par Henri LAFFORGUE | Mar 22, 2014 | Actualité, Politique
J’avoue avoir voté pour
Nicolas Sarkozy, au second tour des présidentielles de 2012 – après avoir voté au premier tour pour François Bayrou qui m’a profondément déçu.
Mais je n’ai aucune sympathie particulière pour Nicolas Sarkozy. C’est un personnage suffisant, infatué de lui-même, sans éducation, impoli, je dirais même vulgaire – « Casse-toi, pauvre con ! » – et qui a beaucoup contribué à la désacralisation de la fonction présidentielle.
Cependant, vu le déchaînement de la gauche et des médias contre lui actuellement, je tiens à faire les remarques suivantes :
Je ne discuterai pas de la légalité ou non des écoutes téléphoniques qu’il a subies. Mais je ne puis croire que François Hollande, Christiane Taubira, Manuel Valls, n’aient pas été au courant.
Je trouve absolument scandaleux que les médias diffusent en toute impunité des extraits des conversations enregistrées dont les juges devraient garder le secret.
Il est des cas – pour le bien d’un pays – où des personnes en possession d’un secret peuvent éventuellement le dévoiler. Dans le cas présent, je doute que ce soit l’intérêt de la France qui ait inspiré les informateurs des médias, et je croirais davantage que ce fût l’intérêt de l’argent ou le désir de vengeances personnelles.
Au risque d’être hué par les journalistes, je me demande dans quelle mesure ils ne devraient pas être obligés de citer leurs sources…
Enfin, je ne puis croire que le déclenchement de cette campagne de presse contre Nicolas Sarkozy, à l’approche des élections municipales et au moment où l’on parlait de plus en plus d’un retour en politique en 2017, soit un hasard. Pour moi il s’agit d’un acharnement médiatique contre lui, orchestré par le gouvernement et ses sbires de la gauche.
Tout cela n’est guère à l’honneur de notre République et de nos dirigeants.
par Henri LAFFORGUE | Jan 12, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
La vie privée de chaque citoyen – quel qu’il soit – ne regarde que ses intimes, que ses proches, et pas le public.
Aussi, j’ai le plus grand mépris pour ces journalistes d’alcôves qui étalent au grand jour la liaison supposée de notre Président de la République avec une actrice.
Mais si cette information est exacte, je veux dire ici ma profonde inquiétude.
Je n’ai aucun jugement à porter sur la vie privée de notre Président. Je dirais toutefois que je ne partage sans doute pas la même conception que lui de la fidélité en amour et de la fidélité tout court.
Mais ce qui m’inquiète au plus haut point, c’est qu’un homme qui a entre ses mains le destin de la France – d’une France exsangue dans laquelle le chômage, la pauvreté et la misère s’amplifient chaque jour – ce qui m’inquiète, c’est que cet homme sur qui repose la destinée de ma Patrie, trouve le temps de sacrifier à ce que le général de Gaulle appelait : « la bagatelle » !…
Je le répète, je n’ai aucun jugement à porter sur la vie privée de François Hollande. Mais je pensais – naïvement – qu’il consacrait tout son temps, toute son énergie au redressement de la France, et je me demande s’il peut à la fois, avec une même ferveur, une même application, un même sérieux, assouvir ses passions et servir les intérêts de la France…
par Henri LAFFORGUE | Sep 6, 2013 | Actualité
Depuis deux ans et demi, la guerre civile a fait plus de 120 000 morts en Syrie, sans compter les innombrables blessés et autres victimes de cette barbarie.
Ne s’agit-il pas là, déjà, d’un crime contre l’humanité ?!…
Et voilà que soudain les Occidentaux s’emballent parce que des armes chimiques ont été utilisées !…
Les armes qui ont été utilisées précédemment ne sont-elles pas aussi – et même plus – barbares avec toutes les horribles souffrances qui les accompagnent ?!…
Une intervention militaire apportera-t-elle un tant soit peu de paix, allégera-t-elle un tant soit peu la souffrance des Syriens ?
Il n’en sera rien. Des frappes de missiles ne feront qu’ajouter de la souffrance à la souffrance, et entraîneront une escalade encore plus barbare dans la guerre.
C’est pourquoi il faut refuser cette escalade dans laquelle veut nous entraîner François Hollande et ses fidèles, par inconscience ou pour se donner bonne conscience !
par Henri LAFFORGUE | Août 31, 2013 | Actualité
Depuis deux ans et demi, plus de 120 000 Syriens ont péri dans la guerre civile, et on ne compte pas le nombre des blessés, des réfugiés, des personnes chassées de leur foyer !
