Les massacres de Charlie Hebdo

Comme je le dis souvent, face à certains événements, à certains drames, seul le silence convient. Et je répète également combien il est dangereux de réagir dans l’émotion.

Je dirai donc ici simplement ma profonde tristesse. Tristesse pour ces familles plongées dans le deuil et devant l’horreur de ce crime. Et profonde compassion pour tous les proches des victimes tombées sous les coups de la haine de fanatiques pour lesquels la vie humaine ne vaut rien.

Je parlerai de tout cela plus tard. A froid. Mais je voudrais ajouter quelques mots sur l’HUMOUR.

Comme la langue, l’HUMOUR est la meilleure et la pire des choses.

La meilleure quand il rime avec AMOUR, et est partage, complicité entre amis, pour rire sainement de telle ou telle situation, de tel ou tel événement, voire de telle ou telle personne. Je ne conçois pas la vie sans AMOUR et sans HUMOUR. Il rend les souffrances, les contrariétés plus supportables, il et est le meilleur antidote aux tristesses de notre condition.

Mais il une autre forme d’humour plus pernicieuse. Je veux parler d’un humour qui – sans le vouloir, je l’accorde – peut blesser et humilier. Un humour qui peut passer pour du mépris auprès de certaines personnes ou confessions particulièrement sensibles ou susceptibles. Il est toujours dangereux de faire rire aux dépens des autres.

Si je partage et encourage la première forme d’HUMOUR qui est VIE et source de VIE, j’avoue regretter la seconde.

L’humiliation et le mépris – même involontaires, sans l’intention de les provoquer – peuvent être ressentis comme des violences et peuvent être sources de violences. Bien des conflits, bien des guerres ne tirent leur origine que de là.

Je condamne bien évidemment sans réserve les terroristes auteurs du massacre d’hier. Et il n’y a aucune proportion entre leur barbarie, et l’humiliation qu’ils auraient pu ressentir à la suite de certaines caricatures de Charlie Hebdo.

Mais je rappelle que l’Islam n’admet pas la représentation du Prophète. Charlie Hebdo n’a-t-il pas joué avec le feu en caricaturant avec tant de dérision ce dernier ?

On ne tue pas une personne sous prétexte qu’on l’a ressentie méprisante envers nous ou envers nos croyances. C’est bien évident. Et le massacre d’hier n’est pas seulement une vengeance contre un hebdomadaire, mais aussi une attaque qui couve, depuis des années, contre la France, la Liberté et la Démocratie.

Je souhaite donc bien évidemment que les criminels d’hier soient arrêtés et que la Justice leur inflige les châtiments qu’ils méritent. Aucun d’ailleurs ne sera à la hauteur de leurs crimes.

J’aimerais donc seulement que tous les Français qui ont observé une minute de silence aujourd’hui ou qui défileront par millions dans les jours qui viennent, essaient simplement de ne jamais humilier personne. Là seulement se trouve le chemin de la PAIX.

J’entends la question de certains : n’a-t-on pas le droit, dans pays libre, de rire de tout ? Je réponds sans hésiter : oui, on a le droit de rire de tout, mais j’ajoute pas avec n’importe qui, n’importe quand, et n’importe où. Et, quand on sait qu’un trait d’humour risque de blesser profondément telle ou telle personne, telle ou telle institution, ou telle ou confession, la SAGESSE n’est-elle pas de l’éviter ?

La SAGESSE, hélas, semble la chose qui manque le plus à notre monde en folie.

Meilleurs voeux !

Chers Amis de la terre,

Fidèle à la tradition, je vous envoie à tous, mes MEILLEURS VŒUX pour cette nouvelle année qui commence aujourd’hui.

Oh ! je le sais. Les plus beaux vœux que nous formulons ne changent pas le cours des choses.

Ils ne redonnent pas la santé à la personne malade ; ils ne redonnent pas du travail à la personne au chômage, ni un peu de chaleur à la personne sans logis et seule dans le froid de la rue, etc.

