par Henri LAFFORGUE | Août 14, 2012 | Actualité, Réflexions diverses
Une cérémonie aux Invalides. Une autre à Varces, siège du 7ème Bataillon de Chasseurs Alpins et, l’actualité chassant l’actualité, le Major Franck Bouzet, 88ème soldat français tué en Afghanistan, sera vite oublié des médias, de même que le soldat infirmier Olivier de Vergnette de Lamotte blessé en lui portant secours.
Resteront cependant la peine et les larmes d’une veuve et de trois orphelins, et de tous ses frères d’armes, en France et sur tous les théâtres d’opérations du monde.
Une question m’oppresse : pour quoi, pour qui cet homme est-il mort ?
Cette guerre d’Afghanistan qui apporte chaque semaine – chaque jour ? – son lot de blessés, de morts, d’attentats, d’horreurs est pour beaucoup lointaine, inutile et perdue d’avance. Alors pourquoi donner sa vie là-bas ?
En s’engageant dans l’armée comme simple soldat, en 1984, Franck Bouzet savait que le soldat a le redoutable et terrible pouvoir de donner la mort, et le risque aussi grand de la recevoir. Cela au nom de valeurs supérieures telles que la Liberté, la Paix, la Fraternité.
Franck Bouzet ne se battait pas en Afghanistan pour asservir un peuple, pour imposer une domination, mais pour le libérer.
Nous le savons tous, les Talibans veulent imposer aux Afghans et aux Afghanes une véritable dictature. Leur imposer l’obscure et inhumaine charia avec ses voiles, ses burqas, l’oppression des femmes, la lapidation de la femme adultère, etc.
C’est contre tout cela que l’adjudant-chef France Bouzet se battait.
Il est mort par fidélité à un devoir supérieur qui dépassait sa propre vie.
Je sais que l’Honneur n’est plus guère prisé de nos jours. J’affirme cependant qu’il est mort dans l’Honneur, pour l’Honneur, et pour la France.
« L’Honneur est la colonne vertébrale de nos armées, le pilier indispensable qui les tient droites et dignes. Une armée sans honneur n’est rien de plus qu’une milice, une bande de terroristes sans foi ni loi. » (Général Henri Bentégeat – Aimer l’Armée – 2012)
« Honneur et Patrie », tels sont les deux mots inscrits en lettres d’or sur nos drapeaux, sur ces drapeaux qui ont accompagné les derniers hommages rendu à ce major à titre posthume. Quelle fierté pour tous les siens, par delà la cruauté de ce deuil !
D’aucuns diront que les 88 militaires français qui sont tombés en Afghanistan sont morts pour rien, nos troupes quittant ce pays sans que la paix y règne. Rien n’est plus faux. Leur sacrifice fait la fierté de la France et des soldats afghans qui luttent eux aussi, héroïquement pour la Paix dans leur pays. Leur sang versé trace un chemin, une trajectoire et indique une marche à suivre.
par Henri LAFFORGUE | Juil 11, 2012 | Réflexions diverses
Une information circule depuis plusieurs semaines sur la toile : des drapeaux français auraient été brûlés le 6 mai, et Mme Taubira, garde des sceaux, aurait déclaré :« Brûler des drapeaux français, c’est un geste de liesse pardonnable. »
Il circule beaucoup d’informations sur le Net, souvent lancées par des personnes mal intentionnées et désireuses de semer le désordre.
Il est très possible qu’aucun drapeau français n’ait été brûlé ce jour là, et que la photo qui accompagnait cette information soit une photo prise à Toulouse en 2007…
Mais j’aurais aimé que Mme Taubira démente les propos qu’on lui prête, et exprime l’attachement des Françaises et des Français à leur drapeau. Or il n’en a rien été. Le président de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française) lui a adressé une lettre recommandée pour s’assurer de la véracité de ces propos ; la réponse de son chef de cabinet, datée du 14 juin, ne les a pas démentis !…
Je regrette profondément ce silence, et tiens à rappeler le caractère sacré de notre drapeau.
