Vie publique et vie privée…

Très idéaliste, j’ai toujours pensé que la vie publique et la vie privée devaient être en adéquation, ou plus précisément qu’une vie publique ne pouvait être grande et belle que si la vie privée était identique et conforme à une certaine éthique.

Et je parle ici aussi bien de la vie des femmes et des hommes politiques, de que des grands artistes et autres.

Réaliste, je constate, avec regret, que tel n’est pas toujours le cas, et même, si pour coller à la réalité, que c’est rarement le cas !… Ainsi, par exemple, les plus grands artistes, ceux dont l’Histoire retient le nom, ont – ou ont eu –  souvent des vies de « patachons ».

Mais quelle que soit la vie morale privée des personnes, je pense que nous n’avons pas à la juger, dans la mesure où ces personnes ne font pas étalage de leurs vices, et que les actes de débauche, que les âmes pures pourraient leur reprocher, ne concernent que des adultes consentants, et en aucun cas des mineurs.

Il n’en est pas de même dans la vie publique : l’homme politique, l’artiste ou autres, ont des comptes à rendre à la nation dans le cadre de leurs fonctions et activités. Ils doivent donc respecter de façon irréprochable les lois.

Ainsi, il me semble qu’on ne peut confondre vie publique et vie privées, les deux appartenant à des domaines strictement différents.

Malheureusement aujourd’hui, avec le pouvoir des médias et des réseaux sociaux, il arrive de plus en plus fréquemment, que de « sales » individus, en fouillant la vie privée présente ou passée de certaines personnes, l’étalent au grand jour et les démolissent du jour au lendemain.

Je condamne sans appels ces « sales » individus, par qui le scandale arrive. Ce qu’ils font là – quelle que soit l’exactitude des faits qu’ils rapportent – est absolument, passez-moi le mot, « dégueulasse ». Ils brisent des vies familiales, des carrières, des réputations, etc., et j’estime qu’ils doivent être poursuivis et lourdement condamnés.

J’ajoute cependant que ces victimes des médias et des réseaux sociaux l’ont parfois bien cherché, en dévoilant sur la « toile » des photos compromettantes ou autres, qui se retournent ensuite contre elles-mêmes. « Qui sème le vent récolte la tempête… »

Je note enfin – et c’est ce qui m’attriste le plus – que les prêcheurs de transparence et de morale – sont souvent les plus corrompus…

Eloge de la différence – Oui à l’union – Non à l’uniformité.

La richesse d’une communauté vient des dons différents de chacun de ses membres. Si ces dons sont trop semblables, c’est le risque de l’uniformité. Or, avec l’uniformité, on n’avance pas, on ne progresse pas. On ne sort pas des sentiers battus. On n’invente pas. On se répète. On tourne en rond.

Mais par contre l’union, en rassemblant le plus grand nombre possible de femmes et d’hommes différents, dans un même idéal, dans un projet commun qui les dépasse et que seuls et divisés, ils ne pourraient pas réaliser, est le meilleur moyen pour progresser, pour avancer.

En politique l’union autour d’un projet important pour la communauté, ne demande pas, de la part de ceux qui le portent le renoncement à leurs convictions, et dépasse les sectarismes stériles, et les oppositions partisanes.

Elle exige la volonté de servir le bien commun.

Aussi, à l’approche des élections municipales, je me réjouis de voir que des candidats à la fonction de maire, sont capables d’intégrer dans leurs listes des personnes de compétences et d’horizons politiques différents. C’est la meilleure façon de mener à bien intelligemment de grands projets.

Alors, non à l’uniformité d’où naît l’ennui et oui à l’union qui fait la force !

Suicides dans la police et dans la gendarmerie…

Quand notre gouvernement va-t-il prendre soin de nos policiers et de nos gendarmes ?!…

On compte cinquante-quatre suicides chez les policiers depuis le début de l’année, soit un tous les cinq jours !…

Je n’ai pas le nombre de suicides chez les gendarmes, mais dans les deux cas ce sont des morts de trop, des morts inadmissibles !

Ce sont des parents, des épouses, des compagnes, des enfants, et des proches plongés dans le deuil et dans la peine.

Et tout cela pourquoi ? Parce que notre gouvernement demande trop, beaucoup trop à toutes ces femmes et à tous ces hommes. Tous sont à bout, épuisés, brisés, et menacés par le désespoir.

Voici plus d’un an qu’ils doivent faire face, tous les week-ends, à la colère des « gilets jaunes » et à toutes les violences, dont s’accompagnent leurs manifestations. Ils sont en permanence sur le « pont ».

Ils sont sollicités pour toutes les grandes manifestations, et grandes cérémonies. 14 juillet, 11 novembre, le G7 à Biarritz où 13 200 policiers et gendarmes ont été réquisitionnées ! Et tutti quanti…

Conséquence de tout cela : ils ne peuvent avoir aucune vie de famille. Ils sont réquisitionnés à tout moment. Quand ils quittent leur conjoint, et leurs enfants, ils ne savent jamais quand ils rentreront chez eux.

