par Henri LAFFORGUE | Fév 25, 2011 | Réflexions diverses
Quoi de plus normal qu’un couple souhaite avoir des enfants ? C’est l’accomplissement, le prolongement naturel de l’Amour qui unit un homme et une femme.
Mais la nature a ses caprices et il arrive – pour de multiples raisons – qu’un couple ne puisse pas naturellement avoir des enfants, du fait de l’homme ou de la femme.
Les scientifiques ont mis au point maintes techniques pour suppléer les carences de Dame Nature. Je ne parlerai ici que de la gestation pour autrui, autrement dit des mères porteuses.
Comment une femme peut-elle accepter d’être détachée d’un enfant qu’elle a porté pendant neuf mois en son sein ?
Les mois de grossesse sont des mois d’échanges, de partage, de complicité intimes et profonds, entre une mère et son enfant. Les séparer à la naissance est pour moi quelque chose de totalement inhumain.
Les couples qui recourent à cette solution, me semblent répondre à un désir égoïste d’enfant. On n’a pas un enfant pour soi-même, mais pour lui-même. Pour lui faire découvrir la beauté, les mystères et les joies de la Vie. Et il y en a, même si la dramatique effervescence de notre monde aujourd’hui peut nous faire croire le contraire.
On a un enfant pour l’ouvrir au monde, pour essayer de le rendre maître de son destin et l’inviter à répandre l’Amour, la Justice, la Paix.
Pour un enfant la naissance est un bouleversement fantastique. Le couper alors de sa mère biologique augmente son désarroi.
Mais, me dira-t-on, bien des enfants dans le passé et aujourd’hui encore sont privés à la naissance de leur mère biologique – pour maintes raisons – et sont parfaitement heureux, réussissent ou réussiront parfaitement leur vie.
C’est vrai. Mais cette séparation à la naissance n’avait pas été programmée dès la conception comme dans le cas des mères porteuses.
On a, avec la gestation pour autrui, une dimension commerciale sordide. Etre mère porteuse risque de devenir un métier comme un autre, et l’enfant devient une marchandise, un objet qu’on achète.
Et puis, il y a ces cas invraisemblables où la mère portera l’enfant de sa fille : quelle confusion générationnelle !
J’ajoute que, lorsqu’il est dans le ventre de sa mère, un enfant se familiarise avec la voix, avec la langue de cette dernière. Dans le cas des gestations pour autrui, on ajoute au traumatisme de la naissance, l’obligation d’apprendre une nouvelle langue et de se familiariser avec une nouvelle mère…
Oui, quoi de plus naturel qu’un couple souhaite avoir des enfants. Mais, si la Nature ne le permet pas, je ne comprends pas cette obstination à vouloir à tout prix un enfant qui soit biologiquement le sien.
Il y a tant d’autres façon de donner un sens à une vie, de prodiguer les richesses d’Amour que chacun porte en soi. Un homme et une femme qui s’aiment peuvent faire le bonheur d’orphelins ou d’enfants abandonnés. Et un couple homosexuel peut très bien s’épanouir dans des œuvres sociales ou caritatives…
La science rend possible beaucoup de choses. Mais il ne faut pas croire que tout ce qui est possible soit bien.
par Henri LAFFORGUE | Jan 20, 2011 | Actualité, Réflexions diverses

Vraiment, je crois que nous vivons dans un monde qui marche sur la tête. Voilà le Conseil Constitutionnel qui doit statuer dans quelques jours sur le mariage des gays, et l’on veut qu’il s’aligne sur les pays d’Europe qui l’ont adopté !
Je respecte totalement les homosexuels mais, au risque de passer pour un virulent réactionnaire, j’affirme que l’homme et la femme ne sont pas égaux. Ils sont complémentaires. Et à l’heure où tant de mariages finissent par un divorce, je m’étonne de l’acharnement des homosexuels à vouloir se marier.
