Outrage à magistrat…

Nul n’est au-dessus des lois. Pas même le Président de la République.

Je ne suis pas juriste, mais je crois que toute injure, outrage, ou diffamation envers la magistrature et les magistrats sont sévèrement sanctionnés par des amendes et des peines de prison.

Aussi je m’étonne que personne – absolument personne, à ma connaissance ! – n’ait réclamé des sanctions contre François Hollande qui s’est permis de qualifier « d’institution de lâcheté » l’institution judiciaire dans son livre innommable : « Un président ne devrait pas dire ça ».

Il ne fait guère de doute que, n’importe quel citoyen « lambda », qui aurait tenu de tels propos contre la Justice, aurait été poursuivi.

Mais visiblement, François Hollande est au-dessus des lois !

Cela dit – au risque de me rendre coupable d’outrage envers le Président de la République – je me demande comment un Président sain d’esprit, conscient du poids de sa fonction et mesurant combien le prestige de la France dans le monde dépend de lui, a pu se laisser aller à commettre un tel ouvrage !

Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, ce livre reflète un narcissisme pathologique chez son auteur, et l’on peut se demander s’il est encore apte à gouverner la France.

Au cours de sa longue histoire, la France a connu bien des humiliations, mais jamais, je crois, non jamais ! un Président ne l’avait humiliée à ce point !…

 

Police : au-delà du supportable !…

Les policiers sont soumis à des devoirs de discipline et de réserve. Contrairement aux militaires, ils ont droit de se syndiquer et peuvent manifester, en certaines occasions, de façon bien encadrée.

Aussi, les manifestations de lundi soir, aux Champs-Elysées et à l’Arc de Triomphe, puis celles qui ont eu lieu dans plusieurs villes de France, sont, au point de vue de la loi, c’est indéniable, totalement illégales.

Cependant, bien que très respectueux des lois, je tiens à dire ici que je les approuve à 100 %.

Le gouvernement demande tout à nos policiers, y compris de faire le sacrifice de leur vie. Qu’ont-ils en contrepartie ? Rien, sinon des bonnes paroles, des promesses, du vent !

Pendant tout le printemps, nos policiers ont dû, en plus de leur mission contre le terrorisme, affronter des manifestants violents, démolissant tout sur leur passage – les biens publics comme les biens privés – incendiant les voitures, et jetant des pierres et des cocktails Molotov sur eux. Et tout cela avec l’aval d’un gouvernement laxiste, laissant agir les manifestants en toute impunité.

Les médias ne le disent guère, mais plus de 3 200 policiers ont été blessés en mission depuis le début de l’année ! Plus de 6 700, si l’on ajoute ceux qui se sont blessés de manière fortuite lors de leur service – accidents, entorses, foulures à l’entrainement etc. Ces nombres sont ahurissants !

Nos policiers n’en peuvent plus. Le ministre de l’Intérieur a qualifié de « sauvageons » les individus qui ont attaqué et grièvement blessé, dernièrement, quatre policiers à Viry Châtillon ! Ce sont en fait des « criminels » et cette appellation, de la part d’un ministre, marque une méconnaissance dramatique de la gravité des faits.

Non ! tous ces délinquants, qui s’en prennent à nos policiers, ne sont pas des « sauvageons » mais bien des « criminels », et ils doivent être châtiés comme tels ! Malheureusement, malgré les belles promesses du chef de l’Etat et de ses ministres, ils ne sont jamais retrouvés, et quand ils le sont, ils ne sont frappés d’aucune peine, ou de peines avec sursis ! Tout cela est inadmissible !

Oui, ces hommes qui ont pour mission de faire respecter la loi, qui ont une vie de famille éprouvante, qui ne savent jamais quand ils partent, le matin ou le soir, quand ils rentreront – et s’ils rentreront ! – n’en peuvent plus du mépris avec lequel ils sont traités.

