Reste-t-il encore un soupçon d’Espoir au fond de la boîte de Pandore ?…

Il y a longtemps. Bien longtemps. Quand tous les maux se furent échappés de la boîte de Pandore, la guerre qui déchire le monde, la jalousie, l’envie, la colère la vengeance stérile la méchanceté, la folie l’amour non partagé, et aussi la maladie et la mort, alors, quand tous ces maux se furent répandus sur la terre, apparut au fond de la boîte maudite l’Espérance !

Hélas ! hélas ! quand on jette un œil sur l’état de la France, du monde, de la planète, et de nos valeurs morales, aujourd’hui, il est permis de se demander si cette fameuse Espérance se trouve encore au fond de la boîte maudite.

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Pour ce qui est de la France, la grande majorité des Français prévoit des lendemains douloureux à la suite de l’incompétence, de plus en plus grande, de nos élus qui se succèdent depuis des dizaines d’années.

Nous sommes embarqués dans une tempête économique qui ne peut que croître ; une tempête sanitaire, la crise du Covid étant loin d’être achevée et la politique de santé étant, de notoriété publique, un désastre ; et peut-être une tempête sociale à la suite de la montée de l’inflation et de la raréfaction de certaines denrées.

A cela il faudra ajouter une crise identitaire et confessionnelle. A ce propos, il suffit de voir, que le tribunal administratif de Paris vient de suspendre l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, réputé proche des Frères musulmans, et accusé par les autorités d’appels à la haine et à la violence visant les femmes, la communauté juive et LGBT. Expulsion suspendue parce que la vie familiale de cet imam, passant avant les intérêts de la République, aurait été perturbée !…

Voilà comment notre France défend son identité et ses valeurs !!!…

Par ailleurs, il faut constater que la sphère politique est dévastée.

La droite peine à retrouver des leaders et à imposer des idées utiles pour la France. A gauche, communistes, socialistes, France insoumise et Verts, rassemblés dans une union de circonstance, sont incapables de proposer un programme pour le redressement de notre pays et s’opposent systématiquement à toute politique qui s’orienterait vers le bien de la nation.

Les Verts, qui ont pris le pouvoir dans un certain nombre de grandes villes, diffusent leurs idéologies racistes et islamo-gauchistes. Si bien que ce sont les minorités qui font la loi, avec la bénédiction d’Emmanuel Macron qui, contrairement à ce qu’il prétend, est à la solde des séparatistes, et ne cesse d’accuser la France de crimes contre l’humanité envers nos anciennes colonies, rayant d’un trait tous les bienfaits qu’elle leur a apportés.

De plus, depuis des années, la France dépenses sans compter des milliards, sans s’inquiéter du poids de la dette colossale qu’elle laisse à nos enfants et petits-enfants.

Par ailleurs, la plupart des Français estiment que notre pays n’a plus les moyens de partager ses richesses et ses avantages sociaux, avec des migrants venus de toute la planète !

Il faut rappeler également l’insécurité complète qui règne maintenant en France. Il ne se passe pas de semaine sans que des commissariats soient attaqués – avec la volonté de « tuer » des policiers ! A Lyon, dans le quartier de la Guillotière, deux policiers ont été victimes, dernièrement, d’une tentative de lynchage, et le maire de Lyon, écolo-gaucho, a refusé de rencontrer le ministre de l’Intérieur, quand il est venu quelques jours plus tard !…

Enfin, tous sont écœurés par les propos d’un Jean-Luc Mélenchon : « La police tue ». Contre-vérité, que non seulement le gouvernement ne dément pas avec fermeté, laissant sans soutien véritable la police, la gendarmerie, les pompiers. Il suffit de constater que lorsque qu’un délinquant est tué par un policier à suite d’un refus d’obtempérer ou autre, la Justice se retourne contre lui. Justice qui se montre du plus grand laxisme pour condamner les délinquants et les criminels et, quand ils sont condamnés, ne se soucie pas de l’exécution de leurs peines.

Oui ! Inutile d’en dire davantage. Il est évident que la France, cette France magnifique et florissante que nous avaient léguée nos pères, est en danger de mort et est à la veille d’une révolution. Sa situation inspire le plus grand désespoir !…

Ce n’est hélas pas tout. Loin de là !

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En ce qui concerne le monde

Les médias ne cessent de parler de la guerre en Ukraine. Certes, il s’agit là d’une guerre aux conséquences terribles dans le domaine humanitaire, économique et qui remet en cause, non seulement la paix en Europe, mais aussi la paix dans le monde.

