Je ne sais que penser de cette réforme des retraites tellement il y a de fausses informations ou d’informations tronquées, et de manipulations, à droite comme à gauche…

Mais, le drame qui frappe le monde entier et de la France aujourd’hui est celui du chômage. Les jeunes ont le plus grand mal à trouver du travail et les séniors sont souvent licenciés après 55 ans…

Nous sommes victimes de la « crise ». Or, l’Histoire nous apprend que cette fameuse « crise » n’est ni la première, ni la dernière et qu’à toutes époques, sur tous les continents, des civilisations à leur apogée en ont souffert, voire en sont mortes…

N’y a-t-il donc plus de travail à donner aux hommes ? Les besoins premiers de l’humanité, en eau potable, en traitement des eaux usées, en logements, en hôpitaux, en écoles, en voies de communications, etc., seraient-ils donc tous satisfaits ? Il n’en est rien. Loin de là !

Aussi, nos hommes politiques, nos économistes, nos technocrates, tous les décideurs, feraient bien de s’atteler à la satisfaction de ces biens élémentaires dont tant d’hommes sont privés sur cette terre. Et cela, me semble-t-il, donnerait du travail à tous !

Il y a dans notre monde un gaspillage scandaleux. Quand je pense que les privilégiés que nous sommes, dépensons quotidiennement plusieurs centaines de litres d’eau potable (pour nos douches, nos chasses d’eau, etc.) tandis que des femmes, des enfants, ici et là, dans le monde, sont obligés de faire vingt kilomètres – ou plus – chaque jour pour avoir quelques litres seulement d’une eau indispensable à leur survie !…

Je sais la complexité de tout cela, et qu’on ne peut résoudre de quelques coups de plume tous ces problèmes. Je sais aussi que les meilleures lois du monde ont souvent des effets pervers…

Et pourtant, je pense que si chacun de nous voulait lutter contre son égoïsme foncier, et laisser plus de place à son cœur, à sa générosité, à l’Amour – et les hommes et les femmes de ce monde n’en manquent pas – alors, le chômage, les retraites, la « crise » se poseraient avec beaucoup moins d’acuité…

Comme je l’ai mis en exergue de ce blog, je ne prétends pas détenir la Vérité. Et j’avoue, actuellement, à propos de la réforme des retraites, ne pas arriver à savoir où est la Vérité.

S’il y a parmi les grévistes et les manifestants, un certain nombre de personnes qui se soucient peu des retraites et dont le seul but est de mettre en difficulté le gouvernement pour des raisons partisanes et idéologiques, il y a aussi des personnes de bonne foi qui protestent contre une loi qu’elles croient de circonstance et qu’elles estiment profondément injuste. Il faut savoir écouter les écouter.

Pour elles, Nicolas Sarkozy voudrait à tout prix faire passer cette réforme – non pas dans l’intérêt des futurs retraités – mais par pour la seule raison de maintenir la France sur une certaine ligne de cotation qui lui permettrait d’obtenir des prêts avantageux au niveau de l’Europe.

Eric Woerth ayant menti à propos de l’affaire Liliane Bettencourt, n’aurait aucune leçon à donner à personne. Il s’est discrédité et n’est pas habilité à faire cette réforme.

Le gouvernement prétend que s’il ne fait pas maintenant cette réforme, ce sera la catastrophe plus tard. Cet argument doit être pris avec réserve. Les opposants à la cinquième semaine de congés payés prétendaient que ce serait la ruine de la France, or la France s’en est très bien remise…

Suivent d’autres arguments que je n’ai pas retenus, mais qui m’ont semblés très pertinents.

Que penser de tout cela ?

Personnellement, je suis un partisan indéfectible du dialogue et je déteste les manifestations et les grèves. Les discussions doivent se faire autour d’une table, en recherchant les solutions les plus justes, les plus équitables possibles, et non de force en paralysant la vie sociale et économique d’un pays et en pénalisant des millions de personnes.

Enfin, je suis pour le respect de la démocratie et des lois. Nicolas Sarkozy a été légitimement porté au pouvoir, avec 52% des suffrages exprimés, et avait mis dans son programme cette réforme ; les députés ont été légitiment élus, de même que les sénateurs.

Si nous désapprouvons les lois qui sont votées, il nous appartiendra de le dire lors de prochaines échéances électorales (présidentielles et législatives en 2012). En attendant, il y a d’autres moyens que les grèves et les manifestations de masse pour se faire entendre. Une pétition nationale par exemple.

La grève fait partie des droits de notre démocratie. C’est un fait. Mais, quand on empêche d’aller travailler ceux qui ne veulent pas faire grève, on ne respecte plus la loi. D’autre part, même si les grévistes et les manifestants sont très nombreux, je ne suis pas sûr qu’ils représentent la majorité de la population…

Enfin, je trouve totalement déplacé que des lycéens – manipulés – bloquent les collèges et les lycées. Légalement ils n’ont pas le droit de grève. Et ils n’ont pas à empêcher de travailler l’immense majorité des lycéens qui le souhaitent. Je ne suis pas certain, là encore, qu’ils soient vraiment préoccupés de leur avenir. A mon avis, ils voient surtout un jeu dans ses manifestations, un moyen de sécher les cours…

J’avoue avoir du mal à comprendre toutes ces grèves à propos de la loi sur les retraites. A ma connaissance, nous sommes le seul pays d’Europe à partir sitôt en retraite. Reculer de 60 à 62 ans l’âge de départ me semble pertinent.

