Terrorisme… Réflexions à la suite des attentats du 26 juin 2015.

Nos pères avaient vaincu le nazisme et ramené la Paix et la Liberté en France. Le communisme et sa folie étaient en voie d’être jugulés. Et je me demande aujourd’hui quel monde nous allons laisser à nos enfants.

Un monde déchiré par un terrorisme sanglant et aveugle qui frappe en tout lieu et à tout moment des victimes innocentes.

Un terrorisme contre lequel les imprécations de nos chefs d’Etat et ministres sont totalement impuissantes.

S’il ne faut pas confondre la masse des musulmans avec ces « fous de Dieu » qui égorgent, qui décapitent sans pitié, il convient de prendre conscience que l’islam est une religion qui a quatorze siècles de retard sur les autres civilisations.

Récemment, l’Arabie Saoudite recherchait huit bourreaux pour décapiter ses condamnés à mort et pour trancher la main des voleurs ! Dans ce pays la femme est tenue en esclavage et la femme adultère est lapidée !…

Qu’on ne vienne pas me dire, après cela, que l’islam est compatible avec le monde d’aujourd’hui !

Les musulmans bien-pensants prétendent que le ramadan est le mois de la prière et de la paix. C’est oublier que Mahomet a mené des batailles pendant ce mois. C’est tout sauf un mois de trêve. Les attentats d’hier le montrent, hélas.

L’islam condamne le suicide. Mais il exalte ses kamikazes, semeurs de mort, en fait des martyrs qui donnent leur vie pour la grandeur de leur religion, et il leur offre une nuit dans un hôtel de luxe – avec sans doute de jeunes vierges ! – la veille de leur crime, en préfiguration de cette union promise par le Prophète avec les « houris » du Paradis !

Alors qu’en France, l’évêque d’Evry propose de transformer les églises désaffectées en mosquées, et que Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande mosquée de Paris, demande l’ouverture de 2 000 mosquées, pendant ce temps les chrétiens en Arabie Saoudite n’ont pas le droit d’ouvrir des églises et sont persécutés !…

Pour de basses raisons électoralistes, les socialistes encouragent l’islam. « Il faut aider l’islam à grandir et à se solidifier… Il faut faire jaillir un islam ancré et implanté en France, dans la République, mais cela prendra du temps », déclarait dernièrement Manuel Valls au forum sur la République et l’islam !

Le temps n’est plus à l’angélisme béat et j’ai bien peur que le laxisme des années passées, la condamnation pour « islamophobie » et racisme de tous ceux qui mettaient en garde contre les dangers de l’islam, sonnent maintenant l’hallali du monde occidental. Le terrorisme et la barbarie sont là et que pouvons-nous faire ?…

Alors que nous avons besoin d’une armée forte, nous vivons le pacifisme des années trente, à l’origine de la défaite de 1940 et des cinq années de guerre qui ont suivi.

Malheureusement, l’armée, notre armée, n’est pas épargnée par les dangers de l’islamisme. De jeunes loups réussissent à s’infiltrer dans les rangs de la Légion étrangère, pour s’entraîner aux techniques de combat les plus perfectionnées, au maniement de toutes les armes, et vont rejoindre ensuite les terroristes. Et cela, malgré l’extrême vigilance des recruteurs !…

Oui ! Le ver est dans le fruit et le terrorisme est peut-être le sort auquel est condamné le monde pendant de longues années…

Je dresse ici un constat que certains trouveront exagéré et qui pourtant me semble refléter une vérité profonde. Je n’ai malheureusement pas de remèdes.

La justice demande qu’on ne châtie pas l’innocent avec le coupable. Aussi, on ne peut châtier les cinq millions de musulmans français à cause de quelques milliers de terroristes en herbe.

Mais peut-être pourrait-on fermer les 80 ou 90 mosquées salafistes de France dans lesquelles on prêche un islam radical ? Peut-être pourrait-on également interdire la double nationalité, en invitant les personnes qui vivent sur notre sol à choisir entre la France et leur pays ? Peut-être pourrait-on exercer une surveillance intensive sur les imams et interdire, voire expulser, ceux qui prêchent la violence ? Peut-être enfin, faudrait-il interdire le retour en France de tous ceux qui sont allés combattre dans les rangs des djihadistes ?…

J’entends déjà des lecteurs crier au fascisme, et me traiter de « Frontiste ». Je rappelle ici que je n’appartiens à aucun parti et revendique ma liberté de parole. Je souhaite simplement et ardemment un monde libre et en paix pour tous les Français aujourd’hui et pour mes enfants demain.