Depuis quelques jours, l’attention se fixe également sur la Chine, Taiwan et les USA. Il s’agit là d’une inquiétante menace de guerre, dans laquelle il faut espérer que les adversaires n’en resteront qu’aux intimidations.

Cependant, alors qu’ils ont les yeux fixés sur l’Ukraine et maintenant sur Taiwan, les médias passent totalement sous silence, la guerre au Yémen. Conflit qui dure depuis huit ans, qui a causé la pire catastrophe humanitaire au monde ; qui a déjà fait 233 000 morts, dont 131 000 dus à des causes indirectes, telles que le manque de nourriture, de services de santé et d’infrastructures. Plus de 10 000 enfants sont morts en conséquence directe des combats.

Et la France, patrie des droits de l’Homme, vend des avions de combat à l’Arabie Saoudite pour rétablir la paix au Yémen !!!…

Il faudrait parler encore de la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression meurtrière de manifestations pacifiques pour la démocratie. Ce conflit s’est transformé au fil des ans en une guerre complexe impliquant factions rebelles, groupes djihadistes et puissances étrangères. La guerre a dévasté ce pays et aurait fait au moins 384 000 morts, dont plus de 116 000 civils. Le régime de Bachar al-Assad contrôle aujourd’hui plus de 70 % d’un territoire morcelé, grâce à l’appui militaire de ses alliés indéfectibles : la Russie, l’Iran, ou encore le Hezbollah libanais.

L’Ethiopie n’est pas épargnée non plus. Le conflit, qui a éclaté en novembre 2020, serait l’un des plus brutaux du monde actuel, avec des rapports faisant état de meurtres de civils et de viols collectifs, selon Amnesty International. On compte actuellement 900 000 personnes affamées. Les rebelles, qui combattent dans le pays, affirment que plus de 9 millions d’Éthiopiens ont besoin d’une forme d’aide alimentaire

Nous pourrions ajouter la Birmanie, Haïti et encore bien d’autres pays. Tous ces conflits qui déchirent tant de territoires ont des origines ethniques, religieuses, économiques ou autres. Et sont bien souvent le fait de va-t-en guerre, qui imposent à leurs peuples les pires malheurs, les pires souffrances.

Toutes ces guerres, en tout cas, dévoilent un état du monde accablant, dans lequel la Paix ne semble jamais avoir été aussi éloignée ! Face à de tels désastres, peut-on encore espérer des jours meilleurs ?!…

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A propos de l’état de notre planète.

– Le dérèglement climatique – le réchauffement de la planète

Qu’ils soient dus à des facteurs naturels ou à des émissions de gaz à effet de serre, engendrés par les activités humaines, le dérèglement et le réchauffement climatiques sont sources des plus grandes inquiétudes pour l’humanité.

Ce sont là, des périodes de sécheresse, dont la répétition et la durée semblent ne s’être produites que très rarement, au cours de dizaines d’années précédentes – comme en France actuellement, avec une centaine de communes privées d’eau potable ; là, des pluies diluviennes, avec d’énormes grêlons, des tornades, provoquant d’immenses désastres ; là encore, des températures exceptionnelles, entraînant de dramatiques feux de forêts, etc., etc.

Face à ces changements climatiques, il faut faire preuve de la plus grande humilité. L’homme a vraisemblablement une part de responsabilité avec ses rejets massifs de CO2 dans l’atmosphère, mais il est permis de se demander si la position et l’inclinaison du soleil, au fil du temps, sa proximité de la Terre, les radiations qu’il émet ne jouent pas un rôle plus important que celui des activités humaines, rôle qui échappe totalement aux hommes.

Nous le savons, au fil des siècles, des millénaires, et des millions d’années qui nous précédés sur cette Planète, le climat n’a cessé d’évoluer, sans que l’homme n’y soit pour rien. Les mers et les océans sont montés et sont descendus de plusieurs dizaines de mètres. Il y a 9 000 ans, le Sahara était vert. Nous savons que les derniers mammouths en Europe se sont éteints voici environ 30 000 par suite du réchauffement climatique, etc…

Beaucoup précisent que ces changements se sont faits sur d’immenses longueurs de temps, tandis que ceux que nous constatons aujourd’hui sont brutaux. Soit. Mais peut-on prétendre pour autant la brutalité de ces changements soit provoquée par l’homme ?…

– La pollution

Il est un point, par contre, pour lequel l’homme a une totale et incontestable responsabilité : il s’agit de la pollution des sols, des sous-sols, et des océans dans lesquels il rejette, sans trop s’inquiéter, un très grand nombre de ses déchets.

