par Henri LAFFORGUE | Fév 20, 2014 | Actualité
Il ne se passe de semaine sans je reçoive – comme beaucoup d’entre vous sans doute – des documents appelant à la haine contre les musulmans et les maghrébins.
Personnellement je refuse les jugements à l’emporte-pièce contre des masses qu’elles soient religieuses, ethniques ou autres. Je ne connais que les individus qui constituent les peuples. Or, les individus, pris chacun séparément, sont capables du meilleur et sont souvent victimes des jugements de masse.
Je veux donc féliciter et remercier ici ces deux jeunes maghrébins – il n’y aucune nuance péjorative dans ce qualificatif – qui cet après-midi, à Lyon, sont venus en aide à ma femme.
Immobilisée en pleine circulation par une roue crevée qu’elle était incapable de changer, ces deux jeunes sont venus spontanément l’aider, ont enlevé la roue à plat et ont mis la roue de secours à sa place.
Quand l’opération fut terminé, ma femme voulut leur offrir un paquet de café qu’elle venait d’acheter pour les remercier. Ils ont refusé, ne voulant aucune contrepartie et restant dans la joie du service rendu.
Il est probable que ces deux jeunes ne liront jamais cette chronique. Mais que leur générosité réconcilie ceux qui la liront avec tous ces Français issus de l’immigration et tous ces immigrés si souvent décriés et accusés de tous les maux.
J’en profite pour dire qu’il m’arrive souvent de prendre les transports en commun. Et très souvent des jeunes maghrébins – garçons ou filles – me proposent leur place assise. Preuve encore, s’il le fallait, que les individus sont capables du meilleur et qu’il faut cesser de poser des étiquettes collectives péjoratives sur eux.
par Henri LAFFORGUE | Fév 14, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
Depuis des siècles, des millénaires, les hommes se déchirent sur Dieu, se déchirent au nom de Dieu.
En son nom, ils n’hésitent pas à commettre les pires crimes. Ils tuent, ils torturent, ils violent, ils soumettent en esclavage, ils convertissent de force.
Il arrive aux chrétiens de se livrer à de telles barbaries. Hier, au Rwanda, Hutu et Tutsi se sont entretués alors qu’ils avaient reçu un même baptême, qu’ils fréquentaient les mêmes églises, qu’ils partageaient la même vie.
Aujourd’hui, en Centrafrique, les milices chrétiennes massacrent les musulmans.
Or, plus que tout autre, le Dieu des chrétiens est un Dieu d’Amour, de Partage, de Tolérance, de Pardon. Alors, comment comprendre, comment accepter ces déchaînements de haine et de violence de la part de chrétiens ?!…
Comment des enfants de Dieu peuvent-ils sombrer ainsi dans la folie ? Faut-il désespérer de l’homme ? Faut-il désespérer de Dieu ?
Je me demande si la sagesse n’est pas d’accepter humblement de ne pas comprendre. D’accepter qu’il y ait en nous des forces indomptables, capables du meilleur et du pire. Et d’accepter finalement que, s’il y a un Dieu juste et bon, il ne soit pas tout-puissant.
Car si des forces du mal poussent l’homme vers le pire, il y a peut-être aussi un Dieu juste et bon qui sème et fait croître en nous les germes de l’Amour, de la Justice et de la Paix. Ces belles âmes qui se dressent au milieu du chaos et de l’horreur, qui témoignent de ce qu’il y a de meilleur en l’homme, ne sont-elles pas la marque d’un Dieu d’Amour ?
Pour ramener la Paix, le Christ nous a donné le commandement de nous aimer les uns les autres. Il m’a longtemps paru surprenant qu’aimer puisse être un commandement, et un commandement nous poussant jusqu’à aimer nos ennemis.
