Le respect du aux morts…

J’apprends qu’une très importante nécropole – des Ve et VIIe siècle – a été découverte à Lyon, dans le quartier de Fourvière. Elle renfermerait plus de 600 sépultures.

L’extension des villes et les travaux d’urbanisme s’accompagnent souvent d’importantes découvertes archéologiques et, parmi elles, d’anciennes sépultures.

La connaissance du passé est nécessaire pour comprendre le présent et entrevoir l’avenir. Aussi, il faut se réjouir de toutes les fouilles qui sont entreprises lors de ces découvertes.

Mais une question se pose à moi : que vont devenir tous ces squelettes – ou restes de squelettes – quand ils auront été photographiés sous tous les angles, quand ils auront été analysés, scannés et auront fait l’objet de prélèvements ADN ?

La réponse d’un ami archéologue est sans ambiguïté : ils iront dans des cartons !

Je suis profondément heurté d’une telle issue.

Ces hommes, ces femmes et ces enfants – dont il ne reste que les squelettes ou parties de squelettes – souhaitaient reposer pour l’Eternité dans la terre où ils ont été inhumés. Et ils méritent le respect quelle que soit leur ancienneté.

Il ne saurait bien évidemment pas être question de faire une tombe individuelle à chacun.

Mais ne pourrait-on pas inhumer tous ces ossements dans un lieu paisible –un jardin ombragé avec des fleurs – dans lequel on viendrait se promener, dans lequel on pourrait se recueillir, et dans lequel les morts d’hier pourraient retrouver le sommeil dont on les a tirés ?…

Cela ne coûterait pas des mille et des cents, me semble-t-il, et serait la marque de respect minimum qu’on pourrait leur donner.

A l’approche de la fête de la Toussaint, je lance cette suggestion. Qui la retiendra ?…

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