par Henri LAFFORGUE | Oct 17, 2023 | Actualité
Depuis des années le gouvernement avec la complicité des médias fait tout pour banaliser l’euthanasie et le suicide-assisté. Mercredi dernier, 11 octobre, France 2 en a « rajouté une couche » avec le téléfilm « Le prochain voyage » Dans ce téléfilm, on assiste, en effet, au suicide d’un couple d’octogénaires – incarnés par Line Renaud et Jean Sorel – qui viennent se donner la mort dans la chambre d’hôtel, où ils avaient passé leur première nuit d’amour, 63 ans plus tôt.
Précisons – pour être honnêtes – que l’épouse est atteinte d’un cancer généralisé qui la fait terriblement souffrir physiquement et contre lequel la médecine ne peut plus rien ; et que le mari souffre de la maladie d’Alzheimer
Ce téléfilm était suivi d’une interview de Line Renaud, qui insiste pour qu’Emmanuel Macron légalise l’euthanasie et le suicide-assisté, et suivi ensuite d’un débat.
Il ne faut pas se voiler la face : quand une personne souffre de douleurs insurmontables, qu’il est impossible de la soulager ni de la guérir, alors – après avoir recueilli son accord, celui de ses plus proches et de l’Equipe médicale qui la suit – mettre un terme à ce calvaire, en lui donnant la mort ou en lui donnant les moyens de se la donner, semble se justifier. Mais est-il besoin d’une loi pour cela ? Ne suffit-il pas d’une autorisation au cas par cas, sans mettre en place un tout arsenal de lois ?…
Car, que l’on soit croyant ou non, le « Tu ne tueras pas de la Bible » et le « Serment d’Hippocrate » restent une ligne rouge à ne jamais franchir, or le projet de loi sur « Active à Mourir »du gouvernement viole complètement cet interdit plurimillénaire.
Le petit de l’homme, dès le plus petit matin de la vie, a besoin d’être entouré d’Amour et de paroles apaisantes.
Il en est de même pour la personne plus ou moins proche de la mort. Ce dont elle a besoin, ce n’est pas d’une piqûre létale qui la fera passer de vie à trépas, par anticipation, mais d’une main pleine d’affection, qui tienne sa main, d’une personne qui lui glisse quelques mots d’apaisement ou qui recueille ses dernières pensées.
Cela c’est tout à fait possible, avec les Unités de « Soins palliatifs ». Soins méconnus par beaucoup et qui ne sont pas assez nombreux en France. 26 départements en sont dépourvus.
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Pour la première fois, dans la longue histoire de la civilisation, l’humanité se met à désacraliser la mort et la vie ! Quelle honte pour nous aujourd’hui, à l’heure où la médecine et toutes ses spécialités peuvent tout ou presque tout. En effet, on a prolongé l’espérance de vie, on a les moyens, la plupart du temps, d’atténuer les souffrances pour lesquelles, dans le passé, on était totalement impuissant, et enfin on peut accompagner au seuil de l’Eternité, de la façon la plus paisible qui soit, la personne dont les dernières heures sont proches.
Que penseraient de nous nos lointains ancêtres qui, voici environ 100 000 ans, ont, les premiers, commencé à prendre soin de leurs morts et ceux qui, des millénaires plus tard, ont refusé d’abandonner les membres handicapés de leur petite tribu ?!…Des archéo-anthropologues ont, en effet, retrouvé des os de personnes handicapées en cours de recalcification, preuve qu’elles n’avaient pas été abandonnées par leur groupe !
Il y a plus : est-il normal que la plupart des EHPAD soient hors de prix et que, dans beaucoup, les soins qui y sont dispensés, soient souvent d’une qualité si médiocre, voire mauvaise, quand tant de jeunes sont dans l’impossibilité de prendre en charge, chez eux, leurs parents ou leurs grands-parents touchés par la maladie, ?!…
Le montant des retraites, d’un grand nombre de retraités, ne permet pas à ces derniers de payer les prix souvent prohibitifs des EHPAD. Aussi, l’Etat ne pourrait-il encadrer ces prix, ou accorder davantage d’aides aux retraités dont les moyens sont si petits ?
