » et « suicide assisté », qui évoquent les heures sombres du nazisme…

Soulignons l’indécence d’un tel débat quand, depuis plus d’un an, en France et dans le monde, des dizaines de milliers de soignants luttent –jour et nuit, jusqu’à épuisement- pour arracher à la mort des centaines de milliers de personnes, touchées par cette Covid-19, qui a déjà tué trois millions de personnes dans le monde !

Ces législateurs se réfèrent aux sondages, selon lesquels une majorité écrasante de Français souhaiterait choisir sa fin de vie. Aussi, la loi qu’ils souhaitaient faire adopter, aurait décrété que « toute personne capable majeure » pourrait demander une « assistance médicalisée à mourir » si elle se trouve dans une phase « avancée ou terminale » d’une affection « grave et incurable », provoquant une souffrance « physique ou psychique » qui « ne peut être apaisée » ou que la personne concernée juge « insupportable ». Et il appartiendrait à des médecins de donner la mort.

C’est oublier que, si le rôle des médecins est de tout faire pour soulager les souffrances des patients, de ne pas prolonger abusivement leur agonie, ils ne doivent jamais provoquer délibérément leur mort.

Cette loi, qui occulte complètement les problèmes moraux et éthiques qu’elle pose, entraînerait à terme bien des dérives. En effet, on pourrait donner la mort non seulement à des personnes en fin de vie, mais aussi à des personnes dépressives et invalides qui, connaissant un « passage à vide », demanderaient à mourir. Et en plus cette mort serait qualifiée de « naturelle » ! Quel outrage à la Justice !…

* La loi « Léonetti/Claeys »

Les partisans de l’euthanasie passent sous silence la loi « Léonetti/Claeys » -ignorée du plus grand nombre et votée par le Parlement en 2016-, qui permet pour tous une mort paisible.

Cette loi prévoit une sédation profonde, pour les personnes en fin de vie, dont les souffrances sont devenues insupportables. Avant de procéder à cette sédation, il doit y avoir impérativement une décision collégiale, avec la participation de plusieurs médecins et soignants, de la personne de confiance du patient, munie de ses directives anticipées, et si possible des membres de sa famille

La décision prise, une sédation peut être envisagée pour éviter de prolonger une agonie inutile, et peut alors offrir à ces personnes de quitter la vie paisiblement, dans le respect de leur volonté. Elles peuvent ainsi accéder à une fin de vie dans les meilleures conditions possibles.

Cette loi n’en appelle aucune autre et n’a pas besoin d’être modifiée. Par contre il est urgent de la porter à la connaissance de tous, et de multiplier les unités de soins « palliatifs » -en trop petit nombre-, dans lesquelles les personnes en fin de vie peuvent recevoir ce type de soins.

* Les arguments de partisans de « l’euthanasie »

– Son coût modique : Mais il est bien évident que, dans un monde de plus en plus matérialiste, les partisans de l’euthanasie feront valoir le coût minime d’une injection létale, à côté du coût exorbitant de soins palliatifs. Mais il importe de rappeler que la vie n’a pas de prix. !

– Son respect de la « dignité » : Ces inconditionnels de l’euthanasie en appellent à la dignité humaine. C’est oublier que tout être humain mérite « respect » quelles que soient ses infirmités, ses handicaps, ou autres. La dignité de toute personne, quelles que soient sa maladie, ses infirmités, et la vue qu’elle offre au regard des autres, ne réside pas son aspect physique extérieur, mais dans la qualité du regard compatissant et aimant, qui se porte sur elle.

* La nécessité d’accompagner les personnes près de la mort

Il faut rappeler également le drame atroce, inhumain, de ces dizaines de milliers de personnes en France, dans les EHPAD ou ailleurs qui, en raison du confinement, ont été totalement abandonnées au moment de leur mort, et privées de la présence réconfortante d’un proche pour leur tenir la main, les accompagner de son regard, ou autres. Et nous savons également que tous ces proches –qui n’ont pu accompagner un parent, dans son passage de la vie à la mort- sont dans l’incapacité, aujourd’hui, de s’en remettre, ne parviennent pas à faire leur deuil.

Ces députés qui donnent par cette loi –disons-le franchement- l’autorisation de « tuer » font appel à la Liberté individuelle et à l’Egalité, devant la mort. Mais ils oublient le troisième mot de notre devise nationale : la Fraternité !

En effet, nous appartenons tous à une même communauté humaine et, s’il est impératif de calmer les souffrances physiques insupportables des patients en fin de vie, il est également indispensable, d’apaiser leurs souffrances morales, leur peur de la mort, et donc de les accompagner fraternellement. Personne ne devrait jamais mourir seul.

* Risque de voir adopter une loi sur « l’euthanasie » dans un avenir proche

Ne nous faisons pas d’illusions. Cette loi n’a pas pu être votée, car elle avait été proposée dans le cadre d’une « niche fiscale » et les députés ne disposaient que de six heures trente pour l’adopter. Aussi, quatre députés « Les Républicains » ayant déposé 2 300 amendements et bénéficiant du soutien d’une quarantaine de députés de la majorité, le temps imparti fut dépassé et il ne fut pas possible de la voter.

Mais ces partisans, sans âme, de la légalisation de l’homicide, reviendront en force à la charge. Et cette loi, contraire au respect fondamental de la vie, et à l’obligation de prendre soin de nos frères en humanité, risque bien d’être adoptée. Ce serait alors, l’autorisation donnée par le législateur, de transgresser une limite universelle que toutes les civilisations avaient jusqu’alors respectée et dont les conséquences morales, éthiques et humaines dépassent l’imagination.