Plutôt que de livrer ses confidences dans son livre iconoclaste et suicidaire – « Un président ne devrait pas dire ça… » – témoignant – osons le dire ! – d’un narcissisme pathologique, François Hollande ferait mieux de se préoccuper de la sécurité en France et du sort de nos policiers !

Le ministre de l’Intérieur sanctionnera-t-il l’initiative courageuse de ces derniers, qui devrait recevoir le soutien de tous les Français ?… J’ose espérer qu’il tiendra compte de l’exaspération qui est à l’origine de leur mouvement de colère, et prendra en compte leurs revendications.

François Hollande et le racolage de voix…

Alors qu’une grande majorité de Français, ne veulent plus de lui, François Hollande multiplie les déplacements et les promesses.

N’étant pas encore officiellement candidat, ce sont donc les contribuables qui paient ses déplacements et sa pré-campagne !

Quant aux promesses ce sont les baisses d’impôts, la création d’environ 12 000 postes dans l’Education nationale, l’augmentation de salaire des professeurs des écoles, et tutti quanti. Où prend-t-il l’argent ? Mystère, si ce n’est en creusant un peu plus le déficit abyssal de nos finances, que nos enfants devront rembourser…

Comme par enchantement, les comptes de la Sécurité sociale qui accusaient, il y a peu, un déficit de 4 milliards d’euros, sont presque en équilibre.

Bref, comme il l’a dit, voici quelques mois : « Ça va mieux. » Seule la courbe du chômage ne parvient pas s’inverser, malgré toutes les manipulations de ses experts – en mettant des chômeurs en formation, par exemple.

Je ne sais pas si les Français seront dupes de telles manœuvres. La démagogie a de tels pouvoirs !…

Mais je voudrais attirer l’attention ici sur un racolage de voix particulièrement honteux : celui de la communauté des Harkis, dimanche dernier, 25 septembre.

Il s’est posé en redresseur de torts et en justicier, en reconnaissant la « responsabilité des gouvernements français dans l’abandon des Harkis, dans le massacre de ceux restés en Algérie, et les conditions d’accueil inhumaines de ceux rapatriés en métropole. »

Malheureusement ce discours ne saurait faire oublier que, voici six mois, ce même François Hollande a été le premier président de la cinquième République à honorer, de sa présence, ce 19 mars 2016, la journée de commémoration d’un cessez-le-feu, qui ne mit nullement fin à la guerre d’Algérie comme certains le prétendent par ignorance ou par duplicité.

Rappelons que le 19 mars 1962, un cessez-le-feu était signé, à Evian, entre le Gouvernement français et des représentants du Gouvernement provisoire algérien, qui ne représentaient pas les combattants de l’intérieur. Malheureusement, seule l’armée française, victorieuse, respecta ce cessez-le-feu, qui fut suivi des pires violences de la part du FLN contre les Européens et contre les Harkis.

Et maintenant François Hollande veut se faire passer pour le défenseur des Harkis !…

Il y a plus encore. Le Gouvernement français a mis, dernièrement, de façon unilatérale, à la disposition de l’Etat algérien, les archives militaires françaises concernant la guerre d’Algérie. C’est donc dire que les membres du FLN – qui sont toujours au pouvoir – auront les noms de tous les Harkis qui ont fait partie de l’armée française et auront toute liberté pour exercer des représailles sur leurs descendants !…

Rappelons, pour finir, les actes unilatéraux de repentance à l’égard de l’Algérie…

Voilà donc la duplicité d’un président désavoué par la majorité des Français et prêt à tous les mensonges pour se faire réélire !…

Marieke Vervoort…

Reportage très émouvant, ce mardi soir, 13 septembre, au JT de France 2, sur cette athlète belge paralympique de 37 ans, qui vient de remporter une médaille d’argent sur le 400 mètres en fauteuil.

Elle avait été triple championne du monde et médaillée d’or au sprint en fauteuil en 2012.

Elle est atteinte d’une maladie dégénérative depuis l’âge de 14 ans, qui entraîne une tétraplégie progressive. La maladie progresse, paralyse ses jambes, et s’attaque à tout son corps. En quelques mois, elle a perdu dix kilos de muscle.