Le rôle du médecin étant avant tout de lutter pour la vie, 800 000 soignants ont déclaré qu’ils refuseraient d’être des agents de la mort, si la loi sur « l’Aide Active à Mourir » était votée !
Pour finir, nous devons adresser ici tous nos éloges et toutes nos félicitations à toutes ces personnes, qui ont le courage et la générosité, de prendre en charge, chez elles, malgré les innombrables difficultés et soucis de tous genres que cela engendre, des proches, touchés par de lourdes maladies et pour lesquelles la mort, selon la médecine, semblait la seule issue à terme.
Emmanuel Macron et toutes ces troupes de pourvoyeurs de morts à bon marché et sans scrupules, feraient bien de prendre modèle sur la conduite exemplaire de ces dernières personnes, qui refusent la facilité de « l’Aide Active à Mourir » et témoignent de tant d’amour pour la vie !
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par Henri LAFFORGUE | Août 4, 2023 | Actualité
La chronique ci-dessous est longue – trois pages ! Mais j’ai tenu à rappeler toutes les transgressions des règles de bioéthique, dont nos dirigeants se rendent coupables, et les dangers gravissimes que ces transgressions risquent d’entraîner pour notre civilisation.
Cependant, chaque partie étant séparée de la précédente par des points de suspension, le lecteur pourra lire ce texte à petite vitesse.
Non contents de déconstruire notre France pluriséculaire, Emmanuel Macron et son gouvernement s’attaquent aux fondements les plus profonds de notre civilisation judéo-chrétienne.
C’est ainsi qu’il a « applaudi » quand, en septembre 2021, la PMA (Procréation Médicalement Assistée) – initialement réservée aux couples hétérosexuels, dont un des membres est stérile – a été autorisée aux femmes homosexuelles et aux célibataires.
Il est vrai que, pour lui, un enfant, aujourd’hui, n’a pas besoin de « père ». Il brise ainsi le lien fondamental de la famille, qui est celui de toute société. Et il fait d’un enfant un objet de consommation qu’une femme seule, ou qu’un couple de femmes homosexuelles, peuvent acquérir, comme elles prendraient un animal de compagnie !
Comment pouvons accepter une telle mesure, contraire à toutes les lois de bioéthique ?!
Et prenons garde ! Demain ce sera l’autorisation de la GPA, dans laquelle une femme, moyennant finances, porte pendant neuf mois l’enfant d’une autre femme.
Cet enfant, auquel elle est bien évidemment charnellement attachée, lui est arraché à la naissance. Cette pratique – inhumaine – se fait déjà dans certains pays étrangers, dans lesquels des femmes françaises se rendent pour y avoir recours, et des associations LGBT et autres demandent qu’elle soit autorisée en France !…
Il s’agit donc là d’une marchandisation du corps humain vers laquelle, du fait de la permissivité de notre société, nous allons tout droit en France !…
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Nous pourrions parler également des lois, maintenant en vigueur, à propos des transgenres. Ce qui devrait être une exception, pour laquelle les choix devraient se faire après maintes réflexions et informations, sur leurs caractères irréversibles, devient maintenant une pratique courante.
Dans les écoles, des enfants sont invités à changer de prénom, sans consulter leurs parents, puis, plus tard, à changer sexe de façon irréfléchie, ce qui entraîne la plupart du temps un mal-être profond – voire de graves maladies – et conduit parfois au suicide !…
Quelle époque ! Quelles mœurs !…
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Nous parlerons maintenant des couples traditionnels, c’est-à-dire hétérosexuels, composés d’un homme et d’une femme, selon les lois éternelles de la Nature.
Jusqu’à présent, ces couples pouvaient revendiquer la paternité et la maternité de leurs enfants, mais désormais ce droit leur est arraché.
En effet, jusqu’à présent, lorsqu’ils remplissaient un formulaire officiel ou autre, ils étaient fiers de pouvoir noter, avant les noms et prénoms de leurs enfants, les mentions « Père » et « Mère » !
