par Henri LAFFORGUE | Fév 18, 2015 | Actualité
Nos dirigeants pavoisent. Les cocoricos n’arrêtent pas. La France a vendu 20 rafales à l’Egypte !
Personnellement, cette vente m’inquiète plus qu’elle ne me réjouit.
Qui paiera ces avions ? L’Egypte ? Rien n’est moins sûr, et il n’est pas impossible que l’ardoise soit à la charge par des contribuables que nous sommes, c’est-à-dire vous et moi…
Rien ne me dit que ces avions de chasse ne se retourneront pas demain contre nous. Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire que des armes vendues par la France se retournent plus tard contre elle. L’Egypte aujourd’hui est dans notre camp. Mais jusqu’à quand ?
D’autre part j’éprouve un profond dégoût à voir la France soutenir un pays dont la police jetait il y a peu – jette encore ? – dans les poubelles les cadavres des manifestants !
99% des habitants de notre planète n’aspirent qu’à la paix. Or la paix ne saurait naître de fournitures d’armes aux belligérants. Elle ne pourra naître que de la négociation, de la concertation, de la discussion avec l’entremise de diplomates, dévoués et désintéressés.
Paix hélas dont notre monde semble de plus en plus éloignée, et que la vente de ces vingt rafales de la France ne fera pas progresser !…
par Henri LAFFORGUE | Fév 18, 2015 | Actualité
Quelque deux cents tombes d’un cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, viennent d’être profanées. Les auteurs ? Cinq mineurs, sans antécédents judiciaires. C’est la consternation générale.
Ainsi, même les morts sont poursuivis dans l’Au-delà par la folie et l’égarement des vivants.
Que dire ? Je n’ai pas de mots. Pas d’explications.
Cette profanation est d’autant plus malheureuse qu’elle coïncide avec la vague de crimes antisémistes que nous connaissons. Je ne suis pas sûr cependant qu’il faille faire un lien avec ces derniers.
Je condamne bien évidemment ces actes. Mais il est si facile de condamner assis sur un fauteuil devant un ordinateur…
Et je voudrais, une fois de plus apporter un bémol à toutes ces profanations de sépultures juives. Ces sépultures ne sont pas les seules, hélas, à être profanées et, selon les chiffres avancés par le ministère de l’Intérieur, en 2012, 80 % des profanations recensées, visaient des tombes chrétiennes !!!
Je comprends l’émoi, l’indignation des Juifs. Mais je constate, une fois de plus, la partialité des médias qui se font l’écho des malheurs des Juifs et passent totalement sous silence les épreuves aussi douloureuses et condamnables des chrétiens… ?
par Henri LAFFORGUE | Jan 28, 2015 | Actualité, Réflexions diverses
Avertissement :
J’ai beaucoup hésité avant de publier cette chronique, rédigée dimanche dernier. J’avais peur de blesser les Juifs. J’ai conscience de l’horreur sans nom du génocide dont ils ont été victimes. Je perçois leur hantise que de telles atrocités ne se renouvellent, et je comprends le parallèle, en raison d’un certain laxisme ambiant, qu’ils font avec les années trente qui ont précédé ce drame, unique dans l’histoire par son ampleur.
Oui, tout cela je le comprends. Mais, on le lira dans cette chronique, je reproche à l’orateur qui a rappelé ces faits lors de cette cérémonie, à Lyon, de n’avoir eu aucun mot, aucune parole, pour les autres victimes, hier et aujourd’hui, de la folie des hommes.
J’ai bien peur que l’humanité ne soit condamnée à jamais à vivre dans la violence. Et cependant nous pouvons, chacun d’entre nous, là où nous sommes, refuser la fatalité de cette violence et être les messagers de la Paix.
Ce n’est pas en ressassant le passé, en nous plaçant en victimes uniques, exclusives que nous construirons ce monde plus fraternel auquel nous aspirons tous.
A l’issue de la cérémonie, un porte-drapeau m’a dit ceci : « Ils n’ont que la haine, à la bouche ! » Or, la haine, la rancœur, la rancune ne sont jamais porteuses de paix.
