Dans la nuit du monde,
au milieu des désordres de la nature,
et de la folie des hommes,
reste la petite flamme de Noël.
Fragile, prête à s’éteindre,
et qui pourtant surmonte les hivers les plus rudes
et est porteuse de tant d’Espérance !
Que l’on soit croyant ou non,
Noël nous rappelle toutes les promesses
contenues dans un enfant,
dans tout enfant qui vient de naître.
Il nous rappelle le miracle sans cesse renouvelé
de la Vie.
Alors, oublions, le temps d’un jour,
la stérilité et la stupidité de nos querelles,
et unissons nos efforts
pour jeter les bases de ce monde juste et fraternel
dont nous rêvons tous !
Laissons la petite flamme de Noël
illuminer notre nuit !
Cessons de voir en l’autre un ennemi !
Chrétiens, juifs, musulmans,
athées, agnostiques,
respectons-nous mutuellement !
Cessons de nous combattre !
Ne prétendons pas être les seuls à détenir la Vérité !
Et, que l’on croit au Ciel ou que l’on n’y croit pas,
mettons un terme aux haines, aux violences, aux vengeances,
qui sèment de tant de larmes,
qui répandent tant de souffrances !
Et écoutons les appels à l’Amour
que notre cœur ne cesse de nous répéter !
Et s’il nous est trop dur de pardonner
à nos ennemis d’aujourd’hui ou d’hier,
refusons l’engrenage de la vengeance
et laissons nos enfants
et les enfants de nos enfants,
ceux qui viennent de naître
et ceux qui naîtront demain,
pardonner ce que nous n’aurons eu ni la force,
ni le courage de pardonner,
et construire ce monde fraternel
de justice et de paix qui est auquel nous aspirons tous.
Oui, Laissons-nous illuminer par la flamme de Noël
plus forte que la nuit
et qui brûle dans notre cœur !

D’après un sondage, 50% des Français ne sauraient pas à quelle événement correspondant la date du 11 novembre. Je me méfie des sondages comme des statistiques auxquels on fait dire bien souvent ce que l’on veut.

Mais, la question se pose : doit-on continuer à commémorer un Armistice vieux maintenant de 92 ans et dont il ne reste aucun survivant ?…

Je réponds OUI. Les fêtes et les anniversaires font partie de la vie d’un homme et de la vie d’un peuple. Aussi il faut conserver la mémoire du passé pour construire un avenir meilleur.

Les morts de toutes les guerres, nous disent l’horreur des champs de batailles, la douleur des familles qui ont perdu un fils, un frère, un mari, ou la peine d’un enfant trop tôt privé de son père…

Tous ces morts, emportés au printemps de la vie après avoir connu les pires souffrances, toutes les victimes de l’absurdité des guerres, nous prient, nous supplient de tout faire pour la Paix.

Ils nous demandent de nous souvenir du sacrifice qui leur a été imposé, de cette vie qui leur a été si tôt arrachée, et d’unir nos efforts pour construire ce monde fraternel dont nous rêvons tous.

Dans un monde déchiré encore par tant de guerres fratricides, goûtons le bonheur de vivre dans un pays en Paix et répandons cette Paix.

Et si nous ne pouvons malheureusement pas arrêter toutes les guerres qui ravagent le monde, faisons la paix dans nos familles, avec tous nos proches. En n’oubliant pas que cela demande souvent du courage et de la générosité.

De même que je crois profondément à la contagion de l’Amour, de même je crois à la contagion de la Paix. Une Paix dans laquelle il n’y a ni vainqueur ni vaincu, mais que des hommes et des peuples qui se donnent fraternellement la main, comme tous ces soldats qui, en Noël 1915, ont arrêté les carnages de la guerre, quelques heures seulement, hélas !