Je n’ai aucune sympathie pour Nicolas Sarkozy mais cette réforme dont tous reconnaissent la nécessité, me semble équitable. Peut-être suis-je mal informé ?…

J’ai bien peur que l’opposition à cette réforme soit une opposition partisane et idéologique. Je constate, une nouvelle fois, que la gauche s’oppose violemment à la nouvelle loi, mais ne propose aucun projet à la place… Cela ne me semble guère sérieux.

Le FMI dont le rôle est de veiller au bon équilibre des finances mondiales, approuve, je crois, le plan gouvernemental. Cela voudrait donc dire que les gens de gauche qui plébiscitent Dominique Strauss-Kahn et veulent faire de lui notre prochain Président, mettent en doute ses compétences en tant que directeur du FMI…

J’avoue ne plus y comprendre grand-chose et regrette tout le gâchis humain et économique provoqué par ces grèves.

Je connais très mal les questions entourant les retraites et les réponses proposées par le Gouvernement.

Mais, j’ai du mal à comprendre l’hostilité des syndicats au recul de l’âge de départ en retraite. Cette hostilité me semble idéologique et démagogique. La durée moyenne de la vie s’étant considérablement allongée en l’espace de cinquante ans, la logique et le simple bon sens, me semble-t-il, sont qu’on rallonge la durée du temps de travail… Et 62 ans au lieu de 60 ans me semble une sage et juste mesure.

Et je l’ai déjà dit, le fond du problème, ce n’est pas de partir en retraite à tel ou tel âge – mis à part pour les travaux pénibles – mais c’est de pouvoir s’accomplir, se réaliser, dans sa vie professionnelle, de s’y sentir utile et d’y être reconnu. Pour moi, tout le problème est là. Et j’en veux pour preuve que certains cadres, passionnés par leur job, souhaitent partir en retraite le plus tard possible – souhait motivé par l’intérêt qu’ils portent à leur activité et non pas pour des raisons financières…

Il y a encore un autre problème que je voudrais évoquer, à propos de cette réforme et qui mériterait un amendement.

Les personnes qui n’auront pas tous leurs trimestres, devront partir en retraite à 67 ans au lieu de 65 ans aujourd’hui. Voilà qui risque de pénaliser beaucoup de femmes. Beaucoup parmi elles, en effet, connaissent de nombreux arrêts dans leur carrière et sont déjà victimes de salaires inférieurs à ceux des hommes pour les mêmes tâches. Les obliger à attendre 67 ans pour avoir une retraite à taux plein me semble donc profondément injuste.

Voilà ce que je voulais dire sur cette réforme. Une nouvelle fois, je ne prétends pas posséder toute la vérité. J’émets des opinions et je suis prêt à écouter d’autres avis s’ils sont sereinement et impartialement émis…

Vraiment Nicolas Sarkozy a l’art de retourner les situations. D’accusé – à propos des expulsions massives de Roms – voici qu’il devient victime – après les déclarations de Viviane Reding, la secrétaire européenne en charge de la justice, et après la condamnation de sa politique sécuritaire par de nombreux parlementaires européens.

La circulaire du ministre de l’Intérieur visant les Roms était discriminatoire ? Ce n’est rien, il en pond aussitôt une autre produisant les mêmes effets.

Rien n’arrête sa politique odieuse et mensongère. Il est en campagne électorale. Il utilise la peur viscérale de l’étranger qu’il y a au fond de chacun de nous, pour essayer de prendre nos voix.

Les Roms sont d’excellents boucs-émissaires et masquent les vrais problèmes que Nicolas Sarkozy est incapable de résoudre : le chômage ; la fermeture et la délocalisation de nombreuses entreprises ; le vieillissement de la population et le problème des retraites ; la baisse du pouvoir d’achat ; la baisse des remboursements de la sécurité sociale ; la hausse de nombreuses taxes ; la paupérisation de nombreux citoyens ; le manque de logements sociaux ; l’angoisse croissante des jeunes face à l’avenir (diplômés ou non, ils ne trouvent pas de travail), etc., etc.

Et je ne parle pas de la montée de la violence que Nicolas Sarkozy se montre incapable de d’enrayer, malgré une avalanche de lois spectaculaires et jamais appliquées (une vingtaine de lois sur la sécurité depuis 2002, trois lois sur la récidive criminelle depuis 2005 et une quatrième en préparation !)

Non ! les Roms ne sont pas responsables de tout ce qui va mal en France. Nicolas Sarkozy les stigmatise et ne cherche aucune solution pour résoudre leurs problèmes. A Bruxelles, il a joué les Présidents outragés, mais il n’a à aucun moment invité l’Europe à trouver une solution communautaire humaine à cette grave question ! Il est bien plus facile et plus spectaculaire de les renvoyer en Roumanie et de les refiler aux autres comme on se refile une « patate chaude », pour parler familièrement.

Vraiment, notre pays est dirigé par un narcissique dépourvu d’humanité.

J’ai honte pour la France, mon pays que j’aime.