par Henri LAFFORGUE | Août 31, 2013 | Actualité
Depuis deux ans et demi, plus de 120 000 Syriens ont péri dans la guerre civile, et on ne compte pas le nombre des blessés, des réfugiés, des personnes chassées de leur foyer !
Qu’a donc fait la communauté internationale pendant tout ce temps pour ramener la Paix ? Rien ou si peu. Des parlottes. Des bavardages sans effet. !
Et maintenant, elle se réveille parce que des armes chimiques ont été utilisées. Cela est certes un pas de plus dans l’horreur. Doit-on pour autant lancer une expédition punitive contre Achar el-Assad ?
Il ne faut surtout pas croire qu’il y ait les bons d’un côté, les rebelles, et les méchants de l’autre, Assad et ses partisans. La situation est beaucoup plus complexe.
Le rôle d’une punition est de sanctionner une faute, au nom de la Justice, de servir d’exemple et d’inciter le fautif à ne pas recommencer.
Or, en quoi une intervention punitive en Syrie incitera-t-elle les coupables à apporter un bémol dans l’escalade de la guerre, en quoi participera-t-elle au retour de la Paix dans ce pays si bouleversé ?
En rien ! Elle ajoutera de la guerre à la guerre. De la violence à la violence. Elle fera des victimes supplémentaires et poussera les va-t-en-guerre de tout poil à se retourner contre l’Occident et contre les minorités religieuses,dont les chrétiens, par de nouveaux massacres ou de lâches attentats.
Les exemples passés de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye ne nous ont-ils pas servi de leçons ?…
S’il vous plait, M. Hollande, ne nous lancez pas dans cette aventure funeste pour la France et pour le monde, et – pour une fois – respectez la démocratie (deux Français sur trois sont contre toute intervention) !
La Syrie et les Syriens pas besoin de violences supplémentaires mais de mains généreuses qui leur tendent des rameaux d’olivier. Alors, si nous devons intervenir en Syrie que ce soit par un renforcement des aides humanitaires auprès des victimes de cette guerre horrible qui en ont tant besoin.
par Henri LAFFORGUE | Août 31, 2013 | Actualité, Réflexions diverses
Vivant en société, nous avons tous des obligations les uns envers les autres, obligations dont les plus importantes sont éternelles et universelles. Ces obligations peuvent se résumer au respect total de l’autre, dans son intégrité physique et morale.
La transgression de ces obligations mérite un châtiment plus ou moins important selon la gravité de la faute ou du crime.
Par sa faute ou son crime, une personne s’exclut de la société et le châtiment qui lui est infligé confirme cette exclusion.
Ce ne sera donc qu’après un temps de purification qu’elle pourra être réintégré dans cette société dont elle s’est elle-même exclue.
Comme l’écrivait la philosophe Simone Weil : « De même que la seule manière de témoigner du respect à celui qui souffre de la faim est de lui donner à manger, de même le seul moyen de témoigner du respect à celui qui s’est mis hors la loi est de le réintégrer dans la loi en le soumettant au châtiment qu’elle prescrit. » (L’enraciment).
La privation de liberté d’un fautif ou d’un criminel doit lui permettre de se purifier et doit constituer en même temps une sorte dédommagement pour les torts qu’il a commis et pour la victime qu’il a touchée. Elle doit enfin avoir un effet dissuasif.
Malheureusement, il apparaît clairement aujourd’hui que nos prisons françaises ne constituent pas un juste châtiment et ne permettent pas une véritable expiation.
Surpeuplées, elles sont trop souvent une école du crime et de la récidive. D’autre part il est évident que de nombreux détenus souffrent de troubles psychiatriques, sont déséquilibrés, que leur place serait dans un centre spécialisé pour des soins, et non pas dans le surpeuplement et la promiscuité de nos prisons qui accentuent encore leur déséquilibre.
Il faut que le châtiment s’accompagne d’un sentiment de justice. Or trop souvent la justice est bafouée, et l’échelle des peines est injuste.
Il est injuste en effet que des personnes de milieux favorisés, des personnes privilégiées par leur condition sociale, des personnes haut placées dans la société, des notables, qui devraient donner l’exemple de l’honnêteté et de la droiture, puissent faire de graves malversations, détourner des fonds, par exemple, en quasi-impunité, tandis que des personnes qui n’ont reçu aucune éducation, qui ont été élevées dans la rue, sont systématiquement punies.
Oh, je le sais : l’injustice dont on a été victime, ne justifie pas l’injustice que l’on cause. Nous avons tous une conscience du Bien et du mal, cependant cette conscience peut-être faussée par le manque d’éducation.
