Pour ceux qui ne se seraient pas encore aperçus, notre monde marche sur la tête !

L’enfant est devenu maintenant une marchandise, un objet sur lequel on a des droits et plus de devoirs.

Et au nom de la sacro-sainte égalité homme-femme, qui conduit aux pires aberrations, la loi va permettre de « programmer » des orphelins de père ! Où va-t-on ?!…

Aurait-on oublié les souffrances de tous ces enfants qui, pendant la Grande Guerre – et au cours de toutes les guerres qui ont déchiré et déchirent encore notre pauvre monde – furent privés de l’amour d’un père ?…

Sur quel modèle, sur quelle référence, sur quelle image s’appuieront pour grandir, pour se forger une personnalité, ces enfants privés de père ?…

Et comment feront-ils pour retrouver, un jour, leurs racines, pour reconstituer leur filiation, que nous cherchons tous, à un moment ou à un autre de notre vie, à connaître ?…

Je ne cherche pas ici à faire de la « morale », ni à juger et condamner les homosexuels, hommes ou femmes, vivant seuls ou en couple. Mais j’en appelle au « bon sens » qui, hélas, contrairement à ce que prétendait Descartes, n’est pas la chose du monde « la mieux partagée ». Loin de là !

Les hommes et les femmes ne sont pas « égaux » mais « complémentaires ». Et tout ce qui est possible scientifiquement n’est pas systématiquement un bien, ne doit pas être systématiquement permis.

Les femmes seules ou en couple homosexuel, qui ont recours à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) sont en fait des femmes « égoïstes » – libre à chacun de penser le contraire – et qui ne songent qu’à leur propre plaisir, et pas un instant au bonheur de l’enfant qu’elles vont enfanter.

Quant aux médecins qui se livrent à ces pratiques, ils trahissent les principes millénaires de leur ordre. Je ne sais pas ce qui inspire le « Comité d’éthique » qui a validé ces pratiques, mais sa décision est diabolique.

C’est aujourd’hui la PMA. Mais ne nous faisons pas d’illusion. Ce sera demain la GPA (Gestation Pour Autrui) qui permettra à des mères de vendre l’enfant qu’elles auront porté pendant neuf mois dans leur ventre !…

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », disait Montaigne. Aujourd’hui, hélas, la « science » est reine. La « conscience » ne touche plus que quelques attardés comme moi. Quant à « l’âme », elle a disparu de notre vocabulaire !…

Emoi dans les milieux scientifiques et dans les médias : l’intelligence artificielle est-elle sur le point de supplanter l’intelligence humaine, après la victoire de l’ordinateur AlphaGo contre le Sud-Coréen Lee Sedol, n°3 mondial de go ?

Sur le plan des calculs, de la rationalité, il n’y a aucun doute : l’homme ne fait pas le poids par rapport aux machines qu’il arrive à créer.

Mais l’homme n’est pas seulement un être de calculs et de rationalité. C’est aussi un être de sentiments, d’émotions, un être de chair et de sang, en un mot, un être de cœur. Un être qui a une conscience et dont la conduite obéit – ou désobéit – à des règles morales.

Les robots les plus perfectionnés resteront toujours incapables de prendre des décisions que seule une conscience évoluée peut prendre.

C’est ainsi qu’on cite l’exemple de cette voiture sans chauffeur – Google-car – qui a provoqué un accident pour ne pas avoir su déroger au code de la route au moment où il aurait fallu le faire, et où un être humain responsable l’aurait fait.

Non ! la machine ne remplacera jamais l’homme, mais il convient cependant que l’usage des robots soit limité et sérieusement encadré.

Qu’adviendrait-il si un robot – après une série d’analyses poussées et d’une logique implacable – décidait de lancer une bombe atomique contre un ennemi menaçant et risquait de provoquer une nouvelle mondiale qui détruirait toute la planète ?…

On le voit, avec ce dernier cas, rien ne peut remplacer l’intelligence humaine, sa capacité à peser le bien et le mal et son art de négocier dans les situations les plus tendues. Nous le savons, l’informatique raisonne par oui et par non. Or l’être humain est beaucoup plus complexe et ne peut se satisfaire de ces seuls raisonnements binaires…

Chers Amis internautes,

Je vous prie de trouver ci-dessous un hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc aux obsèques duquel j’ai assisté vendredi dernier 30 août.

