par Henri LAFFORGUE | Jan 11, 2015 | Actualité
A l’heure où des centaines de milliers de personnes défilent à Paris et dans de nombreuses villes de France, avec la présence d’une cinquantaine de chefs d’Etat, je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, et pourtant il me semble important d’apporter de nombreux bémols.
Je comprends et partage l’indignation du plus grand nombre, à la suite des massacres de ces derniers jours, la volonté de manifester sa solidarité avec les victimes et leurs proches, et de lancer un appel à l’arrêt de la barbarie.
Mais je me méfie toujours de l’enthousiasme des foules et m’interroge sur les lendemains qui suivent ces manifestations.
Les foules sont versatiles et bien souvent victimes d’habiles manipulateurs. Parmi les dizaines de milliers de Parisiens qui offrirent un accueil triomphal au général de Gaulle le 25 août 1944, sur les Champs Elysées, un bon nombre était venu, quatre mois plus tôt, le 26 avril, applaudir avec enthousiasme, le maréchal Pétain en visite à Paris. Les hommes et les foules oscillent au gré des vents de l’Histoire.
En mai 1958, Européens et musulmans, emportés dans un même élan et un même espoir, fraternisaient sur le forum d’Alger. Inutile de rappeler combien cet espoir fraternel fut récupéré puis trahi par un homme dont je tairai le nom. Trahison qui entraîna des dizaines de milliers de morts… Trahison dont cinquante ans après l’Algérie et la France portent les stigmates.
Qu’en sera-t-il de la fraternité entre les différentes communautés, entre les différentes cultures et religions, après l’enthousiasme de ce dimanche 11 janvier 2015 ? Que se passera-t-il lorsque la vague, la déferlante sera retombée ?…
Je voudrais simplement dire ici que je crains fort que la fraternité qui unit de si nombreux Français et étrangers, ne soit que de courte durée, après avoir été habilement récupérée par des hommes politiques, plus soucieux de leur popularité que de la France…
N’ayons pas peur des mots. Le problème que connaissent la France, l’Europe et le monde aujourd’hui, c’est la montée d’un islamisme pur et dur, prêt à tous les crimes pour imposer la charia au monde.
Je le sais – et je le répète – la grande majorité des musulmans ne sont pas des terroristes et n’aspirent qu’à vivre en paix. Mais nous le savons : ce ne sont pas les majorités qui font l’Histoire, mais les minorités.
Les islamistes étendent leur champ d’action, chaque jour un peu plus, dans le monde, et ils font régner la terreur là où ils sont.
Les chrétiens et tous les « mécréants » qui refusent de se convertir aux envoyés du Prophète, sont poursuivis et souvent exécutés – dans les pires conditions et après les pires humiliations – sans pitié.
Ces islamistes – je le répète – n’ont qu’un seul but, prendre le pouvoir partout, et ne reculent devant aucun crime pour parvenir à leurs fins. Et quand le fruit sera mûr, la majorité des musulmans – par peur, plus que par sympathie – se ralliera à eux, et la civilisation chrétienne occidentale retombera à l’heure des catacombes.
Je pose ici une question : les musulmans qui vivent dans notre pays, aiment-ils la France ? J’en doute après avoir vu brandir tous ces drapeaux algériens à Paris lors de la victoire de François Hollande aux présidentielles en 2012.
Chrétien de cœur, je condamne tous les fanatismes, et je souhaite des relations fraternelles entre tous les hommes de la terre – tous les hommes de « bonne volonté » – qui, pour moi, sont tous mes frères, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs religions et leurs croyances.
J’essaie – bien imparfaitement – de mettre mes pas dans ceux de ce Jésus dont les Evangiles nous montrent l’Amour et la Générosité sans limites, et qui est mort sur la croix sans avoir perdu aucun des siens, sans avoir fait verser la moindre goutte de sang. L’Eglise des croisades et de l’Inquisition, entre autres, s’est bien éloignée de ce chemin, je le reconnais.
Je souhaite bien évidemment vivre en paix avec tous les musulmans. Mais – à la différence de Jésus – Mahomet a été un chef de guerre et a voulu imposer sa religion au monde par les armes.
Doit-on pour autant condamner à jamais l’Islam. Le drame, c’est que, si l’Eglise a connu son Moyen-Âge, l’Islam n’en n’est toujours pas sorti et les événements contemporains ne laissent pas penser qu’il veuille en sortir.
La naïveté, l’angélisme – voir la lâcheté – dont font preuve nos gouvernements successifs, nous préparent de redoutables lendemains. Les manifestations monstres d’aujourd’hui masquent la tension de plus en plus forte entre un islam conquérant et une chrétienté inconsciente.