Ne sommes-nous pas spontanément, naturellement poussés à aimer les personnes avec lesquelles nous partageons des affinités ? Mais nos ennemis, ceux qui nous font volontairement du mal ?!…
Le Christ en nous donnant ce commandement a placé la barre très haut. Et pourtant, si l’on y réfléchit, n’est-ce pas là le meilleur moyen de désamorcer la violence et la guerre qui déchirent notre pauvre monde et de lui donner cette paix dont il a tant besoin ?…
Et si nous ne parvenons pas à aimer nos ennemis – ce qui est peut-être réservé à des âmes d’exception – refusons la vengeance, ne rendons pas les coups pour les coups. Alors, j’en suis sûr, le Royaume dont nous rêvons tous sera proche.
Que nous croyons au ciel ou que nous n’y croyons pas, le message d’Amour lancé par le Christ voici deux mille ans, reste valable pour tous les temps.
par Henri LAFFORGUE | Jan 30, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
Toutes les personnes qui ont un peu de sensibilité en ce monde sont bouleversées par l’engagement de ces adolescents – souvent sans problèmes – qui, du jour au lendemain, quittent tout pour aller combattre en Syrie.
Personnellement, cela me bouleverse, mais j’avoue que cela ne m’étonne qu’à moitié et que – si je condamne cet engagement – j’éprouve une certaine admiration pour ces jeunes.
Car enfin, quels idéaux, quels exemples proposent aux jeunes notre société occidentale ? L’argent, le sexe, la drogue et toute une kyrielle de biens matériels, valeurs sur lesquelles on ne construit pas une vie, et dont des jeunes assoiffés de pureté, désirant servir, se détournent avec courage.
Ils décident alors de tout quitter et se mettent au service de grandes causes pour lesquelles ils sont prêts à risquer, voire à donner leur vie.
Malheureusement ces jeunes qui s’engagent dans la guerre pour renverser une dictature, n’ont pas conscience que, s’ils réussissent, cette dictature sera remplacée par celle d’une charia inhumaine, machiste et qui réduit la femme en esclavage.
Ils s’imaginent servir Dieu alors qu’ils servent le diable.
Oui, je veux croire que beaucoup parmi ces jeunes qui vont faire la guerre en Syrie ont un cœur pur et sont victimes de l’endoctrinement de maîtres à penser dévoyés qui abusent de leur candeur et de leur générosité.
Rappelons-nous : il y a soixante-dix ans, dans la nuit de l’Occupation, des adolescents, guidés par de bons maîtres, ont eux aussi risqué et donné leur vie pour la Liberté de tous. Mais d’autres, tous aussi courageux, dans de mêmes collèges parfois, se sont laissés influencés et abusés par des professeurs fascistes, se sont engagés dans l’armée allemande et sont allés mourir dans les plaines de Russie…
La faute de ces mauvais choix, hier comme aujourd’hui, tient non pas à l’esprit de ces adolescents, mais à ceux qui profitent de leur enthousiasme, de leur manque de maturité et de leur candeur, pour les entraîner sur de mauvais chemins…
Il est donc URGENT que notre société, nos médias, nos dirigeants proposent de vraies valeurs à notre jeunesse pour que nos adolescents ne soient plus victimes de chimères mortifères et mettent leur énergie au service la JUSTICE et de la PAIX.
L’origine de bien des conflits qui déchirent notre monde est l’injustice ou le sentiment d’injustice, aussi tous ceux qui œuvrent pour la JUSTICE œuvrent pour la PAIX
par Henri LAFFORGUE | Jan 12, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
La vie privée de chaque citoyen – quel qu’il soit – ne regarde que ses intimes, que ses proches, et pas le public.
Aussi, j’ai le plus grand mépris pour ces journalistes d’alcôves qui étalent au grand jour la liaison supposée de notre Président de la République avec une actrice.
Mais si cette information est exacte, je veux dire ici ma profonde inquiétude.
Je n’ai aucun jugement à porter sur la vie privée de notre Président. Je dirais toutefois que je ne partage sans doute pas la même conception que lui de la fidélité en amour et de la fidélité tout court.
