par Henri LAFFORGUE | Nov 15, 2013 | Actualité
L’enlèvement du Père Georges Vandenbeusch au Cameroun, nous rappelle, si nous ne la savions pas encore, que nous sommes en pleine guerre de religion.
Le monde est victime de fondamentalistes et d’intégristes musulmans, qui convertissent de force les chrétiens, les menacent et n’hésitent pas à les tuer.
Ce sont les mêmes qui ont détruit les bouddhas d’Afghanistan et les mausolées des saints musulmans dans le désert.
Que doit-on faire face à ces fanatiques et fous de Dieu ? Plier bagages et s’enfuir comme des lâches en abandonnant les populations à leur triste sort ? Ou bien rester par fidélité à sa foi et aux peuples dont on partage les peines et les joies de la vie quotidienne ?
Le Père Georges avait choisi de rester malgré les recommandations du gouvernement. Comme l’avaient fait les moines de Thibirine. Non par goût du martyre. Non par goût du risque ou par inconscience. Mais pour témoigner d’un message d’Amour, de Justice et de Paix reçu du Christ voici deux mille ans.
Chacun est libre de croire ou de ne pas croire en Jésus-Christ. Mais tous les humanitaires du monde, les médecins, les infirmières, les infirmiers, toutes les personnes, qui risquent leur vie dans les pays en voie de développement, partagent le même idéal d’Amour, de Justice et de Paix.
Tous condamnent le fanatisme de religions qui, loin de libérer les hommes, les asservissent.
Les violences et la sauvagerie de certains au nom de telle ou telle religion, ne doivent pas faire rejeter en bloc toutes les religions, et les efforts du plus grand nombre pour mener une vie droite et respectueuse de tous, par fidélité à leurs croyances.
Aussi je refuse d’assimiler le christianisme, chantre de la Liberté, à la folie et à la barbarie d’extrémistes qui ne sèment que la haine et la désolation.
Et je veux dire ici mon admiration pour toutes les femmes et pour tous les hommes qui, comme le Père Georges, comme les moines de Thibirine, et comme tous les humanitaires, affrontent de pied ferme tous les dangers pour aider les plus pauvres. Ils sont des exemples de courage pour toute l’humanité.
Et c’est grâce à leur courage, à leur refus de la lâcheté, de la pleutrerie, et plus que par les armes, que le fanatisme, d’où qu’il vienne, pourra être vaincu.
MERCI, Père Georges ! Puisse votre courage et votre dévouement impressionner vos ravisseurs et puissiez-vous rapidement retrouver la liberté !
par Henri LAFFORGUE | Sep 15, 2013 | Littérature et poésie

Pèlerins de la terre
Leurs empreintes s’enfoncent profondément
Dans le sable humide.
Bientôt la mer les emportera.
A jamais.
Mais le Mont Saint Michel
Se dresse au loin.
Immuable. Inébranlable.
Insensible aux assauts du temps.
Tous le rallieront.
Comme tous nous rallierons ce Port Ultime
Au soir de notre vie.
Là il n’y aura plus ni Passé, ni Futur.
Il n’y aura plus ni faim, ni soif.
Ni peines, ni larmes.
Mais une éternelle félicité
Dans un éternel présent
Au cœur de l’Indicible, l’Intraduisible
Et l’Intransmissible que, faute de mieux,
Nous appelons DIEU !
allée Marcel Pagnol
le jeudi 12 septembre 2013
HL
par Henri LAFFORGUE | Août 18, 2013 | Actualité
Je l’avoue, un sentiment d’espoir m’a envahi lorsque l’armée, soutenue par le peuple, a pris le pouvoir en Egypte et a évincé les frères musulmans. Car, il faut bien le savoir, les frères musulmans n’incarnent pas la liberté et la démocratie. Avec eux ce sont la charia et l’asservissement de la femme.
J’espérais donc que l’armée aurait mis sa force et sa discipline au service de l’ordre, de la justice et de la démocratie, et aurait rétabli dans ses droits le peuple dont les frères musulmans avaient confisqué la révolution.
Il n’en est hélas rien. L’armée a établi un régime de terreur, tire à balles réelles sur ses opposants, fait des centaines de morts, des milliers de blessés et a lancé une spirale infernale de haine, de violence et de vengeance qui provoque de profondes et injustes blessures.
Egypte ! Pauvre Egypte, terre plurimillénaire des dieux ! Terre des premières églises chrétiennes ! Pays où se pressaient des milliers de touristes pour visiter tes temples et contempler tes pyramides antiques ! Te voilà en proie à la stérilité d’une guerre civile, de toute guerre civile.