Cette Liberté et cette Paix sont hélas bien compromises, et nous ne pourrons les retrouver qu’en faisant preuve de fermeté et de courage, et en refusant toute démagogie !

L’humanité victime des progrès de la médecine…

Le drame « Vincent Lambert », qui déchire une famille au chevet d’un homme entre la vie et la mort, et pour le dénouement duquel appel a été fait à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, n’est-il pas une des conséquences des progrès de la médecine ?

Il faut, bien sûr, se réjouir de tous ces progrès qui permettent de guérir davantage de maladies ou d’en retarder de façon significative l’issue fatale. Il faut se réjouir de toutes ces avancées dans la lutte contre la souffrance.

Mais, les moyens de la médecine désormais sont tels, que la limite entre la vie et la mort devient de plus en plus ténue. Et que, ce qui peut sembler au plus grand nombre acharnement thérapeutique, peut être, pour des proches, un devoir impératif d’assistance thérapeutique.

Il ne m’appartient pas de commenter la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ni de porter le moindre jugement sur les membres de la famille de Vincent Lambert. Tous vivent une douloureuse épreuve. Tous éprouvent une grande souffrance.

Mais je voudrais dire ici ma profonde tristesse que les membres d’une famille se déchirent à ce point, soient incapables de trouver une décision inspirée par la sagesse et l’humanité face à cet homme aux frontières de la vie et de la mort, et en viennent à faire appel à une Cour Européenne.

Le dénouement d’un tel drame – le maintien en vie de Vincent ou non – doit se décider dans l’intimité des membres de sa famille et avec le concours de toute l’équipe médicale. Décision certes difficile et redoutable à prendre. Mais la publicité et la médiatisation qui entourent cette « affaire » me semblent tout à fait déplacées. Le public et les médias n’ont pas à se substituer aux intéressés.

Je ne sais pas si la Bible est un Livre inspiré ou non. Mais le « Tu ne tueras pas » reste pour une humanité en désarroi, le rempart irremplaçable pour la défense de la vie. La vie est quelque chose de sacré, la plus belle chance qui nous soit donnée par Dieu, le Destin, ou le Hasard – c’est selon – il faut donc tout faire pour la respecter dans ses moments de joie, comme dans ses épreuves douloureuses.

Et la grandeur et la gloire de l’homme, après être parvenu à vaincre la souffrance physique, c’est d’entourer moralement ses malades, quel que soit leur état. De leur dire, par une simple présence quand il nous semble que la parole ne les atteint plus, qu’ils ont toujours leur place parmi nous. Que nous les aimons et que nous serons près d’eux lors de leur passage dans le mystère de l’Eternité.

Mais – et c’est là le nœud de ce drame ! -, il arrive un moment où l’homme a le redoutable pouvoir – quand le patient ne semble plus appartenir à ce monde et qu’il n’y a plus le moindre espoir de l’y ramener – d’avancer ou de retarder de l’heure de ce passage dans l’Eternité…

L’égalité, un mythe – L’égalitarisme, une maladie – La réforme des collèges, une grave erreur

Je l’ai souvent dit : l’Egalité est un mythe. Nous ne sommes pas égaux. Ni devant la vie. Ni devant la mort.

Nous sommes conditionnés par le lieu et l’époque de notre naissance. Par notre famille. Par notre religion. Par notre éducation. Par nos rencontres. Par notre héritage génétique. Etc., etc. Bref, nous n’avons pas tous les mêmes « chances » devant la vie.

Et nous ne sommes pas égaux devant la mort non plus. Certains s’endorment paisiblement, entourés de proches, tandis que d’autres meurent seuls dans les pires souffrances.

Aussi, plus que l’Egalité, doit-on rechercher la Complémentarité, et le rôle de l’école comme du collège est avant tout de donner le maximum de chances à chacun pour s’intégrer au mieux dans la société et avoir un métier où il puisse donner le meilleur de lui-même.

Il me semble que le projet de réforme des collèges présenté par Mme Najat Vallaud Belkacem, oublie cette complémentarité et sombre dans la maladie de l’égalitarisme, en voulant ramener au même niveau tous les collégiens.

Et comme il n’est pas possible de faire accéder tous les collégiens au niveau le plus haut – celui des élites – elle veut les mettre au niveau le plus bas.

Ce nivellement par le bas est une catastrophe.

Nous avons besoin d’élites et il faut tout faire pour les encourager. Mais tous ne peuvent pas en faire partie.

