Immersion Piss Christ : tout est-il permis ?…

L’artiste a-t-il tous les droits ?… Y a-t-il des limites à la liberté d’expression ?…

La question est vieille comme le monde, et à chaque époque, des artistes – ou, bien souvent, de « pseudo-artistes » ! – provoquent des scandales en dépassant certaines limites.

Ainsi en est-il d’Andres Serrano – un « artiste » que je ne connaissais pas – et de son Immersion Piss Christ exposé en Avignon.

Personnellement je ne saurais appeler « œuvre d’art » la photo d’un crucifix en plastique plongé dans un verre d’urine ! Une telle photo ne m’inspire que dégoût et mépris pour son auteur et pour ceux qui l’exposent.

Que de bassesses au nom de l’Art !…

Je comprends et partage l’indignation de nombreux chrétiens.

Toute religion mérite respect pour ses fidèles, et un individu qui ose profaner ainsi l’un des symboles du christianisme est un vil individu.

Je ne comprends pas qu’une commune puisse financer une telle exposition ! Je ne comprends pas qu’aux Etats-Unis, en 1989, un musée financé partiellement par les fonds publics ait pu primer une telle photo.

Toutefois, j’estime que l’autorisation ou l’interdiction d’exposer cette photo ne peut se faire que de manière légale, et que ceux qu’elle offense à juste titre – les chrétiens – n’ont pas à se faire justice eux-mêmes.

La meilleure réplique à une telle offense serait de boycotter cette exposition. Malheureusement, il y aura toujours un public pour aller la voir, par snobisme ou par voyeurisme…

Pauvre monde où la scatologie est reine et remplace trop souvent la véritable recherche de la vraie Beauté !

La prostitution, un moindre mal ?…

Très idéaliste, j’ai toujours pensé que l’acte d’amour ne devrait pas se passer d’un sentiment d’amour. Je sais pourtant que la réalité est souvent différente, et que beaucoup recherchent avant tout, dans l’acte d’amour, le plaisir physique et se passent de tout sentiment.

Il en est ainsi depuis la nuit des temps, et les prostitués – hommes ou femmes – permettent à certains de soulager les pulsions physiques qu’ils ne peuvent soulager ailleurs.

Aussi, je trouve bien mal venu ce projet de lois de certains députés, de frapper d’une amende de 3.000 euros et d’une peine de six mois de prison, les clients des prostitués.

C’est plonger dans la clandestinité complète la prostitution, avec tous les risques sanitaires qui s’en suivent ; c’est donner plus de pouvoirs aux proxénètes – qu’il faudrait impérativement, eux, frapper dur et fort – ; et c’est risquer de voir les viols se multiplier.

Quand on sait la moralité d’un certain nombre de nos hommes politiques qui n’hésitent pas à recourir à prostitution de luxe – et quand on sait les « escort-girls » qui accompagnent tous les sommets internationaux – on est surpris par l’hypocrisie d’un tel projet de loi.

Là encore, il y aurait deux poids, deux mesures. D’un côté les riches qui pourraient satisfaire librement leurs fantasmes. De l’autre, les pauvres qui seraient obligés de se cacher et risqueraient de lourdes sanctions.

Nos députés moralistes prennent la Suède en exemple. Je ne suis pas certain que ce soit un bon modèle. Les prostitués de ce pays s’expatrient dans les pays voisins, Norvège, Danemark, ou se cachent et voient leur insécurité physique et sanitaire grandir. Des proxénètes amènent des mineures de Russie qui sont des proies faciles.

La prostitution est un mal, sans doute, un mal vieux comme le monde. Un mal qu’on n’a jamais réussi à éradiquer. Mais peut-être un moindre mal…

Elle naît de la misère des hommes. De la misère sociale. De la misère économique. De la misère morale. D’une dramatique solitude, et aussi, chez certains ou certaines, de l’appât du gain facile. Si l’on peut appeler « gain facile » le gain obtenu en faisant commerce de son corps… Elle naît peut-être surtout d’une carence d’éducation…

Plutôt que de sanctionner les clients des prostitués, ne faudrait-il pas mieux rouvrir les maisons closes ? Là, les prostitués seraient peut-être plus sécurisés, seraient suivis sanitairement… Je pose la question, mais je sais que la chose est très complexe et que le remède – la réouverture des maisons closes – risque d’être pire que le mal – la prostitution clandestine.

A l’heure où l’on parle tant de débats – qui souvent n’accouchent que de souris ! – ne serait-il pas bon de réunir une table ronde entre des représentants de toutes les parties : les prostitués, les clients, les responsables de la santé, des affaires sanitaires et sociales, de l’Education, de la police, etc.

Et surtout, il conviendrait plus que jamais, de faire la chasse aux proxénètes qui s’enrichissent du commerce abject d’êtres humains.

Et enfin, il faudrait apprendre dans nos collèges et dans nos lycées, le respect de l’autre. La beauté de l’Amour partagé. Non seulement physique mais aussi enrichi de sa dimension spirituelle.

Nicolas Sarkozy et la laïcité…

Je croyais que dans notre Etat laïc, les religions devaient se soumettre à la République. Tel n’est plus le cas et les dérogations viennent du plus haut sommet de l’Etat.

J’apprends sur France culture ce matin, qu’à la demande de Nicolas Sarkozy et pour faire plaisir à certains amis de sa cour, quelques étudiants juifs, passeront de nuit, en dehors des sessions normales d’examen, les épreuves de leur concours d’entrée aux Mines, aux Ponts et Chaussées, à Centrale et à Supélec.

