Hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc

Chers Amis internautes,

Je vous prie de trouver ci-dessous un hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc aux obsèques duquel j’ai assisté vendredi dernier 30 août.

C’était là un très grand homme, un homme de grande valeur, et je regrette que les médias le présentent trop souvent comme un officier « putschiste ». Ce qualificatif risque, pour ceux qui ne le connaissent pas ou qui le connaissent mal, de le discréditer en le faisant passer pour un aventurier, pour un officier félon et ambitieux, ce qu’il n’était pas.

Comme il l’avait très bien dit au cardinal Barbarin lors d’une rencontre en décembre dernier : « J’avais le choix entre un « crime d’illégalité » (le putsch de 1961) et un « crime d’inhumanité » (l’abandon des Algériens qui avaient cru à nos promesses). »

Or, pour lui qui avait déjà vécu tragiquement l’abandon par l’armée française des populations d’Indochine, la France ne pouvait trahir ceux qui avaient placé leur confiance en elle. Il savait que les harkis seraient massacrés et ne l’a pas accepté.

Le commandant de Saint Marc vécut le déchirement que connurent tant d’officiers en Algérie, déchirement très bien résumé par le général Henri de Pouilly – commandant le corps d’armée d’Oran et resté légaliste – lors du procès du général Salan en 1962 : « En choisissant la discipline, j’ai choisi de partager avec mes concitoyens et la nation française, la honte de l’abandon. Ceux qui n’ont pu supporter cette honte se sont révoltés. L’Histoire dira peut-être que leur erreur était moins grave que la nôtre. »

Voilà ce qu’il faut rappeler autour de nous. Le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, grand résistant, rescapé de Buchenwald, incarnait les plus belles qualités de l’officier français.

Hommage au commandant Hélie Denoix de Saint Marc

Je ne crois guère en la justice en ce monde et pourtant, hier, lors des obsèques du commandant Hélie Denoix de Saint Marc, j’ai rarement ressenti un tel sentiment de justice pleinement accomplie.

Oui, quiconque sait les épreuves que cet homme de paix a connues, son courage, sa fidélité à la parole donnée, et sa capacité à pardonner, n’a pu que se réjouir de la magnifique cérémonie qui a accompagné son départ, en la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, en présence d’une assistance nombreuse et émue. La cathédrale était pleine et il y avait beaucoup de monde à l’extérieur.

Il y avait là, dans la beauté de cette messe présidée par le cardinal Barbarin et dans les honneurs militaires qui l’ont suivie, le juste hommage rendu à un grand homme dont la droiture reste et restera un exemple pour tous.

Les autorités civiles et militaires étaient présentes, et cinquante, soixante – ou plus encore ? – porte-drapeaux ont accompagné Hélie Denoix de Saint Marc dans son dernier voyage.

J’ai particulièrement apprécié au cours de la messe, la JOIE plus forte que la tristesse et que la peine. JOIE que les paroles du chant d’entrée résument : « Jubilez ! Criez de joie ! Acclamez le Dieu trois fois Saint ! » Vraiment on a assisté au retour auprès du Père du serviteur fidèle, retour émouvant, bien sûr, mais plein de sérénité.

Notons enfin la grande dignité de Madame de Saint-Marc et de toute sa famille, le bel hommage rendu à son père par une de ses filles, le bel et sobre hommage rendu également par le général Bruno Dary, président de l’Association des anciens légionnaires parachutistes et ancien gouverneur de Paris, et enfin la majesté de ces honneurs militaires rendus avec ces légionnaires qui portaient le cercueil et les décorations du 2°REP et la musique du 1er régiment étranger d’Aubagne.

Oui, commandant Hélie de Saint Marc, MERCI de cette belle vie que vous nous laissez en exemple à tous, et aidez-nous à répondre toujours fidèlement à la voix de notre conscience.

Quelques réflexions à l’attention de M. Manuel Valls et de Mme Christiane Taubira

Vivant en société, nous avons tous des obligations les uns envers les autres, obligations dont les plus importantes sont éternelles et universelles. Ces obligations peuvent se résumer au respect total de l’autre, dans son intégrité physique et morale.

La transgression de ces obligations mérite un châtiment plus ou moins important selon la gravité de la faute ou du crime.

Par sa faute ou son crime, une personne s’exclut de la société et le châtiment qui lui est infligé confirme cette exclusion.

Ce ne sera donc qu’après un temps de purification qu’elle pourra être réintégré dans cette société dont elle s’est elle-même exclue.

Comme l’écrivait la philosophe Simone Weil : « De même que la seule manière de témoigner du respect à celui qui souffre de la faim est de lui donner à manger, de même le seul moyen de témoigner du respect à celui qui s’est mis hors la loi est de le réintégrer dans la loi en le soumettant au châtiment qu’elle prescrit. » (L’enraciment).