Que serait une armée composée uniquement de généraux, ou une armée composée uniquement de soldats, sans officiers et sans généraux ? Tous sont complémentaires. Chacun a sa place, mérite le même respect, et il serait suicidaire de supprimer les uns au profit des autres.

Il faut cesser de mettre des qualificatifs de valeur devant les métiers. Tous ont leur utilité et tous doivent recevoir la même considération.

Le proverbe affirme avec raison : « Il n’est pas de sot métier, il n’est que de sottes gens », et je pense qu’il n’y a pas de grands et de petits dans l’échelle sociale, ou plus exactement que chacun doit y remplir au mieux son rôle et y faire valoir ses compétences, le but de l’éducation et de l’enseignement étant de permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même, là où il est.

L’école primaire doit permettre à chacun d’apprendre à lire, à écrire et à compter. Tel n’est pas le cas, hélas, actuellement. 20 % des élèves entrant sixième ne maîtrisent pas ces domaines fondamentaux !

Le collège devrait permettre au plus grand nombre d’acquérir un bagage intellectuel et culturel valable toute la vie, et surtout d’apprendre à penser, à réfléchir par soi-même, sans « gober » toutes les informations et les mensonges des médias et du monde moderne.

Dans le domaine de l’Histoire, seul l’enseignement chronologique permet de comprendre les causes et les conséquences des événements, et d’en tirer les leçons pour le présent et le futur. C’est là un fait reconnu par le plus grand nombre. Or Mme Najat Vallaud Belkacem s’obstine à un enseignement thématique.

La réduction à une peau de chagrin des élèves qui pourront apprendre le latin et le grec est une grave erreur. Ils sont actuellement de 20 % et 3 % respectivement du nombre d’élèves. Le français, notre belle langue française, est issue de ces deux langues. Rien de tel que leur connaissance pour posséder le sens et les nuances des mots, pour maîtriser notre langue et toutes ses subtilités. A l’heure des texto, il importe de préserver cet enseignement.

De même, la suppression des classes bilangues, entraînera fatalement une baisse du niveau des élèves étudiant les langues étrangères.

Enseigner, c’est avant tout éveiller la curiosité et apprendre à aimer : à aimer l’histoire, le français, le latin, le grec, le sport, etc. Faire partager son amour pour une discipline et donner aux élèves le goût de l’effort. Or je vois surtout, dans cette réforme une recherche ludique – et non de l’effort !

Je suis surpris, en lisant des articles sur cette réforme, ou en écoutant des débats, de voir la façon dont est « zappée » le but de de l’enseignement et de l’éducation.

Or les parents et les professeurs ont pour but « d’élever » – au sens propre et figuré – physiquement et moralement leurs enfants et leurs « élèves ». De les conduire vers un « métier » où ils pourront participer le mieux possible à la vie de la société selon leurs compétences, et s’épanouir pleinement.

Je rappelle que « métier » au sens originel signifie « service ». Et, par la même occasion, qu’un « ministre », au sens propre, est un « serviteur ». On en est loin, hélas, dans la réalité !

Souvent, trop souvent, le métier visé est celui qui est le plus lucratif, ou celui qui est socialement le plus considéré…

Voilà quelques réflexions dans le désordre qui me viennent à l’esprit à propos de cette réforme que le Gouvernement vient de décréter à la va-vite, privant les élus de débats utiles.

Comment accorder le moindre crédit aux intellectuels qui l’ont « pondue », quand on voit le « charabia » de certaines de leurs définitions.

Ainsi, pour apprendre nager, il faudra apprendre « à se déplacer de façon autonome dans un milieu aquatique profond standardisé » !

Ou pour jouer au badminton ou au tennis, il faudra « rechercher le gain d’un duel médié par une balle ou un volant » !

Et j’en passe et des meilleures !

On est loin ici des recommandations de Nicolas Boileau qui disait « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément »…

Statistiques ethniques…

Nous sommes sensés vivre dans un état laïc. Je dis « sensés » car l’Etat français actuel fait davantage montre d’un athéisme sectaire que d’une laïcité neutre et bienveillante.

Cela dit, notre Constitution doit accorder à chaque citoyen la liberté de croire – ou de ne pas croire – au dieu de son choix, de pratiquer la religion qu’il souhaite, sans avoir de compte à rendre à personne. Mais cela dans la mesure où ces croyances et ces pratiques ne nuisent pas à l’unité de la Nation et à sa bonne marche.

C’est ainsi que chrétiens, juifs, bouddhistes, hindouistes, animistes, shintoïstes, athées, etc., etc., vivent en bonne intelligence, et ne font pas parler d’eux.