Pendant la dernière guerre, des officiers, pour éviter que le drapeau de leur régiment ne tombe aux mains de l’ennemi, les ont brûlés et, quand ils ont pu, ont pieusement recueilli leurs cendres qu’ils ont rapportées plus tard à leur régiment ; d’autres les ont enterrés et sont venus les rechercher à la Libération.
Quand les Allemands ont envahi la zone libre et désarmé l’armée de l’armistice, un officier du 5e R.I., à Saint-Etienne, a découpé avec rasoir le drapeau de son régiment, et l’a mis autour de son ventre. Les Allemands l’ont vainement cherché et ont été furieux de ne pas le trouver.
Le soir, les officiers français, que les Allemands avaient laissé sortir de leur quartier, se sont réunis dans une salle à Saint-Etienne. Le sauveur du drapeau demanda alors à son colonel de mettre tous les hommes présents au garde-à-vous, puis déroula sous leurs yeux rayonnant de joie et de fierté le précieux emblème. Ce dernier fut caché par un prêtre dans le tabernacle de son église, et retrouva sa place le jour de la libération de Saint-Etienne.
Il y eu bien d’autres actes de courage, et bien d’autres de vies risquées pour l’honneur de nos drapeaux, et il aurait convenu que Mme Taubira, garde des Sceaux, les rappellent.
Un dernier fait d’armes que vient de me raconter un ancien combattant qui avait alors 14 ans en 1943. Il habitait le petit village de Goumois, dans le Doubs, à la frontière de la Suisse. Un jour, avec un camarade un plus âgé que lui, après avoir repéré les heures de passage des patrouilles allemandes, il décrocha le drapeau nazi qui flottait au sommet d’un mas, le brûla et hissa le drapeau français !
Voilà ce qu’il faut dire haut et fort. Voilà ce dont il faut être fier.
Je considère tous les hommes de ce monde comme mes frères, quelles que soient la couleur de leur peau et leur religion. Mais je suis Français et estime comme sacré le drapeau de ma patrie. Et j’ajoute ma tristesse en voyant, le soir du 6 mai, place de la Bastille, si peu de drapeaux français, et tant de drapeaux étrangers.
Tous les étrangers qui sont sur notre sol devraient être heureux d’être dans un pays libre et démocratique, et devraient être fiers de leur terre d’accueil. Ils ont, je crois, bien des droits. Plus, souvent, que notre situation économique nous permettrait de leur en accorder. Plus, parfois, que certains de nos concitoyens. Ils devraient partager notre fierté pour notre drapeau tricolore, symbole de la démocratie et de la Liberté, et pour lequel tant de Français ont donné leur vie.
Note : Certains verront peut-être des contradictions dans mes propos. J’estime sacrilège le fait de brûler notre drapeau et je vante le courage d’un garçon de 14 ans qui brûla le drapeau nazi !… On ne peut cependant comparer notre drapeau tricolore, emblème d’un pays libre et démocratique, et le drapeau à croix gammée emblème d’une dictature asservissant l’homme, réduisant en esclavage et anéantissant les races inférieures.
par Henri LAFFORGUE | Mai 1, 2012 | Actualité
Je l’ai dit et je le maintiens : pour moi Dominique Strauss-Kahn est un salaud et un individu non fréquentable.
Mais j’aime la fidélité, aussi je ne saurais condamner catégoriquement les amis qui lui restent fidèles.
Mais n’y a-t-il pas d’autres lieux pour se rencontrer qu’un bar-restaurant installé dans un ancien sex-shop au nom éloquent de « J’ose », à la devise « Chez J’ose les langues se déhanchent et les corps se délient », dont les trois étages ont pour nom « le Paradis », « l’Enfer », et « le Purgatoire » et le plat de résistance, summum de l’appel au sexe : « orgasme » !
Vraiment ceux qui fréquentent un tel lieu n’ont rien compris, n’ont tiré aucune leçon de la débauche et de la lubricité d’un Dominique Strauss-Kahn, et n’ont aucune morale.
Et dire que dans cinq jours ces « notables » s’apprêtent à être ministres et à gouverner la France !
Français, réfléchissez à qui vous vous apprêtez à confier le sort de notre Patrie.