Noël 2015

Noël 2015

D’année en année, les Noëls se succèdent,
Et la Joie et l’Espérance contenues
Dans cette fête,
Deviennent de plus en plus fragiles !
Dans un monde qui marche
De plus en plus sur la tête,
Jamais l’Amour, la Justice et la Paix
N’ont été aussi éloignés…

Le Royaume annoncé voici deux mille ans,
Ne serait-il qu’une illusion destinée
A nous faire accepter notre injuste condition ?
Injuste condition, car si les hommes
Sont responsables des guerres,
Ils ne le sont pas des cataclysmes
Des maladies et de tous les maux
De la Nature…

Dans l’hiver du monde,
Peut-on croire encore en Dieu ?
Peut-on croire encore en la venue du Sauveur

Je refuse la stérilité du désespoir.
Et je me demande si Dieu n’est pas aussi faible
Et fragile que chacun de nous.
Peut-être est-il tout simplement
L’incarnation mystérieuse en nous de l’Amour,
De l’Amour qui seul est capable d’apporter
Un peu de chaleur dans nos cœurs
Et dans les cœurs d’une humanité
Qui manque d’âme.

« Dieu n’est peut-être dans nos mains
Qu’une petite flamme qu’il dépend
De nous d’alimenter
Et de ne pas laisser s’éteindre.
Peut-être sommes-nous
La pointe la plus avancée
A laquelle il parvienne. »

25 décembre 2015. Un nouveau Noël.
Je pense toutes les personnes seules,
Qui attendront vainement un appel
En cette nuit, dont l’enfant que je fus,
Garde de si merveilleux souvenirs !

Je pense à toutes celles qui ne recevront pas
Le moindre présent,
Pas même le témoignage d’affection
D’un proche…
Je pense à toutes celles qui luttent
Contre la maladie.
A toutes celles qui n’ont que la misère
Comme compagne.
A toutes celles qui viennent de perdre
Un proche.

A toutes, cependant, je voudrais apporter
Un peu de Joie.
La chaleur d’un rayon de soleil dans l’hiver.
La Joie et l’Amour de Jésus
Sur les chemins de Galilée.

Oui, il y a deux mille ans,
Une Espérance est née.
Il ne dépend que de nous de lui donner vie.

Les jours sont tissés de peines et de Joies.
Et les peines sont souvent plus nombreuses que les Joies.
Et Jésus, lui-même, a connu la souffrance
Et la solitude de la croix.

Mais il a placé dans le ciel une étoile
Qui ne nous abandonne pas et brille à jamais.
Je souhaite qu’elle apporte à chacun de vous
Un peu de sa clarté.
Que la JOIE de NOEL vous inonde !

Médias : formatage des consciences…

Insidieusement, pas à pas, jour après jour, sans que nous nous en rendions compte, les médias formatent notre façon de penser, modifient notre conscience et notre perception des choses. Je pendrai deux exemples : l’homosexualité et la GPA.

J’ai toujours eu le plus grand respect pour les homosexuels, hommes ou femmes. Contrairement à ce que j’ai longtemps pensé, je sais aujourd’hui que l’homosexualité touche également le monde animal, mais il faut reconnaître humblement que nous ne connaissons pas l’origine de cette inclination sexuelle.

Il n’empêche, il me semble qu’elle ne touche, chez les humains et chez les animaux, qu’une minorité. Qu’elle n’est pas la règle, s’il doit y avoir une règle en ce domaine.

Or, je constate que, depuis que la loi sur le mariage gay a été votée, il y a, dans un grand nombre de téléfilms et feuilletons télévisés, des couples d’homosexuels. Que ce qui était l’exception devient la règle.

C’est une façon de vanter le mariage gay qui pour moi est une faute. Je l’ai souvent dit ici, le mot « mariage » concerne un homme et une femme, et non pas deux personnes de même sexe. Et s’il était souhaitable de consacrer l’union de deux personnes de même sexe, de leur permettre une protection sociale lors de la maladie ou du décès de l’un d’eux, il importait de donner à cette union un autre nom que celui de « mariage ».

Parlons maintenant de la GPA ou « Grossesse Pour Autrui ». Pour moi, tout ce qui est possible n’est pas permis. Cette obstination de couples à recourir à des mères porteuses pour avoir un enfant qui soit génétiquement le leur – couples hétérosexuels ou homosexuels – me semble, je ne crains pas de le dire, contre nature.

Une femme ne saurait louer son ventre comme un garagiste loue des voitures. Porter un enfant pendant neuf mois dans son ventre n’est pas anodin. Et si un couple, pour de multiples raisons ne peut pas donner la vie à enfant, il a maintes façons de donner un sens à sa vie, et peut en adopter.