Mais ce qui m’inquiète au plus haut point, c’est qu’un homme qui a entre ses mains le destin de la France – d’une France exsangue dans laquelle le chômage, la pauvreté et la misère s’amplifient chaque jour – ce qui m’inquiète, c’est que cet homme sur qui repose la destinée de ma Patrie, trouve le temps de sacrifier à ce que le général de Gaulle appelait : « la bagatelle » !…
Je le répète, je n’ai aucun jugement à porter sur la vie privée de François Hollande. Mais je pensais – naïvement – qu’il consacrait tout son temps, toute son énergie au redressement de la France, et je me demande s’il peut à la fois, avec une même ferveur, une même application, un même sérieux, assouvir ses passions et servir les intérêts de la France…
par Henri LAFFORGUE | Déc 31, 2013 | Actualité, Réflexions diverses
Voici une nouvelle année et, avec elle, une nouvelle page blanche où inscrire nos vœux pour tous ceux que nous aimons.
Le monde semble s’enfoncer dans un hiver sans fin marqué par des guerres terribles, par des misères sans nombre et en plus, ici et là, des catastrophes naturelles qui plongent dans le malheur d’innombrables personnes.
Et à tout, cela il faut ajouter cette crise économique que connaissent tant de pays et qui est source de tant de tourments pour tant de familles, tant d’hommes ou de femmes seuls, tant d’enfants soumis à tant de privations.
Face à tous ces malheurs je voudrais envoyer à tous mes amis de la terre quelques mots d’ESPERANCE.
Rien n’est jamais joué et il faut toujours garder FOI en l’avenir.
Il fallait une FOI à toute épreuve, le 14 juin 1940, quand les troupes allemandes entraient dans Paris, quand la France étaient défaite, que ses armées étaient en déroute et que dix millions de réfugiés erraient sur toutes les routes, oui il fallait une FOI à toute épreuve pour croire que rien n’était perdu, qu’un jour la France se relèverait, que le nazisme serait vaincu et que la LIBERTE l’emporterait.
Il en est de même aujourd’hui. Rien n’est perdu.
Le 13 mai 1940, Winston Churchill annonçait « Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » dans son premier discours devant la Chambre des communes, après sa nomination au poste de Premier ministre du Royaume-Uni
Le sang, nous l’avons hélas avec celui de nos soldats en missions extérieures et qui essaient de ramener la PAIX là où règne la guerre.
Le labeur, les larmes, la sueur, c’est le lot de toutes ces personnes qui sont au chômage et qui vivent d’expédients. Ce sont les souffrances de tout enfantement. C’est le prix à payer pour renaître à nouveau.
Toutes les civilisations sont mortelles. Toutes, après une apogée plus ou moins longue, connaissent la décadence et doivent repartir sur de nouvelles bases.
L’un des drames ne notre civilisation, c’est le matérialisme. C’est d’avoir cru – et de croire encore – que le bonheur réside essentiellement dans l’accumulation de biens matériels, et d’avoir oublié l’importance des valeurs spirituelles.
Malheureusement, pour contrecarrer cet oubli, on assiste au réveil des fanatismes, des fondamentalismes, des sectarismes, et de ce qu’il peut y avoir de pire dans les religions.
Or les religions ne sont pas faites pour diviser les hommes, mais pour les élever et les rassembler, dans un respect mutuel, dans la plus grande tolérance.
La sagesse, le bon sens nous invitent à prendre dans les religions non pas la lettre qui divise et déchire, mais l’ESPRIT qui unit dans un même AMOUR.
Et la sagesse nous invite à avoir CONFIANCE.
CONFIANCE !… Là est le maître mot. Notre monde souffre d’un cruel manque de CONFIANCE. Plus personne n’a confiance dans rien ni personne. Et du coup, de moins en moins de personnes osent entreprendre, osent prendre des risques, osent faire des projets.
La tentation est grande du repli sur soi et du repli communautaire. Or la frilosité ne construit rien, et seule l’ouverture aux autres, l’ouverture au monde sont source de Vie.