Désormais, ils sont obligés, à la place de ces deux mentions de filiation naturelle, de noter : « Parent 1 » et « Parent 2 » !…
Voilà qui nous plonge encore davantage dans la décadence !
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Mais ce n’est pas tout. Alors que Simone Veil a autorisé les avortements – selon un nombre de semaines de grossesse limité et pour mettre fin aux recours aux « faiseuses » d’anges – le législateur a porté de 12 à 14 semaines la possibilité d’avorter, sans préciser qu’à ce stade la tête du fœtus est ossifiée, et que pour sortir le fœtus du ventre de sa mère, il faut le démembrer !…
Et voilà qu’en septembre 2020, un amendement a été ajouté à cette loi sur l’avortement – loi qui ne devrait s’appliquer que dans des cas exceptionnels, vu toutes les méthodes de contraception possibles –, amendement autorisant une interruption médicale de grossesse (IMG) jusqu’au 9ème mois pour « détresse psychosociale » !!!…
Appelons les choses par leur nom : il s’agit là, ni plus ni moins, d’un « infanticide » !…
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Enfin, n’ayant jamais caché sa volonté de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, Emmanuel Macron a tout lieu de se réjouir, car une loi pour les autoriser, doit être votée à l’automne ! Peut-on qualifier une telle loi d’un autre adjectif que de « criminelle » ?!…
Il est vrai que ceux qui sont à la tête notre pays – pour beaucoup voire pour la plupart – ont perdu toute notion de sacré et de transcendance. Les idéaux, d’entraide, de générosité, et de dévouement, qui ont prévalu pendant des siècles dans notre pays, qui ont tissé entre nous tous, des liens profonds de fraternité, ont laissé place, bien souvent, aujourd’hui, à des idéaux de facilité, de moindre effort, et d’égoïsme.
Il faut se rappeler que l’homme est entré dans l’humanité, le jour où il a commencé, voici environ 100 000 ans, à prendre soin de ses morts.
Et en plus, nous le savons aujourd’hui, voici environ 80 000 ans, il a commencé à s’occuper de ses blessés et a refusé de les abandonner. En effet, on a retrouvé des squelettes d’handicapés – ne pouvant plus se déplacer – et dont les os avaient commencé à se recalcifier, preuve que le groupe, dont ils faisaient partie, avait pris soin d’eux.
Quelle belle leçon de vie, à une époque où la chirurgie et ses miracles n’existaient pas !…
Aujourd’hui, la médecine et la chirurgie ont des moyens fantastiques, pour soulager les souffrances, guérir les maladies et prolonger la vie dans les meilleures conditions possibles.
Et voilà que des hommes comme Emmanuel Macon et sa clique de ministres, veulent autoriser de pseudos médecins, à donner la mort. Que l’on soit croyants, athées, agnostiques, ou autres, nous devons reconnaître le caractère sacré de la vie, et que l’homme se distingue de l’animal par une âme, qui lui est propre.
Cette interdiction de donner la mort est rappelé dans la Bible et avec ce serment d’Hippocrate, que prêtent les médecins, au terme de leurs études. Et il faut bien avoir conscience de tous les périls, que connaîtrait notre civilisation, si ce tabou venait à disparaître.
D’ailleurs 80 000 soignants en France ont déclaré qu’ils refuseraient de donner la mort à des patients.
Malheureusement, notre gouvernement qui se moque des principes élémentaires de morale et d’éthique, veut refuser aux soignants, la « clause de conscience » !
Rappelons l’existence des soins palliatifs, pour les personnes en fin de vie, qui hélas ! manquent ou sont insuffisants, dans un certain nombre de départements.
Notons toutefois, pour être honnêtes, qu’en attendant la présentation du projet de loi sur l’aide active à mourir, une instruction ministérielle du 21 juin dernier, publiée au Bulletin officiel de la santé du 17 juillet, détaille « la poursuite de la structuration des filières territoriales de soins palliatifs dans la perspective de la stratégie décennale 2024-2034 ».