Je le dis, moralement la GPA est condamnable. Mais je constate, en regardant les journaux télévisés, que les médias banalisent de plus en plus cette forme de procréation et la prive de toutes ses attaches morales – ou éthiques pour employer le mot à la mode.

Ainsi, les téléspectateurs lambda que nous sommes, finissons par trouver tout à fait « normales » des pratiques qui ne le sont pas.

« Si Dieu n’existe pas, tout est permis » déclare Ivan Karamazov dans Les frères Karamazov de Dostoïevski. Personnellement, je ne sais pas si Dieu existe, et l’on range tellement de « choses » sous ce nom ! Mais, qu’il existe ou non, j’estime que tout n’est pas permis. Que nous avons une conscience et une morale qui nous imposent des limites.

Hélas, nos médias aujourd’hui foulent au pied notre conscience et notre morale, et les limites qui les accompagnent. Et nous conduisent aux pires désordres.

Pour en finir avec la GPA que la France condamne à bon escient, je dois dire ici mon embarras pour les enfants qui en sont issus. Il est bien évident qu’on ne peut priver un être humain d’identité. Mais l’on pourrait peut-être pénaliser, d’une façon ou d’une autre, les parents qui défient la loi.

Dieu après Katmandou et après tout le reste…

Est-il encore possible de croire en Dieu en voyant les malheurs du monde, de notre monde ? En un dieu de Justice et d’Amour, qui a le souci des hommes ?…

D’y croire quand la nature se déchaîne comme avec ce le tremblement de terre au Népal, hier, qui sème la mort et la désolation ?

Ou que, par suite de la perversité humaine, des milliers de migrants sont jetés sur une mer hostile d’où les survivants sont condamnés à un long parcours de souffrances ?

Ou encore, qu’au nom précisément de Dieu, des terroristes torturent, tuent, massacrent chaque jour ?

Alors, comme le disait Nietzsche, devons-nous nous résigner au triste constat que « Dieu est mort » ?…

Constat que les avancées spectaculaires de la science viendraient confirmer…

Le fantastique télescope Hubble, dont on fête les vingt-cinq ans, nous permet de connaître avec de plus en plus de précision l’Univers et la date de sa naissance. Grâce à lui, nous voyons naître et mourir les étoiles les plus lointaines. Mais sur les centaines de milliers de photos qu’il a prises, pas la moindre trace de Dieu !

Déjà, Youri Gagarine, le premier cosmonaute à avoir fait le tour de la Terre, déclarait : « J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout : je n’ai pas vu Dieu. »

J’ai la certitude que la science pourra progresser sans fin dans l’infiniment grand, comme dans l’infiniment petit, Dieu lui échappera toujours, quelles que soient les performances des télescopes et des microscopes.

Serait-ce là le signe – la preuve ? – que Dieu n’est qu’une invention des hommes ?…

La Vérité est que nous ne savons rien – ou si peu – et que nous devons rester toujours pleins d’humilité face aux mystères de l’Univers et de la Vie.

Dieu est partout et nulle part. Il n’a pas sa place en un coin particulier de l’Univers. Il se cache au plus profond, au plus secret de notre cœur. Il est l’ESPOIR contre le désespoir. Il est le refus de l’absurde.

Sa toute-puissance et son intérêt pour les hommes, c’est l’AMOUR qui seul est capable de donner sens à une vie, qui semble n’en avoir point. Qui semble vouée au néant.

Je refuse le chant de désespoir des chantres de l’absurde. J’admire le divin élan de solidarité et de générosité qui se porte vers les victimes de Katmandou. Je condamne le Dieu inhumain des terroristes. Je laisse les savants avoir l’honnêteté et l’humilité d’avouer que, quelles que soient l’étendue de leurs connaissances ou découvertes, ils ne possèderont jamais la clé du sens de la Vie…

A propos de ruines de Tipasa que « beaucoup d’années ont ramené à la maison de leur mère », Albert Camus évoquait « ces hommes que beaucoup de science ramène à Dieu. »

Je souhaite pour finir que, quels que soient leurs malheurs, et quel que soit le silence apparent de Dieu, les hommes prêtent à nouveau l’oreille à son message d’AMOUR dont la transmission dépend de chacun de nous. Dieu ne peut vivre sans les hommes. Et les hommes ne peuvent vivre sans Lui.

La sonde Rosetta : une remarquable et réjouissante prouesse scientifique !

Prévoir dix ans à l’avance, après un périple de six milliards de kilomètres, la rencontre d’une sonde d’une masse de trois tonnes, avec une minuscule comète de quatre kilomètres de diamètre, tient du prodige. Cela « représente la même performance que se poser sur un point précis d’une pièce de 1 centime d’euro posée à Berlin alors que vous êtes à Paris. », selon le CNES.

