Avertissement :

J’ai beaucoup hésité avant de publier cette chronique, rédigée dimanche dernier. J’avais peur de blesser les Juifs. J’ai conscience de l’horreur sans nom du génocide dont ils ont été victimes. Je perçois leur hantise que de telles atrocités ne se renouvellent, et je comprends le parallèle, en raison d’un certain laxisme ambiant, qu’ils font avec les années trente qui ont précédé ce drame, unique dans l’histoire par son ampleur.

Oui, tout cela je le comprends. Mais, on le lira dans cette chronique, je reproche à l’orateur qui a rappelé ces faits lors de cette cérémonie, à Lyon, de n’avoir eu aucun mot, aucune parole, pour les autres victimes, hier et aujourd’hui, de la folie des hommes.

J’ai bien peur que l’humanité ne soit condamnée à jamais à vivre dans la violence. Et cependant nous pouvons, chacun d’entre nous, là où nous sommes, refuser la fatalité de cette violence et être les messagers de la Paix.

Ce n’est pas en ressassant le passé, en nous plaçant en victimes uniques, exclusives que nous construirons ce monde plus fraternel auquel nous aspirons tous.

A l’issue de la cérémonie, un porte-drapeau m’a dit ceci : « Ils n’ont que la haine, à la bouche ! » Or, la haine, la rancœur, la rancune ne sont jamais porteuses de paix.

Cérémonie du 25 janvier à Lyon :

Il fait froid, en ce dimanche 25 janvier, place Bellecour, à Lyon, où nous commémorons le 70ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Le vent du nord fouette les visages. Mais comment pourrions-nous nous plaindre, quand nous pensons à toutes ces victimes innocentes – hommes, femmes, enfants – qui ont été exterminées dans ce camp pour le seul crime d’être juifs ?!…

Oui, souffrir du froid et du vent, le temps d’une cérémonie, n’est rien à côté de toutes ces souffrances innommables de six à sept millions de Juifs morts en déportation.

Il faut garder en mémoire ces crimes et tout faire pour éviter leur retour. Mais…

Mais j’avoue être surpris et contrarié par le discours enflammé du Président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz et des camps de Haute Silésie. En un mot, il reproche à nos responsables politiques une certaine inertie face à l’augmentation des actes antisémites. Ils les accusent de ne pas prendre la mesure de la gravité de la situation.

Je comprends son inquiétude. Il est lui-même un rescapé de ce camp de la mort. Il est donc bien placé pour parler de tout cela.

Mais je regrette qu’il ne prêche que pour sa paroisse, que pour les Juifs, et qu’il se limite aux victimes juives de la barbarie nazie.

Je regrette qu’il n’ait eu pas le moindre mot pour les tziganes, les homosexuels, les handicapés, moins nombreux certes que les Juifs, mais qui ont connu le même sort.

Je regrette qu’il n’ait pas eu le moindre mot non plus, pour tous les ennemis du Reich, rayés du monde des vivants, et dont il ne reste que les ombres errantes emportées dans l’anéantissement des camps « Nuit et brouillard ».

Oui, j’aurais aimé que notre orateur en colère évoque ces victimes innocentes que je viens de citer. Qu’il évoque aussi le génocide dont ont été victimes un million et demi d’Arméniens, en 1915.

Et j’aurais aimé qu’il ait une pensée, un mot seulement, pour toutes les victimes de la folie des hommes et des guerres, dans notre monde d’aujourd’hui.

Un mot pour ces vingt millions – oui, je dis bien, vingt-millions ! – de réfugiés qui vivent – ou survivent – dans l’inconfort et la précarité de tentes de fortune, glaciales ou étouffantes, selon les pays et les saisons.

Un mot enfin pour ces cent mille chrétiens qui meurent chaque année pour leur foi.

Les Juifs ont connu l’enfer – c’est indéniable – mais ils ne sont pas les seules victimes, hélas, de la folie et de la barbarie des hommes.

Aujourd’hui, nous sommes tous – Juifs, chrétiens, musulmans, athées, simples citoyens du monde– menacés par un terrorisme aveugle et sans pitié.

Ne ressassons pas un passé dont nous ne pouvons rien changer, mais regardons l’avenir avec confiance. Tournons notre regard vers la pureté du ciel et puisons notre Espoir dans le vol des colombes porteuses des rameaux d’olivier, des rameaux de la Paix !

Oui, ce monde fraternel nous nous rêvons tous est possible. Il ne dépend que de nous !

A l’heure où des centaines de milliers de personnes défilent à Paris et dans de nombreuses villes de France, avec la présence d’une cinquantaine de chefs d’Etat, je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, et pourtant il me semble important d’apporter de nombreux bémols.

Je comprends et partage l’indignation du plus grand nombre, à la suite des massacres de ces derniers jours, la volonté de manifester sa solidarité avec les victimes et leurs proches, et de lancer un appel à l’arrêt de la barbarie.

Mais je me méfie toujours de l’enthousiasme des foules et m’interroge sur les lendemains qui suivent ces manifestations.

