par Henri LAFFORGUE | Sep 12, 2021 | Actualité
Vaste question à laquelle il faut chercher à répondre avec la plus grande humilité…
Les phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents que nous connaissons – pluies diluviennes en l’espace de quelques heures, ouragans, tornades, cyclones, etc. -ne sont pas sans nous interroger.
Nous savons qu’au cours des siècles et des millénaires passés, la terre a connu des périodes de réchauffement et de refroidissement dans lesquelles l’homme n’avait aucune responsabilité et que, faute de mieux, on attribue à des explosions solaires inhabituelles, à des conjonctions de planètes, à une variation de l’inclinaison de l’axe de la terre, ou autres.
Il nous manquera toujours le témoignage des hommes préhistoriques, mais il semble que les phénomènes actuels sont marqués par leur fréquence de plus en plus importante et par leur caractère extrême. S’il ne fait pas de doute, que ces phénomènes sont dus au réchauffement climatique nous devons nous interroger, en toute objectivité, sur la part de responsabilité de l’homme dans ce réchauffement.
Témoignage du GIEC
Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) composé de scientifiques dignes de foi, a publié le 9 août dernier, un état des lieux des connaissances sur le climat et ses perspectives d’évolution, en fonction des émissions de gaz à effet de serre, et a lancé un véritable cri d’alarme.
Selon ce rapport, la température moyenne de la planète a augmenté d’1,1°C depuis les débuts de l’ère industrielle, « un niveau de réchauffement qui n’a jamais été observé depuis au moins 2 000 ansʺ. Même dans le scénario le plus optimiste, avec une réduction des émissions de CO2 drastique et immédiate, un réchauffement de +1,5°C pourrait être atteint dès le début des années 2030. Mais le défi n’est pas encore perdu. Pour avoir 83 % de chance de rester sous la barre de +1,5°C, l’humanité doit émettre moins de 300 gigatonnes de CO2 estime le GIEC, soit l’équivalent de 10 a ns d’émissions au niveau de 2019.
Le GIEC a construit cinq scénarios d’évolution du climat en fonction des quantités d’émissions de gaz à effet de serre émises « à partir de maintenant« . Si l’humanité continue la trajectoire qu’elle est actuellement en train de suivre, nous nous dirigeons vers les deux projections les plus pessimistes, soit un réchauffement d’ici 2100 de 2,8°C à 4,6°C pour le quatrième scénario, ou de 3,3°C à 5,7°C pour le cinquième. Même s’ils étaient respectés, les engagements pris lors de l’Accord de Paris en 2015 nous mènent à un réchauffement à 3°C. La dernière fois que la température globale de la planète était 2,5°C supérieure à celle observée sur la période de 1850-1900, c’était il y a trois millions d’années.
D’ici 2100, l’élévation du niveau de la mer pourrait atteindre un mètre dans le cadre du pire scénario. La hausse du niveau global s’est élevée à 20 centimètres entre 1901 et 2018. Cette élévation a été plus rapide que tout ce qui a déjà été observé depuis au moins 3 000 ans. Un processus qui aura un impact sur le long terme : il est attendu que le niveau de la mer continue à augmenter pendant des siècles, voire des millénaires en raison de la fonte des glaciers et la hausse de la température des océans.
Du jamais vu depuis deux millions d’années au minimum : l’indice de concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint 410 ppm, ou « particules par millions« . Cette unité de mesure permet de savoir combien de molécules ayant un effet de serre se trouvent dans un million de molécules de l’atmosphère. Le GIEC réaffirme l’origine anthropique du réchauffement climatique. Depuis 1990, la production annuelle de CO2 a bondi de 63 %.
Depuis 1750, la concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté de 156 % pour atteindre un taux inégalé depuis 800 000 ans. Une tonne de méthane a un pouvoir de réchauffement global 84 fois plus élevé en moyenne qu’une tonne de CO2 sur une période de vingt ans. Dans ce nouveau rapport, le GIEC alerte plus que jamais sur la nécessité de réduire les émissions de méthane, sans quoi l’objectif d’1,5°C serait hors de portée. Environ 60 % des émissions de méthane sont imputées à l’agriculture, liées notamment à l’élevage de ruminants. Environ un tiers seraient émises dans le cadre de l’exploitation et du transport d’énergies fossiles.
Les hommes parviendront-ils à contrer les perspectives les plus pessimistes de ce rapport ? Pas sûr.