Cérémonie du 25 janvier à Lyon :
Il fait froid, en ce dimanche 25 janvier, place Bellecour, à Lyon, où nous commémorons le 70ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Le vent du nord fouette les visages. Mais comment pourrions-nous nous plaindre, quand nous pensons à toutes ces victimes innocentes – hommes, femmes, enfants – qui ont été exterminées dans ce camp pour le seul crime d’être juifs ?!…
Oui, souffrir du froid et du vent, le temps d’une cérémonie, n’est rien à côté de toutes ces souffrances innommables de six à sept millions de Juifs morts en déportation.
Il faut garder en mémoire ces crimes et tout faire pour éviter leur retour. Mais…
Mais j’avoue être surpris et contrarié par le discours enflammé du Président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz et des camps de Haute Silésie. En un mot, il reproche à nos responsables politiques une certaine inertie face à l’augmentation des actes antisémites. Ils les accusent de ne pas prendre la mesure de la gravité de la situation.
Je comprends son inquiétude. Il est lui-même un rescapé de ce camp de la mort. Il est donc bien placé pour parler de tout cela.
Mais je regrette qu’il ne prêche que pour sa paroisse, que pour les Juifs, et qu’il se limite aux victimes juives de la barbarie nazie.
Je regrette qu’il n’ait eu pas le moindre mot pour les tziganes, les homosexuels, les handicapés, moins nombreux certes que les Juifs, mais qui ont connu le même sort.
Je regrette qu’il n’ait pas eu le moindre mot non plus, pour tous les ennemis du Reich, rayés du monde des vivants, et dont il ne reste que les ombres errantes emportées dans l’anéantissement des camps « Nuit et brouillard ».
Oui, j’aurais aimé que notre orateur en colère évoque ces victimes innocentes que je viens de citer. Qu’il évoque aussi le génocide dont ont été victimes un million et demi d’Arméniens, en 1915.
Et j’aurais aimé qu’il ait une pensée, un mot seulement, pour toutes les victimes de la folie des hommes et des guerres, dans notre monde d’aujourd’hui.
Un mot pour ces vingt millions – oui, je dis bien, vingt-millions ! – de réfugiés qui vivent – ou survivent – dans l’inconfort et la précarité de tentes de fortune, glaciales ou étouffantes, selon les pays et les saisons.
Un mot enfin pour ces cent mille chrétiens qui meurent chaque année pour leur foi.
Les Juifs ont connu l’enfer – c’est indéniable – mais ils ne sont pas les seules victimes, hélas, de la folie et de la barbarie des hommes.
Aujourd’hui, nous sommes tous – Juifs, chrétiens, musulmans, athées, simples citoyens du monde– menacés par un terrorisme aveugle et sans pitié.
Ne ressassons pas un passé dont nous ne pouvons rien changer, mais regardons l’avenir avec confiance. Tournons notre regard vers la pureté du ciel et puisons notre Espoir dans le vol des colombes porteuses des rameaux d’olivier, des rameaux de la Paix !
Oui, ce monde fraternel nous nous rêvons tous est possible. Il ne dépend que de nous !
par Henri LAFFORGUE | Jan 16, 2015 | Actualité
Je l’ai dit et je le répète : je condamne sans appel les attentats de la semaine dernière, et j’estime que la liberté d’expression et la Liberté tout court, doivent impérativement être respectées et défendues.
Cependant, je ne me suis pas joint aux foules qui ont manifesté, dimanche dernier, sous le slogan « Je suis Charlie » et je voudrais dire ici que – malgré ma condamnation sans réserve du terrorisme, malgré ma compassion envers toutes les victimes, quelles qu’elles soient, et tous leurs proches, malgré mon attachement à la Liberté et à la démocratie – « Je ne suis pas Charlie » et je m’indigne des reproches qui sont faits par les médias à tous ceux qui, comme moi, revendiquent cette singularité.
