par Henri LAFFORGUE | Jan 2, 2014 | Politique
Monsieur le Président de la République,
Jusqu’à quand allez-vous diviser les Français et jusqu’à quels abîmes allez-vous conduire la France ?!…
Au mépris de toutes les lois de la démocratie, au nom d’une Egalité qui n’est qu’un triste et dangereux égalitarisme, vous et vos acolytes dirigez la France de façon totalement arbitraire et reniez tout son héritage passé, toutes ses traditions.
Incapable de redresser son économie, la plombant encore davantage par toutes les mesures fiscales et administratives que vous imposez à nos entreprises, étranglant les Français sous une fiscalité intolérable, vous ne trouvez rien de mieux depuis un an et demi que d’éluder les véritables problèmes, par des diversions inutiles et dangereuses !
Qui vous a demandé le « mariage pour tous » et pourquoi avez-vous refusé de recevoir et d’écouter les centaines de milliers d’opposants qui ont défilé dans les rues ?…
Qui vous demande l’adoption et la PMA pour les couples homosexuels, sinon une minorité de personnes qui veulent briser les liens multiséculaires de la famille ?…
De quel droit osez-vous jeter le trouble sur des générations d’enfants avec votre « théorie du genre » qui nie les lois les plus élémentaires de la nature ?…
Qui consultez-vous au sujet de la fin de vie, sinon un panel de personnes sans la moindre qualification pour étudier des problèmes d’une telle gravité et d’une telle complexité ? Pourquoi ne consultez-vous pas le comité d’éthique dont c’est le rôle ? Il est vrai que vous avez évincé de de ce comité les représentants de différentes religions ?…
Enfin, comment osez-vous présenter aux Français un rapport sur l’intégration qui foule aux pieds les fondements de notre société et ouvre un boulevard au communautarisme le plus dangereux ?…
Je lis dans ce rapport : Un travail « de (re)mise à plat de l’histoire de la France est nécessaire… L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des grands hommes blancs et hétérosexuels… Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le panthéon des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société ».
Comment vous et votre Premier ministre – qui a salué la « grande qualité de ces travaux » ! – pouvez-vous cautionner de telles insanités ?!!!! Ce serait donc une tare que nos grands hommes soient blancs et hétérosexuels !!! Vraiment ceux qui ont « pondu » un tel rapport marchent complètement sur la tête et tous les hommes et toutes les femmes qui ont fait la grandeur de la France, doivent se retourner dans leur tombe !!!
Je ne parle pas du communautarisme que prêche ce rapport, et de l’encouragement donné à toutes les populations immigrées, à imposer leurs langues, leurs religions, leurs traditions, etc., aux dépens de la civilisation et de la culture françaises millénaires. Ce ne sera plus à l’étranger à s’adapter à la nation qui l’accueille, mais l’inverse !
Les aberrations de votre politique dont le seul but est de vous maintenir au pouvoir, vous et vos valets, plonge France dans de profonds abîmes dont seul un homme providentiel pourra la tirer.
J’ai le regret de vous dire, Monsieur le Président de la République, avec tout le respect que je vous dois, que vous n’êtes plus digne de présider aux destinées de notre Patrie et que, si vous aviez encore un tant soit peu de lucidité et de sens de l’honneur, vous devriez démissionner.
Je vous prie de trouver ici, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments profondément attristés.
par Henri LAFFORGUE | Déc 31, 2013 | Actualité, Réflexions diverses
Voici une nouvelle année et, avec elle, une nouvelle page blanche où inscrire nos vœux pour tous ceux que nous aimons.
Le monde semble s’enfoncer dans un hiver sans fin marqué par des guerres terribles, par des misères sans nombre et en plus, ici et là, des catastrophes naturelles qui plongent dans le malheur d’innombrables personnes.
Et à tout, cela il faut ajouter cette crise économique que connaissent tant de pays et qui est source de tant de tourments pour tant de familles, tant d’hommes ou de femmes seuls, tant d’enfants soumis à tant de privations.
Face à tous ces malheurs je voudrais envoyer à tous mes amis de la terre quelques mots d’ESPERANCE.
Rien n’est jamais joué et il faut toujours garder FOI en l’avenir.
Il fallait une FOI à toute épreuve, le 14 juin 1940, quand les troupes allemandes entraient dans Paris, quand la France étaient défaite, que ses armées étaient en déroute et que dix millions de réfugiés erraient sur toutes les routes, oui il fallait une FOI à toute épreuve pour croire que rien n’était perdu, qu’un jour la France se relèverait, que le nazisme serait vaincu et que la LIBERTE l’emporterait.
Il en est de même aujourd’hui. Rien n’est perdu.
Le 13 mai 1940, Winston Churchill annonçait « Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » dans son premier discours devant la Chambre des communes, après sa nomination au poste de Premier ministre du Royaume-Uni
Le sang, nous l’avons hélas avec celui de nos soldats en missions extérieures et qui essaient de ramener la PAIX là où règne la guerre.