Sa meilleure amie a emménagé chez elle et veille sur elle. Souvent, elle perd connaissance quelques secondes.

Avant Rio, elle déclarait : « Rouler coûte que coûte, c’est ma seule raison de vivre. M’entraîner. »

Elle est confrontée à un mal qui progresse, sans le moindre espoir d’amélioration, et elle endure de très importantes souffrances physiques. Aussi, en 2008, elle a pris des mesures pour pouvoir bénéficier de l’euthanasie quand elle le souhaiterait.

« L’euthanasie ne veut pas dire meurtre pour moi, déclare-t-elle, mais signifie repos. Je suis en paix et je veux encore profiter de mes amis, de ma famille. » Et elle ajoute : « Pour mes funérailles, je veux que tout le monde ait une coupe de champagne. Ce seront mes derniers jeux. »

Euthanasie !… Le mot qui dérange !… Le mot qui fait peur et qui renvoie aussitôt à un autre : Ethique !…

Dans le cas présent et devant les souffrances terribles de cette jeune femme qui se voit mourir de jour en jour, je me garderai bien de prononcer le moindre jugement sur sa décision.

N’est-elle pas libre de décider du jour et de l’heure de son départ, quand ses souffrances auront dépassé les limites du supportable et avant que sa conscience ne soit atteinte, elle aussi, par la maladie ?…

Certes, donner la mort ou la recevoir volontairement, n’est pas un acte innocent. Et le « Tu ne tueras pas » de la Bible, repris par les médecins dans le Serment d’Hippocrate, doit toujours nous guider.

Les objectifs des médecins doivent être de tout faire pour soulager les souffrances, même si les analgésiques risquent d’avancer la mort. Soulager avant tout ! Eviter l’épreuve d’une longue agonie.

Mais les médecins peuvent-ils « donner » la mort ?… La question n’est pas nouvelle. Face à un patient qui devient un « légume », qui devient incapable de correspondre avec son entourage, ne reconnaît plus ses proches, que faire ?…

Une telle décision ne peut être prise qu’après avoir eu connaissance des volontés du patient, quand il était capable de les exprimer, et dans le secret de l’intimité familiale et de l’équipe médicale.

C’est en tout cas une décision qui ne devrait être prise que dans des cas extrêmes et selon des limites bien établies. Et c’est toujours une grande souffrance, partagée entre le patient et tous ses proches qui l’accompagnent de leur amour et de leur affection.

A propos du burkini…

Décision du Conseil d’Etat, hier, annulant l’interdiction faite par le maire de Villeneuve-Loubet de porter le burkini.

Cette décision fera, bien évidemment, jurisprudence et réjouira toutes les femmes musulmanes et toutes les ligues et associations qui les soutiennent. C’est une victoire pour elles, qu’une majorité de Français condamne.

Personnellement, je pense que cette tenue doit être examinée sous deux angles. Celui de la pudeur et celui de la religion.

A propos de la pudeur, il faut rappeler que, pendant des dizaines d’années, dévoiler sa nudité pour une femme a été quelque chose de totalement indécent. Il y a un siècle, les maillots de bains qui laissaient un trop grand espace de nudité au-dessus de genou étaient interdits !

Il y avait sans doute beaucoup d’hypocrisie dans ces mesures, mais il est quand même paradoxal de voir qu’aujourd’hui, on verbalise des femmes parce que leur maillot cache trop leur corps !…

Il me semble que toute femme devrait être libre, dans le respect des mœurs du lieu et de l’époque, de dévoiler ou non la beauté de son corps, et que rien n’autorise à condamner celles qui, pour des raisons de pudeur, ne le souhaite pas.

Mais la question se complique quand, à la question de pudeur, s’ajoute celle de la religion.

Autoriser le burkini c’est, une nouvelle fois, faire le jeu d’un islam conquérant qui envahit et étouffe peu à peu la France de tradition judéo-chrétienne.