Je ne saurais en aucun cas m’apparenter à une équipe de nihilistes, qui ne croient en rien, qui ne respectent rien, qui crachent sur tout et sur tous !
Chacun est libre, certes, de pratiquer l’humour qu’il veut. Mais je ne partage pas l’humour de Charle Hebdo. Un humour qui ne construit rien. Que ne rapproche personne. Un humour corrosif qui blesse, détruit, anéantit.
Notre monde marche sur la tête. Pour beaucoup la vie n’a aucun sens. Aussi, je pense que le devoir de journalistes responsables – et le devoir de tous ceux qui ont une influence sur l’opinion générale – est – sinon de donner un sens à ce qui pour eux n’en a pas – du moins d’aider les hommes à aimer la vie, à y prendre goût.
Dans un monde de souffrance, dans la nuit qui est la nôtre, les journalistes responsables ont le devoir de donner des notes d’Espoir, de rendre plus supportable l’insupportable, de faire naître – ou renaître – des fleurs dans nos cœurs desséchés par une actualité morbide.
Or, que font les journalistes de Charlie hebdo sinon tirer tout azimut sur tout et sur tous. Sur la religion, sur l’armée, sur la police, sur le gouvernement, etc.
Pardonnez-moi, mais je ne pourrai avoir la moindre sympathie pour des personnes qui, en 1975, en guise de « Joyeux Noël » écrivaient : « Chiez dans les crèches. Achevez les handicapés. Fusillez les militaires. Etranglez les curés. Ecrabouillez les flics. Incendiez les banques. »
D’aucuns me diront qu’il s’agit là d’un humour du second degré. Pourquoi pas du troisième, du quatrième ou du cinquième degré, quant à faire ?… Au risque de me faire traiter de « bégueule » je dirai qu’il s’agit là d’un humour grossier et ordurier, et qui n’apporte rien de positif au monde.
Charlie Hebdo est l’héritier en droite ligne des lanceurs de pavés de mai 1968, qui ont brisé et balayé toutes les valeurs sur lesquelles s’était appuyée notre civilisation occidentale pendant deux mille ans.
A la place de ces valeurs ils ont laissé un vide sidéral, ou plutôt des cloaques immondes et nauséabonds, dans lesquels ils se repaissent et dont ils inondent le monde.
Je ne sais si la vie a un sens. Peut-être n’en a-t-elle pas… Mais je sais que nous pouvons – et que nous devons – lui donner un sens. Ce sont notre insigne grandeur et notre éminent honneur. Il est vrai que ce mot n’a plus guère de sens pour les descendants de mai 1968 !…
Jusqu’à mon dernier souffle, j’essaierai de redonner Courage et Espoir à mes frères de la terre qui souffrent. De leur apporter l’indicible et mystérieux réconfort de l’Amitié et de l’Amour.
Tel ne semble pas, malheureusement, le a but de Charlie Hebdo. Je lis que Wolinski disait à sa femme : « Quand je serai mort, tu jetteras mes cendres aux chiottes comme ça je pourrai voir ton cul ! » Une telle plaisanterie – outre sa grossièreté – montre le sens qu’accordait à la vie ce dessinateur adulé aujourd’hui par les médias !
Il était donc impossible pour moi de défiler pour un tel hebdomadaire. Et encore moins avec une foule inconstante qui encensait et glorifiait d’une même voix, les forces de l’ordre, après avoir conspué et traîné dans la boue, voici moins de trois mois, les gendarmes du barrage de Sivens.
Alors, je crie haut et fort : « NON ! JE NE SUIS PAS CHARLIE ! »
Comprenne qui voudra.
par Henri LAFFORGUE | Jan 11, 2015 | Actualité
A l’heure où des centaines de milliers de personnes défilent à Paris et dans de nombreuses villes de France, avec la présence d’une cinquantaine de chefs d’Etat, je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, et pourtant il me semble important d’apporter de nombreux bémols.
Je comprends et partage l’indignation du plus grand nombre, à la suite des massacres de ces derniers jours, la volonté de manifester sa solidarité avec les victimes et leurs proches, et de lancer un appel à l’arrêt de la barbarie.
