« Si je savais quelque chose qui me fût utile… »

Montesquieu écrivait :« Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose qui fût utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime. » (Mes pensées)

Tous ceux qui divulguent sans la moindre retenue des informations confidentielles feraient bien de s’en inspirer.

Pauvre France où il n’y a plus de secret professionnel, où tout est étalé dans la presse !

Pauvre France qui se gargarise d’affaires putrides et nauséabondes !

Pauvre France où il faut pour connaître la vérité passer par des indics, des taupes, des balances, des délateurs, etc. Appelons les choses par leur nom !

Sans doute suis-je trop droit, trop honnête, pour comprendre ce monde de trahisons, de compromissions, de mensonges où l’enjeu ce n’est plus l’intérêt de la France, ma Patrie, mais l’intérêt de clans, la dissimulation de fortunes, l’accumulation de pouvoirs…

Toute société humaine, pour vivre, a besoin de la fidélité et de l’honnêteté de tous ses membres. Et à notre magnifique devise « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE » la France ferait bien d’ajouter le mot « LOYAUTE » dont elle a tant besoin!

Brûler le Coran, une odieuse provocation…

Quels croyants, quels athées, quels agnostiques, peuvent se reconnaître dans cette menace d’un pasteur de Floride, de brûler des exemplaires du Coran ?

Les religions sont faites pour rapprocher les hommes, et tous ceux qui les utilisent pour inciter à la haine, à la violence, à la vengeance n’en sont pas dignes.

On assiste là à une escalade que les musulmans, les chrétiens, les fidèles de toute religion, tous les hommes croyant en Dieu ou non, tous les hommes de bonne volonté, ne peuvent que condamner.

Les fondamentalistes, les intégristes, les fanatiques, les sectaires, tous ceux qui manquent de tolérance, ne représentent que des minorités, mais font le plus grand tort à la grande majorité des croyants qui, eux, ne demandent qu’à vivre en paix.

Le pasteur Terry Jones qui veut brûler le Coran n’est pas digne d’être pasteur, et il risque d’embraser un peu plus le monde en faisant le jeu des extrémistes de tout poil.

Il veut, par cet acte sacrilège, s’élever contre le projet de construire une mosquée à proximité du site des attentats du 11 septembre 2001.

Personnellement, je trouve la construction de cette mosquée en cet endroit, malheureuse, et je pense qu’elle peut heurter beaucoup de gens. J’aurais préféré à cet emplacement, la construction d’un Centre œcuménique dans lequel toutes les religions du monde auraient eu leur place.

Tel ne semble pas l’avis des décideurs. Je le regrette mais le respecte. Et en aucun cas, pour aucun motif, on ne saurait brûler un livre sacré.

Des hommes et des dieux.

Vu ce très beau film dont j’ai admiré la profondeur.

J’ai trouvé ce film magnifique. Il montre de façon bouleversante le dilemme tragique des moines de Tibhirine. Doivent-ils partir et se réfugier dans un lieu sûr où leur vie ne serait plus en danger ? Ou doivent-ils rester avec tous les risques qui accompagnent une telle décision.

Ces hommes ne cherchent pas le martyre. Ne cherchent pas à être des héros.

Simplement, ils refusent d’abandonner leurs frères musulmans dont ils partagent les peines et les joies et, porteurs de paix, ils refusent de céder au chantage de la violence.

Ce sont des hommes pleins d’humanité que l’on voit. Partageant leur temps entre la prière et les travaux de la vie quotidienne. Jardin, marché, aides administratives, tenue d’un dispensaire, etc.

Quel beau témoignage que celui de Luc, ce moine médecin qui, malgré la fatigue, soigne les malades avec tant de dévouement, sans faire de distinctions ni de préférences !

Quelle belle figure que celle de Christian, supérieur de cette petite communauté, à l’écoute de ses frères en religion.

Et enfin quel beau visage que celui de frère Amédée, pétri de la sagesse et de la sérénité apportées par le grand âge !

On a là, vraiment, de belles âmes, remarquablement bien rendues par le cinéma.

Ce film pose la question de tous les humanitaires dans le monde, qui, laïcs ou religieux, sans chercher à convertir quiconque, se mettent au service des plus pauvres, et sont victimes de la violence et de la folie d’extrémistes.

Comment ne pas penser, en le voyant à Michel Germaneau, 78 ans, récemment exécuté au Niger, par des membres d’Al Qaïda au Maghreb ?

Oui ce film donne à réfléchir. Il nous montre, à nous qui avons encore la chance de vivre dans un pays en paix, jusqu’où peuvent aller l’engagement et le sacrifice d’hommes dévoués, généreux, au service des plus pauvres.