Le labeur, les larmes, la sueur, c’est le lot de toutes ces personnes qui sont au chômage et qui vivent d’expédients. Ce sont les souffrances de tout enfantement. C’est le prix à payer pour renaître à nouveau.
Toutes les civilisations sont mortelles. Toutes, après une apogée plus ou moins longue, connaissent la décadence et doivent repartir sur de nouvelles bases.
L’un des drames ne notre civilisation, c’est le matérialisme. C’est d’avoir cru – et de croire encore – que le bonheur réside essentiellement dans l’accumulation de biens matériels, et d’avoir oublié l’importance des valeurs spirituelles.
Malheureusement, pour contrecarrer cet oubli, on assiste au réveil des fanatismes, des fondamentalismes, des sectarismes, et de ce qu’il peut y avoir de pire dans les religions.
Or les religions ne sont pas faites pour diviser les hommes, mais pour les élever et les rassembler, dans un respect mutuel, dans la plus grande tolérance.
La sagesse, le bon sens nous invitent à prendre dans les religions non pas la lettre qui divise et déchire, mais l’ESPRIT qui unit dans un même AMOUR.
Et la sagesse nous invite à avoir CONFIANCE.
CONFIANCE !… Là est le maître mot. Notre monde souffre d’un cruel manque de CONFIANCE. Plus personne n’a confiance dans rien ni personne. Et du coup, de moins en moins de personnes osent entreprendre, osent prendre des risques, osent faire des projets.
La tentation est grande du repli sur soi et du repli communautaire. Or la frilosité ne construit rien, et seule l’ouverture aux autres, l’ouverture au monde sont source de Vie.
Nous avons la chance de vivre en FRANCE. La FRANCE est un grand pays. A une grande et longue histoire. Et nous invite à nous rassembler avec fierté sous sa belle devise « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ».
Et c’est seulement dans la FRATERNITE, le PARTAGE et la SOLIDARITE que chacun trouvera son salut.
A tous mes amis de la terre je souhaite de conserver l’ESPERANCE et la FOI en l’avenir. Toutes les nuits, mêmes les plus longues et les plus sombres ont une fin. Et dans chacune brille une petite étoile, notre étoile qui nous dit de garder CONFIANCE !
A tous j’adresse mes fraternelles salutations et mes vœux de COURAGE et de PERSEVERANCE dans les épreuves. Et je suis sûr que chacun trouvera dans l’AMOUR partagé de nombreuses JOIES au fil des jours.
par Henri LAFFORGUE | Déc 11, 2013 | Actualité, Littérature et poésie
Ils s’appelaient Nicolas et Antoine.
Ils avaient vingt-deux et vingt-trois ans.
L’âge où la vie est pleine de promesses.
L’âge de tous les rêves.
La mort les a fauchés tous les deux,
Sur la terre africaine,
Loin de leurs familles,
Quelques jours avant Noël.
Mes pensées vont à tous leurs proches.
A leurs parents qui ont la douleur
de perdre un fils,
A des frères, des sœurs, des amis,
A un premier amour, peut-être,
Confronté à la perte de l’être aimé…
J’imagine leur peine à tous, leur douleur
Et peut-être leur révolte.
Que sont-ils allés faire dans cette galère ?!…
Ils auraient pu rester sagement en France
Avoir un métier sans danger
Plutôt que d’aller risquer et perdre leur vie
Sur une terre lointaine !
Oui ! Pourquoi se sont-ils engagés ?!…
Et j’imagine – à tort peut-être,
Je connais ni leurs familles, ni leurs amis –
J’imagine tous les conseils,
Toutes les mises en garde,
Qu’ils ont dû recevoir
Au moment de s’engager.
T’es fou ! Ne fais pas ça !
Tu peux y laisser ta peau !
Conseils, mises en garde
Qui reviennent tragiquement en mémoire
A l’heure de leur mort.
Mais nul n’échappe à son destin.
Et je voudrais dire ici,
A tous ceux qui pleurent aujourd’hui
Un être cher,
Quelques mots de réconfort.
Nicolas et Antoine
Ne sont pas morts pour rien.
Ils sont morts pour remettre de l’ordre
Là où se trouvait le chaos.
Ils sont morts pour que la Justice l’emporte
Là où régnait l’injustice.
Ils sont morts pour la Liberté et pour la Paix.
Et, osons le dire,
Ils sont « morts pour la France »
Pour une France généreuse
Qui au nom de la Liberté
Prend et prendra toujours
La défense des opprimés.
Alors, parents, amis, frères d’arme
Soyez fiers de Nicolas et d’Antoine !
Laissez couler vos larmes,
Mais soyez sûrs que ce sang si tôt versé,
Que ce sacrifice au printemps de la vie,
Participent à la Paix dans le monde.
Nous avons tous ici-bas notre rôle à jouer.
Et ceux qui donnent leur vie pour essayer
De mettre un terme à la violence et la guerre
Pour essayer d’apporter la Paix,
Méritent tous les honneurs,
Méritent notre respect.
En cette nuit de Noël tout proche,
J’aurai une pensée pour ces deux enfants
Si tôt arrachés à la vie.