Les foules sont versatiles et bien souvent victimes d’habiles manipulateurs. Parmi les dizaines de milliers de Parisiens qui offrirent un accueil triomphal au général de Gaulle le 25 août 1944, sur les Champs Elysées, un bon nombre était venu, quatre mois plus tôt, le 26 avril, applaudir avec enthousiasme, le maréchal Pétain en visite à Paris. Les hommes et les foules oscillent au gré des vents de l’Histoire.

En mai 1958, Européens et musulmans, emportés dans un même élan et un même espoir, fraternisaient sur le forum d’Alger. Inutile de rappeler combien cet espoir fraternel fut récupéré puis trahi par un homme dont je tairai le nom. Trahison qui entraîna des dizaines de milliers de morts… Trahison dont cinquante ans après l’Algérie et la France portent les stigmates.

Qu’en sera-t-il de la fraternité entre les différentes communautés, entre les différentes cultures et religions, après l’enthousiasme de ce dimanche 11 janvier 2015 ? Que se passera-t-il lorsque la vague, la déferlante sera retombée ?…

Je voudrais simplement dire ici que je crains fort que la fraternité qui unit de si nombreux Français et étrangers, ne soit que de courte durée, après avoir été habilement récupérée par des hommes politiques, plus soucieux de leur popularité que de la France…

N’ayons pas peur des mots. Le problème que connaissent la France, l’Europe et le monde aujourd’hui, c’est la montée d’un islamisme pur et dur, prêt à tous les crimes pour imposer la charia au monde.

Je le sais – et je le répète – la grande majorité des musulmans ne sont pas des terroristes et n’aspirent qu’à vivre en paix. Mais nous le savons : ce ne sont pas les majorités qui font l’Histoire, mais les minorités.

Les islamistes étendent leur champ d’action, chaque jour un peu plus, dans le monde, et ils font régner la terreur là où ils sont.

Les chrétiens et tous les « mécréants » qui refusent de se convertir aux envoyés du Prophète, sont poursuivis et souvent exécutés – dans les pires conditions et après les pires humiliations – sans pitié.

Ces islamistes – je le répète – n’ont qu’un seul but, prendre le pouvoir partout, et ne reculent devant aucun crime pour parvenir à leurs fins. Et quand le fruit sera mûr, la majorité des musulmans – par peur, plus que par sympathie – se ralliera à eux, et la civilisation chrétienne occidentale retombera à l’heure des catacombes.

Je pose ici une question : les musulmans qui vivent dans notre pays, aiment-ils la France ? J’en doute après avoir vu brandir tous ces drapeaux algériens à Paris lors de la victoire de François Hollande aux présidentielles en 2012.

Chrétien de cœur, je condamne tous les fanatismes, et je souhaite des relations fraternelles entre tous les hommes de la terre – tous les hommes de « bonne volonté » – qui, pour moi, sont tous mes frères, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs religions et leurs croyances.

J’essaie – bien imparfaitement – de mettre mes pas dans ceux de ce Jésus dont les Evangiles nous montrent l’Amour et la Générosité sans limites, et qui est mort sur la croix sans avoir perdu aucun des siens, sans avoir fait verser la moindre goutte de sang. L’Eglise des croisades et de l’Inquisition, entre autres, s’est bien éloignée de ce chemin, je le reconnais.

Je souhaite bien évidemment vivre en paix avec tous les musulmans. Mais – à la différence de Jésus – Mahomet a été un chef de guerre et a voulu imposer sa religion au monde par les armes.

Doit-on pour autant condamner à jamais l’Islam. Le drame, c’est que, si l’Eglise a connu son Moyen-Âge, l’Islam n’en n’est toujours pas sorti et les événements contemporains ne laissent pas penser qu’il veuille en sortir.

La naïveté, l’angélisme – voir la lâcheté – dont font preuve nos gouvernements successifs, nous préparent de redoutables lendemains. Les manifestations monstres d’aujourd’hui masquent la tension de plus en plus forte entre un islam conquérant et une chrétienté inconsciente.

Je précise pour finir que je n’appartiens à aucun parti politique et ne défend aucun d’eux. Je suis un chrétien et un Français, qui aime la France et qui partage sa devise : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, en accordant, le lecteur s’en doutera, la plus grande place à la FRATERNITE.

Petit cochon manège

Je méfie toujours des informations qui circulent sur la toile, et qui sont souvent déformées ou de pure invention, dans le but de polémiquer. Mais, l’information que je viens de recevoir me semble tout à fait exacte, même si je n’ai pas réussi à trouver la date précise du fait qu’elle rapporte.

L’ancien maire de la ville d’Istres, pour répondre à la demande de l’imam de la ville, a fait enlever et remplacer le petit cochon d’un manège par un taureau pour ne pas choquer les enfants musulmans !!!…

Vraiment, on est en plein délire !!! Dans notre pays de tradition chrétienne, l’islam devient roi. Il y avait déjà les noms de nos fêtes chrétiennes – Noël, Pâques – retirés des calendriers ; il y avait l’interdiction, dans certaines écoles, de faire des sapins de Noël, et voilà maintenant que les imams s’en prennent aux animaux de nos manèges ! Mes petits-enfants aimaient l’histoire des « Trois petits cochons ». Je vais devoir brûler ce livre qui faisait leur bonheur !!!

