Voici une nouvelle année et, avec elle, une nouvelle page blanche où inscrire nos vœux pour tous ceux que nous aimons.

Le monde semble s’enfoncer dans un hiver sans fin marqué par des guerres terribles, par des misères sans nombre et en plus, ici et là, des catastrophes naturelles qui plongent dans le malheur d’innombrables personnes.

Et à tout, cela il faut ajouter cette crise économique que connaissent tant de pays et qui est source de tant de tourments pour tant de familles, tant d’hommes ou de femmes seuls, tant d’enfants soumis à tant de privations.

Face à tous ces malheurs je voudrais envoyer à tous mes amis de la terre quelques mots d’ESPERANCE.

Rien n’est jamais joué et il faut toujours garder FOI en l’avenir.

Il fallait une FOI à toute épreuve, le 14 juin 1940, quand les troupes allemandes entraient dans Paris, quand la France étaient défaite, que ses armées étaient en déroute et que dix millions de réfugiés erraient sur toutes les routes, oui il fallait une FOI à toute épreuve pour croire que rien n’était perdu, qu’un jour la France se relèverait, que le nazisme serait vaincu et que la LIBERTE l’emporterait.

Il en est de même aujourd’hui. Rien n’est perdu.

Le 13 mai 1940, Winston Churchill annonçait « Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » dans son premier discours devant la Chambre des communes, après sa nomination au poste de Premier ministre du Royaume-Uni

Le sang, nous l’avons hélas avec celui de nos soldats en missions extérieures et qui essaient de ramener la PAIX là où règne la guerre.

Le labeur, les larmes, la sueur, c’est le lot de toutes ces personnes qui sont au chômage et qui vivent d’expédients. Ce sont les souffrances de tout enfantement. C’est le prix à payer pour renaître à nouveau.

Toutes les civilisations sont mortelles. Toutes, après une apogée plus ou moins longue, connaissent la décadence et doivent repartir sur de nouvelles bases.

L’un des drames ne notre civilisation, c’est le matérialisme. C’est d’avoir cru – et de croire encore – que le bonheur réside essentiellement dans l’accumulation de biens matériels, et d’avoir oublié l’importance des valeurs spirituelles.

Malheureusement, pour contrecarrer cet oubli, on assiste au réveil des fanatismes, des fondamentalismes, des sectarismes, et de ce qu’il peut y avoir de pire dans les religions.

Or les religions ne sont pas faites pour diviser les hommes, mais pour les élever et les rassembler, dans un respect mutuel, dans la plus grande tolérance.

La sagesse, le bon sens nous invitent à prendre dans les religions non pas la lettre qui divise et déchire, mais l’ESPRIT qui unit dans un même AMOUR.

Et la sagesse nous invite à avoir CONFIANCE.

CONFIANCE !… Là est le maître mot. Notre monde souffre d’un cruel manque de CONFIANCE. Plus personne n’a confiance dans rien ni personne. Et du coup, de moins en moins de personnes osent entreprendre, osent prendre des risques, osent faire des projets.

La tentation est grande du repli sur soi et du repli communautaire. Or la frilosité ne construit rien, et seule l’ouverture aux autres, l’ouverture au monde sont source de Vie.

Nous avons la chance de vivre en FRANCE. La FRANCE est un grand pays. A une grande et longue histoire. Et nous invite à nous rassembler avec fierté sous sa belle devise « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ».

Et c’est seulement dans la FRATERNITE, le PARTAGE et la SOLIDARITE que chacun trouvera son salut.

A tous mes amis de la terre je souhaite de conserver l’ESPERANCE et la FOI en l’avenir. Toutes les nuits, mêmes les plus longues et les plus sombres ont une fin. Et dans chacune brille une petite étoile, notre étoile qui nous dit de garder CONFIANCE !

A tous j’adresse mes fraternelles salutations et mes vœux de COURAGE et de PERSEVERANCE dans les épreuves. Et je suis sûr que chacun trouvera dans l’AMOUR partagé de nombreuses JOIES au fil des jours.

Je lis dans le commentaire d’une internaute et dans des courriers échangés avec elle, beaucoup de désespérance et le sentiment qu’avant tout était mieux.

« Il n’y a plus de tolérance… Notre époque est celle des excès… Aujourd’hui on ne croit à rien. On ne vit que pour l’argent et surtout on a perdu la fierté de son pays. Douce France, cher pays de mon enfance, où es-tu ? Etc. »

Cette désespérance est hélas partagée par beaucoup aujourd’hui et, comme me dit cette internaute : « Positiver est bien dur dans cet océan de négativité. »

Il est vrai que notre époque est marquée par un matérialisme et un individualisme profonds. Et il est vrai que la crise économique et financière dramatique que nous connaissons ne conduit pas à l’optimisme. Mais doit-on pour autant baisser les bras et s’abandonner au découragement ?