Combien de temps le sang va-t-il couler ? Combien de temps faudra-t-il pour refermer les immenses blessures engendrées par la guerre ? Combien de victimes innocentes devront-elles mourir avant que la paix ne revienne ?…
par Henri LAFFORGUE | Juil 1, 2013 | Actualité, Politique
Je sais le poids et l’importance des mots. Je sais la nécessité de veiller à toujours employer le mot juste en l’accompagnant de toutes les nuances dont il a besoin pour être perçu avec exactitude.
Et je pense que bien des conflits sur cette terre – mineurs ou majeurs – proviennent d’imprécisions de langage. De ce que les interlocuteurs ne donnent pas le même sens aux mots qu’ils emploient.
Que de conflits, par exemple, naissent du mot fini « Dieu », qui ne peut embrasser l’infini, et sous lequel chacun range des concepts différents !
Notre Président « normal » – le premier Président qui soit si soucieux de réaliser ses promesses de campagne ! On l’a vu avec le « mariage pour tous » qui a divisé et divise la France – veut maintenant supprimer le mot « race » de l’article 1er de la Constitution.
Ce mot ne me choque pas. Ce qui me choque et contre quoi il faut lutter, c’est le « racisme ».
Or, je doute qu’en supprimant le mot « race » on supprime le « racisme ».
J’estime que, sur cette terre de souffrances – et de joies, aussi ! – nous sommes tous frères et que chacun d’entre nous mérite la même considération. Mais nous ne sommes pas tous « identiques ». Nous avons chacun – en fonction de notre passé, de notre vécu, de notre hérédité – des aptitudes, des qualités, des caractères, des dons différents. Cela n’établit pas des degrés de supériorité, mais une chaîne de complémentarité.
Nous sommes tous interdépendants. Chacun a – ou devrait avoir – sa place. Il n’y a pas de grands ou de petits dans le monde, mais des femmes et des hommes partageant les peines, les joies et le mystère de cette existence terrestre d’où nous ignorons l’origine et la fin.
Je le répète, la suppression du mot « race » ne supprimera pas le « racisme ». Et à trop vouloir dépoussiérer et édulcorer les textes, on finit pas les vider de leur substance.
Et puis, les députés et les sénateurs n’auraient-ils pas mieux à faire en s’attaquant aux vrais problèmes, c’est-à-dire à ceux du chômage, de la baisse du niveau de vie, de la hausse des impôts qui plombent notre économie, de la dette, de l’immigration, etc. ?
Décidément, Monsieur Hollande et sa troupe de courtisans, incapables de soulager les maux dont souffrent la France et les Français, ont l’art de la diversion !
par Henri LAFFORGUE | Mai 25, 2013 | Actualité, Réflexions diverses
Il apparaît de plus en plus que le mariage pour tous est l’arbre qui cache la forêt.
Le but des socialistes est de détruire la famille et de soustraire les enfants à l’éducation de leurs parents pour les soumettre à celle de l’Etat.
Il faut « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel » et « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités » a dit Vincent Peillon.
Ce dernier a écrit : « Car toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Eglise. » (Une religion pour la République, livre paru en 2010)
Son but est donc clair : gommer, faire disparaître nos deux mille ans de civilisation chrétienne et leur substituer une religion d’Etat, sans Dieu.
C’est vraiment le retour du bolchevisme et du stalinisme dont les horreurs passées ne semblent pas avoir servi de leçon à cet idéologue terriblement dangereux.
Regrettant que la Révolution de 1789 n’ait pas été assez loin, il écrit : « La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »
Il prétend que la différence sexuelle homme/femme qui depuis toujours a été fondée sur les lois de la nature et de la biologie, est déterminée, en fait, par l’environnement familial, social, culturel, religieux, etc.
Aussi recommande-t-il aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquelles les enfants ont deux papas ou deux mamans.
La modification des horaires du primaire et l’instauration de cours le mercredi matin, en privant les enfants d’activités choisies par leurs parents (catéchisme, cours de musique, danse, etc.) chercheraient à soustraire progressivement l’enfant à ses parents au profit d’éducateurs d’Etat.
Tout cela est grave. Très grave. Il convient d’en informer tous les parents soucieux de l’éducation et de l’avenir de nos enfants.
Les socialistes, au nom d’une idéologie diabolique, sont en train de détruire la famille et les fondements de notre civilisation. Les laisserons-nous agir sans rien dire ?!…