Possibilités offertes à l’humanité…
Mais ce qui est certain, c’est que les hommes ont la possibilité de limiter les conséquences dramatiques de ce réchauffement. En remettant à nouveau des haies autour des champs et des prés, qui avaient été supprimées à tort, en creusant des fossés tout autour pour l’écoulement des eaux, en cessant bétonner d’immenses surfaces autour des habitations, en respectant les zones inondables connues depuis des décennies voire des siècles, on évitera ou on limitera les effets des pluies torrentielles et de plus fréquentes, qui emportent tout sur leur passage.
De même, en cessant de construire des habitations au bord des côtes maritimes, on évitera les dommages provoqués par la montée des eaux océaniques. Et il faut bien avoir conscience que cette montée de eaux va entraîner des défis inéluctables pour l’humanité : des villes et de vastes contrées risquent d’être submergés, entraînant de considérables déplacements migratoires.
Doit aller jusqu’à dire que c’est un monde « apocalyptique » que nous risquons de laisser à nos enfants ?!… Cette vision pessimiste se renforce encore en constatant qu’en plus de ces dérèglements climatiques, l’humanité doit affronter dès maintenant deux problèmes majeurs : un problème de pollution dont elle est totalement responsable et qu’elle doit impérativement résoudre, et un problème de surpopulation crucial… Jamais, au cours son histoire plurimillénaire, elle n’a eu à faire face à autant de difficultés.
Ne perdons pas espoir pour autant ! S’il est vrai que c’est un avenir sombre qui se profile à l’horizon de nos descendants, ne doutons pas qu’ils seront capables de prendre à bras le corps les redoutables problèmes qui se posent à eux, et qu’ils sauront faire refleurir notre terre en pleine déliquescence !
par Henri LAFFORGUE | Août 16, 2021 | Réflexions diverses
« Le XXIe siècle sera religieux – ou spirituel ? – ou ne sera pas. » Il semblerait qu’André Malraux n’ait jamais écrit l’une ou l’autre de ces deux phrases.
Cependant il faut constater, au début de ces années 2000, un retour en force des religions sous forme de fanatisme et d’intolérance.
L’homme est devenu humain à compter du jour, où il a commencé à enterrer ses morts, et les premières tombes retrouvées, se trouvent en Israël et datent de 100 000 ans.
Le sentiment religieux n’a cessé d’évoluer depuis, au cours des dizaines de milliers d’années qui ont suivi, avec l’apparition des notions de sacré, de sacrifice, de prière, de rites, de clergé, etc.
Et la majorité de l’humanité est passée, peu à peu, de la croyance en plusieurs dieux à la croyance en un dieu unique.
Le sentiment religieux est sans doute né de la peur de la mort, et de la volonté de concilier les forces de cette nature au cœur de laquelle l’homme vivait. Ce dernier était partagé entre un sentiment de peur et d’émerveillement.
Peur devant les déchaînements inexpliqués d’une nature imprévisible et souvent hostile, et émerveillement face la beauté d’un lever soleil ou tel autre spectacle. Et peu à peu sont nées les religions.
Au sens initial les religions « relient » les hommes entre eux et sont en rapport avec une transcendance qui les dépasse. Mais elles sont ambivalentes : si elles sécrètent du lien social, elles engendrent aussi de la violence ; à côté de la compassion pour autrui, elles donnent naissance à de l’exclusion ; parallèlement à la liberté, elles entraînent de l’aliénation ; en même temps qu’elles produisent du savoir, elles génèrent de l’obscurantisme…
Il faut donc admettre que, selon les époques, les religions ont été des ferments de paix et de progrès, ou au contraire des lieux d’obscurité et de violence.
Alors que, voici 100 000 ans, l’homme a commencé à s’humaniser, comme nous l’avons rappelé ci-dessus, nous assistons aujourd’hui à la déshumanisation du monde. L’individualisme et le matérialisme croissants, isolent de plus en plus les hommes les uns des autres, et coupent les liens qui les ont reliés pendant des millénaires.
La perception sentimentale et émotionnelle du monde tend à s’effacer devant un rationalisme froid et sans âme, et bien souvent les croyants – comme les athées – font preuve d’une même intolérance, veulent imposer « leur » vérité, alors que personne ne détient La Vérité, et que le Mystère de la Vie et de l’Univers demande la plus grande humilité.
Les chasseurs-cueilleurs, d’il y a des dizaines de milliers d’années, vivaient en symbiose totale avec la nature. Les mouvements écologistes contemporains pourraient traduire un retour salutaire à cette nature, dont l’homme a pillé outrageusement les richesses au cours des dernières décennies, mais encore faudrait-il que leurs membres ne soient aveuglés par des idéologies totalitaires, et fassent preuve d’un minimum de bon sens.