Je précise pour finir que je n’appartiens à aucun parti politique et ne défend aucun d’eux. Je suis un chrétien et un Français, qui aime la France et qui partage sa devise : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, en accordant, le lecteur s’en doutera, la plus grande place à la FRATERNITE.
par Henri LAFFORGUE | Jan 8, 2015 | Actualité
Comme je le dis souvent, face à certains événements, à certains drames, seul le silence convient. Et je répète également combien il est dangereux de réagir dans l’émotion.
Je dirai donc ici simplement ma profonde tristesse. Tristesse pour ces familles plongées dans le deuil et devant l’horreur de ce crime. Et profonde compassion pour tous les proches des victimes tombées sous les coups de la haine de fanatiques pour lesquels la vie humaine ne vaut rien.
Je parlerai de tout cela plus tard. A froid. Mais je voudrais ajouter quelques mots sur l’HUMOUR.
Comme la langue, l’HUMOUR est la meilleure et la pire des choses.
La meilleure quand il rime avec AMOUR, et est partage, complicité entre amis, pour rire sainement de telle ou telle situation, de tel ou tel événement, voire de telle ou telle personne. Je ne conçois pas la vie sans AMOUR et sans HUMOUR. Il rend les souffrances, les contrariétés plus supportables, il et est le meilleur antidote aux tristesses de notre condition.
Mais il une autre forme d’humour plus pernicieuse. Je veux parler d’un humour qui – sans le vouloir, je l’accorde – peut blesser et humilier. Un humour qui peut passer pour du mépris auprès de certaines personnes ou confessions particulièrement sensibles ou susceptibles. Il est toujours dangereux de faire rire aux dépens des autres.
Si je partage et encourage la première forme d’HUMOUR qui est VIE et source de VIE, j’avoue regretter la seconde.
L’humiliation et le mépris – même involontaires, sans l’intention de les provoquer – peuvent être ressentis comme des violences et peuvent être sources de violences. Bien des conflits, bien des guerres ne tirent leur origine que de là.
Je condamne bien évidemment sans réserve les terroristes auteurs du massacre d’hier. Et il n’y a aucune proportion entre leur barbarie, et l’humiliation qu’ils auraient pu ressentir à la suite de certaines caricatures de Charlie Hebdo.
Mais je rappelle que l’Islam n’admet pas la représentation du Prophète. Charlie Hebdo n’a-t-il pas joué avec le feu en caricaturant avec tant de dérision ce dernier ?
On ne tue pas une personne sous prétexte qu’on l’a ressentie méprisante envers nous ou envers nos croyances. C’est bien évident. Et le massacre d’hier n’est pas seulement une vengeance contre un hebdomadaire, mais aussi une attaque qui couve, depuis des années, contre la France, la Liberté et la Démocratie.
Je souhaite donc bien évidemment que les criminels d’hier soient arrêtés et que la Justice leur inflige les châtiments qu’ils méritent. Aucun d’ailleurs ne sera à la hauteur de leurs crimes.
J’aimerais donc seulement que tous les Français qui ont observé une minute de silence aujourd’hui ou qui défileront par millions dans les jours qui viennent, essaient simplement de ne jamais humilier personne. Là seulement se trouve le chemin de la PAIX.
J’entends la question de certains : n’a-t-on pas le droit, dans pays libre, de rire de tout ? Je réponds sans hésiter : oui, on a le droit de rire de tout, mais j’ajoute pas avec n’importe qui, n’importe quand, et n’importe où. Et, quand on sait qu’un trait d’humour risque de blesser profondément telle ou telle personne, telle ou telle institution, ou telle ou confession, la SAGESSE n’est-elle pas de l’éviter ?
La SAGESSE, hélas, semble la chose qui manque le plus à notre monde en folie.
par Henri LAFFORGUE | Jan 1, 2015 | Actualité
Chers Amis de la terre,
Fidèle à la tradition, je vous envoie à tous, mes MEILLEURS VŒUX pour cette nouvelle année qui commence aujourd’hui.
Oh ! je le sais. Les plus beaux vœux que nous formulons ne changent pas le cours des choses.
Ils ne redonnent pas la santé à la personne malade ; ils ne redonnent pas du travail à la personne au chômage, ni un peu de chaleur à la personne sans logis et seule dans le froid de la rue, etc.
Et pourtant, nos vœux ne sont pas vains. Ils sont chargés de la chaleur de notre affection, de notre amitié, de notre amour. D’un amour qui ne supprime pas la souffrance mais la rend plus supportable.