Mais ne nous faisons pas trop d’illusions ! Au point de vue économique, une piqûre létale, coûte moins chère, que de prodiguer des soins et d’entourer physiquement et moralement, une personne en fin de vie, pour qu’elle puisse entrer sereinement dans le Mystère de l’Eternité ! Aussi, il est très probable que le gouvernement validera cette première solution !
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Voilà donc, en quelques pages, les périls civilisationnels auxquels la France est exposée, du fait d’un chef d’Etat, d’un gouvernement et de la complicité de pseudos-médecins, dépourvus de tout souci d’humanité, de toute morale, et ne croyant qu’aux dogmes du matérialisme, et qu’aux lois du marché !
L’Amour fraternel, qui doit unir tous les membres de notre société, ne semble donc plus avoir sa place pour nos dirigeants. On va donc assister, dans un proche avenir, à la mort de cette civilisation dont nous avions hérité de la part de nos Anciens, et nos descendants risquent d’être privés à jamais des idéaux de solidarité que nous avaient transmis nos pères !
Enfin, il faut avoir conscience que toutes les mesures mentionnées ci-dessus, risquent de nous reconduire aux périodes les plus sombres du nazisme et de l’eugénisme…
par Henri LAFFORGUE | Oct 7, 2022 | Actualité
L’humanité possède deux valeurs universelles : le « tu ne tueras pas » de la Bible et le « serment d’Hippocrate » que depuis 2500 ans les médecins prêtent au terme leurs études.
Mais bien avant cela, nous avons les preuves que nos lointains ancêtres de la Préhistoire, voici plus de 300 000 ans, prenaient soin de leurs blessés et des personnes handicapées de leur clan. Sur plusieurs sites préhistoriques, on a retrouvé des marques de cicatrices sur des os, qui prouvaient que ces blessés n’avaient pas été abandonnés !
Au XXI° siècle -avec toutes les connaissances et les moyens scientifiques et médicaux que nous avons acquis- serons-nous donc la première civilisation à vouloir voter des lois pour légaliser le « suicide-assisté » et « l’euthanasie » ?!!!…
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Il faut avant tout avoir conscience que, de sa conception à son retour dans le Mystère de l’Eternité, le petit de l’homme a besoin d’Amour. Rien n’est plus précieux, pour un enfant, pendant ses premières années, que de partager l’Amour d’une mère et d’un père. Une grande partie de son destin se joue alors.
Il en est de même pour toutes ces personnes qui -quel que soit leur âge- souffrent physiquement et moralement, qu’elles soient grandement handicapées, totalement dépendantes, ou simplement vulnérables….
Toutes ont besoin d’être entourées d’affection et d’Amour. Il suffit de quelques mots chaleureux, d’encouragement lors des soins quotidiens. C’est alors un rayon de soleil dans la nuit. Un rayon de soleil qui permet de mieux supporter l’insupportable.
Il serait tentant de dire que le personnel soignant et les aides-soignantes, dans les EHPAD, sont « surbookés » et n’ont pas le temps d’accorder aux patients ces petits gestes de réconfort. C’est ce qui manque tellement au vu et au su de tout le monde…
La vérité semble être que tout ce personnel a souvent tendance à se limiter à des soins mécaniques, et manque de motivation, de formation et également de rémunérations décentes.
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Quant aux souffrances physiques, la médecine dispose aujourd’hui de moyens importants pour les soulager et -pour les personnes en fin de vie- il faut impérativement faire connaître et développer les unités de soins palliatifs.
A propos de toutes les personnes frappées par la maladie d’Alzheimer, de parkinson, qui ne reconnaissent plus leur proches, il importe de préserver toute leur place dans la communauté humaine et toute leur dignité.
Personnellement j’ai connu un couple très âgé, dont l’épouse ne reconnaissait plus son mari. Ce dernier allait la voir tous les après-midis, la faisait goûter, lui tenait la main en lui glissant des mots affectueux. Lorsque je leur rendais visite, j’étais vraiment touché, ému par ces marques d’affection et d’Amour.
Je n’oublierai jamais ce renoncement, cette abnégation exemplaires d’un mari pour entourer son épouse aux portes de l’Eternité. Et c’est là, pour moi, un exemple parmi beaucoup d’autre.
