par Henri LAFFORGUE | Mai 10, 2014 | Actualité
Non ! L’islam ne commande pas d’enlever des jeunes filles et de les marier de force ou de les vendre comme esclaves !
Tous les hommes de bonne volonté ici-bas, quelle que soit leur religion, condamnent cet abominable enlèvement.
Il s’agit là des dérives d’une secte macho qui veut interdire à des jeunes filles d’avoir accès à l’éducation occidentale, de sortir de l’ignorance et de l’obscurantisme dans lesquels veut les maintenir un islam moyenâgeux, contraire à tout ce que devrait être les religions éclairées, et contraire à toutes les lois humaines.
Je l’ai dit souvent, les religions doivent rapprocher les hommes et les respecter quels qu’ils soient, quelles que soient leurs croyances. Face à l’inexplicable et à l’invisible, elles doivent tenter de proposer une approche divine. Mais elles ne doivent jamais imposer des lois inhumaines et leurs dogmes. Chacun doit être libre de croire ou non.
Personnellement, chrétien de cœur comme je le dis souvent, ma religion m’invite à respecter et aimer tous mes frères de la terre, et à essayer d’avoir pour eux la même tendresse qu’a incarnée le Christ des Evangiles.
J’ajoute que cette secte Boko Haram qui fait tant de tort aux religions et qui vient de s’illustrer par cet odieux kidnapping, sème le sang et les larmes au Nigéria par des attentats-suicides qui ont déjà fait plus de 1 500 morts depuis le début de l’année.
par Henri LAFFORGUE | Mai 10, 2014 | Actualité

Les médias en ont à peine parlé. Deux mots à la radio et à la TV. Un ou deux entrefilets dans la presse écrite. Et puis plus rien.
Un gigantesque glissement de terrain a emporté, le 2 mai, le village d’Aab Barek, dans le distict d’Argo, une région pauvre et montagneuse du Badakhstan en Afghanistan. Le nombre des victimes ? 300 ou plus de 2 000 morts ? Sans compter les centaines de sinistrés qui ont perdu leurs proches et tous leurs biens. Des agences humanitaires et des ONG ont fourni 80 tonnes de nourriture pour les sinistrés qui se sont réfugiés sur les hauteurs et ne veulent plus retourner dans leur village. De quoi tenir quelques semaines.
J’ai une pensée émue pour tous ces pauvres malheureux. Dans un pays déjà déchiré par trois décennies de guerre, dans lequel il faut davantage parler de survie que de vie, voilà qu’une nature hostile se déchaîne encore davantage contre eux.
Une pensée émue ? C’est bien peu. Mais je voudrais que mes lecteurs aient aussi une pensée pour eux. Que cette terrible catastrophe, loin de nos contrées, s’inscrive dans notre cœur et nous invite à relativiser nos propres malheurs, nos propres infortunes quand nous avons la chance d’avoir toujours un toit où nous mettre à l’abri et profitons de toutes les aides de notre pays quand nous sommes dans le besoin.
J’ai enfin une pensée de gratitude pour toutes ces femmes et tous ces hommes des agences humanitaires et des ONG qui font tant pour venir en aide à tous ces sinistrés.
par Henri LAFFORGUE | Avr 19, 2014 | Actualité
L’annonce de la découverte d’une planète habitable, de taille comparable à la Terre – située à 4,6 millions de milliards de kilomètres de notre Soleil ! – relance la possibilité de vie en dehors de notre planète.
Voici cinq siècles, Nicolas Copernic, puis quelques dizaines d’années plus tard, Galilée, ébranlaient les certitudes scientifiques et religieuses d’alors, en affirmant que le centre de l’Univers n’était pas la Terre mais le Soleil…
On sait l’acharnement avec lequel l’Eglise condamna cette nouvelle théorie, acharnement qui lui devait lui faire perdre beaucoup de sa crédibilité.
Pourtant, la science ne doit pas être l’ennemie de la religion. Elle progresse de plus en plus vite et remet sans cesse en question les connaissances acquises précédemment.
L’homme a reçu l’intelligence en partage et c’est tout à fait normal qu’il s’en serve pour explorer le monde qui l’entoure et en cherche les mécanismes, les lois et les secrets.
Mais en toute chose il doit garder la mesure et rester humble. Les frontières de l’inexplicable ne cessent de reculer. Et rien ne dit que dans quelques années on ne trouvera pas de traces de vie sur une planète lointaine.
Cela n’enlèvera rien mystère fantastique et étonnant de notre humanité. Personnellement, j’ai peine à croire au simple Hasard. Il y a trop de signes, trop de clins d’œil au cours d’une vie pour croire en la fatalité et je m’incline humblement devant le mystère de la vie, de notre vie.
Et je constate que nous sommes les seuls sur cette terre, à pouvoir donner un sens – c’est-à-dire une signification et une direction – à notre vie. Chacun de nous reçoit en naissant une étincelle d’Amour, de Justice et Liberté qui ne peut avoir, pour moi, qu’une origine divine.
En tout cas, si demain nous découvrons d’autres êtres vivants sur d’autres planètes, je souhaite que nous ayons l’intelligence de les respecter, de leur donner ce que nous avons de meilleur et puiser en eux ce qu’ils ont de meilleur.