Pourquoi ces séances nocturnes secrètes les 20 et 26 avril ? Tout simplement pour respecter les exigences de la Pâque juive.

Ceux qui fixent les calendriers des concours s’efforcent de respecter les fêtes des différentes religions présentes sur notre sol. Apparemment, cette année, la Pâque juive ne figurait pas sur leur circulaire.

Oubli regrettable, peut-être, mais doit-on pour autant créer une cession spéciale pour quelques candidats, et risquer une annulation de toutes les épreuves par le Conseil d’Etat, et obliger des milliers de candidats à repasser ces concours ?…

« C’est le prix à payer pour la foi », aurait répondu le Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées, qui serait à l’origine de cette demande et à qui notre Président aurait voulu faire plaisir.

Une preuve de plus de la partialité de Nicolas Sarkozy, si prompt à stigmatiser les musulmans d’origine maghrébine, et une défaite de plus pour notre laïcité !…

J’ajoute enfin, une nouvelle foi à propos des religions qu’il y a la lettre et l’Esprit. En l’occurrence, l’Esprit ne commande-t-il pas, à ces quelques étudiants juifs de se plier aux dates de ces concours fixées par la loi ? Leur attitude témoigne, à mon avis, d’une conception étroite et attristante de la religion…

Youri Gagarine, premier homme à avoir effectué un vol habité dans l’espace ?…

Ce 12 avril, les Russes ont fêté en grande pompe le cinquantième anniversaire du premier vol habité dans l’espace, effectué par Youri Gagarine, devenu héros national. Et moi, loin des médias, je m’interroge sur les silences – et les mensonges ? – de la vieille URSS.

Je ne suis pas certain que Youri Gagarine ait été le premier homme à voler dans l’espace. Il n’est peut-être que le premier homme à en être revenu !

Je ne puis m’empêcher de penser, en effet, à cette chronique du journaliste Jean Nocher, sur je ne sais plus quelle station de radio, au début des années 1960. J’avais alors une quinzaine d’années.

Si j’en crois ce chroniqueur, les Soviétiques, après avoir envoyé des animaux dans l’espace – notamment la fameuse chienne Laïka – et avant d’envoyer le désormais célèbre Youri Gagarine, auraient envoyés des hommes qui n’en seraient jamais revenus !…

A la fin des années 1950, des radioamateurs italiens auraient capté des appels au secours d’un cosmonaute soviétique quittant à jamais l’orbite terrestre et condamné à mourir loin de la terre, dans le silence et la solitude des espaces infinis…

Je n’ai jamais eu confirmation de cette information. Mais je la crois vraisemblable. Quels crimes n’ont pas été commis pour gagner cette course à l’espace ?!…

Saurons-nous un jour la vérité ? Je ne sais. Les Russes ne s’en vanteront jamais. Mais cette histoire hante depuis plus de cinquante ans l’adolescent que je fus…

Austérité. Pour tous ?… Sauf pour les députés de Bruxelles…

Le saviez-vous ? Les députés européens de la Commission Budget ont ajouté – le 3 mars – une rallonge de 1.500 € à leur enveloppe mensuelle pour leurs frais d’assistants, ce qui la porte à 21.209 €. Rappelons, pour mémoire, qu’un député européen touche 7.956,87 € par mois.

A l’heure où tous nos dirigeants nous prêchent l’austérité et la réduction de toutes les dépenses, cette augmentation me semble vraiment scandaleuse.

Ces députés justifient cette augmentation par l’accroissement de leur charge de travail à la suite du renforcement des pouvoirs du Parlement après le traité de Lisbonne.

Et pendant ce temps, tous les pays européens sont soumis à des cures d’austérité drastiques. Les salaires baissent, le chômage s’accroît, les impôts et les taxes augmentent, l’âge de la retraite recule. Pour tous. Sauf pour nos députés du Parlement européen !!!…

Regrettable manque de courage de nos hommes politiques…

Je regrette vraiment la couardise de nos hommes politiques – hommes ou femmes – qui n’ont pas le courage d’assumer leurs propos et démentent le lendemain ce qu’ils ont dit la veille.

C’est ainsi que Brice Hortefeux, après son fameux « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » prononcé lors de l’université d’été de l’UMP, le 5 septembre 2009, voulant parler de toute évidence des Maghrébins, a prétendu quelques jours plus tard qu’il s’agissait… des Auvergnats ! Et pourtant, n’est-il pas vrai que trop d’étrangers dans une communauté posent fatalement des problèmes ? Malheureusement, Brice Hortefeux, n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses idées.

Et c’est ainsi que, François Fillon, à propos du deuxième tour des cantonales, a eu l’audace de s’opposer à Nicolas Sarkozy en appelant tout d’abord à voter contre le Front National ; puis hier, a fait marche arrière devant les députés de l’UMP, en affirmant qu’il était sur la même ligne que Nicolas Sarkozy à savoir le « ni-ni » – « Ni accord avec le FN, ni front républicain »…

Certes, il n’est pas concevable, dans les traditions de la Vème République, qu’un Premier ministre s’oppose publiquement au Président. Mais, au lieu de cette pitoyable volte-face, j’eus aimé que François Fillon reste fidèle à ses convictions républicaines et démissionne…

Hélas, nos hommes politiques, ne sont pas à un reniement ou à une contradiction près. Ainsi, j’ai entendu Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, déclarer, pour défendre le « ni-ni », qu’on pouvait très bien « ne pas voter » ! Et dire qu’à chaque élection toute la classe politique martèle les citoyens en leur disant que « voter est un devoir » !!!… Trouvez l’erreur !…