Le monde arabe face à la crise…

Je n’ai rien écrit sur la crise qui secoue le monde arabe. Mes lecteurs s’en étonneront peut-être. La raison de mon silence est simple : je ne sais rien de plus de ce que nous disent les médias, et je ne sais pas quoi en penser.

Je dirai simplement, que j’ai été scandalisé par la proposition de Mme Alliot-Marie d’envoyer des renforts de police en Tunisie, et par sa pirouette, quelques jours plus tard, devant le Parlement. Vraiment, les politiques ont l’art de la dénégation, et quelle effronterie chez notre Ministre des Affaires étrangère que de soutenir, après que le vent eut tourné, que ses propos avaient été déformés et mal compris !

L’Algérie avec son pétrole, la Tunisie avec son tourisme et l’Egypte avec le canal de Suez, ses ressources en gaz et en pétrole, et son tourisme, sont des pays riches. Malheureusement, leurs richesses ne sont pas redistribuées à la population et restent dans les mains de quelques-uns.

Le pouvoir algérien a étouffé le vent de contestation en diminuant ou supprimant, du jour au lendemain, toutes les taxes qui pesaient sur les produits de première nécessité. La fronde est-elle éteinte pour autant ?…

En Tunisie, Ben Ali a pris la fuite. Un gouvernement de transition s’est mis en place. Des élections doivent avoir lieu dans quelques mois. J’espère de tout mon cœur qu’une juste démocratie verra le jour. Mais, je m’indigne en voyant, au moment où ce pays a le plus besoin de l’aide internationale, les taux d’intérêt des prêts augmenter et risquer de tuer l’économie. On a eu le même problème, voici quelques mois, avec la Grèce que la communauté internationale, peu généreuse, asphyxie avec des taux exorbitants !…

C’est l’Egypte, pour l’instant, qui m’inquiète le plus. C’est un régime totalitaire et le peuple aspire à la liberté. Mais c’est aussi un pilier de stabilité dans le monde arabe… Et que se passera-t-il si on le renverse brusquement. J’ai peur que les démocrates ne soient balayés par les frères musulmans, et que ces derniers instaurent la charia et fassent de l’Egypte un nouvel Iran…

La grande faiblesse des démocraties, c’est qu’un parti bien structuré, faisant preuve d’une grande démagogie, peut prendre légalement le pouvoir, et mettre en place une dictature…

En 1989, nous avons assisté à l’effondrement du rideau de fer. Il a laissé place à des démocraties – même si le terme de démocratie me semble impropre pour parler de la Russie…

Nous assistons peut-être aujourd’hui à l’effondrement du monde arabe. A quoi va-t-il donné naissance ?…

Lecteurs, n’hésitez pas à laisser vos commentaires. Car, sur ces questions, encore plus que sur d’autres, je suis très perplexe. Tout mon être souhaite la justice et la paix, et elles ne m’ont jamais semblé aussi fragiles….

Le chômage est-il une fatalité ?…

Je ne sais que penser de cette réforme des retraites tellement il y a de fausses informations ou d’informations tronquées, et de manipulations, à droite comme à gauche…

Mais, le drame qui frappe le monde entier et de la France aujourd’hui est celui du chômage. Les jeunes ont le plus grand mal à trouver du travail et les séniors sont souvent licenciés après 55 ans…

Nous sommes victimes de la « crise ». Or, l’Histoire nous apprend que cette fameuse « crise » n’est ni la première, ni la dernière et qu’à toutes époques, sur tous les continents, des civilisations à leur apogée en ont souffert, voire en sont mortes…

N’y a-t-il donc plus de travail à donner aux hommes ? Les besoins premiers de l’humanité, en eau potable, en traitement des eaux usées, en logements, en hôpitaux, en écoles, en voies de communications, etc., seraient-ils donc tous satisfaits ? Il n’en est rien. Loin de là !

Aussi, nos hommes politiques, nos économistes, nos technocrates, tous les décideurs, feraient bien de s’atteler à la satisfaction de ces biens élémentaires dont tant d’hommes sont privés sur cette terre. Et cela, me semble-t-il, donnerait du travail à tous !

Il y a dans notre monde un gaspillage scandaleux. Quand je pense que les privilégiés que nous sommes, dépensons quotidiennement plusieurs centaines de litres d’eau potable (pour nos douches, nos chasses d’eau, etc.) tandis que des femmes, des enfants, ici et là, dans le monde, sont obligés de faire vingt kilomètres – ou plus – chaque jour pour avoir quelques litres seulement d’une eau indispensable à leur survie !…

Je sais la complexité de tout cela, et qu’on ne peut résoudre de quelques coups de plume tous ces problèmes. Je sais aussi que les meilleures lois du monde ont souvent des effets pervers…

Et pourtant, je pense que si chacun de nous voulait lutter contre son égoïsme foncier, et laisser plus de place à son cœur, à sa générosité, à l’Amour – et les hommes et les femmes de ce monde n’en manquent pas – alors, le chômage, les retraites, la « crise » se poseraient avec beaucoup moins d’acuité…