La tentation du Front National…

Des amis qui ne sont ni extrémistes, ni racistes – loin de là – m’expliquent pourquoi tant de Français, aujourd’hui, sont tentés par le Front National.

Tous sont excédés par le laxisme de la plupart de nos élus face au manque de respect de nos lois et de nos coutumes par un grand nombre d’immigrés.

Il ne saurait être question de stigmatiser ces derniers et d’en faire des boucs émissaires. Ce serait trop facile et profondément injuste.

Mais le drame c’est qu’aujourd’hui en France, il est devient impossible d’énoncer certaines vérités sans être accusé de racisme.

Est-ce être raciste que de dire que nous ne vivons plus dans une République laïque et que les musulmans ont de plus en plus en plus de droits et refusent de s’intégrer ?

Désormais, les responsables des cantines dans les écoles et les collèges, dans les hôpitaux sont soumis à de véritables casse-tête avec la nourriture hallal. Le maire de Strasbourg, Roland Ries, a eu ce mot magnifique, digne de passer à la postérité : « Nous servons de la viande hallal par respect pour la diversité, mais pas de poisson par respect pour la laïcité. » Curieuse conception de la laïcité !…

Les Français en ont assez de voir leurs piscines publiques réservées à certaines heures aux femmes musulmanes qui ne veulent pas se mélanger aux hommes !

Ils en ont assez, quand ils vont dans les hôpitaux, d’être obligés de verser quarante cinq euros pour avoir une chambre particulière, quand les bénéficiaires de la CMU n’ont rien à payer pour cela.

Ils en ont assez de voir des musulmanes refuser de se faire examiner par des hommes. D’en voir certaines, dans des cliniques privées, exiger le retrait d’un crucifix dans leur chambre…

Ils en ont assez de voir leurs chauffeurs de bus agressés, leurs allées d’immeubles squattées par des dealers, de ne plus pouvoir circuler librement dans certaines banlieues devenues des zones de non-droit, où médecins, infirmières, pompiers n’osent plus s’aventurer de peur d’être agressés.

Ils en ont assez de voir leurs voitures, leurs écoles, leurs crèches incendiées par des irresponsables.

Ils en ont assez de voir le drapeau algérien brandi sur les stades et le drapeau français brûlé, sans qu’aucune sanction ne soit prise.

Ils n’ont pas supporté de voir la Fnac de Nice – en mars 2010 – primer une photo où l’on voit un individu s’essuyer le derrière dans les plis du drapeau français !

Ils ne supportent plus la provocation d’un nombre de plus en plus grand de femmes voilées quand, dans les pays musulmans, des femmes risquent leur vie pour ne pas porter le voile.

Ils ne supportent plus d’entendre les chanteurs de RAP insulter, injurier la France, cracher dessus avec leurs « Nique la France », « Nique les Français », « Putain de France », etc. Cela est absolument intolérable et les pouvoirs publics ont le devoir de sévir contre de tels excès.

Ils s’inquiètent en voyant certains socialistes proposer l’arabe comme première langue vivante au collège.

A tout cela j’ajoute le témoignage d’une amie qui vivait dans une banlieue lyonnaise et a été obligée de déménager, lasse de se faire insulter, bousculer, agresser verbalement pendant la période du ramadan. Qui, ayant eu des altercations avec des Arabes dans son immeuble, a vu le feu mis dans sa cave et sa boîte aux lettres détériorée, son courrier détruit.

Ayant vécu au Maroc avec son ami, voici vingt ans, cette amie me dit qu’il n’était pas rare que des Marocains leur demandent des lettres de recommandation pour pouvoir immigrer en France. Pourquoi ce choix ? La réponse est éloquente : « Je veux gagner de l’argent sans rien faire, avoir tout gratuit comme mon cousin. ». Et c’était déjà il y a vingt ans !!!

Tout cela fait beaucoup et même beaucoup trop, et explique sans peine la montée du Front National en France.