La privation de liberté d’un fautif ou d’un criminel doit lui permettre de se purifier et doit constituer en même temps une sorte dédommagement pour les torts qu’il a commis et pour la victime qu’il a touchée. Elle doit enfin avoir un effet dissuasif.

Malheureusement, il apparaît clairement aujourd’hui que nos prisons françaises ne constituent pas un juste châtiment et ne permettent pas une véritable expiation.

Surpeuplées, elles sont trop souvent une école du crime et de la récidive. D’autre part il est évident que de nombreux détenus souffrent de troubles psychiatriques, sont déséquilibrés, que leur place serait dans un centre spécialisé pour des soins, et non pas dans le surpeuplement et la promiscuité de nos prisons qui accentuent encore leur déséquilibre.

Il faut que le châtiment s’accompagne d’un sentiment de justice. Or trop souvent la justice est bafouée, et l’échelle des peines est injuste.

Il est injuste en effet que des personnes de milieux favorisés, des personnes privilégiées par leur condition sociale, des personnes haut placées dans la société, des notables, qui devraient donner l’exemple de l’honnêteté et de la droiture, puissent faire de graves malversations, détourner des fonds, par exemple, en quasi-impunité, tandis que des personnes qui n’ont reçu aucune éducation, qui ont été élevées dans la rue, sont systématiquement punies.

Oh, je le sais : l’injustice dont on a été victime, ne justifie pas l’injustice que l’on cause. Nous avons tous une conscience du Bien et du mal, cependant cette conscience peut-être faussée par le manque d’éducation.

Le rôle de la Justice et de la prison devrait précisément être de réveiller cette conscience et d’élever vers le Bien ceux qui sont sur la pente du mal.

Encore conviendrait-il pour cela que les magistrats, la police, et tous ceux qui ont pour mission de faire respecter les lois, soient irréprochables. Tel n’est pas le cas malheureusement.

Encore faudrait-il que la condamnation du fautif ou du criminel soit rendue avec une certaine solennité, un certain cérémonial qui montre la gravité de la faute ou du crime, et que la souffrance occasionnée par la privation de liberté s’accompagne d’un sentiment de justice.

Toutes ces conditions ne sont malheureusement pas respectées actuellement et ne permettent de rétablir l’ordre dont toute société a besoin.

La première condition serait donc le respect de la loi et l’irréprochabilité de tous les notables et de tous les agents de la Justice.

Il conviendrait enfin que nos prisons, sans être des clubs méd., soient des lieux décents, dans lesquels les détenus puissent se purifier de leurs fautes ou de leurs crimes et se reconstruire.

La République en danger !…

Comment ne pas être inquiet à la suite des tragiques émeutes de Trappes qui ont suivi l’interpellation d’une musulmane entièrement voilée et la mise en garde à vue de son mari qui s’y est opposé ?!…

La loi est la même pour tous et nul n’a le droit de s’y soustraire.

Il est une Justice, il est des avocats, il est maintes façons régulières de faire valoir ses droits si l’on estime être victime d’une injustice. Mais la violence doit être fermement condamnée.

Malheureusement, au moment où la fermeté s’impose de plus en plus, où l’islamisme pervers gagne plus en plus les banlieues, nos dirigeants font preuve du plus grand laxisme.

Et ceux qui ont le courage de dénoncer les politiques de l’autruche, s’attirent les foudres de la gauche bien pensante, les reproches cinglants d’un Harlem Désir et de ses comparses, se font accuser d’islamophobie.

Pourtant, est-ce être islamophobe que de condamner l’attaque d’un commissariat de police par une trentaine de jeunes ou plus, la destruction par le feu de dizaines de voitures et d’abris-bus ?!…

Ces émeutes qui ont mis sur le pied de guerre une compagnie de CRS sont inacceptables et la République doit les condamner sans appel.

Je respecte les musulmans qui pratiquent un islam de paix et fraternel, semblable à l’islam des sages et des mystiques du Moyen-Âge.

Mais je condamne fermement tous ceux qui sont en train de miner la France, qui sont les jouets des islamistes et n’ont qu’un seul et unique but : déstabiliser l’Occident et lui imposer la charia.

Pendant combien de temps, les Français se voileront-ils les yeux ?!…

Demain, il sera trop tard.

PS : Je sais la complexité de tout cela, et l’impossibilité de résoudre ces graves problèmes avec la facilité de quelques phrases simplistes.

Je sais qu’il faut éviter de jeter de l’huile sur le feu. Qu’en condamnant fermement des émeutiers, on court le risque d’en faire des victimes et des martyrs.

Je sais enfin que dans certains quartiers de Trappes, le chômage touche 40% des jeunes.