On voit là preuve éclatante que la vie, que toute vie, a un sens qu’on ne saurait lui arracher
Loin d’être un progrès pour la société, la possibilité de choisir sa mort sera une inéluctable régression.
Il faut rappeler encore ici l’importance des proches pour entourer les personnes dans les HEPAD. Toutes ne sont pas en mesure de le faire, et pourtant leur rôle est essentiel. C’est là encore la place de l’Amour dans toutes les étapes de la vie, évoquée ci-dessus.
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Par ailleurs, sans renoncer à la défense de la vie, il importe d’avoir une approche plus intelligente et plus humaine de la mort. Que dire, en effet, de toutes ces personnes âgées condamnées à l’isolement le plus complet, dans les EHPAD, au moment des deux confinements ?!…
Pourquoi les avoir privées de la visite d’enfants et de petits-enfants qui aurait été pour elles une JOIE incommensurable ?!… Cette privation a été un drame pour ces personnes, comme cette impossibilité totale, pour une fille ou pour un fils, de tenir, une dernière fois, la main d’une mère ou d’un père, au moment de leur retour dans l’Eternité.
On voit là jusqu’où peuvent aller des ministres dépourvus de toute humanité. Certes le corps médical était loin de tout savoir sur le Covid et sur les mesures préventives, mais quand même ! Et que dire de ces inhumations à la sauvette, auxquelles seuls un ou deux proches pouvaient assister ?…
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Les partisans du « suicide-assisté » et de « l’euthanasie », victimes pour beaucoup du matérialisme et de l’individualisme ambiants, tentés par les solutions de facilité, oubliant la valeur du don de soi, feraient bien de prendre conscience de la valeur sacrée de la vie, de toute vie.
Toutes les civilisations qui nous ont précédés, depuis des millénaires, ont défendu cette valeur sacrée. La France, championne des nations, pour toutes ses valeurs, va-t-elle brader la plus importante, celle de la VIE ?…
Le vote de cette loi criminelle -appelons les choses par leur nom !- sur « la fin de vie », marquerait un irréversible recul civilisationnel.
par Henri LAFFORGUE | Juil 4, 2022 | Actualité
Chrétien, en marge d’une Eglise dont j’ai de plus en plus de mal à croire aux dogmes, mais ébloui, fasciné par le message d’Amour de Jésus des Evangiles, je suis très inquiet de la décision des juges américains d’interdire aux femmes d’avorter, et du raz-de-marée que cette décision provoque, ici et là, dans le monde et notamment en France
Personnellement je reconnais l’intelligence et l’humanité de Simone Veil, dont la loi sur l’avortement a fait de ce droit une « exception » au droit, et a marqué la primauté de la défense de la vie.
Quoi qu’en disent les femmes, qui prétendent qu’elles ont le droit de disposer de leur corps, l’avortement n’est pas dans la nature des choses et est un drame.
Mais quand une femme est en pleine détresse, et qu’elle a été victime d’un viol, il me semble justifié qu’elle puisse avorter. Cependant j’estime que, compte tenu de ces cas exceptionnels, et du fait des moyens de contraception modernes, les avortements devraient être limités.
Et il ne faut pas avoir peur des mots : les avortements sont des infanticides.
De plus, en portant de 12 à 14 semaines la possibilité d’avorter, nos politiques se montrent complices de crimes odieux : à ce stade, en effet, le fœtus mesure environ 120 millimètres, sa tête est ossifiée. Pour le sortir, il faut démembrer le fœtus et écraser sa tête. C’est insoutenable pour beaucoup de professionnels.
Hélas, nos gouvernants ont perdu toute notion morale : ils s’apprêtent à légaliser la GPA – autrement dit la « location de ventre » -, et notre président de la république est partisan de l’euthanasie.
Note : J’ajouterai que des examens prénataux, permettent aujourd’hui de déceler avec certitude de terribles et incurables maladies, dont souffrira l’enfant à sa naissance. Pour certains, on sait que sa vie sera de courte durée et ne sera que souffrances.