Mais je me méfie toujours de l’enthousiasme des foules et m’interroge sur les lendemains qui suivent ces manifestations.
Les foules sont versatiles et bien souvent victimes d’habiles manipulateurs. Parmi les dizaines de milliers de Parisiens qui offrirent un accueil triomphal au général de Gaulle le 25 août 1944, sur les Champs Elysées, un bon nombre était venu, quatre mois plus tôt, le 26 avril, applaudir avec enthousiasme, le maréchal Pétain en visite à Paris. Les hommes et les foules oscillent au gré des vents de l’Histoire.
En mai 1958, Européens et musulmans, emportés dans un même élan et un même espoir, fraternisaient sur le forum d’Alger. Inutile de rappeler combien cet espoir fraternel fut récupéré puis trahi par un homme dont je tairai le nom. Trahison qui entraîna des dizaines de milliers de morts… Trahison dont cinquante ans après l’Algérie et la France portent les stigmates.
Qu’en sera-t-il de la fraternité entre les différentes communautés, entre les différentes cultures et religions, après l’enthousiasme de ce dimanche 11 janvier 2015 ? Que se passera-t-il lorsque la vague, la déferlante sera retombée ?…
Je voudrais simplement dire ici que je crains fort que la fraternité qui unit de si nombreux Français et étrangers, ne soit que de courte durée, après avoir été habilement récupérée par des hommes politiques, plus soucieux de leur popularité que de la France…
N’ayons pas peur des mots. Le problème que connaissent la France, l’Europe et le monde aujourd’hui, c’est la montée d’un islamisme pur et dur, prêt à tous les crimes pour imposer la charia au monde.
Je le sais – et je le répète – la grande majorité des musulmans ne sont pas des terroristes et n’aspirent qu’à vivre en paix. Mais nous le savons : ce ne sont pas les majorités qui font l’Histoire, mais les minorités.
Les islamistes étendent leur champ d’action, chaque jour un peu plus, dans le monde, et ils font régner la terreur là où ils sont.
Les chrétiens et tous les « mécréants » qui refusent de se convertir aux envoyés du Prophète, sont poursuivis et souvent exécutés – dans les pires conditions et après les pires humiliations – sans pitié.
Ces islamistes – je le répète – n’ont qu’un seul but, prendre le pouvoir partout, et ne reculent devant aucun crime pour parvenir à leurs fins. Et quand le fruit sera mûr, la majorité des musulmans – par peur, plus que par sympathie – se ralliera à eux, et la civilisation chrétienne occidentale retombera à l’heure des catacombes.
Je pose ici une question : les musulmans qui vivent dans notre pays, aiment-ils la France ? J’en doute après avoir vu brandir tous ces drapeaux algériens à Paris lors de la victoire de François Hollande aux présidentielles en 2012.
Chrétien de cœur, je condamne tous les fanatismes, et je souhaite des relations fraternelles entre tous les hommes de la terre – tous les hommes de « bonne volonté » – qui, pour moi, sont tous mes frères, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs religions et leurs croyances.
J’essaie – bien imparfaitement – de mettre mes pas dans ceux de ce Jésus dont les Evangiles nous montrent l’Amour et la Générosité sans limites, et qui est mort sur la croix sans avoir perdu aucun des siens, sans avoir fait verser la moindre goutte de sang. L’Eglise des croisades et de l’Inquisition, entre autres, s’est bien éloignée de ce chemin, je le reconnais.
Je souhaite bien évidemment vivre en paix avec tous les musulmans. Mais – à la différence de Jésus – Mahomet a été un chef de guerre et a voulu imposer sa religion au monde par les armes.
Doit-on pour autant condamner à jamais l’Islam. Le drame, c’est que, si l’Eglise a connu son Moyen-Âge, l’Islam n’en n’est toujours pas sorti et les événements contemporains ne laissent pas penser qu’il veuille en sortir.