La nature est ainsi faite que, pour arriver à la vie, un enfant a besoin d’un père et d’une mère. Et je pense que, pour le bien de tous, il faut respecter cette loi, quelles que soient les possibilités de la science.
Que des femmes ou des hommes homosexuels, souhaitent vivre en couple, cela ne me choque pas. Qu’ils désirent profiter des mêmes protections sociales que les hétérosexuels, cela me semble légitime. Si le PACS ne leur apporte pas ces sécurités, qu’on le renforce. Mais, qu’ils puissent se marier. Non ! Le mariage, par nature, s’adresse à deux personnes de sexe différent.
Un enfant a besoin d’un père et d’une mère. En s’obstinant à vouloir avoir et élever des enfants, les homosexuels violent la loi de la nature et obéissent à un désir égoïste d’enfant.
Au nom du refus des discriminations, on arrive aux plus grandes absurdités. Notre société fait de grands efforts pour l’insertion des handicapés. Et je m’en réjouis. Mais, qu’on le veuille on non, certains handicapés ne pourront jamais avoir les mêmes places, les mêmes fonctions, les mêmes responsabilités, la même vie que des personnes que ne le sont pas. C’est un constat, et cela n’enlève rien au respect que nous leur devons, et à l’amour fraternel dont nous devons les entourer.
Par nature, les homosexuels ne peuvent pas avoir d’enfant. Il faut accepter ce handicap. Et il n’y pas que dans l’éducation d’enfants qu’on puisse donner le meilleur de soi-même et un sens à sa vie. Il y a tant de possibilités dans notre monde si déshumanisé, de donner aux autres un peu de cet amour que nous avons tous au fond de nous-mêmes !…
par Henri LAFFORGUE | Jan 16, 2011 | Actualité

Les hommes politiques, les journalistes, tous ceux qui peuvent influencer l’opinion, ont le devoir de mesurer leurs propos. Tout n’est pas à dire et avant de parler ils devraient s’assurer que ce qu’ils vont dire est vrai et utile pour notre pays.
Cela dit, il convient aussi de respecter la liberté d’expression et de refuser le monde de la pensée unique propre aux régimes totalitaires.
La frontière entre les deux est étroite. Mais il faut veiller à la maintenir.
J’ignore quels propos a exactement tenus Eric Zemmour et dans quel contexte il les a prononcés. Sont-ils vrais ? Dire que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, est peut-être vrai. Il suffit de regarder les statistiques de la population carcérale. Est-ce utile de le rappeler ? Ne risque-t-on pas d’attiser la haine raciale en le disant ? C’est une autre affaire…
Je ne connais pas assez cette affaire pour prendre partie et dire s’il convenait de citer Eric Zemmour en justice. Mais, je trouve que trois jours de procès, avec tous les frais que cela entraîne, c’est peut-être excessif…
J’ajoute cependant que, s’il est peut-être exact qu’il y a beaucoup de Noirs et d’Arabes en prison, il faudrait chercher pourquoi. Ce sont des personnes qui ont droit au respect comme toute personne. Et il serait bon de voir quel a été leur passé. Quelle éducation elles ont reçue ? Quelle a été leur famille ? Quelle a été leur scolarité ? Dans quel environnement elles ont grandi ? N’ont-elles pas été rejetées systématiquement par la société qui les condamne aujourd’hui ?…
Certes, les injustices dont on a été victime, ne justifient pas celles dont on se rend coupable. Mais, elles les expliquent.
Et peut-être que ces Noirs et ces Arabes qui sont dans nos prisons, s’ils avaient rencontré sur leur route un peu plus de générosité, un peu plus d’amour, n’en seraient pas là. Et ce n’est pas en les livrant à la vindicte populaire, comme le fait Eric Zemmour ou d’autres personnalités médiatiques, qu’on les aidera à se remettre sur le droit chemin.
par Henri LAFFORGUE | Déc 23, 2010 | Littérature et poésie

Dans la nuit du monde,
au milieu des désordres de la nature,
et de la folie des hommes,
reste la petite flamme de Noël.