Nous ne pouvons changer le cours des choses. Mais je pense à la sagesse de Confucius voici vingt-cinq siècles. Plutôt que de prier pour la pluie en été, il invitait les hommes à accumuler des réserves d’eau en prévision de la saison sèche. Belle sagesse fondé sur l’observation de la nature et de toutes les choses de la vie.
Loin d’être fatalistes, essayons d’améliorer ce qui est améliorable, essayons d’accepter d’une âme égale ce dont nous ne pouvons pas changer le cours, et surtout, gardons toujours au fond de notre cœur l’Espérance de jours meilleurs.
L’Espérance que la santé s’améliorera, qu’un emploi va se présenter, que la chaleur et l’amitié d’un toit mettront fin à la précarité de la rue, etc.
A vous toutes et à vous tous, Amis de la terre, je souhaite que ces quelques lignes vous redonnent COURAGE, CONFIANCE, ESPÉRANCE.
Chacun a son étoile dans le ciel. Sa petite étoile qui ne nous abandonne jamais, pas même au cœur des nuits les plus profondes.
Vous ne la voyez pas ?… Fermer les yeux ! Et voyez dans la nuit de votre vie et dans le silence de votre coeur, ce fil invisible qui vous conduit vers le ciel. Laissez-vous guider par lui.
BONNE ANNÉE
par Henri LAFFORGUE | Déc 23, 2014 | Littérature et poésie
Qu’est devenue la Lumière
Des noëls lointains de mon enfance ?
Qu’est devenue l’Espérance,
Née voici deux mille ans
Sur la terre de Judée ?…
Le monde semble emporté
Dans un hiver sans retour,
Et les hommes pris à jamais
D’une funeste folie.
Ce Royaume annoncé par Jésus
Sur les chemins de Galilée,
Ne serait-il donc qu’un rêve
Pour enfants attardés ?…
L’Amour, la Justice et la Paix?
Ne sont-ils donc que des illusions
Pour quelques idéalistes
Coupés des réalités ?…
Non ! Je veux croire au message
Des noëls de mon enfance.
Je vois croire en l’Espérance
Qui brille dans la nuit.
Non ! Le Royaume annoncé
Voici deux mille ans n’est pas un rêve.
Il est là. Il est en nous.
Il ne dépend que de nous.
L’Amour, la Justice et la Paix
Ne sont pas morts.
Il nous appartient de les semer
Autour de nous et d’en inonder
Le monde incrédule.
Jésus nous a montré le chemin.
A nous de le suivre !
« Aimez-vous les uns les autres
Comme je vous ai aimés. »
Dans cet unique commandement
Se trouve la clé de tous nos problèmes.
L’Amour peut tout,
Ou presque tout.
Il ne supprime pas la souffrance,
Mais il la rend plus supportable,
Et surtout il met fin
A tous les conflits, à toutes les guerres
Qui déchirent la terre.
L’Amour construit,
L’Amour rapproche,
L’Amour pardonne,
L’Amour libère.
Alors semons, semons,
L’Amour autour de nous.
Semons sans compter,
Sans rien attendre,
Et fleuriront dans un arc en ciel
La Justice et la Paix.
Vous qui êtes seuls
Dans la nuit de l’hiver.
Vous qui n’avez plus de famille.
Vous chez qui personne
Ne viendra frapper à la porte
La nuit de Noël,
Ne désespérez pas !
« Sans l’Espérance,
On ne trouve pas l’inespéré » !
Une étoile brille au cœur
Des nuits les plus profondes.
Vous ne la voyez pas ?
Qu’importe !
Elle est là.
Elle accompagne l’humanité
Depuis la nuit des temps.
Sa lumière illumine nos cœurs.
Le Royaume est proche.
Il est en vous.
Laissez-vous porter
Par la formidable Espérance de Noël !
Elle rend tout possible,
Même l’impossible.
par Henri LAFFORGUE | Déc 21, 2014 | Actualité
La délégation aux droits des femmes du Sénat, présidée par Chantal Jouanno, se penche sur les clichés sexistes véhiculés par les jouets de nos enfants ! N’y a-t-il pas sujet plus important quand on sait qu’il y aurait actuellement en France, 6 millions de chômeurs toutes catégories confondues ?!!!!…
Et s’il y a lieu de s’interroger sur les clichés que véhiculent les jouets, il serait urgent de mettre un terme à la violence de plus en plus grande dont certains sont porteurs.
Même si certains psychologues, psychiatres et intellectuels soutiennent le contraire, je persiste à croire que la violence de certains jeux, a des incidences graves sur certains jeunes fragiles et est responsable d’un certain nombre de tragédies (meurtres, viols, agressions, etc.)