Comme le dit Frédéric Lenoir dans son « Petit traité de l’histoire des religions » : « Il est vain de vouloir enfermer les religions dans une case « blanc » ou « noir » et de ne voir en elles que des ferments de paix et de progrès, ou au contraire que des lieux d’obscurité et de violence. »
Terminons ces quelques lignes par une note d’espoir. Que nous soyons croyants, non-croyants, athées, agnostiques, un message d’Amour et de Paix, a été délivré à l’humanité voici 2000 ans.
Ce message nous a été transmis par les Evangiles, qui ont rapporté les paroles d’un certain Jésus de Nazareth.
D’aucuns voient en lui Dieu, le fils de Dieu, un prophète, un sage ou autres.
Les paroles de ce dernier sont valables pour tous les temps : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. » (Matthieu, 24 :35).
Malheureusement, au fil des siècles, ce message qui prônait la tolérance a été trahi et a souvent donné lieu à la plus grande intolérance et aux pires violences.
Mais rien n’est perdu : ce message s’adresse à tous les hommes de bonne volonté – et ce sont les plus nombreux sur cette terre – et les invite à construire ce monde d’amour juste et fraternel dont rêvons tous.
Les croyants tireront leur force de leur foi en Dieu, et tous les autres de l’amour et du respect des hommes, de leur volonté de bâtir un monde plus humain, dans lequel chacun aura sa place et dans lequel il n’y aura aucun d’exclus.
par Henri LAFFORGUE | Août 1, 2021 | Actualité, Politique
Quoi qu’en disent certains, nous sommes en démocratie, et chacun est libre de critiquer le Président de la République, notamment pour sa gestion de la crise sanitaire, faite d’une suite d’atermoiements, de revirements, de mensonges, etc. Mais reconnaissons le caractère inédit de cette pandémie et qui peut prétendre faire mieux faire que lui ?…
Mais il y a plus. Il faut constater que ce simple mortel qui s’est pris pour Jupiter et s’est considéré comme le « maître » des horloges, a complètement désacralisé la fonction présidentielle. Notamment avec cette photo prise aux Antilles, en compagnie de deux jeunes – dont un est torse nu – et faisant chacun un doigt d’honneur ! Et plus récemment, le 24 mars dernier, avec sa participation, à l’Elysée, avec deux youtubeurs à un concours d’anecdotes !
Non cela n’est digne d’un Président dont le rôle est d’incarner la France.
Notons encore, que ce Président, qui n’a pas fait de service militaire, a fait valoir façon péremptoire son titre de chef des armées, en poussant le général Pierre de Villiers à démissionner, et – en l’espace de quatre ans – en est à son troisième chef des armées. Du jamais vu !…
Comment accepter également sa volonté de « déconstruire » l’Histoire ?!.. (voir son interview à la chaîne américaine CBS d’avril dernier). Volonté mortifère à laquelle Xavier Bertrand a répondu : « L’heure n’est pas à la déconstruction de l’histoire mais à la reconstruction d’une cohésion nationale abîmée par votre incapacité à assurer la sécurité des Français, à restaurer la souveraineté migratoire et à soutenir l’action quotidienne de nos services publics ».
Emmanuel Macron ne cache pas son souhaite d’instaurer en France le « multiculturalisme ». Il nie ainsi l’identité et le passé de notre Patrie, et montre qu’il n’a aucun amour pour elle.
Nous arrêterons là la série des reproches, mais quels qu’ils soient, il y a des limites à ne pas dépasser. Ainsi il est absolument intolérable que des opposants à sa politique vaccinale, le représentent en Hitler ou défilent avec des étoiles jaunes. Ils mélangent ce qui est un combat pour la « vie », avec ce que fut la politique pour la « mort » des nazis.
Nous ignorons tout – ou presque tout – des origines de cette pandémie. Mais les réseaux sociaux – et même les médias – font le plus grand mal en diffusant, à longueur de journées – des théories complotistes, en un moment où la vaccination et le pass sanitaire, représentent vraisemblablement un moindre mal et où il convient de serrer les coudes !
par Henri LAFFORGUE | Juil 4, 2021 | Réflexions diverses
En 2004, Jacques Chirac s’est fermement opposé à ce que les racines chrétiennes de l’Europe, soient mentionnées dans le préambule de la Constitution européenne.
Douze ans plus tard, le 17 mai 2016, dans une interview à La Croix, le Pape François, émettait des doutes sur ces racines.