Tel n’est pas le cas, hélas, des musulmans, et je me demande si l’islam est compatible avec notre démocratie.

Est-il normal, en effet, qu’une religion nous impose ses régimes alimentaires (menus hallal dans les cantines et disparition des boucheries traditionnelles dans certains quartiers) ; ses tenues vestimentaires (burqa qui cache le visage) ; ses modes de soins médicaux (femmes refusant de se faire examiner par des gynécologues hommes) ; son intolérance religieuse (obligation de retirer les crucifix dans les cliniques religieuses) ; ses mœurs moyenâgeuses à propos de la mixité (piscines réservées exclusivement aux femmes certains jours) ; ses rites troublant l’ordre public (prières en pleines rues) ; accepte la polygamie interdite par notre code civil, et tutti quanti.

Il ne s’agit pas ici de reproches malveillants et racistes, mais de réalités connues de tous et de marques évidentes d’un communautarisme dangereux.

Dans ces conditions, n’est-il pas normal de se préoccuper de la progression de l’islam en France et du danger qu’il fait courir à notre pays ?

Notre démocratie n’est-elle pas en danger de mort du fait d’un islam conquérant, sectaire, intolérant et communautariste, totalement incompatible avec cette nation « Une et Indivisible » que doit être la France !

Certes la liberté de conscience doit être assurée à chaque citoyen, mais quand une religion veut dominer et étouffer toutes les autres, est-ce un crime de s’inquiéter de son extension et de son emprise tentaculaire ?

J’entends s’élever de partout des cris d’orfraie et d’indignation aux seuls mots de « statistiques ethniques ». A gauche. Comme à droite. Mais j’ai bien peur qu’il y ait derrière ces cris beaucoup d’hypocrisie, une totale inconscience ou un tragique manque de courage.

Le Dieu auquel je veux croire, ne fait aucune distinction de race, de religion, de culture, de couleur de peau, etc., et accueille tous les hommes dans son amour infini. Et il invite tous les hommes à un même et réciproque respect. Mais comment pourrions-nous respecter des personnes qui ne nous respectent pas ?…

Je sais qu’il ne faut pas confondre l’immense majorité des musulmans avec une minorité de terroristes islamistes, et je veux bien croire que cette immense majorité n’aspire qu’à vivre en paix.

Mais j’affirme que les mœurs, les coutumes, les usages, les habitudes propres à l’islam ne sont pas compatibles avec ceux de notre civilisation judéo-chrétienne. Et je crains – j’ose le dire – que cette masse de musulmans, aujourd’hui pacifique, ne se retourne demain contre nous, poussée, enflammée par quelque « fou de Dieu » avide d’en découdre.

Utopie incongrue d’un illuminé ? Je le souhaiterais. Mais je sais que les milliers de musulmans qui prennent pied sur les côtes d’Italie, ne viennent pas là par hasard et de leur seule volonté, mais sont poussés, instrumentalisés, par des leaders islamistes qui veulent étouffer, asphyxier l’Europe !

Oui, l’islam est un danger. Pour la France. Pour l’Europe. Pour le monde. Il ne sert à rien de se voiler la face. Il faut seulement en prendre conscience et chercher des remèdes pour y faire face.

Dieu après Katmandou et après tout le reste…

Est-il encore possible de croire en Dieu en voyant les malheurs du monde, de notre monde ? En un dieu de Justice et d’Amour, qui a le souci des hommes ?…

D’y croire quand la nature se déchaîne comme avec ce le tremblement de terre au Népal, hier, qui sème la mort et la désolation ?

Ou que, par suite de la perversité humaine, des milliers de migrants sont jetés sur une mer hostile d’où les survivants sont condamnés à un long parcours de souffrances ?

Ou encore, qu’au nom précisément de Dieu, des terroristes torturent, tuent, massacrent chaque jour ?

Alors, comme le disait Nietzsche, devons-nous nous résigner au triste constat que « Dieu est mort » ?…

Constat que les avancées spectaculaires de la science viendraient confirmer…

Le fantastique télescope Hubble, dont on fête les vingt-cinq ans, nous permet de connaître avec de plus en plus de précision l’Univers et la date de sa naissance. Grâce à lui, nous voyons naître et mourir les étoiles les plus lointaines. Mais sur les centaines de milliers de photos qu’il a prises, pas la moindre trace de Dieu !