Et j’aurai une pensée pour vous,
Chers amis, si éprouvés.
Une pensée. C’est bien peu, je le reconnais.
Mais elle se joindra aux pensées
Et aux prières – pour les croyants –
De milliers d’autres amis à travers la France
A travers le monde.
Derrière les pleurs, derrières les larmes
Nous verrons deux enfants rayonnants
Entrer dans l’Eternité,
Tenant chacun un rameau d’olivier.
par Henri LAFFORGUE | Nov 15, 2013 | Actualité, Réflexions diverses
Les violences de toutes sortes, les guerres, la barbarie qui déchirent le monde, sont l’œuvre des hommes. Elles nous révoltent mais sont les fruits de l’égoïsme, de la soif de domination, et de la démesure des hommes, et les croyants ne peuvent en rendre responsable leur Dieu.
Mais le typhon qui balaie tout sur son passage aux Philippines ? Qui tue des centaines, des milliers d’innocents. Qui laisse des milliers d’orphelins. Qui plonge dans le plus grand dénuement tout un peuple qui maintenant meurt de faim, de soif, de maladies. Peut-on, après l’injustice d’un tel cataclysme, croire encore en Dieu ?…
La question se pose depuis la nuit des temps après chaque catastrophe.
Personnellement je n’ai pas de réponse. Mais je crois aux miracles de l’Amour. Et s’il est un Dieu d’Amour, je crois que de tels drames lui échappent, qu’Il n’en est pas responsable et qu’il ne s’agit en aucun cas d’un châtiment.
Au milieu de toutes ces terribles épreuves, et par delà la sauvagerie qu’elles engendrent – pillages, luttes sans merci pour avoir un peu de nourriture, un peu d’eau – on assiste à des élans de solidarité, de générosité, de partage extraordinaires. N’est-ce pas là la marque de l’Amour qui, s’il ne peut redonner la vie aux morts et soulager toutes les blessures physiques, apporte tant aux âmes, aux cœurs ?…
Dans la nuit du monde, je me réjouis de la naissance de cette petite Bea Joy, dans un des bâtiments de l’aéroport de Tacloban, quelques heures après le passage du typhon. Sa maman a vingt et un ans, et elle a reçu le nom de sa grand-mère disparue dans drame.
Ainsi la vie est plus forte que la mort ! Puisse cette enfant être une JOIE pour les siens et pour tous les Philippins ! Puisse-t-elle incarner tous les espoirs, toutes les promesses inscrites dans chaque enfant qui vient de naître !
par Henri LAFFORGUE | Nov 15, 2013 | Actualité
L’enlèvement du Père Georges Vandenbeusch au Cameroun, nous rappelle, si nous ne la savions pas encore, que nous sommes en pleine guerre de religion.
Le monde est victime de fondamentalistes et d’intégristes musulmans, qui convertissent de force les chrétiens, les menacent et n’hésitent pas à les tuer.
Ce sont les mêmes qui ont détruit les bouddhas d’Afghanistan et les mausolées des saints musulmans dans le désert.
Que doit-on faire face à ces fanatiques et fous de Dieu ? Plier bagages et s’enfuir comme des lâches en abandonnant les populations à leur triste sort ? Ou bien rester par fidélité à sa foi et aux peuples dont on partage les peines et les joies de la vie quotidienne ?
Le Père Georges avait choisi de rester malgré les recommandations du gouvernement. Comme l’avaient fait les moines de Thibirine. Non par goût du martyre. Non par goût du risque ou par inconscience. Mais pour témoigner d’un message d’Amour, de Justice et de Paix reçu du Christ voici deux mille ans.
Chacun est libre de croire ou de ne pas croire en Jésus-Christ. Mais tous les humanitaires du monde, les médecins, les infirmières, les infirmiers, toutes les personnes, qui risquent leur vie dans les pays en voie de développement, partagent le même idéal d’Amour, de Justice et de Paix.
Tous condamnent le fanatisme de religions qui, loin de libérer les hommes, les asservissent.
Les violences et la sauvagerie de certains au nom de telle ou telle religion, ne doivent pas faire rejeter en bloc toutes les religions, et les efforts du plus grand nombre pour mener une vie droite et respectueuse de tous, par fidélité à leurs croyances.
Aussi je refuse d’assimiler le christianisme, chantre de la Liberté, à la folie et à la barbarie d’extrémistes qui ne sèment que la haine et la désolation.
Et je veux dire ici mon admiration pour toutes les femmes et pour tous les hommes qui, comme le Père Georges, comme les moines de Thibirine, et comme tous les humanitaires, affrontent de pied ferme tous les dangers pour aider les plus pauvres. Ils sont des exemples de courage pour toute l’humanité.
Et c’est grâce à leur courage, à leur refus de la lâcheté, de la pleutrerie, et plus que par les armes, que le fanatisme, d’où qu’il vienne, pourra être vaincu.
MERCI, Père Georges ! Puisse votre courage et votre dévouement impressionner vos ravisseurs et puissiez-vous rapidement retrouver la liberté !