Près de la moitié des habitants de notre planète, soit près de trois milliards de personnes, n’a pas les moyens de se nourrir, de s’instruire, de se soigner et de se loger. Il y a là une injustice insupportable qui nous invite, nous, la majorité des Français à relativiser les injustices sociales dont nous pouvons être victimes. La plupart d’entre avons un minimum de confort matériel : il nous suffit, entre autres et la plupart du temps, d’appuyer sur un bouton pour avoir l’électricité ou de tourner un simple robinet pour avoir l’eau à volonté. Combien dans le monde n’ont pas cela !… Aussi, il convient peut-être de relativiser la colère des gilets jaunes.

Cela dit nous ne saurions tout accepter. Il convient de rappeler que beaucoup de Françaises et de Français – notamment agriculteurs et commerçants – n’ont pour vivre que des retraites d’un montant dérisoire, après avoir cotisé tout leur vie, et voient dans le même temps des migrants, n’ayant jamais travaillé en France, n’ayant jamais cotisé à la Sécurité sociale, gagner autant qu’eux – quand ce n’est pas davantage – et bénéficier des soins gratuits et tous les avantages sociaux. Il y a là une injustice flagrante que nous devons dénoncer.

Oh ! je l’ai souvent dit : je considère tous les hommes comme mes frères de la terre, les migrants comme les autres, et je pense que chacun a droit sa place au soleil.

Mais l’on ne saurait accepter que les avantages que nos aînés nous ont durement acquis, à la sueur de leur front et après des luttes éprouvantes, nous soient arrachés au profit de personnes entièrement à notre charge.

Je sais qu’il y a des pays en guerre, des pays victimes de la famine, des pays où la montée des océans condamnera les habitants à s’exiler.

Mais, ne conviendrait-il pas pour mettre un terme à ces vagues migratoires, de freiner la natalité galopante de l’Afrique, de tout faire pour rétablir la paix dans les pays en guerre, et enfin d’envoyer des aides ciblées au bénéfice des populations victimes de crises économiques et non plus au bénéfice de quelques despotes mégalomanes.

J’ai bien peur, hélas, qu’il ne s’agisse là que d’un vœu pieux…

Ils s’appelaient Abdelaziz, Ahmed, Fayçal….

Leurs épouses s’appelaient Fatima, Jalila, Lina…

Et leurs enfants s’appelaient Brahim, Djibril, Zineb…

Ils étaient une soixantaine et leur lieutenant s’appelait François.

Ils l’appelaient «  Krouia », « Mon frère »…

Ce dernier avait fait construire pour chaque couple une mechta.

Des appelés apprenaient à lire, à écrire et à compter à tous ces enfants.

Une équipe médico-sociale passait régulièrement dans le camp,

Soignait les malades, donnait aux femmes des leçons d’hygiène.

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Hélas ! Hélas ! cette France qu’ils aimaient les trahit honteusement !…

Hélas ! Hélas ! muté en métropole, quelques mois avant l’indépendance,

Le lieutenant François ne put les ramener en France.

Ceux-là trouvèrent donc la mort en déminant la frontière algéro-tunisienne !…

Et ce ne furent pas les seuls harkis, lâchement abandonnés par la France, à trouver la mort.

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Les plus chanceux – grâce des officiers qui désobéirent aux ordres de leur hiérarchie

Et virent leur carrière brisée – purent venir en France, mais dans quelles conditions !

La plupart furent parqués dans des camps insalubres où ils restèrent des années…

Les autres, restés en Algérie, furent considérés comme des traitres par leurs frères,

Et connurent, après d’horribles tortures, une mort atroce et barbare.

Souvent, dans la nuit et dans le dernier versant d’une vie,

L’ancien lieutenant François pense avec déchirement

A ces familles qu’il aimait. Il a su la mort des hommes qui l’avaient suivi par amour.

Mais il ignore le sort de leurs épouses et de leurs enfants…

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Plus de cinquante ans ont passé. Les injustices et les souffrances d’hier

Ne sauraient être oubliées.

Mais le temps de la réconciliation entre les descendants

De ces combattants des deux rives de la Méditerranée, n’est-il pas venu ?…

Il y a un  temps pour haïr et un temps pour aimer.

Un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas responsables des conflits passés.

Il ne saurait être question de repentance à sens unique,

Comme le souhaitent certains politiques, ignorant tout de l’Histoire.

Mais il s’agit d’une fraternité retrouvée entre deux peuples qui se respectaient

Et qui doivent impérativement abandonner tout sentiment de rancune et de haine.