Nous avons la chance de vivre en FRANCE. La FRANCE est un grand pays. A une grande et longue histoire. Et nous invite à nous rassembler avec fierté sous sa belle devise « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ».
Et c’est seulement dans la FRATERNITE, le PARTAGE et la SOLIDARITE que chacun trouvera son salut.
A tous mes amis de la terre je souhaite de conserver l’ESPERANCE et la FOI en l’avenir. Toutes les nuits, mêmes les plus longues et les plus sombres ont une fin. Et dans chacune brille une petite étoile, notre étoile qui nous dit de garder CONFIANCE !
A tous j’adresse mes fraternelles salutations et mes vœux de COURAGE et de PERSEVERANCE dans les épreuves. Et je suis sûr que chacun trouvera dans l’AMOUR partagé de nombreuses JOIES au fil des jours.
par Henri LAFFORGUE | Déc 11, 2013 | Actualité, Littérature et poésie
Ils s’appelaient Nicolas et Antoine.
Ils avaient vingt-deux et vingt-trois ans.
L’âge où la vie est pleine de promesses.
L’âge de tous les rêves.
La mort les a fauchés tous les deux,
Sur la terre africaine,
Loin de leurs familles,
Quelques jours avant Noël.
Mes pensées vont à tous leurs proches.
A leurs parents qui ont la douleur
de perdre un fils,
A des frères, des sœurs, des amis,
A un premier amour, peut-être,
Confronté à la perte de l’être aimé…
J’imagine leur peine à tous, leur douleur
Et peut-être leur révolte.
Que sont-ils allés faire dans cette galère ?!…
Ils auraient pu rester sagement en France
Avoir un métier sans danger
Plutôt que d’aller risquer et perdre leur vie
Sur une terre lointaine !
Oui ! Pourquoi se sont-ils engagés ?!…
Et j’imagine – à tort peut-être,
Je connais ni leurs familles, ni leurs amis –
J’imagine tous les conseils,
Toutes les mises en garde,
Qu’ils ont dû recevoir
Au moment de s’engager.
T’es fou ! Ne fais pas ça !
Tu peux y laisser ta peau !
Conseils, mises en garde
Qui reviennent tragiquement en mémoire
A l’heure de leur mort.
Mais nul n’échappe à son destin.
Et je voudrais dire ici,
A tous ceux qui pleurent aujourd’hui
Un être cher,
Quelques mots de réconfort.
Nicolas et Antoine
Ne sont pas morts pour rien.
Ils sont morts pour remettre de l’ordre
Là où se trouvait le chaos.
Ils sont morts pour que la Justice l’emporte
Là où régnait l’injustice.
Ils sont morts pour la Liberté et pour la Paix.
Et, osons le dire,
Ils sont « morts pour la France »
Pour une France généreuse
Qui au nom de la Liberté
Prend et prendra toujours
La défense des opprimés.
Alors, parents, amis, frères d’arme
Soyez fiers de Nicolas et d’Antoine !
Laissez couler vos larmes,
Mais soyez sûrs que ce sang si tôt versé,
Que ce sacrifice au printemps de la vie,
Participent à la Paix dans le monde.
Nous avons tous ici-bas notre rôle à jouer.
Et ceux qui donnent leur vie pour essayer
De mettre un terme à la violence et la guerre
Pour essayer d’apporter la Paix,
Méritent tous les honneurs,
Méritent notre respect.
En cette nuit de Noël tout proche,
J’aurai une pensée pour ces deux enfants
Si tôt arrachés à la vie.
Et j’aurai une pensée pour vous,
Chers amis, si éprouvés.
Une pensée. C’est bien peu, je le reconnais.
Mais elle se joindra aux pensées
Et aux prières – pour les croyants –
De milliers d’autres amis à travers la France
A travers le monde.
Derrière les pleurs, derrières les larmes
Nous verrons deux enfants rayonnants
Entrer dans l’Eternité,
Tenant chacun un rameau d’olivier.