Nous allons bientôt assister aux autodafés d’un passé que l’on croyait révolu, et pourtant pas si loin que cela. Il suffit de se reporter au temps du régime nazi !… Le pire est souvent à venir…

Et nos élus de dire amen, de faire le dos rond devant tous ces abus ! Et pendant ce temps, en Irak, nos frères chrétiens paient de leur vie leur fidélité à la religion qui est la leur depuis deux mille ans !

Jusqu’où ira-t-on dans la flagornerie et dans la servilité ?!…

Qu’on ne s’étonne pas, après cela, que les extrémistes du Front National gagnent de plus en plus de sièges aux élections ! Le laxisme et la complaisance d’un grand nombre de nos élus – là où il faut une autorité juste et ferme – ouvrent un boulevard, demain, pour la dictature d’un régime fasciste !

Les médias semblent – enfin ! – s’inquiéter du sort des chrétiens d’Irak et du Proche-Orient. Il est bien tard ! Implantés dans ce pays bien avant les musulmans, ils étaient plus d’un million avant la première guerre du Golfe ; ils ne sont plus 400 000 aujourd’hui !

Avant la création de l’EI (Etat Islamique), ils étaient 60 000 à Mossoul. La majorité d’entre eux a fui avec l’arrivée des fous de Dieu, et sur les 25 000 restants, seules quelques familles seraient encore à Mossoul après l’ultimatum lancé par les djihadistes.

Ils sont chassés de chez eux par ces terroristes. Ils n’ont pour issue que de se convertir à l’islam ou payer une taxe spéciale ou s’exiler. Sinon, ils risquent d’être exécutés.

J’ai toujours refusé l’amalgame entre ces fondamentalistes et la grande majorité des musulmans. Mais j’avoue être profondément déçu par le silence de ces derniers. Qu’attendent-ils pour se désolidariser de ces terroristes et les condamner publiquement. Doit-on voir dans leur silence assourdissant une marque de consentement ?…

Musulmans de France, si vous ne voulez pas que la guerre de religion s’installe dans notre pays, si vous souhaitez un respect réciproque entre les communautés chrétiennes, juives et musulmanes, il est urgent que vous condamniez ces fondamentalistes qui, au nom du Prophète, se rendent coupables des pires crimes, des pires exactions.

Cela n’enrayera sans doute pas la progression des djihadistes en Irak et au Proche-Orient. Mais cela aura le grand mérite de clarifier les choses, de montrer que vous êtes contre la charia et que vous souhaitez la paix entre les hommes de confessions différentes.

Il est terrible pour des familles, pour des amis, de perdre un ou plusieurs proches dans un accident d’avion. Il y a l’attente insupportable, partagée entre l’espoir et le désespoir. Puis il y a la révélation de la catastrophe dans toute son horreur, accompagnée d’une foule de questions dont certaines resteront à jamais sans réponse.

J’ai conscience du poids d’une telle épreuve, et je me réjouis des nombreux efforts des autorités pour venir en aide aux familles des victimes et les accompagner dans leur deuil.

Mais les médias ! Oui, les médias ! Arrêtez d’en faire autant ! Des journaux télévisés ou des émissions radio, consacrées presque exclusivement à ce drame. Alors qu’on ne sait rien encore – ou si peu – une avalanche d’interviews de spécialistes, pour ne rien dire – car ils ne savent encore rien -, pour occuper le devant de la scène, et des interviews de proches des victimes que l’on devrait laisser tranquilles !

Toute cette mise en scène des médias pour occuper le terrain, pour être les premiers à donner les informations, pour livrer des scoops !!

Je suis désolé, mais tout cela c’est trop, et c’est indigne de médias qui se respectent. Car enfin le plus navrant, c’est qu’à chaque catastrophe – qu’il faut rapporter bien évidemment et auxquelles il convient de consacrer quelques minutes – le reste de l’actualité est totalement occulté et passe à la trappe.

Désormais, les médias ne nous parlent plus de la guerre en Syrie – se serait-elle achevée ?!… Plus de la création d’un Etat islamique en Irak – les djihadistes se seraient évanouis dans le désert ?!… Il ne nous parle pas des milliers de chrétiens du Proche-Orient qui sont condamnés à la fuite ou à la mort !…

Enfin, je reproche aux médias de se complaire dans le morbide. Ils se complaisent dans l’émotion, dans tout ce qui touche aux « tripes ». Et rarement dans leurs informations, ils ne montrent que tout n’est pas noir dans notre monde, qu’il y a chaque jour de belles choses, qu’il y a ici et là des hommes et des femmes dignes d’admiration et capables de redonner courage à des vies qui s’endorment dans la médiocrité !…

Oui, le public est vraiment manipulé par les médias. Il est à leur merci. Et, plutôt que de les élever, de les grandir, les médias l’abrutissent avec une sélection d’informations qui le détournent des vrais problèmes du monde et le plongent dans la triste banalité des jours.