Et pourtant, nos vœux ne sont pas vains. Ils sont chargés de la chaleur de notre affection, de notre amitié, de notre amour. D’un amour qui ne supprime pas la souffrance mais la rend plus supportable.

Nous ne pouvons changer le cours des choses. Mais je pense à la sagesse de Confucius voici vingt-cinq siècles. Plutôt que de prier pour la pluie en été, il invitait les hommes à accumuler des réserves d’eau en prévision de la saison sèche. Belle sagesse fondé sur l’observation de la nature et de toutes les choses de la vie.

Loin d’être fatalistes, essayons d’améliorer ce qui est améliorable, essayons d’accepter d’une âme égale ce dont nous ne pouvons pas changer le cours, et surtout, gardons toujours au fond de notre cœur l’Espérance de jours meilleurs.

L’Espérance que la santé s’améliorera, qu’un emploi va se présenter, que la chaleur et l’amitié d’un toit mettront fin à la précarité de la rue, etc.

A vous toutes et à vous tous, Amis de la terre, je souhaite que ces quelques lignes vous redonnent COURAGE, CONFIANCE, ESPÉRANCE.

Chacun a son étoile dans le ciel. Sa petite étoile qui ne nous abandonne jamais, pas même au cœur des nuits les plus profondes.

Vous ne la voyez pas ?… Fermer les yeux ! Et voyez dans la nuit de votre vie et dans le silence de votre coeur, ce fil invisible qui vous conduit vers le ciel. Laissez-vous guider par lui.

BONNE ANNÉE

Noël, la fête de l’Espérance.

Qu’est devenue la Lumière
Des noëls lointains de mon enfance ?
Qu’est devenue l’Espérance,
Née voici deux mille ans
Sur la terre de Judée ?…

Le monde semble emporté
Dans un hiver sans retour,
Et les hommes pris à jamais
D’une funeste folie.

Ce Royaume annoncé par Jésus
Sur les chemins de Galilée,
Ne serait-il donc qu’un rêve
Pour enfants attardés ?…

L’Amour, la Justice et la Paix?
Ne sont-ils donc que des illusions
Pour quelques idéalistes
Coupés des réalités ?…

Non ! Je veux croire au message
Des noëls de mon enfance.
Je vois croire en l’Espérance
Qui brille dans la nuit.

Non ! Le Royaume annoncé
Voici deux mille ans n’est pas un rêve.
Il est là. Il est en nous.
Il ne dépend que de nous.

L’Amour, la Justice et la Paix
Ne sont pas morts.
Il nous appartient de les semer
Autour de nous et d’en inonder
Le monde incrédule.

Jésus nous a montré le chemin.
A nous de le suivre !
« Aimez-vous les uns les autres
Comme je vous ai aimés. »
Dans cet unique commandement
Se trouve la clé de tous nos problèmes.

L’Amour peut tout,
Ou presque tout.
Il ne supprime pas la souffrance,
Mais il la rend plus supportable,
Et surtout il met fin
A tous les conflits, à toutes les guerres
Qui déchirent la terre.

L’Amour construit,
L’Amour rapproche,
L’Amour pardonne,
L’Amour libère.

Alors semons, semons,
L’Amour autour de nous.
Semons sans compter,
Sans rien attendre,
Et fleuriront dans un arc en ciel
La Justice et la Paix.

Vous qui êtes seuls
Dans la nuit de l’hiver.
Vous qui n’avez plus de famille.
Vous chez qui personne
Ne viendra frapper à la porte
La nuit de Noël,

Ne désespérez pas !

« Sans l’Espérance,
On ne trouve pas l’inespéré » !

Une étoile brille au cœur
Des nuits les plus profondes.
Vous ne la voyez pas ?
Qu’importe !
Elle est là.
Elle accompagne l’humanité
Depuis la nuit des temps.

Sa lumière illumine nos cœurs.
Le Royaume est proche.
Il est en vous.
Laissez-vous porter
Par la formidable Espérance de Noël !
Elle rend tout possible,
Même l’impossible.