Il s’agit là vraiment d’un exploit scientifique dont il faut féliciter tous les artisans et qui illustre les heureux résultats d’une coopération entre les nations. L’ESA (Agence Spatiale Européenne) qui a mis au point ce projet regroupe vingt pays d’Europe.

Dans une actualité si douloureuse, dominée par les guerres, la violence, la haine, assombrie par une crise économique qui n’en finit pas et qui s’accompagne de tant de chômage et de misère, je me réjouis de l’annonce de cette prouesse.

D’aucuns trouveront sans doute un tel programme inutile et dispendieux, et pourraient croire que l’argent dépensé pour la conquête spatiale serait plus utile ailleurs ! Je ne partage pas cet avis.

Tout d’abord, la sonde Rosetta a coûté 1,5 milliards de dollars, c’est l’équivalent de deux stades de France. Elle a été payée par tous les pays européens participants, et représente pour chaque Français une dépense entre 3 et 4 centimes par an pendant 10 ans. On ne peut donc pas parler de dépense excessive.

De plus, elle assure des milliers d’emplois et, pour un euro investi, elle génère plusieurs euros dans l’économie. Financièrement et économiquement, c’est donc loin d’être un gouffre.

D’autre part, les retombées de la conquête spatiale dans la vie quotidienne et les nouvelles technologies sont innombrables.

On les retrouve dans les nombreux domaines de l’alimentation, de l’habillement, des sports, de l’automobile, de la micro-informatique, etc.

Il y a actuellement quelque 3 000 satellites en service autour de la terre. Sans eux, ce serait le chaos sur la planète. 33 000 chaînes de TV cesseraient de fonctionner ; il ne serait plus possible de surfer sur Internet ; ni de téléphoner. Fini les géolocalisations. Fini les prévisions météo, etc.

La conquête spatiale a entraîné des avancées fantastiques dans les domaines de la physique, de la chimie, dans le domaine médical, etc. Rappelons pour mémoire ce que leur doivent les valves cardiaques, les « stents », les dialyses, l’imagerie médicale, etc.

La recherche spatiale est donc loin d’être un luxe inutile. Mais il y a plus encore.

De même que l’orphelin fera tout pour retrouver la trace de ses parents, de même l’humanité, grain de sable dans le cosmos, doit tout faire pour savoir d’où elle vient. Cette quête est vieille comme le monde et durera autant que l’humanité.

Les comètes sont pratiquement inchangées depuis la naissance de notre système solaire, il y a 4,5 milliards d’années. Leur étude nous permet donc de mieux connaître nos origines. Certains pensent qu’elles auraient apporté l’eau à notre planète toute jeune, et peut-être même… la vie !

Nous ne sommes que de petites, de toutes petites fourmis à l’extrémité d’un rameau d’un arbre immense. Chaque fois que nous découvrons un nouveau rameau, nous croyons avoir découvert le tronc ! Mais nous en sommes loin, et nous ne le découvrirons jamais. D’autant plus que l’arbre croît plus vite que nos connaissances… Il ne faut jamais oublier que nous ne voyons que 5 % de l’Univers…

Aussi nous devons nous réjouir des nouvelles connaissances que fait l’humanité, mais toujours faire preuve de la plus grande humilité.

Je pense à la phrase de Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace : « J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout : je n’ai pas vu Dieu. » Quelle bêtise !

L’homme pourra faire la conquête de tous les espaces infinis, pénétrer toujours davantage dans l’infiniment grand et l’infiniment petit, sans jamais rencontrer Dieu. Dieu se cache dans la simplicité des cœurs. Il est là où il y a recherche d’AMOUR, de JUSTICE et de PAIX, et Il se dérobera toujours à ceux qui sont avides de preuves !

Quelles que soient nos croyances, que l’Univers et la Vie soient le fruit du seul Hasard ou d’une volonté divine, réjouissons de toutes les avancées de nos connaissances et mettons-les au service de toute l’humanité !

PS : les noms de Rosetta, la sonde, et de Philae, l’engin qui doit se poser sur la comète, ne sont pas dus au hasard. Ils rappellent la Pierre de Rosette et l’obélisque de Philae, qui ont permis Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens. Quant à Tchouri, le nom de la comète, c’est l’abrégé de Tchourioumov-Guérassimenko, noms des deux astronomes ukrainiens qui l’ont découverte en 1969.

A propos des affaires Vincent Lambert et Nicolas Bonnemaison

Des amis internautes sont étonnés que je n’aie rien écrit sur les affaires Vincent Lambert et Nicolas Bonnemaison, qui interrogent et divisent la France. La raison de mon silence est simple : il s’agit là de questions d’une extrême gravité, pour lesquelles je suis partagé, et sur lesquelles il me semble difficile d’avoir un avis tranché, lorsqu’on n’est pas directement concerné.

Je vais cependant essayer d’exposer en quelques lignes ici mon point de vue.