Je ne crois pas à l’âge d’or et toute époque a son lot, plus ou moins grand, de souffrances. Il y a soixante-dix ans la France et l’Europe étaient sous la botte nazie et la vie – ou la survie – était encore plus difficile qu’aujourd’hui.

Et les Français d’alors furent loin d’être tous des héros ou des salauds. La plupart furent attentistes et opportunistes.

Mais grâce au courage, à l’abnégation, au sacrifice d’un petit nombre, la France et l’Europe ont retrouvé la Liberté et la Paix. Nous sommes les héritiers de ces hommes et de ces femmes courageux qui ont refusé la fatalité et on espéré contre tout espoir. Et nous avons le devoir de sauvegarder leur héritage.

Aussi nous devons refuser le matérialisme et l’individualisme qui ne mènent à rien, et refuser le nihilisme ambiant.

Ce ne sont pas les majorités mais les minorités qui font l’Histoire. Soyons fiers de nos aînés qui ont donné leur vie pour la France et suivons le chemin qu’ils nous ont tracé !

Je ne sais pas si la Vie a un sens, mais je sais que nous pouvons lui en donner un. Il y a des valeurs supérieures qui nous dépassent et auxquelles nous pouvons consacrer notre vie.

Ces valeurs ont pour nom l’Amour, la Générosité, la Solidarité, le Respect, la Justice, la Liberté, la Paix. Dans un monde où tout passe, ces valeurs sont éternelles.

Cessons de dire que tout était mieux dans le passé, et défendons dans nos actes ces valeurs. Je crois en leur contagion et je fais mienne cette pensée du philosophe Héraclite d’Ephèse qui disait, voici 24 siècles : « Sans l’Espérance, on ne trouve pas l’inespéré ».

L’Espérance c’est le refus de la fatalité. Il dépend de nous que cette flamme, cette toute petite et fragile flamme, ne s’éteigne pas !

En ce début d’une année nouvelle,
j’adresse à tous mes frères de la terre
mes vœux fraternels.

A ceux qui sont seuls
je souhaite le soutien de l’amitié.
A ceux qui souffrent
je souhaite l’apaisement
du corps et de l’âme.
A ceux qui, avec le grand âge,
voient leurs forces diminuer,
je souhaite la sérénité.
A ceux qui sont dans la tristesse,
je souhaite la joie.
A ceux qui viennent de perdre un être cher,
je souhaite le réconfort.

A toutes les victimes du mensonge
je souhaite le rétablissement de la Vérité.
A toutes les victimes des guerres,
A tous ceux dont la liberté de pensée
est entravée,
je souhaite le retour de la Paix et de la Liberté.

A tous les accidentés de la vie,
Je souhaite le courage.
A tous ceux qui sont frappés par le chômage,
je souhaite un travail dans lequel
leur valeur sera reconnue.
A tous ceux qui sont sans logement
je souhaite un toit où s’abriter.

 

A toutes les victimes des fléaux de la nature,
je souhaite les bienfaits de la solidarité.
A tous ceux qui sont dans la nuit,
à tous ceux qui cherchent,
à tous ceux qui doutent,
à tous ceux qui n’espèrent plus rien,
je souhaite l’Espérance
qui réchauffe et ravive le cœur.

 

Puisse cette nouvelle année
à chacun apporter
BONHEUR, SANTE et JOIE !
Puisse tous se laisser combler
par les petites choses de la vie,
la beauté d’un rayon de soleil
dans une goutte de pluie
ou dans le froid de l’hiver.
Le bonheur d’un sourire partagé.
Un simple MERCI
reçu ou donné

Puisse chacun connaître les bienfaits de l’Amour
seul capable d’apaiser tous nos maux !
Puisse tous trouver la SAGESSE
qui rend supportable l’insupportable !

allée Marcel Pagnol

le 1er janvier 2013 – HL

Wimereux. Vous ne connaissez pas ?… Il s’agit d’une petite station balnéaire de la côte d’Opale. Une petite ville sympathique de huit mille habitants, blottie confortablement dans sa vallée aux portes de Boulogne-sur-Mer et dont on vante le charme et la mer.

Pourquoi vous parlé-je de cette ville dont il y a quelques minutes encore je n’avais jamais entendu le nom ?

Tout simplement parce que j’ai entendu – par hasard, lors d’un bulletin d’information sur France Info – qu’on avait retrouvé morte, là-bas, au pied d’une falaise, une jeune femme d’origine asiatique, d’environ trente-cinq ans.

L’autopsie a révélé que cette femme était morte à la suite d’une chute naturelle – non provoquée par un tiers. Et on sait qu’elle était revêtue d’une combinaison de nageur – probablement achetée à Paris – sous laquelle elle avait glissé des vêtements secs. Qu’elle s’était enduit les aisselles de vaseline. Qu’elle avait une sacoche étanche avec des aliments énergisants. Et enfin qu’elle avait une boussole accrochée à son cou.

