Limites de tous les systèmes économiques…

Cocorico des médias ce mercredi 27 avril : le chômage aurait baissé de façon perceptible en mars, et la France aurait vendu douze sous-marins à l’Australie.

J’emploie à dessein le conditionnel. Je n’accorde guère de confiance aux statistiques qui sont bien souvent obtenues en modifiant les modes de calcul, qui n’ont de valeur que si elles s’inscrivent dans la durée, et qui, dans le cas présent, visent surtout, à mon avis, à faire remonter François Hollande dans les sondages…

Quant à la vente de sous-marins à l’Australie, j’en attends la confirmation et les conditions. Nous avons connu tellement de fausses annonces dans le domaine des exportations mirobolantes ! Notamment avec la vente de nos 126 avions Rafale à l’Inde !…

A propos des exportations, je voudrais souligner ici l’absurdité et l’égoïsme de tous les systèmes économiques. Chaque pays veut, pour développer ses emplois et réduire le chômage de ses habitants, exporter le plus possible de biens et de marchandises à l’étranger. Mais ce sont là des mesures à courte vue car, en exportant nos biens et nos marchandises, nous exportons également notre chômage.

Je m’explique. Nous créons, par nos exportations, une concurrence dans les pays étrangers, qui risque d’y provoquer du chômage. C’est là, hélas, un phénomène aussi vieux que le monde, et qui montre les limites de tous les systèmes économiques qui se succèdent ou perdurent sur la planète depuis des siècles.

L’économie, au sens originel, c’est l’art de gérer sa « maison » (oika, en grec), puis son « domaine », puis, par extension, un « pays » et enfin, aujourd’hui, le « monde ».

Son but devrait être d’assurer à chacun la prise en charge des besoins fondamentaux de la vie : la nourriture, l’habillement, le logement, les accès à l’éducation, à la santé, etc. Or, de nos jours – comme dans le passé – ces besoins sont loin d’être assurés pour tous. Seule une petite minorité – à laquelle j’ai la chance d’appartenir – bénéficie de leur prise en charge.

Malheureusement, les sociétés humaines sont victimes du nombre et des rivalités immuables entre les hommes. Rivalités qui sont telles qu’aucun système économique, aussi généreux qu’il soit, ne pourra jamais assurer une vie juste à chacun. Il y aura toujours des privilégiés et laissés-pour-compte. Que ce soient le communisme, le socialisme, le capitalisme ou des systèmes hybrides, aucun système ne parviendra jamais à créer ce monde juste et égalitaire dont devrions tous rêver.

Alors, moi qui doute tant de l’existence de Dieu, je m’en remets au Jésus des Evangiles. Non pas pour créer un système économique parfait qui n’existera jamais. Mais pour essayer de mettre en pratique son message d’Amour qui transcende tous les systèmes et qui seul peut apporter aux hommes le bonheur auquel ils aspirent. Et ce bonheur ne sera jamais atteint dans la course effrénée aux biens matériels dans laquelle nous entraîne notre monde…

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