Dans les sols et sous-sols, il rejette des produits chimiques de la plus grande toxicité, pour lui, pour la faune et pour la flore. Et pour augmenter ses rendements agricoles, il n’hésite pas à utiliser les pesticides et les engrais les plus dangereux, que nous retrouvons dans notre alimentation. Certes, une prise de conscience sur ces dangers semble apparaître aujourd’hui avec l’agriculture « bio » mais on est encore loin – et très loin ! – de sa généralisation.

De plus pour répondre aux besoins croissants de pétrole et de gaz – en augmentation à la suite de l’embargo sur les hydrocarbures russes – la technique de la fracturation hydraulique de roches se généralise avec tous ses dangers : impacts environnementaux, plus particulièrement contamination des eaux, séismes induits, et torchage et mise à l’air du méthane et d’autres gaz.

Par ailleurs, la volonté absurde de la plupart des dirigeants et économistes du monde entier, de remplacer les voitures thermiques par des voitures électriques, entraîne l’extraction de minéraux polluants – cobalt, lithium, entre autres – par de jeunes enfants ou adolescents qui ruinent leur santé. La République démocratique du Congo, qui possède les plus grandes richesses mondiales de minéraux, n’hésite pas à sacrifier la santé et la vie des jeunes qui exploitent les mines.

Pour finir sur cette question, on ne saurait passer sous silence, ce continent de plastique situé au Nord-Est de l’océan Pacifique et d’une surface de plus de six fois la France. Les poissons s’en nourrissent et de micro éléments de plastique se retrouvent dans notre alimentation.

On le voit : l’état de notre planète n’a jamais été aussi préoccupant. Il est même de plus en plus désespérant et il serait tentant de dire que tout le monde – ou presque – s’en f… !

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La perte des valeurs morales…

A tout cela, il faut ajouter un drame encore plus terrible, la perte de toutes les valeurs morales. Que ces dernières soient d’inspiration divine ou d’inspiration humaine, l’humanité, s’en détourne de plus en plus !…

Dieu, s’il existe, laisse les hommes totalement libres de croire ou de ne pas croire en Lui. Mais Il leur demande de faire preuve d’humilité. Or, dans notre monde de plus en plus marqué par l’athéisme, les hommes commettent un sacrilège suprême, en se prenant pour Lui.

« Si Dieu n’existe pas, tout est permis », disait Dostoïevski. Le malheur du monde athée d’aujourd’hui c’est précisément que les hommes se croient tout permis.

Ils se permettent tout, sans retenue, sans barrière, sans la moindre contrainte morale, selon les avancées de la science et des techniques, et selon les horizons illimités qu’elles leur ouvrent.

La formule de Rabelais : « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme », n’a jamais été autant d’actualité !

Alors que le bonheur se trouve dans le partage, dans l’Amour réciproque entre les hommes, l’humanité le cherche vainement dans le matérialisme ! Posséder avant tout, sans se soucier de ceux qui n’ont rien ou si peu, est devenu le leitmotiv des plus riches, et l’ambition de ceux qui n’ont rien.

Il est un courant de pensée de plus en plus important et dangereux, dont nous avons omis de parler, le transhumanisme. Selon ce mouvement – qui fera l’objet d’une prochaine chronique – l’homme prétend s’affranchir de toutes les contingences matérielles, voire de la mort !…

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Oui, sans vouloir noircir le tableau davantage, tout nous porte à croire que l’humanité est en danger de mort. Que la fin du monde est proche et les plus lucides ont du mal à retenir leurs larmes.

Pourtant, rappelons-nous que, envers et contre tout, malgré ce découragement qui peut nous accabler, rappelons-nous que derrière les larmes, se cache, à qui veut la voir, l’aube d’un Espoir nouveau !…

Islam : en finir avec le politiquement correct !…

Je le dis – et je ne crains pas de le redire – quitte à heurter les apôtres de la bien-pensance et du « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », l’islam n’est pas une religion de paix mais de guerre !…

Alors que le Christ est mort seul sur la croix, refusant que ses disciples prennent les armes pour le défendre, et après avoir prêché l’amour fraternel entre les hommes et le pardon, Mahomet a été un chef de guerre, lui et ses fidèles n’ont qu’un but : la mort de l’infidèle et l’instauration de la charia dans le monde.