Je tiens à ajouter que je suis contre les extrêmes et que je suis pour la tolérance. Je considère tout être humain, quels que soient la couleur de sa peau, sa religion, sa situation, comme mon frère de la terre, et j’ai pour lui le plus grand respect.

Je suis pour la rencontre des cultures, le dialogue entre les religions, le partage des richesses, mais il faut hélas constater que nous sommes de plus en plus victimes d’un islam sectaire, intolérant et voulant nous imposer la charia !… Cela nous ne pouvons pas l’accepter et il est du devoir de nos élus d’y mettre un frein.

La France a la réputation d’être une terre d’accueil. Je souhaite qu’elle le reste. Mais encore faut-il que les étrangers qu’elle accueille, fassent tout pour s’intégrer, respectent nos lois et nos usages, et ne nous imposent pas les leurs, comme c’est trop souvent le cas.

Il est temps de se réveiller, et j’ai grand peur de revoir, en mai 2012, le retour d’un 21 avril 2002, ce qui serait un grand mal pour la France !…

Agnostique ?…

Voilà des années que je cherche un mot pour définir mes rapports à Dieu.

Elevé dans une famille profondément chrétienne, j’ai dû longtemps et durement cheminer pour me défaire des dogmes de la religion catholique – qui me semblent aujourd’hui totalement abracadabrantesques – et je ne puis donc plus me qualifier de « croyant ».

Me dirais-je pour autant « athée » ? Certainement pas. Il y a dans ce mot, un sectarisme, un rejet de la transcendance, une prétention souvent à détenir la Vérité, que je refuse.

J’ai longtemps travaillé sur le terme « agnostique ». Serais-je « agnostique » ? Non plus. Car pour l’agnostique, si je ne dis pas de bêtise, la question de l’existence ou non de Dieu ne se pose pas. Or, pour moi, cette question se pose. Et de façon cruciale ! Mais, nous n’aurons la réponse qu’au soir de cette vie.

Je ne suis donc ni croyant, ni athée, ni agnostique. Alors que suis-je ?…

Loin de rejeter l’héritage de mon enfance et de mon adolescence, et les traditions religieuses dans lesquelles ma famille a baigné pendant des siècles, je dirai simplement que je suis un chrétien de cœur.

C’est-à-dire, un chrétien qui ne croit plus en cette kyrielle de dogmes que l’Eglise a forgés pendant deux mille ans. Ou plus exactement un chrétien pour lequel ces dogmes n’ont aucune importance. N’ont rien d’essentiel.

Le péché originel, la conception de Jésus par l’Esprit Saint, la Virginité de Marie, et la Résurrection de Pâques, tout cela pour moi aujourd’hui est secondaire. J’ai grandi dans l’ignorance totale des choses de la vie, et leur découverte brutale à l’adolescence m’a plongé dans un désarroi dont je porte encore les séquelles. La procréation est déjà pour moi quelque chose d’extraordinaire, de fantastique, alors pourquoi en rajouter avec cette conception virginale du Christ ?

Enfin – il y a longtemps au Moyen-âge que j’aurais fini dans les flammes d’un bûcher ! – je n’ai pas besoin de voir un Dieu dans le Christ. Peut-être l’est-il. Peut-être ne l’est-il pas. C’est pour moi une question sans importance.

En tout cas, il incarne pour moi le parfait et véritable héros. Il a donné sa vie sans mettre en danger celle de celles et ceux qui l’ont suivi.

La beauté, la pureté des Evangiles. Le message de justice et de paix qu’ils contiennent. L’invitation à aimer nos frères en humanité. La plus belle prière qui soit au monde, le Notre Père, tout cela m’éblouit, me fascine. Comme je suis ébloui et fasciné par le miracle de l’Univers et de la Vie.

Je resterai des heures à contempler un ciel étoilé. Sans être scientifique, je me demande comment, infime poussière perdue dans l’espace et dans le temps, je pouvais être en germe dans cette minuscule tête d’épingle qui est apparue voici 14 milliard d’années, lors du Big-bang ?… N’est-ce pas merveilleux ? N’est pas fantastique ?…

J’admire. Je m’émerveille. Mais je ne tire aucune conclusion. Je dis simplement « Que sais-je ? » et je refuse les croyances sectaires et à l’emporte-pièce.