La naïveté, l’angélisme – voir la lâcheté – dont font preuve nos gouvernements successifs, nous préparent de redoutables lendemains. Les manifestations monstres d’aujourd’hui masquent la tension de plus en plus forte entre un islam conquérant et une chrétienté inconsciente.
Je précise pour finir que je n’appartiens à aucun parti politique et ne défend aucun d’eux. Je suis un chrétien et un Français, qui aime la France et qui partage sa devise : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, en accordant, le lecteur s’en doutera, la plus grande place à la FRATERNITE.
par Henri LAFFORGUE | Jan 8, 2015 | Actualité
Comme je le dis souvent, face à certains événements, à certains drames, seul le silence convient. Et je répète également combien il est dangereux de réagir dans l’émotion.
Je dirai donc ici simplement ma profonde tristesse. Tristesse pour ces familles plongées dans le deuil et devant l’horreur de ce crime. Et profonde compassion pour tous les proches des victimes tombées sous les coups de la haine de fanatiques pour lesquels la vie humaine ne vaut rien.
Je parlerai de tout cela plus tard. A froid. Mais je voudrais ajouter quelques mots sur l’HUMOUR.
Comme la langue, l’HUMOUR est la meilleure et la pire des choses.
La meilleure quand il rime avec AMOUR, et est partage, complicité entre amis, pour rire sainement de telle ou telle situation, de tel ou tel événement, voire de telle ou telle personne. Je ne conçois pas la vie sans AMOUR et sans HUMOUR. Il rend les souffrances, les contrariétés plus supportables, il et est le meilleur antidote aux tristesses de notre condition.
Mais il une autre forme d’humour plus pernicieuse. Je veux parler d’un humour qui – sans le vouloir, je l’accorde – peut blesser et humilier. Un humour qui peut passer pour du mépris auprès de certaines personnes ou confessions particulièrement sensibles ou susceptibles. Il est toujours dangereux de faire rire aux dépens des autres.
Si je partage et encourage la première forme d’HUMOUR qui est VIE et source de VIE, j’avoue regretter la seconde.
L’humiliation et le mépris – même involontaires, sans l’intention de les provoquer – peuvent être ressentis comme des violences et peuvent être sources de violences. Bien des conflits, bien des guerres ne tirent leur origine que de là.
Je condamne bien évidemment sans réserve les terroristes auteurs du massacre d’hier. Et il n’y a aucune proportion entre leur barbarie, et l’humiliation qu’ils auraient pu ressentir à la suite de certaines caricatures de Charlie Hebdo.
Mais je rappelle que l’Islam n’admet pas la représentation du Prophète. Charlie Hebdo n’a-t-il pas joué avec le feu en caricaturant avec tant de dérision ce dernier ?
On ne tue pas une personne sous prétexte qu’on l’a ressentie méprisante envers nous ou envers nos croyances. C’est bien évident. Et le massacre d’hier n’est pas seulement une vengeance contre un hebdomadaire, mais aussi une attaque qui couve, depuis des années, contre la France, la Liberté et la Démocratie.
Je souhaite donc bien évidemment que les criminels d’hier soient arrêtés et que la Justice leur inflige les châtiments qu’ils méritent. Aucun d’ailleurs ne sera à la hauteur de leurs crimes.
J’aimerais donc seulement que tous les Français qui ont observé une minute de silence aujourd’hui ou qui défileront par millions dans les jours qui viennent, essaient simplement de ne jamais humilier personne. Là seulement se trouve le chemin de la PAIX.
J’entends la question de certains : n’a-t-on pas le droit, dans pays libre, de rire de tout ? Je réponds sans hésiter : oui, on a le droit de rire de tout, mais j’ajoute pas avec n’importe qui, n’importe quand, et n’importe où. Et, quand on sait qu’un trait d’humour risque de blesser profondément telle ou telle personne, telle ou telle institution, ou telle ou confession, la SAGESSE n’est-elle pas de l’éviter ?
La SAGESSE, hélas, semble la chose qui manque le plus à notre monde en folie.