Je le sais : au cours des guerres de religions passées – et récemment encore en Irlande – les chrétiens ont fait couler le sang et les larmes. Mais alors ils sont éloignés des préceptes du Christ, leur maître, qui a été un modèle de paix. Tandis que les terroristes qui sèment aujourd’hui la désolation dans le monde, ne font que suivre l’exemple de Mahomet !…

Après les attentats odieux ici et là sur la planète, et mercredi à Londres, les philanthropes nous demandent de ne pas faire l’amalgame entre des djihadistes fanatiques, et la masse des musulmans.

Eh bien, aujourd’hui je fais cet amalgame, et je le ferai tant que je ne verrai pas les musulmans de France – et des autres pays du monde – se lever en masse et condamner sans appel ces actes barbares, tant que je ne verrai pas les femmes de nos banlieues, voilées jusqu’aux yeux, jeter leurs voiles et crier : « Ça suffit ! », tant que je ne verrai pas les « barbus » raser leurs longues barbes, quitter leurs djellabas et maudire une religion qui tue les innocents.

Tel n’est pas le cas pour l’instant. Pire. J’ai écouté les déclarations de Sadiq Khan, le maire musulman de Londres, après l’attentat de mercredi. Dans cette interview – dont la retransmission était peut-être incomplète – il a eu de bonnes paroles pour les victimes, a assuré que Londres reste une des villes les plus sûres du monde, mais n’a rien dit contre l’islam, à l’origine de toutes ces dérives !…

Le clientélisme de nos politiques, l’angélisme et l’idéalisme de beaucoup – dont de nombreux chrétiens – sont responsables de la place tenue par l’islam aujourd’hui en France.

L’accusation de « crime contre l’humanité » que la France – selon Emmanuel Macron – aurait commis en Algérie, ne fait qu’attiser un peu plus la haine en les deux communautés musulmane et judéo-chrétienne. Rappelons à ce donneur de leçon – connaissant si mal l’Histoire et la déformant pour gagner des voix – que la France « génocidaire » n’a imposé ni sa langue, ni sa religion en Algérie…

Pour en finir avec ce sujet, je ne cacherai pas mon pessimisme pour l’avenir. Dans vingt ou cinquante ans – c’est-à-dire demain – les musulmans seront majoritaires en France et imposeront leur loi. Français, dormez tranquilles ! Vous l’aurez bien voulu, par votre silence, par votre passivité, par vos excès de tolérance et pour avoir traité de « racistes » et poursuivi ceux qui ne faisaient que vous mettre en garde contre un islam sournois et pernicieux !…

A propos du centenaire de Verdun…

Qui – mis à part quelques exaltés – peut aimer la guerre ?

Le centenaire de la bataille de Verdun avec ses 300 jours et 300 nuits d’enfer, avec ces centaines de milliers de morts, de blessés et de disparus, nous rappelle les indicibles souffrances de tous ces combattants, emportés malgré eux dans ce maelström infernal, dans cette apocalypse.

Et nous avons tous en mémoire le cri des survivants : « Plus jamais ça ! »

Paradoxalement les guerres et leur folie voient apparaître les plus grandes vertus humaines : le courage, l’abnégation, le dévouement, la fraternité, la solidarité, etc. Vertus incarnés par des hommes qui ont été des héros sans le vouloir. Vertus cependant que beaucoup pratiquent – de façon moins spectaculaire – en temps de paix et face aux épreuves de la vie : la maladie, la vieillesse, la mort, la douleur des séparations, des amours non partagés, etc.

Chaque commune de France a son monument aux morts qui rappelle combien notre Patrie a été saignée par la Grande Guerre – puis vingt ans plus tard par la guerre 1939-1945.

C’est toujours avec émotion que je m’incline devant ces monuments – et que j’incline le drapeau que je porte lors des commémorations – en pensant à tous ces morts qui aimaient la vie, et qui ont laissé dans la peine un père, une mère, des frères, des sœurs, une épouse, une compagne, une fiancée, des enfants.

J’ai le plus grand respect pour tous ceux qui sont « morts pour la France », ses héros involontaires, et grâce au sacrifice desquels nous avons la chance de vivre dans un pays libre et en paix.