Je me définirais donc comme un chrétien des chemins de Galilée, d’avant l’Eglise et tous ses dogmes. Un chrétien de cœur, disais-je, pour lequel l’essentiel, est d’essayer de vivre le plus droitement et justement possible – avec mes limites, bien évidemment – en m’efforçant d’être généreux avec tous mes frères humains. Un chrétien persuadé qu’il n’y a qu’une seule et unique réponse à tous les problèmes de l’humanité, l’Amour.

Certes, l’Amour ne redonne pas leurs bras et leurs jambes à un manchot et à un cul-de-jatte. Mais, quel merveilleux réconfort pour eux de se savoir aimés et d’aimer en retour !

Je n’ai plus peur de l’Enfer. S’il y en a un, il est sur cette terre. Et quant au Paradis, s’il y en a un, je pense que nous nous y retrouverons tous dans la JOIE, au soir de cette vie, et je m’en réjouis. Voilà tout.

Nicolas Sarkozy et la laïcité…

Je croyais que dans notre Etat laïc, les religions devaient se soumettre à la République. Tel n’est plus le cas et les dérogations viennent du plus haut sommet de l’Etat.

J’apprends sur France culture ce matin, qu’à la demande de Nicolas Sarkozy et pour faire plaisir à certains amis de sa cour, quelques étudiants juifs, passeront de nuit, en dehors des sessions normales d’examen, les épreuves de leur concours d’entrée aux Mines, aux Ponts et Chaussées, à Centrale et à Supélec.

Pourquoi ces séances nocturnes secrètes les 20 et 26 avril ? Tout simplement pour respecter les exigences de la Pâque juive.

Ceux qui fixent les calendriers des concours s’efforcent de respecter les fêtes des différentes religions présentes sur notre sol. Apparemment, cette année, la Pâque juive ne figurait pas sur leur circulaire.

Oubli regrettable, peut-être, mais doit-on pour autant créer une cession spéciale pour quelques candidats, et risquer une annulation de toutes les épreuves par le Conseil d’Etat, et obliger des milliers de candidats à repasser ces concours ?…

« C’est le prix à payer pour la foi », aurait répondu le Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées, qui serait à l’origine de cette demande et à qui notre Président aurait voulu faire plaisir.

Une preuve de plus de la partialité de Nicolas Sarkozy, si prompt à stigmatiser les musulmans d’origine maghrébine, et une défaite de plus pour notre laïcité !…

J’ajoute enfin, une nouvelle foi à propos des religions qu’il y a la lettre et l’Esprit. En l’occurrence, l’Esprit ne commande-t-il pas, à ces quelques étudiants juifs de se plier aux dates de ces concours fixées par la loi ? Leur attitude témoigne, à mon avis, d’une conception étroite et attristante de la religion…

A propos du racisme…

Je pense que nous sommes tous différents et complémentaires. Et qu’il n’y a pas de « races » supérieures aux autres.

Le racisme c’est les jugements de valeur, la hiérarchie que l’on établit entre les différents individus, les différentes ethnies, les différentes religions, etc., en qualifiant de supérieures celles auxquelles on appartient, et d’inférieures toutes les autres.

Cela dit, je suis surpris de la facilité avec lequel on traite de « racistes », aujourd’hui, des personnes qui ne font qu’énoncer des vérités.