C’était là un très grand homme, un homme de grande valeur, et je regrette que les médias le présentent trop souvent comme un officier « putschiste ». Ce qualificatif risque, pour ceux qui ne le connaissent pas ou qui le connaissent mal, de le discréditer en le faisant passer pour un aventurier, pour un officier félon et ambitieux, ce qu’il n’était pas.

Comme il l’avait très bien dit au cardinal Barbarin lors d’une rencontre en décembre dernier : « J’avais le choix entre un « crime d’illégalité » (le putsch de 1961) et un « crime d’inhumanité » (l’abandon des Algériens qui avaient cru à nos promesses). »

Or, pour lui qui avait déjà vécu tragiquement l’abandon par l’armée française des populations d’Indochine, la France ne pouvait trahir ceux qui avaient placé leur confiance en elle. Il savait que les harkis seraient massacrés et ne l’a pas accepté.

Le commandant de Saint Marc vécut le déchirement que connurent tant d’officiers en Algérie, déchirement très bien résumé par le général Henri de Pouilly – commandant le corps d’armée d’Oran et resté légaliste – lors du procès du général Salan en 1962 : « En choisissant la discipline, j’ai choisi de partager avec mes concitoyens et la nation française, la honte de l’abandon. Ceux qui n’ont pu supporter cette honte se sont révoltés. L’Histoire dira peut-être que leur erreur était moins grave que la nôtre. »

Voilà ce qu’il faut rappeler autour de nous. Le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, grand résistant, rescapé de Buchenwald, incarnait les plus belles qualités de l’officier français.

Hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc

Je ne crois guère en la justice en ce monde et pourtant, hier, lors des obsèques du commandant Hélie Denoix de Saint Marc, j’ai rarement ressenti un tel sentiment de justice pleinement accomplie.

Oui, quiconque sait les épreuves que cet homme de paix a connues, son courage, sa fidélité à la parole donnée, et sa capacité à pardonner, n’a pu que se réjouir de la magnifique cérémonie qui a accompagné son départ, en la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, en présence d’une assistance nombreuse et émue. La cathédrale était pleine et il y avait beaucoup de monde à l’extérieur.

Il y avait là, dans la beauté de cette messe présidée par le cardinal Barbarin et dans les honneurs militaires qui l’ont suivie, le juste hommage rendu à un grand homme dont la droiture reste et restera un exemple pour tous.

Les autorités civiles et militaires étaient présentes, et cinquante, soixante – ou plus encore ? – porte-drapeaux ont accompagné Hélie Denoix de Saint Marc dans son dernier voyage.

J’ai particulièrement apprécié au cours de la messe, la JOIE plus forte que la tristesse et que la peine. JOIE que les paroles du chant d’entrée résument : « Jubilez ! Criez de joie ! Acclamez le Dieu trois fois Saint ! » Vraiment on a assisté au retour auprès du Père du serviteur fidèle, retour émouvant, bien sûr, mais plein de sérénité.

Notons enfin la grande dignité de Madame de Saint-Marc et de toute sa famille, le bel hommage rendu à son père par une de ses filles, le bel et sobre hommage rendu également par le général Bruno Dary, président de l’Association des anciens légionnaires parachutistes et ancien gouverneur de Paris, et enfin la majesté de ces honneurs militaires rendus avec ces légionnaires qui portaient le cercueil et les décorations du 2°REP et la musique du 1er régiment étranger d’Aubagne.

Oui, commandant Hélie de Saint Marc, MERCI de cette belle vie que vous nous laissez en exemple à tous, et aidez-nous à répondre toujours fidèlement à la voix de notre conscience.

Vivant en société, nous avons tous des obligations les uns envers les autres, obligations dont les plus importantes sont éternelles et universelles. Ces obligations peuvent se résumer au respect total de l’autre, dans son intégrité physique et morale.

La transgression de ces obligations mérite un châtiment plus ou moins important selon la gravité de la faute ou du crime.