Nos devoirs envers nos animaux de compagnie

Croisé hier, en allant à la piscine, une dame âgée s’en prenant méchamment à son chien qu’elle tirait de force avec sa laisse.

« Tu as encore mangé des saloperies ! »

Je suis choqué par cette scène. Visiblement, ce chien est le souffre-douleur de sa maîtresse et je le plains.

Un animal de compagnie ne doit-il pas partager l’amour de ses maîtres ?

Il doit être, pour la personne seule et âgée, un compagnon, je dirais même un confident et un ami sur lequel reporter son affection et qui permet de supporter plus facilement la tristesse de la solitude.

Tel n’est visiblement pas le cas ici et cela m’attriste. Je ne connais pas la vie de cette personne. Peut-être, est-elle sous le coup de la colère à la suite d’une contrariété. Dans ce cas son attitude serait excusable. Mais je crains plutôt qu’elle ne soit aigrie… Or, quels que soient les malheurs et les souffrances d’une vie, il n’est jamais bon d’être aigri.

Je ne veux pas nous donner en exemple, mais je veux dire cependant un mot ici de Basile, notre chat, que nous ont offert nos enfants voici huit ans.

Ce chat a été pris à la SPA à l’âge de six mois et je me demande s’il n’avait pas été battu.

Il n’y a pas plus peureux que lui. Il ne s’est jamais aventuré dans d’autres pièces de notre appartement que le séjour et que la cuisine. Je n’ai jamais réussi à l’empêcher de s’installer sur tous mes papiers qu’il froisse et remplit de poils. Et non seulement il n’est pas affectueux – il ne veut jamais rester sur nos genoux quand nous le prenons – mais en plus il lui arrive de nous griffer et nous mordre, sans raison, au poignet ou à la cheville et de nous faire sérieusement saigner.

Je reconnais que dans ce cas j’élève sérieusement la voix et lui donne une bonne tape sur la tête. Mais pas davantage. Cela ne servira à rien. Je sais qu’il recommencera tôt ou tard alors une punition plus importante est totalement inutile.

Quels que soient ses défauts, nous ne lui en voulons pas. Nous le prenons comme il est. Jamais nous ne lui ferions le moindre mal, et même nous sommes aux petits soins avec lui. Il partage notre foyer, notre vie, et, comme tout animal, il a droit à notre attention.

Un chat peut-il être heureux ou malheureux ? Qu’est-ce que le bonheur ? Vaste question à laquelle je n’essaierai pas de répondre aujourd’hui.

Cependant, en toute honnêteté, je crois pouvoir dire que Basile est heureux. Aussi heureux que puisse être un chat aimé de ses maîtres.

Tout maître doit donner des marques d’amitié, je dirais même d’amour aux animaux qui partagent son foyer. J’ai eu l’impression, hier, que cette vieille dame n’aimait son chien. Peut-être me suis-je trompé. Je le souhaite vivement, mais j’ai trouvé qu’elle s’en prenait bien méchamment à son chien.

La sonde Rosetta : une remarquable et réjouissante prouesse scientifique !

Prévoir dix ans à l’avance, après un périple de six milliards de kilomètres, la rencontre d’une sonde d’une masse de trois tonnes, avec une minuscule comète de quatre kilomètres de diamètre, tient du prodige. Cela « représente la même performance que se poser sur un point précis d’une pièce de 1 centime d’euro posée à Berlin alors que vous êtes à Paris. », selon le CNES.

Il s’agit là vraiment d’un exploit scientifique dont il faut féliciter tous les artisans et qui illustre les heureux résultats d’une coopération entre les nations. L’ESA (Agence Spatiale Européenne) qui a mis au point ce projet regroupe vingt pays d’Europe.

Dans une actualité si douloureuse, dominée par les guerres, la violence, la haine, assombrie par une crise économique qui n’en finit pas et qui s’accompagne de tant de chômage et de misère, je me réjouis de l’annonce de cette prouesse.