Le rôle de la Justice et de la prison devrait précisément être de réveiller cette conscience et d’élever vers le Bien ceux qui sont sur la pente du mal.
Encore conviendrait-il pour cela que les magistrats, la police, et tous ceux qui ont pour mission de faire respecter les lois, soient irréprochables. Tel n’est pas le cas malheureusement.
Encore faudrait-il que la condamnation du fautif ou du criminel soit rendue avec une certaine solennité, un certain cérémonial qui montre la gravité de la faute ou du crime, et que la souffrance occasionnée par la privation de liberté s’accompagne d’un sentiment de justice.
Toutes ces conditions ne sont malheureusement pas respectées actuellement et ne permettent de rétablir l’ordre dont toute société a besoin.
La première condition serait donc le respect de la loi et l’irréprochabilité de tous les notables et de tous les agents de la Justice.
Il conviendrait enfin que nos prisons, sans être des clubs méd., soient des lieux décents, dans lesquels les détenus puissent se purifier de leurs fautes ou de leurs crimes et se reconstruire.
par Henri LAFFORGUE | Août 18, 2013 | Actualité
Monsieur le Président de la République,
J’ai appris avec stupeur que le quotidien le Monde avait publié dans ses colonnes une lettre que vous avait adressée personnellement M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, quelques heures à peine après son envoi.
Il est inadmissible que de telles fuites puissent avoir lieu en si haut lieu. Aussi un chef de l’Etat qui se respecte doit impérativement prendre des mesures pour que l’auteur – ou les auteurs – soient démasqués et sévèrement condamnés.
Le respect du secret professionnel est un devoir qui est hélas, de nos jours, de plus en plus galvaudé dans toutes les professions et ceux qui le trahissent – quels que soient leurs mobiles, le plus souvent mercantiles – doivent être recherchés et châtiés.
Vous, qui vous êtes fait le chantre d’une République exemplaire et irréprochable, vous avez le devoir de mettre un terme à ces dérives inacceptables.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, mes respectueuses salutations.
par Henri LAFFORGUE | Août 18, 2013 | Actualité
Je l’avoue, un sentiment d’espoir m’a envahi lorsque l’armée, soutenue par le peuple, a pris le pouvoir en Egypte et a évincé les frères musulmans. Car, il faut bien le savoir, les frères musulmans n’incarnent pas la liberté et la démocratie. Avec eux ce sont la charia et l’asservissement de la femme.
J’espérais donc que l’armée aurait mis sa force et sa discipline au service de l’ordre, de la justice et de la démocratie, et aurait rétabli dans ses droits le peuple dont les frères musulmans avaient confisqué la révolution.
Il n’en est hélas rien. L’armée a établi un régime de terreur, tire à balles réelles sur ses opposants, fait des centaines de morts, des milliers de blessés et a lancé une spirale infernale de haine, de violence et de vengeance qui provoque de profondes et injustes blessures.
Egypte ! Pauvre Egypte, terre plurimillénaire des dieux ! Terre des premières églises chrétiennes ! Pays où se pressaient des milliers de touristes pour visiter tes temples et contempler tes pyramides antiques ! Te voilà en proie à la stérilité d’une guerre civile, de toute guerre civile.
Combien de temps le sang va-t-il couler ? Combien de temps faudra-t-il pour refermer les immenses blessures engendrées par la guerre ? Combien de victimes innocentes devront-elles mourir avant que la paix ne revienne ?…
par Henri LAFFORGUE | Juil 26, 2013 | Actualité, Réflexions diverses
Comment ne pas être inquiet à la suite des tragiques émeutes de Trappes qui ont suivi l’interpellation d’une musulmane entièrement voilée et la mise en garde à vue de son mari qui s’y est opposé ?!…
La loi est la même pour tous et nul n’a le droit de s’y soustraire.
Il est une Justice, il est des avocats, il est maintes façons régulières de faire valoir ses droits si l’on estime être victime d’une injustice. Mais la violence doit être fermement condamnée.
Malheureusement, au moment où la fermeté s’impose de plus en plus, où l’islamisme pervers gagne plus en plus les banlieues, nos dirigeants font preuve du plus grand laxisme.
Et ceux qui ont le courage de dénoncer les politiques de l’autruche, s’attirent les foudres de la gauche bien pensante, les reproches cinglants d’un Harlem Désir et de ses comparses, se font accuser d’islamophobie.
