Les médias ne parlent plus que de ça, comme si la vie de notre pays s’était arrêtée à cette affaire.
Nicolas Sarkozy a-t-il reçu des sommes d’argent en liquide quand il était maire de Neuilly et Eric Woerth a-t-il également reçu 150.000 euros en espèces pour financer la campagne présidentielle de 2007 ? Je n’en sais strictement rien. Mais, je refuse d’hurler avec les loups.
La présomption d’innocence est une règle dans notre démocratie et les médias n’ont pas à démolir et à salir des présumés innocents.
Laissons à la justice le soin de faire son travail et n’en rajoutons pas.
Souvenons-nous qu’une campagne de presse infamante a conduit un ministre de l’intérieur, Roger Salengro, en 1936, au suicide. La presse l’accusait d’avoir déserté pendant la Guerre 14-18. Et il n’en était rien.
Et plus près de nous, en 1993, Pierre Bérégovoy se serait lui aussi suicidé à la suite des calomnies dont il était victime.
Alors, s’il vous plaît, messieurs les journalistes, faites votre devoir en recherchant la vérité mais respectez les hommes !

Préparation des G8 et G20 – Le foot avant les pauvres !
Le 23 juin, les ONG françaises ont appris que la réunion qu’elles devaient avoir le lendemain avec le Président Sarkozy était annulée.
Cette réunion avec le Chef de l’Etat – instituée depuis huit ans – avait pour but de préparer les G8 et le G20 du Canada, et visait, entre autres, à mettre en place une taxation internationale sur les transactions financières pour financer le développement des pays pauvres.
Mais, Nicolas Sarkozy a préféré s’entretenir avec Thierry Henry. Le foot étant, pour lui, plus important que les trois milliards de pauvres de la planète.
Voilà l’échelle des valeurs pour un Président qui ne sait que réagir dans l’émotionnel !

Lancer au Président de la République « Va te faire enc…, connard ! Ici t’es chez moi » est absolument scandaleux et mérite une sanction. Et une sanction supérieure à 35 heures de travaux d’intérêt général !
Mais, s’il y a une justice, comment sanctionner un tel outrage, quand le Président de la République lui-même, lançait, en février 2008, « Casse-toi alors pauvre con ! » à un agriculteur qui avait refusé de lui serrer la main au Salon de l’Agriculture ?…
Où est la faute la plus grave ? Et pourquoi l’une serait sanctionnée et l’autre non ?…
Un Président de la République incarne une fonction et doit être un exemple. Tel n’est pas, hélas, le cas. Qu’on ne s’étonne pas, dans ces conditions, que certains lui manquent totalement de respect.

Les terribles inondations dont viennent d’être victimes les habitants du Sud-Est, nous rappellent, une nouvelles fois, la toute-puissance de la Nature et la faiblesse de l’homme.
La météo est de plus en plus précise, mais ne peut – et ne pourra sans doute jamais – annoncer à l’avance où, exactement, se produiront ces pluies diluviennes et qu’elle sera leur intensité.
On parle de dérèglements climatiques à propos de ces phénomènes qui semblent de plus en plus fréquents. Mais, sur la grande échelle du Temps, il est probable que les climats n’ont jamais cessé de varier et qu’il y a eu de tout temps des précipitations de ce genre.
Le drame, dans tout cela, c’est qu’il y a de plus en plus de zones construites, de zones bétonnées ou goudronnées, de cours d’eau canalisés, sur lesquels l’eau ruisselle sans que rien de l’arrête et emporte tout sur son passage…
Ce qui nous manque, peut-être, c’est la sagesse de nos anciens qui évitaient de construire dans les zones à risques…
Nous ne pouvons que regretter notre faiblesse face à la nature, les dommages terribles humains et matériels causés par ces inondations, et même temps il faut se réjouir des magnifiques élans de solidarité qui ont lieu, lors de toutes ces catastrophes. En cela, l’homme dévoile sa fragile grandeur et sa frêle supériorité.

Je suis surpris de l’impulsivité de notre Président et de nos ministres qui, comme d’habitude, réagissent dans l’émotionnel et cherchent ainsi l’appui de l’opinion…

Loin de moi l’idée de défendre les porteuses de burka qui nous méprisent et nous provoquent, pendant que des femmes meurent dans de nombreux pays pour ne pas porter le voile et alors que le Prophète n’en a jamais imposé le port.

Mais, nous sommes dans une démocratie et, que l’on soit ministre ou Président, on doit se plier aux lois de notre pays.

Ainsi, quand je vois Brice Hortefeux chercher arbitrairement à déchoir de la nationalité française l’époux de la porteuse de burka nantaise, il enfreint nos lois qui ne prévoient une telle sanction que pour des crimes de la plus grande gravité. Tel n’est pas le cas dans cette affaire.

Toute la publicité faite à cette affaire et l’urgence avec laquelle Nicolas Sarkozy veut faire passer une loi sur l’interdiction totale de la burka, occultent des problèmes bien plus graves et plus urgents, tels que le chômage, la pauvreté et la misère qui s’installent de plus en plus dans notre pays… Mais, il est plus facile de prendre des boucs émissaires et de mobiliser l’opinion avec des fibres de xénophobie…

Je note que lorsque nos politiques ont ramené le problème de la burka à la surface, voici quelques semaines, on estimait seulement à quelques centaines les femmes qui la portaient. Aujourd’hui, elles seraient environ 2000 et je ne doute pas que demain elles feront des émules !!!

Je note enfin l’empressement avec lequel un Jean-François Copé a demandé une loi sur cette question, en janvier, alors qu’une commission planchait depuis plusieurs mois sur le problème et était sur le point de rendre ses conclusions ! Tous les moyens sont bons pour arriver à la Présidence, même si l’objectif n’est fixé que pour 2017 !…