Il faut savoir aussi – et cela explique l’attitude de beaucoup d’élus – qu’un tiers des électeurs de Trappes sont musulmans !…

Je voudrais, pour finir, exprimer deux regrets.

Le premier ne s’adresse pas à la gauche mais à M. Jacques Chirac qui a fait la grave erreur de supprimer, en 1996, le service militaire obligatoire. Il eût été opportun de le transformer en un service civique de six mois ou d’un an. Il me semble normal que tout Français offre quelques mois de sa vie au service de la communauté. Et cette mesure aurait eu le mérite de briser les différences sociales et d’apprendre la discipline, l’ordre et l’obéissance à des dizaines de milliers de jeunes désœuvrés et sans but.

Si la gauche voulait faire quelque chose d’utile elle se dépêcherait d’instituer un service civique obligatoire pour tous.

Le second reproche s’adresse à tous ceux qui bradent notre patrimoine aux Emirats arabes. C’est là une source d’argent facile qui malheureusement nous lie à des pays où la démocratie est bafouée, où la femme est tenue en esclavage. Des pays dominés par un islam sectaire et conquérant, et qui, en plus de notre patrimoine, achètent les jeunes de nos banlieues et placent leur pions pour nous dominer et nous asservir demain !

Pauvre France !…

Chacun est libre de refuser l’honneur de la tribune officielle à l’occasion du défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées.

Mais lancer le message suivant sur Twitter : « Fier que la chaise à mon nom reste vide au défilé de bottes des Champs Elysées #14Juillet. » est absolument scandaleux et d’autant plus que l’auteur de ce message n’est autre que le compagnon de Cécile Duflot, la ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, Xavier Cantat.

Quel insupportable mépris pour notre armée et pour tous nos soldats morts pour la France ou qui risquent chaque jour leur vie pour la Liberté !

Car – et Xavier Cantat ne le sait sans doute pas ! – ce n’est pas par amour de la guerre que nos soldats ont choisi le métier des armes, mais bien au contraire pour limiter les guerres, pour épargner des vies, et pour défendre les valeurs de la Paix, de la Justice et de la Liberté.

C’est pourquoi, le député Philippe Meunier a interpellé le 16 juillet le Premier ministre et a déclaré : « Il serait donc important à l’avenir d’inviter à la tribune officielle des personnalités qui ont la décence de respecter l’engagement de nos hommes, notamment au Mali, et sur les terrains des opérations extérieures, au péril de leurs vies. »

Propos que Jean-Marc Ayrault a qualifié de « particulièrement minables et polémiques ». Affligeante et insupportable réplique d’un Premier ministre à un député qui défend l’honneur de notre armée.

Les témoins de cette passe d’armes précisent que Cécile Duflot, enfoncée dans son siège, était émue aux larmes. Larmes qui, pour Philippe Meunier « ne sont rien à côté des larmes des veuves et des orphelins de nos soldats morts au champ d’honneur. »

J’ai honte pour la France et pour notre Armée, qu’un Premier ministre et que le conjoint d’une ministre osent tenir de tels propos ! Pauvre France !

Réflexions diverses à la suite d’un feu d’artifice…

Réflexions diverses à la suite d’un feu d’artifice…

Feu d'artificeCes feux aux mille couleurs qui illuminent cette nuit d’été pour le plus grand bonheur des spectateurs en liesse, sont les mêmes qui, voici soixante-dix ans, déchiraient les nuits de l’Occupation et semaient la désolation et les larmes. Ambivalence de toutes les inventions humaines porteuses du meilleur comme du pire, au service du Bien ou du Mal.

Placés trop près du départ des tirs, nous n’avons pu apprécier comme il le méritait la beauté de ce feu d’artifice. Ainsi en est-il dans la vie : il faut toujours du recul pour juger un événement et trop souvent nous avons le nez dans le guidon et ne prenons pas le temps de la réflexion pour mesurer les causes et les conséquences d’un événement. Ce reproche s’adresse essentiellement aux médias focalisés sur l’immédiateté et sur le sensationnel.

Dans les courts moments d’obscurité entre les tirs, j’aperçois, immobile, une étoile. C’est mon étoile. Mon étoile éternelle qui défie le temps, qui se moque de l’agitation des hommes et qui se rit de ses feux d’artifice éphémères.

Cette étoile qui m’accompagne aux jours de tristesse et de joie. Cette étoile présente au cœur des nuits les plus sombres et qui m’invite à ne jamais désespérer.

La même étoile qui accompagnait les hommes qui érigèrent les mégalithes, les fellahs qui construisaient les pyramides d’Egypte, les bâtisseurs de nos cathédrales.

L’étoile qui illumina Bouddha, Socrate, Jésus et tous les hommes de bonne volonté à la recherche de la Sagesse, de la Paix, de la Justice et de la Vérité.