Pourtant il est indéniable que le christianisme a pétri l’Europe tout entière. Il n’y a pas une ville, pas un village qui n’ait « son » ou « ses » clochers ! Combien de villes, combien de villages ont pour nom celui d’un saint ou d’une sainte ! Que d’artistes européens –peintres, sculpteurs, musiciens –se sont inspirés de scènes bibliques !
De l’Europe, le christianisme et ses valeurs universelles ont essaimé dans le monde entier. Sans l’Eglise en général, et sans les Eglises en particulier, le message des Evangiles ne serait peut-être pas parvenu au monde. Malheureusement les Eglises ont mis en place des barrières pour dominer ‟l’homme”, pour qu’il soit à leur merci.
Cependant, contrairement à l’islam, le christianisme dans son essence, en séparant le temporel du spirituel, est une religion d’Harmonie et de Paix, parfaitement compatible avec les régimes démocratiques.
Les valeurs de Partage, de Solidarité, de Générosité, d’Amour dont il est porteur, s’accordent parfaitement avec cet humanisme que devrait rechercher toute civilisation.
Quelles que soient leurs croyances, les Européens ne peuvent pas renier leurs racines chrétiennes et les valeurs universelles qu’ils ont transmises au monde. Le drame, peut-être, c’est que l’on est passé d’une laïcité qui respectait toutes les religions, à une laïcité sectaire et finalement à un athéisme totalement stérile, s’accompagnant du refus de toute transcendance.
Or, si chacun doit être libre de ranger sous le vocable ‟Dieu” des concepts différents, ‟la” Vie, ‟notre” vie, ne peut se passer de sens, et le christianisme est le chemin unique, le seul et le plus beau pour donner un sens à ‟notre” vie.
Il nous invite à dépasser les limites d’un matérialisme incapable de nous combler, à fondre nos yeux dans la beauté et la pureté des cimes, et à nous laisser porter par cette Espérance qui, seule, peut apporter à l’humanité ce bonheur véritable auquel elle aspire.
par Henri LAFFORGUE | Juin 20, 2021 | Actualité
Ainsi, la loi sur la PMA a été quasiment « pliée », ce jeudi 10 juin, par l’Assemblée nationale. Certes, les sénateurs vont l’examiner une dernière fois le 24 juin, mais ce sont les députés qui auront le dernier mot, le 29 juin.
Si cette loi est dans « l’air du temps » -les sondages prétendent que la majorité des Français y serait favorable, et ses partisans déclarent que treize pays européens l’ont déjà adoptée- peut-on pour autant la qualifiée de « bonne » ?…
En effet, la PMA pour toutes les femmes –seules ou en couples- et demain de la GPA, semble oublier l’essentiel : elle va autoriser la mise au monde d’orphelins de père, alors qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère.
Elle va priver un enfant artificiellement conçu, de ce père sur lequel tout enfant a besoin de s’appuyer, de se référer. Que pourra donc lui apporter, quand il aura 18 ans, de connaître son géniteur, avec lequel il n’aura jamais rien partagé, avec qui il n’aura aucune histoire commune ?!…
Donner vie à un enfant, n’est jamais un acte anodin. Il n’existe pas de « droit à l’enfant ». Un enfant n’est pas une « chose », une « marchandise » qu’on achète comme n’importe quel bien, dans un supermarché !…
Désirer un enfant est tout à fait légitime. Mais, quand on sait qu’il y a des centaines de milliers d’orphelins dans le monde, pourquoi une femme homosexuelle n’adopterait-elle pas l’un d’eux ? Certes, ce dernier sera lui aussi privé de père. Mais –et la différence est fondamentale- la conception de ce dernier aura été naturelle, et non pas le résultat « artificiel », d’une science et de techniques qui n’acceptent plus aucun interdit.
Hélas ! combien d’héritiers de mai 1968, sont nostalgiques de ce slogan en vogue alors : « Il est interdit d’interdire ». Or, au risque d’être à contre-courant de l’opinion actuelle, il faut rappeler que tout n’est pas permis. Et les lois de la bioéthique sont précisément là pour imposer des garde-fous et des limites à la science !
Et il faut avoir conscience que ce qu’on appelle « progrès » est, dans ce cas, une terrible « régression ».
Le plus grand bonheur, pour un enfant, sur cette terre, est partager, à sa naissance, l’amour d’un père et d’une mère. Combien d’enfants, en ce monde, sont privés de ce bonheur incomparable ! Alors, ne « fabriquons » pas artificiellement des orphelins !
Notons enfin que l’Assurance maladie dont le rôle –comme son nom l’indique- est d’assurer les personnes victimes de maladie, prendra en charge ces PMA qui, en fait de maladie, ont pour but de créer artificiellement ces enfants sans père !!!…