Est-ce du racisme que de dire que dans un groupe humain de même langue, de même culture, de religions identiques ou voisines, de même passé, en un mot de mêmes racines, est-ce du racisme que de dire que, pour la vie harmonieuse de l’ensemble, il y a des quotas d’étrangers à ne pas dépasser ? Qu’un trop grand nombre d’étrangers risque de casser l’équilibre du groupe ?…

Est-ce du racisme que de dire que le voile, la burka – qui ne sont en rien des prescriptions du Coran -, la viande hallal, les véritables casse-têtes des responsables de cantines scolaires ou d’hôpitaux, les prières dans les rues, les réservations de piscines certains jours aux femmes musulmanes, le refus pour les femmes musulmanes de se faire examiner par des gynécologues hommes, etc., tout cela est contraire aux traditions de la France éternelle et finit par empoisonner la vie quotidienne d’un grand nombre de gens qui ne se reconnaissent pas dans ces usages ?…

Est-ce du racisme que de dire que d’abandon en abandon, de tolérance en tolérance, la France est en train de perdre son âme ?…

De tradition profondément chrétienne, je considère tout être humain comme mon frère et ai pour lui le plus grand respect. Et je pense n’être supérieur à aucun.

Mais, pour l’équilibre harmonieux de la société, je pense qu’il faut que tous respectent les mêmes lois, se plient aux mêmes usages et que chacun se montre discret si ses coutumes, ses traditions ne sont pas celles du pays qui l’accueille.

Est-ce le cas dans la France d’aujourd’hui ?…

Je souhaite une France accueillante et hospitalière. Mais, elle ne peut accueillir le monde entier et il convient qu’elle accueille en priorité ceux dont la vie est menacée dans leur propre pays. Et il convient aussi que tous ceux qu’elle accueille se plient à ses lois, respectent ses traditions et n’imposent pas les leurs. Tel n’est pas toujours le cas, hélas !

Tout cela me semble découler du bon sens et n’appelle pas de débat particulier. Les politiciens qui réclament avec insistance un débat sont trop souvent inspirés par la haine et en font un instrument pour se maintenir ou accéder au pouvoir. Il n’y a pas besoin de débat, il suffit d’appliquer les lois !…

J’ajoute que l’idéal est que nous apprenions aux étrangers que nous ne pouvons accueillir, à devenir autonomes dans leur propre pays. « Si tu me donnes un poisson quand j’ai faim, j’aurais toujours faim. Si tu m’apprends à pêcher, je n’aurai plus jamais faim. » (proverbe chinois). Toute la question est là, et le malheur est que les aides d’une France généreuse, de la France dont je suis fier, sont bien souvent détournées de leur but et n’atteignent pas les plus pauvres. Elles servent trop souvent à agrandir la fortune et les armées de despotes…

Brûler le Coran, une odieuse provocation…

Quels croyants, quels athées, quels agnostiques, peuvent se reconnaître dans cette menace d’un pasteur de Floride, de brûler des exemplaires du Coran ?

Les religions sont faites pour rapprocher les hommes, et tous ceux qui les utilisent pour inciter à la haine, à la violence, à la vengeance n’en sont pas dignes.

On assiste là à une escalade que les musulmans, les chrétiens, les fidèles de toute religion, tous les hommes croyant en Dieu ou non, tous les hommes de bonne volonté, ne peuvent que condamner.

Les fondamentalistes, les intégristes, les fanatiques, les sectaires, tous ceux qui manquent de tolérance, ne représentent que des minorités, mais font le plus grand tort à la grande majorité des croyants qui, eux, ne demandent qu’à vivre en paix.

Le pasteur Terry Jones qui veut brûler le Coran n’est pas digne d’être pasteur, et il risque d’embraser un peu plus le monde en faisant le jeu des extrémistes de tout poil.

Il veut, par cet acte sacrilège, s’élever contre le projet de construire une mosquée à proximité du site des attentats du 11 septembre 2001.

Personnellement, je trouve la construction de cette mosquée en cet endroit, malheureuse, et je pense qu’elle peut heurter beaucoup de gens. J’aurais préféré à cet emplacement, la construction d’un Centre œcuménique dans lequel toutes les religions du monde auraient eu leur place.

Tel ne semble pas l’avis des décideurs. Je le regrette mais le respecte. Et en aucun cas, pour aucun motif, on ne saurait brûler un livre sacré.