Fragile, prête à s’éteindre,
et qui pourtant surmonte les hivers les plus rudes
et est porteuse de tant d’Espérance !
Que l’on soit croyant ou non,
Noël nous rappelle toutes les promesses
contenues dans un enfant,
dans tout enfant qui vient de naître.
Il nous rappelle le miracle sans cesse renouvelé
de la Vie.
Alors, oublions, le temps d’un jour,
la stérilité et la stupidité de nos querelles,
et unissons nos efforts
pour jeter les bases de ce monde juste et fraternel
dont nous rêvons tous !
Laissons la petite flamme de Noël
illuminer notre nuit !
Cessons de voir en l’autre un ennemi !
Chrétiens, juifs, musulmans,
athées, agnostiques,
respectons-nous mutuellement !
Cessons de nous combattre !
Ne prétendons pas être les seuls à détenir la Vérité !
Et, que l’on croit au Ciel ou que l’on n’y croit pas,
mettons un terme aux haines, aux violences, aux vengeances,
qui sèment de tant de larmes,
qui répandent tant de souffrances !
Et écoutons les appels à l’Amour
que notre cœur ne cesse de nous répéter !
Et s’il nous est trop dur de pardonner
à nos ennemis d’aujourd’hui ou d’hier,
refusons l’engrenage de la vengeance
et laissons nos enfants
et les enfants de nos enfants,
ceux qui viennent de naître
et ceux qui naîtront demain,
pardonner ce que nous n’aurons eu ni la force,
ni le courage de pardonner,
et construire ce monde fraternel
de justice et de paix qui est auquel nous aspirons tous.
Oui, Laissons-nous illuminer par la flamme de Noël
plus forte que la nuit
et qui brûle dans notre cœur !
par Henri LAFFORGUE | Nov 12, 2010 | Actualité

D’après un sondage, 50% des Français ne sauraient pas à quelle événement correspondant la date du 11 novembre. Je me méfie des sondages comme des statistiques auxquels on fait dire bien souvent ce que l’on veut.
Mais, la question se pose : doit-on continuer à commémorer un Armistice vieux maintenant de 92 ans et dont il ne reste aucun survivant ?…
Je réponds OUI. Les fêtes et les anniversaires font partie de la vie d’un homme et de la vie d’un peuple. Aussi il faut conserver la mémoire du passé pour construire un avenir meilleur.
Les morts de toutes les guerres, nous disent l’horreur des champs de batailles, la douleur des familles qui ont perdu un fils, un frère, un mari, ou la peine d’un enfant trop tôt privé de son père…
Tous ces morts, emportés au printemps de la vie après avoir connu les pires souffrances, toutes les victimes de l’absurdité des guerres, nous prient, nous supplient de tout faire pour la Paix.
Ils nous demandent de nous souvenir du sacrifice qui leur a été imposé, de cette vie qui leur a été si tôt arrachée, et d’unir nos efforts pour construire ce monde fraternel dont nous rêvons tous.
Dans un monde déchiré encore par tant de guerres fratricides, goûtons le bonheur de vivre dans un pays en Paix et répandons cette Paix.
Et si nous ne pouvons malheureusement pas arrêter toutes les guerres qui ravagent le monde, faisons la paix dans nos familles, avec tous nos proches. En n’oubliant pas que cela demande souvent du courage et de la générosité.
De même que je crois profondément à la contagion de l’Amour, de même je crois à la contagion de la Paix. Une Paix dans laquelle il n’y a ni vainqueur ni vaincu, mais que des hommes et des peuples qui se donnent fraternellement la main, comme tous ces soldats qui, en Noël 1915, ont arrêté les carnages de la guerre, quelques heures seulement, hélas !