Qu’a donc fait la communauté internationale pendant tout ce temps pour ramener la Paix ? Rien ou si peu. Des parlottes. Des bavardages sans effet. !
Et maintenant, elle se réveille parce que des armes chimiques ont été utilisées. Cela est certes un pas de plus dans l’horreur. Doit-on pour autant lancer une expédition punitive contre Achar el-Assad ?
Il ne faut surtout pas croire qu’il y ait les bons d’un côté, les rebelles, et les méchants de l’autre, Assad et ses partisans. La situation est beaucoup plus complexe.
Le rôle d’une punition est de sanctionner une faute, au nom de la Justice, de servir d’exemple et d’inciter le fautif à ne pas recommencer.
Or, en quoi une intervention punitive en Syrie incitera-t-elle les coupables à apporter un bémol dans l’escalade de la guerre, en quoi participera-t-elle au retour de la Paix dans ce pays si bouleversé ?
En rien ! Elle ajoutera de la guerre à la guerre. De la violence à la violence. Elle fera des victimes supplémentaires et poussera les va-t-en-guerre de tout poil à se retourner contre l’Occident et contre les minorités religieuses,dont les chrétiens, par de nouveaux massacres ou de lâches attentats.
Les exemples passés de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye ne nous ont-ils pas servi de leçons ?…
S’il vous plait, M. Hollande, ne nous lancez pas dans cette aventure funeste pour la France et pour le monde, et – pour une fois – respectez la démocratie (deux Français sur trois sont contre toute intervention) !
La Syrie et les Syriens pas besoin de violences supplémentaires mais de mains généreuses qui leur tendent des rameaux d’olivier. Alors, si nous devons intervenir en Syrie que ce soit par un renforcement des aides humanitaires auprès des victimes de cette guerre horrible qui en ont tant besoin.
par Henri LAFFORGUE | Juil 1, 2013 | Actualité, Politique
Je sais le poids et l’importance des mots. Je sais la nécessité de veiller à toujours employer le mot juste en l’accompagnant de toutes les nuances dont il a besoin pour être perçu avec exactitude.
Et je pense que bien des conflits sur cette terre – mineurs ou majeurs – proviennent d’imprécisions de langage. De ce que les interlocuteurs ne donnent pas le même sens aux mots qu’ils emploient.
Que de conflits, par exemple, naissent du mot fini « Dieu », qui ne peut embrasser l’infini, et sous lequel chacun range des concepts différents !
Notre Président « normal » – le premier Président qui soit si soucieux de réaliser ses promesses de campagne ! On l’a vu avec le « mariage pour tous » qui a divisé et divise la France – veut maintenant supprimer le mot « race » de l’article 1er de la Constitution.
Ce mot ne me choque pas. Ce qui me choque et contre quoi il faut lutter, c’est le « racisme ».
Or, je doute qu’en supprimant le mot « race » on supprime le « racisme ».
J’estime que, sur cette terre de souffrances – et de joies, aussi ! – nous sommes tous frères et que chacun d’entre nous mérite la même considération. Mais nous ne sommes pas tous « identiques ». Nous avons chacun – en fonction de notre passé, de notre vécu, de notre hérédité – des aptitudes, des qualités, des caractères, des dons différents. Cela n’établit pas des degrés de supériorité, mais une chaîne de complémentarité.
Nous sommes tous interdépendants. Chacun a – ou devrait avoir – sa place. Il n’y a pas de grands ou de petits dans le monde, mais des femmes et des hommes partageant les peines, les joies et le mystère de cette existence terrestre d’où nous ignorons l’origine et la fin.
Je le répète, la suppression du mot « race » ne supprimera pas le « racisme ». Et à trop vouloir dépoussiérer et édulcorer les textes, on finit pas les vider de leur substance.
Et puis, les députés et les sénateurs n’auraient-ils pas mieux à faire en s’attaquant aux vrais problèmes, c’est-à-dire à ceux du chômage, de la baisse du niveau de vie, de la hausse des impôts qui plombent notre économie, de la dette, de l’immigration, etc. ?
Décidément, Monsieur Hollande et sa troupe de courtisans, incapables de soulager les maux dont souffrent la France et les Français, ont l’art de la diversion !