par Henri LAFFORGUE | Sep 16, 2010 | Réflexions diverses

Montesquieu écrivait :« Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose qui fût utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime. » (Mes pensées)
Tous ceux qui divulguent sans la moindre retenue des informations confidentielles feraient bien de s’en inspirer.
Pauvre France où il n’y a plus de secret professionnel, où tout est étalé dans la presse !
Pauvre France qui se gargarise d’affaires putrides et nauséabondes !
Pauvre France où il faut pour connaître la vérité passer par des indics, des taupes, des balances, des délateurs, etc. Appelons les choses par leur nom !
Sans doute suis-je trop droit, trop honnête, pour comprendre ce monde de trahisons, de compromissions, de mensonges où l’enjeu ce n’est plus l’intérêt de la France, ma Patrie, mais l’intérêt de clans, la dissimulation de fortunes, l’accumulation de pouvoirs…
Toute société humaine, pour vivre, a besoin de la fidélité et de l’honnêteté de tous ses membres. Et à notre magnifique devise « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE » la France ferait bien d’ajouter le mot « LOYAUTE » dont elle a tant besoin!
par Henri LAFFORGUE | Sep 9, 2010 | Réflexions diverses
Vu ce très beau film dont j’ai admiré la profondeur.
J’ai trouvé ce film magnifique. Il montre de façon bouleversante le dilemme tragique des moines de Tibhirine. Doivent-ils partir et se réfugier dans un lieu sûr où leur vie ne serait plus en danger ? Ou doivent-ils rester avec tous les risques qui accompagnent une telle décision.
Ces hommes ne cherchent pas le martyre. Ne cherchent pas à être des héros.
Simplement, ils refusent d’abandonner leurs frères musulmans dont ils partagent les peines et les joies et, porteurs de paix, ils refusent de céder au chantage de la violence.
Ce sont des hommes pleins d’humanité que l’on voit. Partageant leur temps entre la prière et les travaux de la vie quotidienne. Jardin, marché, aides administratives, tenue d’un dispensaire, etc.
Quel beau témoignage que celui de Luc, ce moine médecin qui, malgré la fatigue, soigne les malades avec tant de dévouement, sans faire de distinctions ni de préférences !
Quelle belle figure que celle de Christian, supérieur de cette petite communauté, à l’écoute de ses frères en religion.
Et enfin quel beau visage que celui de frère Amédée, pétri de la sagesse et de la sérénité apportées par le grand âge !
On a là, vraiment, de belles âmes, remarquablement bien rendues par le cinéma.
Ce film pose la question de tous les humanitaires dans le monde, qui, laïcs ou religieux, sans chercher à convertir quiconque, se mettent au service des plus pauvres, et sont victimes de la violence et de la folie d’extrémistes.
Comment ne pas penser, en le voyant à Michel Germaneau, 78 ans, récemment exécuté au Niger, par des membres d’Al Qaïda au Maghreb ?
Oui ce film donne à réfléchir. Il nous montre, à nous qui avons encore la chance de vivre dans un pays en paix, jusqu’où peuvent aller l’engagement et le sacrifice d’hommes dévoués, généreux, au service des plus pauvres.
Au rappel du sort tragique des moines Tibhirine, une pensée de l’Inde ancienne me revient à l’esprit : « Quiconque entre dans notre demeure, fût-ce un ennemi, a droit à l’hospitalité. L’arbre ne refuse pas son ombre, même à celui qui vient l’abattre »…
par Henri LAFFORGUE | Sep 2, 2010 | Réflexions diverses
S’il faut se réjouir des progrès fantastiques apportés par la science dans d’innombrables domaines, il convient de s’interroger sur les dangers de la génétique.
Ce qui, hier, était fiction, devient aujourd’hui une réalité dangereuse voire diabolique.
Une clinique privée de Los Angeles (Fertily Institute) propose à ses clientes fortunées (coût de l’opération 25.000 $), de choisir le sexe de son enfant. Elle proposait même de choisir la couleur de ses yeux mais, malgré de nombreuses demandes, elle a dû renoncer par suite d’une levée de protestations aux USA.
Ainsi, plus que jamais, l’enfant devient un objet, une marchandise, qui sert à satisfaire l’envie du moment. Et ce n’est plus l’être auquel on fait le don merveilleux de la Vie et de l’Amour. L’être conçu pour aimer et être aimé. L’enfant conçu pour partager le bonheur, pour s’épanouir, pour prendre un jour son envol et que l’on invitera à être un ferment de Justice et de Paix, dans un monde si souvent injuste et cruel.
Je doute que les femmes qui, après une FIV (Fécondation In Vitro), demandent l’implantation d’un embryon dont elles auront choisi le sexe, la couleur des yeux et je ne sais quelle autre caractéristique, aient de telles préoccupations.
Mais, il y a plus. Laissons la morale – ou l’éthique – de côté. La nature avait bien fait les choses. Il naissait sensiblement le même nombre de garçons que de filles. Cet équilibre risque d’être à jamais rompu maintenant que l’on peut choisir le sexe de son enfant. Il y aura des hommes en surnombre et le monde manquera de femmes, avec toutes les conséquences fâcheuses d’un tel déséquilibre.
On ne saurait condamner en bloc toutes les avancées de la science qui rendent plus léger le poids des jours. Mais, les hommes responsables – croyants ou non – ont le devoir de dire non à certaines possibilités de la science. Tout ce qui est possible scientifiquement, techniquement, n’est pas permis moralement et humainement. Il est des interdits que l’on ne doit pas transgresser sous peine des pires malheurs.
Note : Tout cela a un nom : l’eugénisme, contre lequel nous devons lutter. Autrefois, un enfant était un présent dont on découvrait tout à la naissance. La langue est révélatrice de l’évolution des mœurs. On « n’a » plus un enfant. On « fait » un enfant…
par Henri LAFFORGUE | Juin 7, 2010 | Réflexions diverses
En discutant avec un marchand de pizzas, j’apprends avec stupéfaction que les revenus qu’il déclare au fisc sont majorés d’office de 25% ! C’est-à-dire que s’il déclare 20.000 € de revenus, il est imposé sur 25.000 !… Et une telle mesure serait prise envers tous les artisans – ou certaines catégories seulement ? – qui n’adhèrent pas à un Centre de Gestion, pour compenser le travail au noir qu’ils sont supposés effectuer !…
Il y a là, de la part du Fisc, quelque chose d’absolument scandaleux ! Une présomption de culpabilité dans une démocratie qui se veut la championne de la présomption d’innocence. Une pénalisation des artisans honnêtes – et il y en a ! – que le fisc encourage – oblige ! – ainsi à travailler au noir.
Dans quel pays vivons-nous ?!… Comment s’étonner que tant de jeunes n’aient plus de morale !…