Ils accumulent des milliers d’heures supplémentaires qu’ils ne peuvent jamais débloquer.

Le problème majeur n’est pas un problème de salaires, mais un problème d’effectifs et un problème de reconnaissance de la nation et des médias, qui sont injustes avec eux.

En effet, les médias insistent sur les manifestants blessés, qui perdent un œil, une main, sont grièvement brûlés, ou autres – ce qui est terrible, je le reconnais. Mais ils passent souvent à « pertes et profits » les mêmes blessures chez les membres des forces de l’ordre, qui sont condamnés à recevoir des projectiles – qui parfois peuvent les tuer – sans avoir le droit de répliquer !…

En plus, quand des casseurs sont arrêtés, ils sont bien souvent relâchés dans les heures qui suivent !…

Les policiers et les gendarmes sont des êtres humains, et doivent être traités comme tel. Ce ne sont pas des « serfs » « taillables et corvéables à merci. » Ils souhaitent accomplir humainement leurs missions, mais notre gouvernement ne leur en donne pas les moyens. Aussi, face à la violence extrême, ils en viennent parfois, à leur tour, à la violence. Honnis soient ceux qui leur reprochent !

Quand tout cela finira-t-il ? Et jusqu’à quand notre gouvernement laissera-t-il profaner les symboles sacrés de notre Patrie ?!… Profanation de l’Arc de Triomphe, voici près d’un an, et profanation de la statue de Maréchal Juin, le week-end dernier !…

Alors, je vous le demande, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, combien de temps allez-vous accepter ce chaos qui ruine notre pays, dont le coût pour les commerçants, les entreprises, les communes, et par suite pour tous les contribuables, s’élève à plusieurs centaines de millions, et dont tant de membres de nos forces de l’ordre sont victimes physiquement, psychiquement et moralement ?!…

PS : Dans l’ensemble, toutes les personnes qui ont lu cette chronique sont d’accord avec le fond. L’une d’elles, cependant, me fait remarquer que plutôt que d’augmenter les effectifs des forces de l’ordre – ce qui risquerait de nous conduire à un Etat policier – il conviendrait de modifier leur organisation lors des manifestations. Une autre, tout à fait d’accord sur mon constat, me fait observer que je ne propose aucune solution. J’en conviens, mais j’estime que c’est là le rôle du gouvernement.

Pardon petit Fellagah…

Pierre Jean Vaillard – 1918-1988 – était un chansonnier
humoriste et acteur français.
« Pardon petit fellagha » a été écrit par lui en 1958,
– voici soixante ans – et tous ceux qui réclament
la repentance aujourd’hui, feraient bien de le relire.

Et, petit Fellagha, c’est à toi que je pense
En voyant ta rancune à l’égard de la France.
J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation
Me décide à venir te demander pardon….
Oui, pardon, Fellagha, pardon pour mon grand-père
Qui vint tracer des routes et labourer la terre.
Il est venu chez toi, il a tout chamboulé.
Où poussaient des cailloux, il a planté du blé.
En mettant après ça, Ô comble de l’ignoble,
Où poussaient des cailloux, il a fait un vignoble.
Pardon, cher petit Fellagha,
Oh, pardon de tous ces dégâts.
Et mon affreux grand-père (il faut qu’on le confesse)
N’était bien sûr, pas seul à être de son espèce.
Ces autres scélérats ont bâti des cités.
Ils ont installé l’eau et l’électricité
Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence
 Puisque on sait que avant que n’arrive la France
Tu n’avais en dehors de la Casbah d’Alger
Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.
Et pour ton éclairage, tu n’avais que de l’’huile.
Alors nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.
De l’électricité, là encore soyons francs,
Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant 
Tu t’es habitué à ces choses infâmes,
Mais c’est à regret et la mort dans l’âme …
Stoïquement d’ailleurs, tu supportes ces malheurs,
Avec force courage et tant de belle humeur.
Donc tu a engraissé, mais de mauvaise graisse.
Car tu prenais le car (une invention traitresse)
C’est ce même car que, pris d’’un délire divin,
Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.
Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,
Tu n’es pas au niveau des arabes du Caire.
Tu glandes et tu vis mieux qu’un fellah égyptien.
A quoi Nasser … Nasser à rien.
Nous avons massacré tes lions et panthères.
Nous avons asséché tes marais millénaires.
Les moustiques sont morts … Les poux … De Profundis.
Nous avons tout tué, jusqu’à la syphilis.
Ah pardon Fellagha pour tous ces carnages.
Nous avons fait tout ça, c’est bougrement dommage.
Bien pardon Fellagha, de t’avoir mieux nourri,
De t’avoir vacciné pour le béribéri
Et d’avoir à tes pieds nus mis (oh maladresse)
Des souliers ….
Pour nous botter les fesses.