Non, je n’aime pas la guerre et ne saurais l’exalter. Aussi j’avoue mon extrême embarras en pensant aux mutins de la Grande Guerre, fusillés « pour l’exemple », après une parodie de jugement bien souvent, et en voyant les quelques monuments « pacifistes » érigés après ce cataclysme et sur lesquels on peut lire, entre autres : « Maudite soit la guerre ! », « Contre la guerre ! », « Guerre à la Guerre, Paix entre tous les peuples ! »

Et je suis profondément ému devant cette plaque, dans le cimetière de Royère-en-Vassivière (dans la Creuse) apposée sur la tombe d’un soldat fusillé en 1915 et réhabilité en 1934, réalisée par ses amis maçons, et portant cette inscription: « Maudite soit la guerre – Maudits soient ses bourreaux – Baudy n’est pas un lâche – Mais un martyr. ».

Je ne saurais me désolidariser de tous mes frères de la terre qui sont contre la guerre. Mais je veux rappeler ici une nuance essentielle entre deux mots que l’on confond de nos jours, entre « pacifiste » et « pacifique ».

Le « pacifiste » est prêt à tous les renoncements, à toutes les lâchetés pour la paix. Le « pacifique » sait que la Paix a un prix et des exigences qui peuvent conduire au sacrifice suprême.

Le « pacifisme » a donné Munich en 1938 et la Deuxième Guerre mondiale avec ses dizaines de millions de morts, de blessés, de veuves, d’orphelins et combien de ruines !…

Je voudrais trop la Paix pour notre pauvre monde. Mais il faut refuser l’angélisme et il est des moments, hélas, où la guerre est le seul moyen de vaincre la guerre. Où la mort, paradoxalement, est le seul moyen d’assurer la vie…

Triste réalité, j’en conviens. Mais réalité incontournable et seul chemin, hélas, pour assurer la Paix des peuples qui souhaitent vivre Libres et en Paix.

Réponse à Michel Onfray qui souhaiterait l’établissement de relations diplomatiques avec Daech

La violence appelle la violence, et la guerre appelle la guerre.

La meilleure arme pour lutter contre ces fléaux aussi vieux que le monde est le dialogue. De nombreux conflits – tous ? – naissent en effet de non-dits, de malentendus, de l’impossibilité de mettre des mots sur des souffrances, sur des divergences.

Aussi, un dialogue fait d’écoutes réciproques attentives et désireux de trouver la paix, peut dénouer bien des crises, éviter l’échec de toute guerre.

Mais il est une condition indispensable pour qu’un dialogue s’établisse : il faut être au moins deux et, pour qu’il soit fructueux, il faut que les interlocuteurs aient la volonté de trouver une entente, et d’aboutir à la paix.

Quand le philosophe Michel Onfray déclare que la solution n’est pas de bombarder Daech, que ça ne calmera pas les mille personnes susceptibles de prendre les armes en France, je partage son point de vue.

Je comprends également son désir de sauver la paix et ses interrogations pour savoir – dans la mesure où nous négocions des terrains de foot avec le Qatar, des affaires avec l’Arabie Saoudite et la Turquie, Etats qui ne sont pas des modèles de démocratie – s’il ne serait pas possible de trouver une entente diplomatique avec Daech.

Ces propos ont valu à Michel Onfray de passer pour islamophile, alors que voici peu de temps on le traitait d’islamophobe ! Qualifications aussi déplacées l’une que l’autre en ce qui le concerne. Michel Onfray est un philosophe, qui souhaite la paix entre les hommes et qui, comme moi, croit aux vertus du dialogue.

Malheureusement je crois que Daech est allé trop loin dans le crime et dans la barbarie pour qu’on puisse dialoguer avec lui. Comment discuter avec Etat qui sème la mort et la haine autour de lui, qui décapite, crucifie, torture, viole ses victimes, et tue chaque semaine des dizaines d’innocents dans le monde, dans des attentats odieux, à l’issue desquels ses kamikazes se donnent la mort ! Oui, comment dialoguer après de tels crimes ?!…

Le philosophe s’inscrit dans le temps et dans la durée, ce que ne fait pas toujours le politique qui réagit souvent dans l’immédiateté. Et je partage cette pensée d’Ajax dans la pièce de Sophocle du même nom « L’on ne doit haïr son ennemi qu’avec l’idée qu’on l’aimera plus tard. » (v.678). Il faudra que tôt ou tard vienne le temps du pardon et de la réconciliation.