Les descendants des harkis vivant en France souhaitent cette amitié

Et vous, jeunes Algériens, quand prendrez-vous cette main fraternelle qu’ils vous tendent ?…

 

 

 

 

 

 

Sur les quais de Seine
Un bouquiniste a dévoilé ses trésors.
Derrière tous ces rêves
Derrière le fleuve invisible
Et les arbres qui mêlent leur ramure printanière
Se dresse Notre-Dame.
Ses cloches sonnent à toute volée
La JOIE des retrouvailles,
Le bonheur des Libérations.
Ses vitraux lancent au monde
La beauté de leur floraison multicolore
Et apportent à ceux qui doutent
A ceux qui cherchent
La plénitude de la Foi
A la mesure des mystères éternels.

Paris le 16 mars 1993 – HL

      

        Puisse ce dessin d’Hergé, se faire l’interprète de mes MEILLEURS VOEUX pour l’année nouvelle !
      Les personnages, précédés par Milou, marchent tous dans la même direction, symbolisée par cette église qui, dans notre tradition judéo-chrétienne, est un lieu de ralliement, et qui marque pour moi l’année à venir, avec ses inconnues et ses espoirs.
      Tintin, en tête, héros de tant d’aventures, avance avec la même détermination qu’il nous faut pour affronter cette nouvelle année et ses éventuelles difficultés.
      Le capitaine Haddock, son ami impétueux, explosif et fougueux, nous invite à la fidélité en amitiés, au respect des autres, quels que soient leurs défauts et les nôtres.
      Les deux Dupond et Dupont sont les symboles, pour moi, de la candeur et de la naïveté, et aussi de l’obstination avec lesquels nous avançons parfois…
      Tournesol, enfin, avec son éternel pendule, en quête de quelque trouvaille, suit le groupe, en nous invitant à nous élever au-dessus du réel et peut-être aussi à avoir des idéaux…
      J’allais oublier Milou, le fidèle compagnon de Tintin, qui nous rappelle la place que nous devons accorder aux animaux.
      A 71 ans, ayant toujours une âme d’enfant, j’aime autant qu’à 7 ans la simplicité et la pureté des dessins d’Hergé, et j’ai choisi celui-ci pour vous adresser, à toutes et à tous, mes MEILLEURS VŒUX pour l’année prochaine. Il me rappelle la JOIE que j’éprouve toujours à relire ces albums de Tintin et Milou.
      Je souhaite à chacun la MEILLEURE SANTE possible. Le moins de souffrances et le plus de réconfort possibles, à tous ceux qui sont touchés par la maladie et par la solitude. Enfin pour toutes et tous, je souhaite des JOIES, même petites, qui viennent ensoleiller la vie quotidienne !
      Avec mes très amicales pensées à toutes et à tous.

Macron, pour ceux qui ne s’en seraient pas aperçus, est un spécialiste de langue de bois. Alors qu’il était encore ministre des finances, il déclarait : « Moi, je suis socialiste et je l’assume, et être socialiste aujourd’hui me paraît une nécessité de bâtisseur. »

Mais quelques mois plus tard, au Puy du Fou, il disait exactement le contraire : « L’honnêteté m’oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste. » Et ailleurs : « Je vais vous le dire de la manière la plus claire : je ne suis pas au parti socialiste… » Ou encore à propos d’En Marche : « C’est un mouvement politique qui ne sera pas à droite, pas à gauche. »

Bien malin celui qui peut s’y retrouver. Et sa technique du « en même temps », permet de faire plaisir à tous, sans se « mouiller »…

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’un candidat dit tout et son contraire et qu’une fois élu renie ses promesses de campagne.

Mais deux choses m’inquiètent :

*- Le Parlement vient de voter une loi qui, à ma connaissance, permettrait à un juge d’interdire, pendant les trois mois qui précèdent une élection, la diffusion de telle ou telle information qualifiée d’infox.

Le Sénat avait rejeté deux fois ce texte liberticide et qui n’est qu’une forme de censure, et seuls les députés de la majorité l’ont adopté. La loi de 1881 sur la liberté de la presse encadrait très précisément la diffusion des fausses nouvelles – l’auteur d’un article calomnieux pouvait être poursuivi pour diffamation – et il n’y avait pas besoin, me semble-t-il d’une nouvelle loi.

Cette loi viserait principalement à protéger les hommes politiques contre les fausses nouvelles venues de l’étranger et diffusées par les géants du web, notamment par les GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon). Mais comment un juge pourra-t-il vérifier en 48 heures l’exactitude de telle ou telle information ?…

*- Pour finir, il est un point que je voudrais fermement dénoncer : c’est la loi sur la protection des sources. Je trouve absolument scandaleux qu’une personne soumise au secret professionnel, trahisse ce secret ; et qu’il soit diffusé impunément ensuite dans les médias. Aussi il me semble que ceux diffusent de telles informations issues d’indiscrétions coupables, devraient avoir l’obligation de citer leurs sources. Ainsi ceux qui ne savent pas tenir leur langue  – et qui vendent sans doute à prix d’or des informations confidentielles – y regarderaient peut-être à deux fois, s’ils risquaient d’être poursuivis par la justice…

* « infox » = traduction française de « fake news », « fausses nouvelles ».