Pierre Jean Vaillard

 

Légion d’honneur

A mon père, courageux et modeste officier de la dernière guerre.

Petit papa, vous étiez commandeur de la Légion d’honneur, pour avoir risqué de nombreuses fois votre vie pendant la dernière guerre – et c’est grâce au courage d’hommes comme vous que nous avons la chance d’être dans un pays libre aujourd’hui – je me demande ce que vous penseriez de la dernière promotion de la Légion d’honneur.

Notre Président de la République, qui n’a jamais fait de service militaire, et dont on connait le peu de considération qu’il a pour l’armée – rappelons-nous la façon scandaleuse avec laquelle il a « viré » le général de Villiers, chef d’état-major des armées, voici un an – notre Président de la République, a décidé de réduire de moitié les promotions de Légion d’honneur. Sur ce point, je ne le critiquerai pas, car il y avait vraiment pléthore d’élus.

Mais ce qui me chagrine, je devrais dire ce qui me scandalise, c’est de voir que 23 Légions d’honneur ont été décernées aux footballeurs vainqueurs de la coupe du monde foot, et aucune – sauf erreur de ma part – pour honorer les 22 militaires tombés au Sahel, dans le cadre de l’opération Barkhane, qui ont donné leur vie pour libérer cette zone des djihadistes.

Et comme pour nous narguer, l’un des récipiendaires de cette Légion d’honneur, Ousmane Dembelé, qui est né en France, qui a remporté la coupe du monde foot avec la France, va construire une mosquée en Mauritanie, pays presque à 100 % musulman et dans lequel une grande partie des habitants est analphabète.

Pas un hôpital, pas un dispensaire, pas une école ! Non ! Une mosquée.

C’est un bienfaiteur de l’humanité auquel la France a généreusement octroyé la Légion d’honneur.

     Vive la République ! Vive la France ! Vive Macron !

Lettre ouverte au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Vous avez déclaré publiquement, le 13 juillet, au Ministère de la Défense, à propos du Général Pierre de Villiers, qu’il n’était pas « digne d’étaler certains débats sur la place publique » et vous avez ajouté « Je suis votre chef ».

Permettez-moi de vous dire, avec tout le respect que je dois à votre fonction, que ce n’est pas l’attitude du chef d’état-major des Armées (CEMA), qui n’est pas digne, mais la vôtre !

En effet, c’est au cours d’une audition à huis clos, devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale, « une enceinte où parlementaires et responsables auditionnés se parlent en toute confidentialité » que le général Pierre de Villiers a montré les dangers de la réduction de 850 millions du budget de la Défense et aurait dit : « Je ne vais pas me faire baiser. » Formule crue de militaire, prononcée en « off » et qui ne méritait certes pas la réplique publique, cinglante et humiliante, que vous lui avez donnée.

Si le général de Villiers devait être « recadré », ce devait être dans un tête-à-tête privé.

Pour le fond, je dois vous dire que le général Pierre de Villiers a totalement raison, et qu’il est absolument démentiel de réduire de 850 millions le budget de la Défense – comme de 526 millions, celui de l’Intérieur – à l’heure où la France n’a jamais été tant menacée par le terrorisme, à l’intérieur de ses frontières et à l’extérieur.

La Défense et la sécurité doivent être la priorité du gouvernement, et votre décision ne peut que réjouir tous les ennemis de la France.

C’est vous le « chef ». Sans doute. Mais un « chef », s’il est, en dernier lieu, le seul à décider, se doit de consulter, d’écouter, et de faire preuve d’humilité en reconnaissant qu’il n’est pas infaillible. Tel ne semble pas être votre cas, vu la façon autoritaire et péremptoire avec laquelle vous avez rappelé votre qualité de « chef ».

Vos courtisans et les médias vous ont donné l’épithète de « Jupiter ». Dois-je vous rappeler que, tout roi des dieux qu’il était, Jupiter n’était pas tout-puissant ? Il pouvait différer les arrêts du Destin, mais non les éviter. Voilà qui devrait vous appeler à une modestie que l’exercice du pouvoir semble vous avoir fait perdre !

Je tiens donc, pour terminer, à dire ici toute mon admiration au Général Pierre de Villiers qui a eu le courage de faire passer ses convictions avant sa carrière. Courage que n’ont pas eu certains de vos ministres – comme Bruno Lemaire, pour ne citer que lui – qui s’était prononcé catégoriquement contre l’augmentation de la CSG, pendant la campagne présidentielle, et qui maintenant, devenu ministre de l’Economie, est chargé de la faire appliquer !

Ce dernier s’est affublé de l’épithète « d’Hermès », le messager des dieux, ignorant sans doute qu’il était aussi le dieu des voleurs ! Pour un ministre de l’Economie, voilà qui est pour le moins inquiétant.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, mes respectueuses salutations.