Mais il est trop tôt. Bien trop tôt. Seul le temps pourra apaiser – peut-être ? et pour les générations suivantes… – les blessures et conduire au pardon. Pour l’heure, la Justice et le respect des victimes exigent un châtiment exemplaire des auteurs et des commanditaires de ces crimes sans nom.

Je me demande si la mort n’est pas le seul châtiment à la hauteur de crimes aussi effroyables perpétrés sur des innocents. Une mort qui n’est pas vengeance, mais qui est la seule peine pour des individus qui se sont à tel point coupés de la vie, et avec lesquels aucune discussion n’est envisageable.

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34). J’ai toujours en mémoire ce cri de Jésus sur la croix. Mais seules les victimes et leurs proches peuvent pardonner l’impardonnable. Personnellement, si j’avais perdu une épouse, un fils, une fille ou autre, dans ces attentats, je ne sais pas si je pourrais pardonner à leurs assassins. Aussi je dois dire mon admiration devant ces proches de victimes qui font preuve d’une grandeur d’âme magnifique, et déclarent ne pas en vouloir aux tueurs. Voir le témoignage du journaliste Antoine Leiris qui a perdu sa femme au Bataclan : « Vous n’aurez pas ma haine. »

Chrétien de cœur, non pratiquant et essayant de mettre mes pas dans ceux de Jésus de Galilée, je connais bien sûr cette phrase : «Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Matthieu 5,39). Mais je me demande si c’est là, la meilleure réponse. Si la meilleure réponse n’est pas de donner en retour à l’antagoniste une gifle juste et proportionnée, suivie aussitôt de la main de la paix et de la réconciliation.

L’un des drames de la politique française actuelle, en effet, est le laxisme et le fait d’accepter, d’excuser, de tolérer toutes les fautes, tous les délits, tous les crimes, sans leur donner leur juste châtiment.

Or tout coupable – quelle que soit sa faute – mérite une peine, et cette peine est le prix qu’il doit payer pour s’amender et pour être réintégrer pleinement dans la société dont il s’est mis à l’écart. Dans le cas des criminels de Daech aucune réintégration ne me semble possible, vu l’horreur et la barbarie de leurs crimes.

Dors, petit enfant…

Capture2015-09-03 Aylan

 

Pauvre petit enfant,
Couché sur sable,
Le visage effleurant l’écume.
Tu dors d’un long somme,
Dans l’innocence de tes trois ans.

Tes parents ont fui la guerre et ses horreurs
Et – hélas ! – le bateau qui devait vous conduire vers la Liberté
a chaviré, et vous a emporté dans la mort,
Ton frère de cinq ans, ta maman de 27 ans et toi.
Seul, ton papa a survécu.

Ta photo fait le tour du monde,
Et déclenche une émotion
Souvent tardive,
Et peut-être trop facile.

Des centaines d’enfants,
Comme toi, meurent depuis des mois
Dans des naufrages en mer
Dans, sinon l’indifférence,
Du moins la passivité et le fatalisme
Du plus grand nombre.

Que faudra-t-il donc pour enrayer
L’absurdité et la stupidité des guerres
Et la mort de tous ceux qui n’aspirent qu’à vivre en paix ?

Pauvre petit enfant !
Emporté à jamais avec les rêves de tes trois ans !
Les bonnes âmes crient « Plus jamais ça » !
Mais que pouvons-nous faire ?!…
Sinon prier pour qu’un souffle d’Amour
Balaie notre pauvre terre
Et donne à tous les mortels que nous sommes,
Un peu de sagesse !

Dors, petit enfant !
Qui auras traversé si rapidement cette vie,
Et n’en auras connu que la mort injuste et prématurée.

Ami lecteur, tu ne le sais sans doute pas
Mais la ville de Bodrum,
Sur la plage de laquelle a été retrouvé
Ce jeune Kurde Aylan Kurdi,
S’appelait dans l’Antiquité Halicarnasse,
Et vit naître, voici 25 siècles,
Un certain Hérodote, le « père de l’Histoire »,
Dont les livres font le bonheur des historiens de tous les temps.
Que restera-t-il des dizaines de milliers chroniques quotidiennes
De nos journalistes dans vingt-cinq siècles ?!…
Qui se souviendra de ce jeune enfant
Qui aura traversé la vie comme une étoile filante ?!…
Que diront de nous, nos descendants ?
Pourront-ils croire que nous étions « civilisés » ?…