Par sa faute ou son crime, une personne s’exclut de la société et le châtiment qui lui est infligé confirme cette exclusion.

Ce ne sera donc qu’après un temps de purification qu’elle pourra être réintégré dans cette société dont elle s’est elle-même exclue.

Comme l’écrivait la philosophe Simone Weil : « De même que la seule manière de témoigner du respect à celui qui souffre de la faim est de lui donner à manger, de même le seul moyen de témoigner du respect à celui qui s’est mis hors la loi est de le réintégrer dans la loi en le soumettant au châtiment qu’elle prescrit. » (L’enraciment).

La privation de liberté d’un fautif ou d’un criminel doit lui permettre de se purifier et doit constituer en même temps une sorte dédommagement pour les torts qu’il a commis et pour la victime qu’il a touchée. Elle doit enfin avoir un effet dissuasif.

Malheureusement, il apparaît clairement aujourd’hui que nos prisons françaises ne constituent pas un juste châtiment et ne permettent pas une véritable expiation.

Surpeuplées, elles sont trop souvent une école du crime et de la récidive. D’autre part il est évident que de nombreux détenus souffrent de troubles psychiatriques, sont déséquilibrés, que leur place serait dans un centre spécialisé pour des soins, et non pas dans le surpeuplement et la promiscuité de nos prisons qui accentuent encore leur déséquilibre.

Il faut que le châtiment s’accompagne d’un sentiment de justice. Or trop souvent la justice est bafouée, et l’échelle des peines est injuste.

Il est injuste en effet que des personnes de milieux favorisés, des personnes privilégiées par leur condition sociale, des personnes haut placées dans la société, des notables, qui devraient donner l’exemple de l’honnêteté et de la droiture, puissent faire de graves malversations, détourner des fonds, par exemple, en quasi-impunité, tandis que des personnes qui n’ont reçu aucune éducation, qui ont été élevées dans la rue, sont systématiquement punies.

Oh, je le sais : l’injustice dont on a été victime, ne justifie pas l’injustice que l’on cause. Nous avons tous une conscience du Bien et du mal, cependant cette conscience peut-être faussée par le manque d’éducation.

Le rôle de la Justice et de la prison devrait précisément être de réveiller cette conscience et d’élever vers le Bien ceux qui sont sur la pente du mal.

Encore conviendrait-il pour cela que les magistrats, la police, et tous ceux qui ont pour mission de faire respecter les lois, soient irréprochables. Tel n’est pas le cas malheureusement.

Encore faudrait-il que la condamnation du fautif ou du criminel soit rendue avec une certaine solennité, un certain cérémonial qui montre la gravité de la faute ou du crime, et que la souffrance occasionnée par la privation de liberté s’accompagne d’un sentiment de justice.

Toutes ces conditions ne sont malheureusement pas respectées actuellement et ne permettent de rétablir l’ordre dont toute société a besoin.

La première condition serait donc le respect de la loi et l’irréprochabilité de tous les notables et de tous les agents de la Justice.

Il conviendrait enfin que nos prisons, sans être des clubs méd., soient des lieux décents, dans lesquels les détenus puissent se purifier de leurs fautes ou de leurs crimes et se reconstruire.

Le devoir de désobéissance

Des inconditionnels du mariage des homosexuels s’en prennent maintenant aux maires qui veulent refuser de célébrer de telles unions.

Je leur rappelle que l’homme a une conscience et que, lorsqu’un ordre est contraire à sa conscience, il a le devoir de refuser de l’exécuter.

C’est que fit jadis Antigone en refusant d’exécuter les lois de Créon, et en obéissant aux lois non écrites que lui dictait sa conscience. Elle en est morte mais reste pour toujours un exemple dont l’humanité peut être fière.

Avec le mariage des homosexuels, seront détruits les liens sacrés de la filiation. L’enfant adopté ou procréé, n’aura plus un père et une mère dont il pourra être fier et dont il essaiera de se montrer digne, mais un « parent 1 » et « parent 2 » sortis du néant et appelés à y retourner.

Si par malheur et par démagogie, une telle loi passait ce serait un crime pour l’avenir de nos enfants, un crime pour l’avenir de la France.