Je suis partisan d’alléger le plus possible les souffrances des patients, et s’il est un Dieu d’Amour, je ne crois pas que ce soit aller à son encontre que de le faire. Et je condamne sans appel le dolorisme de l’Eglise d’une certaine époque. Le Dieu auquel j’essaie de croire, n’aime pas et n’encourage pas la souffrance.

Aussi, il me semble que lorsqu’il n’y a plus le moindre espoir de sauver une personne en grande souffrance, le médecin peut – a le devoir ? – de tout faire pour soulager ses souffrances, même si les médicaments qu’il lui administre peuvent abréger sa vie.

Mais le médecin a aussi le devoir de tout faire pour protéger la vie, et à partir de quel moment doit-on décider qu’un patient est perdu ?…

La question se pose de façon beaucoup plus déchirante de nos jours que dans le passé, car la médecine a les moyens de prolonger la vie de plus en plus longtemps, et la frontière entre la vie et la mort est de plus en plus ténue.

J’ai la conviction qu’un patient dans le coma – même dans un coma profond – entend tout ce que l’on dit autour de lui. Doit-on, parce qu’il n’y a plus le moindre espoir de le sortir de son coma, le faire mourir ?…

C’est là une question très grave qui, me semble-t-il, ne peut être tranchée que s’il a donné ses volontés avant de sombrer dans le coma, et après que le médecin eut consulté ses proches et l’équipe soignante.

Le drame, dans l’affaire Bonnemaison, c’est que, à ma connaissance, ce médecin a donné la mort de sa propre initiative, sans consulter son équipe ni les familles de ses patients. S’il en est ainsi, je pense qu’il mérite une peine et j’approuve le parquet d’avoir fait appel de son acquittement.

Personnellement, s’il m’était permis de choisir ma mort, je souhaiterais m’éteindre tout doucement, en pleine conscience, comme la flamme d’une bougie dont la cire arrive à épuisement, et entouré de quelques proches.

Et en tout cas, je ne voudrais à aucun prix qu’un médecin comme le docteur Bonnemaison prenne l’initiative d’hâter ma mort, même si je souffre…

En ce qui concerne l’affaire Vincent Humbert, j’estime que la Justice est consultée sur une affaire qui concerne avant tout la famille et l’équipe soignante. Et il est vraiment affligeant que la famille se déchire comme elle se déchire.

Et, à supposer que la famille et l’équipe médicale soient d’accord pour ne pas prolonger la vie de Vincent Lambert, je crois savoir que ce jeune homme avait été « débranché » pendant une trentaine de jours dans le passé, et a continué, malgré tout, à vivre !… Alors que doit-on faire ?…

Tout cela est très délicat, et j’en parle avec la plus grande réserve. A priori, la loi Léonetti me semble une très bonne loi, qui répond à presque tous les cas des malades en fin de vie. Restent des cas particuliers qui doivent être traités chacun au cas par cas, et qui ne doivent pas remettre cette loi en question.

Avons-nous enfin le droit de décider de notre mort ? Doit-on donner les moyens de se suicider à des personnes en grande souffrance physique et morale ?

Cela me semble contraire à la vocation du médecin protecteur de la vie. Et le commandement biblique, « Tu ne tueras pas » doit nous écarter de cette tentation qui marque un échec.

Le drame, c’est celui de la solitude, d’une absence de liens d’affection qui nous relient au monde. C’est le drame d’hommes ou de femmes qui ne comptent plus pour personne, qui ne se sentent plus aimés de personne, ou n’aiment plus personne.

Le médecin, comme je le disais au début de cette chronique, a le devoir de tout faire pour soulager la souffrance. Et peut, quand il n’y a plus d’espoir de sauver un patient, lui administrer un traitement antidouleur même si ce traitement risque d’abréger sa vie.

Mais peut-il donner les moyens de se suicider à une personne en mal être ? Il me semble que non. Nous ne décidons ni du jour ni de l’heure de notre naissance. Nous n’avons pas davantage à décider du moment de notre mort. Et notre devoir à tous est d’entourer le plus possible de notre affection et de notre amitié, les personnes en mal être, de leur redonner un peu de bien-être, un peu de goût à la vie.

Autoriser l’aide au suicide, c’est ouvrir la boîte de Pandore. C’est risquer d’entraîner bien des abus, c’est ouvrir la mort à des personnes qui ont encore leur place dans le monde.

Nous sommes porteurs d’une vie dont nous ne connaissons ni l’origine, ni la fin. Nous ne sommes pas toujours sûrs que la Vie ait un sens, mais chacun de nous peut donner un sens à sa vie. En l’ouvrant aux autres, en œuvrant pour la Justice, la Paix, la Fraternité… Alors ne gaspillons pas cette chance unique. La chance unique de vivre, d’être, quand nous aurions pu ne pas être !…