Je l’ai dit maintes fois – et je le redis – j’ai le même respect pour tout homme et pour toute femme, quelles que soient leur religion et leur couleur de peau. Tous ont droit à leur place au soleil. Mais tous doivent respecter les traditions et les mœurs des pays qui les accueillent.

« Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit », répondait Saint-Ambroise de Milan à Saint-Augustin qui l’interrogeait…

Il convient d’obéir aux règles du pays dans lequel on se trouve. Tel n’est pas le cas, hélas, avec les musulmans qui sont devenus une « communauté dans la communauté », qui ont de plus en plus de droits, et ne font rien pour s’intégrer !

Quand on pense que l’Education nationale donne désormais des cours d’arabe – plutôt que de renforcer les cours de français – dans le primaire !!!…

L’autorisation de porter le burkini est donc un droit de plus pour la communauté musulmane et marque, un peu plus, la perte de notre identité nationale !…

Cela dit, je pense que la priorité aujourd’hui, n’est pas la chasse au burkini, mais la lutte contre le terrorisme. En demandant à nos forces de l’ordre de verbaliser les femmes porteuses de burkini, on se trompe de cible, on fait le jeu des terroristes, et on détourne de leur mission nos policiers et nos gendarmes qui ont déjà tant à faire !…

Alep…

Alors que la France est sous le choc du carnage de Nice et de l’abominable crime de Saint-Etienne-du-Rouvray, à quelque 3 000 kilomètres de Paris, 250 000 habitants d’Alep connaissent l’enfer.

Ils vivent et meurent sous les bombardements quotidiens des forces de Bachar Al-Assad et de l’aviation russe, et sont immobilisés par les rebelles qui luttent contre ces dernières.

J’avoue avoir le plus grand mal à distinguer les « bons » et les « méchants » dans ce conflit qui dure depuis quatre ans.

Je pense à ces milliers de victimes innocentes – hommes, femmes, enfants – prises dans un piège dont elles ne peuvent s’échapper, au milieu des ruines qui s’accumulent, souffrant de la faim, de la soif, dont les hôpitaux sont bombardés et dans lesquels il y a pénurie de médecins – des dizaines de médecins ont trouvé la mort dans les bombardements !

Je pense à ces malheureux enfants dans des couveuses que le JT nous montrait hier soir. Quel avenir pour eux !…

Jamais ! Non, jamais ! je n’accepterai de telles horreurs ! Jamais ! Non, jamais ! je ne comprendrai que des hommes exterminent ainsi d’autres hommes !

N’en déplaise à sa sainteté le Pape François, je pense que la plupart des guerres qui déchirent notre monde, sont des guerres de religion, comme celles qui ont déchiré catholiques et protestants au XVI°.

Et j’avoue ne pas comprendre cette expression paradoxale de « guerre sainte » à laquelle font appel certains musulmans. Le Dieu – auquel j’ai de plus en plus de mal à croire – s’il est bon, ne peut accepter qu’une guerre, avec toutes ses horreurs, soit « sainte » !…

Le drame, dans tout cela, c’est l’intolérance. C’est la volonté d’éliminer celui qui ne pense pas comme nous, qui ne croit pas les mêmes choses que nous. S’entretuer pour de simples croyances ! Quelle stupidité !…

J’ai envie de pleurer en voyant notre impuissance à mettre un terme à un tel fléau. Que faire ? Oui, que faire ?

L’ONU se montre tout aussi impuissante que la Société des Nations d’avant-guerre.

Je félicite, en tout cas, ces correspondants de guerre qui, au péril de leur vie, nous informent de la situation dans cette ville. Autant j’ai peu d’admiration pour certains présentateurs de journaux télévisés, qui commentent sans risques l’actualité et donnent à tous des leçons de morale, autant j’admire ces reporters de guerre qui témoignent de l’horreur et la dénoncent.

Des centaines de milliers – de millions – de personnes prient pour la Paix, à travers le monde. Mais y a-t-il un Dieu qui les écoute ? Un Dieu qui les entende ?…