D’aucuns trouveront sans doute un tel programme inutile et dispendieux, et pourraient croire que l’argent dépensé pour la conquête spatiale serait plus utile ailleurs ! Je ne partage pas cet avis.

Tout d’abord, la sonde Rosetta a coûté 1,5 milliards de dollars, c’est l’équivalent de deux stades de France. Elle a été payée par tous les pays européens participants, et représente pour chaque Français une dépense entre 3 et 4 centimes par an pendant 10 ans. On ne peut donc pas parler de dépense excessive.

De plus, elle assure des milliers d’emplois et, pour un euro investi, elle génère plusieurs euros dans l’économie. Financièrement et économiquement, c’est donc loin d’être un gouffre.

D’autre part, les retombées de la conquête spatiale dans la vie quotidienne et les nouvelles technologies sont innombrables.

On les retrouve dans les nombreux domaines de l’alimentation, de l’habillement, des sports, de l’automobile, de la micro-informatique, etc.

Il y a actuellement quelque 3 000 satellites en service autour de la terre. Sans eux, ce serait le chaos sur la planète. 33 000 chaînes de TV cesseraient de fonctionner ; il ne serait plus possible de surfer sur Internet ; ni de téléphoner. Fini les géolocalisations. Fini les prévisions météo, etc.

La conquête spatiale a entraîné des avancées fantastiques dans les domaines de la physique, de la chimie, dans le domaine médical, etc. Rappelons pour mémoire ce que leur doivent les valves cardiaques, les « stents », les dialyses, l’imagerie médicale, etc.

La recherche spatiale est donc loin d’être un luxe inutile. Mais il y a plus encore.

De même que l’orphelin fera tout pour retrouver la trace de ses parents, de même l’humanité, grain de sable dans le cosmos, doit tout faire pour savoir d’où elle vient. Cette quête est vieille comme le monde et durera autant que l’humanité.

Les comètes sont pratiquement inchangées depuis la naissance de notre système solaire, il y a 4,5 milliards d’années. Leur étude nous permet donc de mieux connaître nos origines. Certains pensent qu’elles auraient apporté l’eau à notre planète toute jeune, et peut-être même… la vie !

Nous ne sommes que de petites, de toutes petites fourmis à l’extrémité d’un rameau d’un arbre immense. Chaque fois que nous découvrons un nouveau rameau, nous croyons avoir découvert le tronc ! Mais nous en sommes loin, et nous ne le découvrirons jamais. D’autant plus que l’arbre croît plus vite que nos connaissances… Il ne faut jamais oublier que nous ne voyons que 5 % de l’Univers…

Aussi nous devons nous réjouir des nouvelles connaissances que fait l’humanité, mais toujours faire preuve de la plus grande humilité.

Je pense à la phrase de Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace : « J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout : je n’ai pas vu Dieu. » Quelle bêtise !

L’homme pourra faire la conquête de tous les espaces infinis, pénétrer toujours davantage dans l’infiniment grand et l’infiniment petit, sans jamais rencontrer Dieu. Dieu se cache dans la simplicité des cœurs. Il est là où il y a recherche d’AMOUR, de JUSTICE et de PAIX, et Il se dérobera toujours à ceux qui sont avides de preuves !

Quelles que soient nos croyances, que l’Univers et la Vie soient le fruit du seul Hasard ou d’une volonté divine, réjouissons de toutes les avancées de nos connaissances et mettons-les au service de toute l’humanité !

PS : les noms de Rosetta, la sonde, et de Philae, l’engin qui doit se poser sur la comète, ne sont pas dus au hasard. Ils rappellent la Pierre de Rosette et l’obélisque de Philae, qui ont permis Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens. Quant à Tchouri, le nom de la comète, c’est l’abrégé de Tchourioumov-Guérassimenko, noms des deux astronomes ukrainiens qui l’ont découverte en 1969.