Au rappel du sort tragique des moines Tibhirine, une pensée de l’Inde ancienne me revient à l’esprit : « Quiconque entre dans notre demeure, fût-ce un ennemi, a droit à l’hospitalité. L’arbre ne refuse pas son ombre, même à celui qui vient l’abattre »…

Eric Woerth. Démission ou non. Cela ne changera rien…

Je l’ai dit souvent : je refuse de hurler avec loups. Aussi, je ne mêlerai pas ma voix aux voix qui réclament à corps et à cris la démission d’Eric Woerth.

Au nom de la présomption d’innocence, tout d’abord. Et puis parce que nous ne savons de cette affaire que ce que nous disent, l’intéressé, les médias et les membres du gouvernement, et tous sont aussi partisans les uns que les autres. Autrement dit, nous ne savons rien, ou presque rien.

Ce qui semble avéré, c’est qu’il y a eu mélange des genres. Qu’Eric Woerth a été à la fois trésorier de l’UMP, ministre du budget, et proche de ceux qui géraient l’énorme fortune de Mme Bettencourt. Peut-être a-t-il été intègre, mais cette confusion n’aurait pas dû avoir lieu.

Quant à la demande de Légion d’Honneur pour Patrice de Maistre, ce qui me choque, ce n’est pas le procédé – certainement banal pour un député – mais c’est le motif. Cette demande était faite, non pas pour services rendus à la Nation, mais pour services rendus à un Parti, l’UMP !…

Tout cela est regrettable et peut-être condamnable. Mais, doit-on pour autant disqualifier Eric Woerth pour mener à bien la réforme des retraites ? Je n’en suis pas certain. Et cela modifiera-t-il en quoi que ce soit la ligne du gouvernement sur cette question ? Bien évidemment non.

Eric Woerth ou non, le gouvernement a un projet de réformes pour les retraites. On peut être pour ou contre, mais il faut bien réaliser que ce projet ne sera pas modifié d’un iota, quel que soit le ministre qui le portera.

Alors, pourquoi s’obstiner à réclamer la démission d’Eric Woerth ? Ou pourquoi s’arc-bouter à le maintenir à son poste. Tout cela est un faux problème et ne changera rien à la question des retraites.

Les dangers des biotechnologies…

S’il faut se réjouir des progrès fantastiques apportés par la science dans d’innombrables domaines, il convient de s’interroger sur les dangers de la génétique.

Ce qui, hier, était fiction, devient aujourd’hui une réalité dangereuse voire diabolique.

Une clinique privée de Los Angeles (Fertily Institute) propose à ses clientes fortunées (coût de l’opération 25.000 $), de choisir le sexe de son enfant. Elle proposait même de choisir la couleur de ses yeux mais, malgré de nombreuses demandes, elle a dû renoncer par suite d’une levée de protestations aux USA.

Ainsi, plus que jamais, l’enfant devient un objet, une marchandise, qui sert à satisfaire l’envie du moment. Et ce n’est plus l’être auquel on fait le don merveilleux de la Vie et de l’Amour. L’être conçu pour aimer et être aimé. L’enfant conçu pour partager le bonheur, pour s’épanouir, pour prendre un jour son envol et que l’on invitera à être un ferment de Justice et de Paix, dans un monde si souvent injuste et cruel.

Je doute que les femmes qui, après une FIV (Fécondation In Vitro), demandent l’implantation d’un embryon dont elles auront choisi le sexe, la couleur des yeux et je ne sais quelle autre caractéristique, aient de telles préoccupations.

Mais, il y a plus. Laissons la morale – ou l’éthique – de côté. La nature avait bien fait les choses. Il naissait sensiblement le même nombre de garçons que de filles. Cet équilibre risque d’être à jamais rompu maintenant que l’on peut choisir le sexe de son enfant. Il y aura des hommes en surnombre et le monde manquera de femmes, avec toutes les conséquences fâcheuses d’un tel déséquilibre.

On ne saurait condamner en bloc toutes les avancées de la science qui rendent plus léger le poids des jours. Mais, les hommes responsables – croyants ou non – ont le devoir de dire non à certaines possibilités de la science. Tout ce qui est possible scientifiquement, techniquement, n’est pas permis moralement et humainement. Il est des interdits que l’on ne doit pas transgresser sous peine des pires malheurs.

Note : Tout cela a un nom : l’eugénisme, contre lequel nous devons lutter. Autrefois, un enfant était un présent dont on découvrait tout à la naissance. La langue est révélatrice de l’évolution des mœurs. On « n’a » plus un enfant. On « fait » un enfant…