Il s’agit très certainement d’une migrante, sans papier, qui voulait gagner l’Angleterre à la nage et dont le rêve s’est brisé au pied de cette falaise, en ce dimanche 12 août 2012.

Ô femme dont le nom demeurera à jamais inconnu, quelles furent votre solitude et vos souffrances, combien de kilomètres avez-vous parcouru avant de venir mourir là ?…

Que de dangers avez-vous bravés ! Vous avez connu la faim, la soif, l’obligation de vivre cachée dans des pays dont vous ignoriez la langue et où vous n’aviez personne pour vous secourir. Vous avez dû franchir, dans les pires conditions, maintes et maintes frontières, en vous en remettant au bon vouloir de passeurs plus ou moins honnêtes. Et vous avez connu tout au long de votre long parcours la peur et le risque permanent d’être refoulée.

Et puis votre périple a pris fin là, sur cette plage du Pas-de-Calais, si prêt du but, persuadée que vous alliez franchir l’infranchissable.

Je pense à votre père, à votre mère, à vos frères, à vos sœurs qui attendront désespérément un mot de vous, et qui ne sauront jamais ce que vous êtes devenue.

Qui viendra se recueillir sur votre tombe sans nom ? Qui viendra y verser une larme ? Y déposer une fleur ? Y dire une prière ?

Que la vie est injuste ! Mais si les mots ont un sens et si les souffrances de cette terre ne sont pas vaines, je demande à Dieu de vous ouvrir tout grand les portes de son Paradis. Lui n’a pas besoin de papiers et se moque des couleurs de peau, des lieux de naissance, de l’appartenance à telle ou telle religion, etc. Dans Son infinie bonté, Il accueille tous ceux qui souffrent.

Et je Lui demande, enfin, d’adresser un signe à celles et ceux qui vous avez quittés, que vous aimiez et qui vous aimaient. Qu’ils sachent, dans le secret de leur cœur et dans le mystère de l’Espérance, que vous avez atteint des rivages où il n’y plus ni souffrances, ni peur, mais félicité éternelle ! Qu’ils sachent que désormais vous veillez sur eux !

 

Mes fidèles lecteurs s’étonneront peut-être que je n’aie jamais parlé de la Syrie dans mes chroniques. Ce silence est loin d’être indifférence devant une guerre qui a fait plus de vingt mille mort en un peu plus d’un an, devant la barbarie sans nom d’odieux criminels qui tuent, violent, torturent hommes, femmes, enfants.

Mon silence est celui de la colère rentrée contre l’impuissance des Nations Unies à ramener la paix sur cette terre de souffrances.

Mon silence est celui d’innombrables hommes de bonne volonté à travers le monde glacés par l’horreur des crimes quotidiens au point d’en perdre la parole, et en rage de ne rien pouvoir faire pour y mettre un terme.

La vérité, c’est que tout le monde est dépassé par la situation, à l’exception des marchands d’armes qui s’enrichissent sans état d’âme, et des fanatiques qui espèrent à la faveur des événements prendre le pouvoir et remplacer une dictature par une autre, et de victimes devenir bourreaux.

La vérité, c’est qu’on ne peut ramener la paix et la démocratie en Syrie en fournissant des armes à l’ASL (Armée Syrienne Libre). Le risque est trop grand de les voir tomber entre les mains de terroristes qui s’en serviront demain contre les démocraties qui les leur auront fournies. Et on paye aujourd’hui, en Afghanistan, l’erreur d’avoir armé, hier, les Talibans contre les Russes.

Alors que faire ? Doit-on accepter d’assister impuissant au massacre d’un peuple ?

Pour le croyant, il reste la prière. Et pour celui qui ne croit pas, il reste la force de la pensée compatissante. Et pour tous, il reste l’Espérance.

Ce drame qui se déroule en direct, sous nos yeux, ne doit pas nous faire désespérer de l’Homme. Les nazis, dans la haine et la barbarie de leurs camps « Nuit et brouillard », n’ont pas réussi à étouffer les flammes de la Résistance, de la Liberté et de l’Amour. C’est toujours elles qui l’emportent et l’emporteront. Mais au prix de combien de sang ? De combien de souffrances ?

Quoi qu’il arrive, la victime reste et restera toujours supérieure au bourreau.

Je voudrais dire, pour finir, toute mon admiration pour ces journalistes – hommes et femmes – qui risquent chaque jour leur vie – et parfois la laissent – pour témoigner des tragédies que vivent les victimes de la guerre. Leur témoignage est précieux. Grâce à eux, nous ne pourrons pas dire le jour où cette guerre prendra fin : « Nous ne savions pas », comme le monde, en 1945, en découvrant les camps de concentration et les chambres à gaz.