Pourtant, est-ce être islamophobe que de condamner l’attaque d’un commissariat de police par une trentaine de jeunes ou plus, la destruction par le feu de dizaines de voitures et d’abris-bus ?!…
Ces émeutes qui ont mis sur le pied de guerre une compagnie de CRS sont inacceptables et la République doit les condamner sans appel.
Je respecte les musulmans qui pratiquent un islam de paix et fraternel, semblable à l’islam des sages et des mystiques du Moyen-Âge.
Mais je condamne fermement tous ceux qui sont en train de miner la France, qui sont les jouets des islamistes et n’ont qu’un seul et unique but : déstabiliser l’Occident et lui imposer la charia.
Pendant combien de temps, les Français se voileront-ils les yeux ?!…
Demain, il sera trop tard.
PS : Je sais la complexité de tout cela, et l’impossibilité de résoudre ces graves problèmes avec la facilité de quelques phrases simplistes.
Je sais qu’il faut éviter de jeter de l’huile sur le feu. Qu’en condamnant fermement des émeutiers, on court le risque d’en faire des victimes et des martyrs.
Je sais enfin que dans certains quartiers de Trappes, le chômage touche 40% des jeunes.
Il faut savoir aussi – et cela explique l’attitude de beaucoup d’élus – qu’un tiers des électeurs de Trappes sont musulmans !…
Je voudrais, pour finir, exprimer deux regrets.
Le premier ne s’adresse pas à la gauche mais à M. Jacques Chirac qui a fait la grave erreur de supprimer, en 1996, le service militaire obligatoire. Il eût été opportun de le transformer en un service civique de six mois ou d’un an. Il me semble normal que tout Français offre quelques mois de sa vie au service de la communauté. Et cette mesure aurait eu le mérite de briser les différences sociales et d’apprendre la discipline, l’ordre et l’obéissance à des dizaines de milliers de jeunes désœuvrés et sans but.
Si la gauche voulait faire quelque chose d’utile elle se dépêcherait d’instituer un service civique obligatoire pour tous.
Le second reproche s’adresse à tous ceux qui bradent notre patrimoine aux Emirats arabes. C’est là une source d’argent facile qui malheureusement nous lie à des pays où la démocratie est bafouée, où la femme est tenue en esclavage. Des pays dominés par un islam sectaire et conquérant, et qui, en plus de notre patrimoine, achètent les jeunes de nos banlieues et placent leur pions pour nous dominer et nous asservir demain !
par Henri LAFFORGUE | Juil 20, 2013 | Actualité, Politique
La France croule sous les textes lois. Tout le monde le sait, mais cela n’arrête pas l’ardeur de nos députés. Selon certains, neuf textes de lois sur dix sont inutiles.
La France est prise dans une véritable toile d’araignée de lois, qui l’étouffe chaque jour un peu plus et l’asphyxie complètement.
Et à l’heure où il convient de dynamiser l’économie, de redonner vie à notre pays, comment oser entreprendre quand une pléthore de lois et une administration de plus en plus tatillonne, pointilleuse et formaliste brisent l’élan des plus entreprenants.
Le gouvernement se spécialise dans le montage d’usine à gaz dont les résultats sont désastreux.
Neuf mois après sa mise en place, le « crédit d’impôt compétitivité emploi » ne touche que 5 000 sociétés pour un montant total de 700 millions d’euros, alors que le gouvernement avait prévu une enveloppe de 13 milliards d’euros ! Et près de 50% des PME renonceraient à ce dispositif en raison de sa complexité et de ses délais.
Nous sommes victimes bureaucratie toujours plus envahissante et qui, au moment où la vitesse et la rapidité, ont de plus en plus d’importance, accentue les délais de tous ceux qui osent entreprendre.
Alors qu’il faut deux ans pour ouvrir une carrière en Allemagne, il faut douze ans en France ! Construire une étable ou fusionner deux exploitations agricoles, ne demande que huit semaines en Allemagne contre trois en France ! Et tutti quanti.
Je sais la complexité de tout système économique, les risques de trop grandes simplifications et la nécessité de prévoir des parades contre les éventuels fraudeurs.
Mais nos législateurs ne pourraient-ils faire appel davantage au bon sens, et se montrer plus confiants dans nos concitoyens et dans nos chefs d’entreprises qui, dans leur immense majorité, ne cherchent nullement à frauder et sont prêts à tout faire pour faire prospérer leurs entreprises et avec elles notre pays ?…
Car la crise que nous traversons est avant tout une crise de confiance. Plus personne n’a confiance dans personne. Comment retrouver la confiance si ceux qui sont à la tête de l’Etat entretiennent la méfiance et la suspicion. Sans la confiance réciproque on ne retrouvera jamais la croissance.