Aussi face des cas aussi douloureux, je pense que l’avortement se justifie…
Mais, il convient de s’interroger sur le nombre croissant de femmes seules. La conception d’un enfant se fait à deux et un enfant a besoin d’un père et d’une mère. Evidence de plus en plus niée par les mœurs contemporaines qui conduisent à la naissance d’enfant sans père dès la conception, ou privé de père ensuite, du fait de la séparation d’un nombre de plus en plus grand de couples.
Il ne s’agit pas ici de juger, mais de faire un constat. Bien des femmes et des hommes immatures donnent naissance à des enfants sans prendre conscience de leurs responsabilités.
Donner naissance à un enfant engage toute vie, et toute mère comme tout père doivent impérativement en avoir conscience.
Enfin, l’attente et la naissance de tout enfant, devraient toujours être une JOIE. Tel n’est malheureusement pas souvent le cas. Aussi les chrétiens ont le devoir de tout faire pour aider matériellement les femmes dans de telles circonstances, et pour les entourer de leur Amour.
par Henri LAFFORGUE | Sep 16, 2016 | Actualité
Reportage très émouvant, ce mardi soir, 13 septembre, au JT de France 2, sur cette athlète belge paralympique de 37 ans, qui vient de remporter une médaille d’argent sur le 400 mètres en fauteuil.
Elle avait été triple championne du monde et médaillée d’or au sprint en fauteuil en 2012.
Elle est atteinte d’une maladie dégénérative depuis l’âge de 14 ans, qui entraîne une tétraplégie progressive. La maladie progresse, paralyse ses jambes, et s’attaque à tout son corps. En quelques mois, elle a perdu dix kilos de muscle.
Sa meilleure amie a emménagé chez elle et veille sur elle. Souvent, elle perd connaissance quelques secondes.
Avant Rio, elle déclarait : « Rouler coûte que coûte, c’est ma seule raison de vivre. M’entraîner. »
Elle est confrontée à un mal qui progresse, sans le moindre espoir d’amélioration, et elle endure de très importantes souffrances physiques. Aussi, en 2008, elle a pris des mesures pour pouvoir bénéficier de l’euthanasie quand elle le souhaiterait.
« L’euthanasie ne veut pas dire meurtre pour moi, déclare-t-elle, mais signifie repos. Je suis en paix et je veux encore profiter de mes amis, de ma famille. » Et elle ajoute : « Pour mes funérailles, je veux que tout le monde ait une coupe de champagne. Ce seront mes derniers jeux. »
Euthanasie !… Le mot qui dérange !… Le mot qui fait peur et qui renvoie aussitôt à un autre : Ethique !…
Dans le cas présent et devant les souffrances terribles de cette jeune femme qui se voit mourir de jour en jour, je me garderai bien de prononcer le moindre jugement sur sa décision.
N’est-elle pas libre de décider du jour et de l’heure de son départ, quand ses souffrances auront dépassé les limites du supportable et avant que sa conscience ne soit atteinte, elle aussi, par la maladie ?…
Certes, donner la mort ou la recevoir volontairement, n’est pas un acte innocent. Et le « Tu ne tueras pas » de la Bible, repris par les médecins dans le Serment d’Hippocrate, doit toujours nous guider.
Les objectifs des médecins doivent être de tout faire pour soulager les souffrances, même si les analgésiques risquent d’avancer la mort. Soulager avant tout ! Eviter l’épreuve d’une longue agonie.
Mais les médecins peuvent-ils « donner » la mort ?… La question n’est pas nouvelle. Face à un patient qui devient un « légume », qui devient incapable de correspondre avec son entourage, ne reconnaît plus ses proches, que faire ?…
Une telle décision ne peut être prise qu’après avoir eu connaissance des volontés du patient, quand il était capable de les exprimer, et dans le secret de l’intimité familiale et de l’équipe médicale.
C’est en tout cas une décision qui ne devrait être prise que dans des cas extrêmes et selon des limites bien établies. Et c’est toujours une grande souffrance, partagée entre le patient et tous ses proches qui l’accompagnent de leur amour et de leur affection.