Déjà, Youri Gagarine, le premier cosmonaute à avoir fait le tour de la Terre, déclarait : « J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout : je n’ai pas vu Dieu. »

J’ai la certitude que la science pourra progresser sans fin dans l’infiniment grand, comme dans l’infiniment petit, Dieu lui échappera toujours, quelles que soient les performances des télescopes et des microscopes.

Serait-ce là le signe – la preuve ? – que Dieu n’est qu’une invention des hommes ?…

La Vérité est que nous ne savons rien – ou si peu – et que nous devons rester toujours pleins d’humilité face aux mystères de l’Univers et de la Vie.

Dieu est partout et nulle part. Il n’a pas sa place en un coin particulier de l’Univers. Il se cache au plus profond, au plus secret de notre cœur. Il est l’ESPOIR contre le désespoir. Il est le refus de l’absurde.

Sa toute-puissance et son intérêt pour les hommes, c’est l’AMOUR qui seul est capable de donner sens à une vie, qui semble n’en avoir point. Qui semble vouée au néant.

Je refuse le chant de désespoir des chantres de l’absurde. J’admire le divin élan de solidarité et de générosité qui se porte vers les victimes de Katmandou. Je condamne le Dieu inhumain des terroristes. Je laisse les savants avoir l’honnêteté et l’humilité d’avouer que, quelles que soient l’étendue de leurs connaissances ou découvertes, ils ne possèderont jamais la clé du sens de la Vie…

A propos de ruines de Tipasa que « beaucoup d’années ont ramené à la maison de leur mère », Albert Camus évoquait « ces hommes que beaucoup de science ramène à Dieu. »

Je souhaite pour finir que, quels que soient leurs malheurs, et quel que soit le silence apparent de Dieu, les hommes prêtent à nouveau l’oreille à son message d’AMOUR dont la transmission dépend de chacun de nous. Dieu ne peut vivre sans les hommes. Et les hommes ne peuvent vivre sans Lui.

Sétif, 8 mai 1945 – Une mémoire partielle, partiale et partisane…

Il est un temps pour haïr et un temps pour aimer.

Trois générations se sont succédé depuis le début de la guerre d’Algérie, et je me désole en constatant que Français et Algériens sont incapables de porter un regard honnête et serein sur ce conflit, qui a coûté la vie à des centaines de civils, à près 30 000 de nos soldats, et à plus de 150 000 hommes du FLN.

Je me désole de la mémoire à sens unique de notre secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, M. Jean-Marc Todeschini, qui est allé se recueillir à Sétif, le 19 avril, sur les morts algériens du 8 mai 1945, et passe sous silence les centaines de morts Européens et musulmans du 5 juillet 1962 à Oran.

Qui occulte les crimes odieux – personnes atrocement torturées, égorgées, mutilées – perpétrés pendant toute la guerre d’Algérie par les soldats du FLN.

Qui passe sous silence nos quelques centaines de soldats enlevés par le FLN pendant la guerre, et à jamais disparus.

Qui oublie que les chrétiens n’ont pas la liberté de pratiquer leur religion, aujourd’hui, en Algérie, et que leurs églises sont fermées. Et pendant ce temps, M. Dalil Boubakeur, Président du Conseil du culte musulman, demande l’ouverture de 2 000 mosquées supplémentaires en France !!!…

Qui semble ignorer que de nombreux cimetières d’Européens en Algérie ont été profanés par les Algériens après l’indépendance. Que certains ont été rasés. Pire que des immeubles ont été construits sur d’autres !

Oui, moi aussi, je souhaite que des relations harmonieuses s’instaurent entre la France et l’Algérie, mais la France ne peut pas aller se recueillir sur les morts de Sétif quand l’Algérie refuse obstinément de reconnaître ses crimes.

Avec cette visite de M. Jean-Marc Todeschini à Sétif, on assiste, une fois de plus à un mea culpa à sens unique et à une repentance injustifiée de la France, comme si elle était seule à avoir commis des crimes en Algérie.

Doit-on faire un décompte macabre de toutes les horreurs qui été commises au cours de ces huit années de guerre ? Doit-on indéfiniment rappeler que l’Algérie a violé le cessez-le-feu du 19 mars 1962 ?

Cinquante ans après la fin de cette guerre, le temps de la réconciliation n’est-il pas venu ? Mais pour se réconcilier il faut être deux. Il faut que chaque camp tende la main vers l’autre dans un geste d’apaisement et que chacun reconnaisse ses torts.

Tel n’est toujours pas le cas actuellement. Et la mémoire partielle, partiale et partisane de M. Todeschini ne fait qu’aviver les plaies de bien des Français. Parviendront-elles à cicatriser un jour ? Certainement pas de cette façon.