Ne recommençons pas les massacres du Nouveau Monde !
Bonne fête de Pâques à tous mes amis de la terre !
par Henri LAFFORGUE | Avr 19, 2014 | Actualité

Ainsi, M. Abdelaziz Bouteflika a été réélu président de la République algérienne avec 81 % des suffrages. Sa victoire a été annoncée avant même la connaissance des résultats officiels !
Quelle farce ! Quelle honte ! Qui peut croire que cet homme malade, qui n’a pas fait campagne, qui a fait une apparition fugace en fauteuil roulant, est en mesure de diriger ce pays ?!
Un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. Pour protester contre le système ou par fatalisme !
Combien de temps encore la comédie va-t-elle durer ? L’Algérie est un pays dont les réserves en pétrole et en gaz constituent une formidable source de revenus. Revenus confisqués hélas par une minorité de dirigeants et dont le peuple ne voit pas la couleur.
La France – quoi qu’en disent beaucoup – a fait beaucoup pour l’Algérie. Elle a construit des routes, des voies de chemins de fer, des hôpitaux, des écoles, etc. Je ne conteste pas que le sens de l’Histoire voulait que ce pays devienne indépendant, même si personnellement je souhaitais une Algérie française, c’est-à-dire une terre sur laquelle musulmans et européens auraient vécu fraternellement en partageant les mêmes droits.
Qu’ont fait ses dirigeants de tous les biens laissés par la France ? Et je ne parle pas de tous les morts – souvent dans des conditions atroces – et toutes les blessures – non refermées – dont s’est accompagnée cette indépendance ! On ne peut pas mesurer le degré des atrocités et je sais que la France a eu également sa part, mais le temps de la réconciliation n’est-il pas venu ?…
Je regrette profondément que, cinquante ans après ces événements douloureux, les Algériens ne soient pas capables de se doter d’un régime démocratique et qu’un grand nombre d’entre eux n’ait qu’un désir, venir vivre dans cette France que leurs pères ont rejetée !
Arriveront-ils un jour à se défaire de la dictature dont ils sont victimes et j’ose le dire complices ?…
par Henri LAFFORGUE | Mar 22, 2014 | Actualité, Politique
J’avoue avoir voté pour
Nicolas Sarkozy, au second tour des présidentielles de 2012 – après avoir voté au premier tour pour François Bayrou qui m’a profondément déçu.
Mais je n’ai aucune sympathie particulière pour Nicolas Sarkozy. C’est un personnage suffisant, infatué de lui-même, sans éducation, impoli, je dirais même vulgaire – « Casse-toi, pauvre con ! » – et qui a beaucoup contribué à la désacralisation de la fonction présidentielle.
Cependant, vu le déchaînement de la gauche et des médias contre lui actuellement, je tiens à faire les remarques suivantes :
Je ne discuterai pas de la légalité ou non des écoutes téléphoniques qu’il a subies. Mais je ne puis croire que François Hollande, Christiane Taubira, Manuel Valls, n’aient pas été au courant.
Je trouve absolument scandaleux que les médias diffusent en toute impunité des extraits des conversations enregistrées dont les juges devraient garder le secret.
Il est des cas – pour le bien d’un pays – où des personnes en possession d’un secret peuvent éventuellement le dévoiler. Dans le cas présent, je doute que ce soit l’intérêt de la France qui ait inspiré les informateurs des médias, et je croirais davantage que ce fût l’intérêt de l’argent ou le désir de vengeances personnelles.
Au risque d’être hué par les journalistes, je me demande dans quelle mesure ils ne devraient pas être obligés de citer leurs sources…
Enfin, je ne puis croire que le déclenchement de cette campagne de presse contre Nicolas Sarkozy, à l’approche des élections municipales et au moment où l’on parlait de plus en plus d’un retour en politique en 2017, soit un hasard. Pour moi il s’agit d’un acharnement médiatique contre lui, orchestré par le gouvernement et ses sbires de la gauche.
Tout cela n’est guère à l’honneur de notre République et de nos dirigeants.
par Henri LAFFORGUE | Fév 27, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
Une amie internaute m’adresse le poème « Le drapeau » écrit par Jean Zay en 1924 et dont voici le début et la fin :
Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là…
Et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,
Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.
A la lecture de ce poème – que je ne connaissais pas – une seule pensée me vient : Jean Zay n’est pas digne d’entrer au Panthéon.
Mais je voudrais qu’on ne juge pas cet homme uniquement sur ce texte écrit à l’âge de vingt ans.
Je tiens à rappeler ici qu’en septembre 1939, Jean Zay, membre du gouvernement, non mobilisable, a démissionné pour s’engager et suivre le sort normal de sa classe. Et que le 20 juin 1940, il s’est embarqué avec vingt-sept parlementaires sur le Massilia dans l’espoir de continuer la lutte en Afrique du Nord.
J’ai lu de lui, voici deux ans, « Souvenirs et solitude » et voici ce que je notais après cette lecture :
Livre très émouvant. Mémoires d’un prisonnier politique – injustement et honteusement condamné – soumis à des conditions de détention ignobles et qui entacheront à jamais le régime de Vichy – et qui sera odieusement assassiné par la Milice en juin 1944.
De sa prison, Jean Zay écrit avec beaucoup de pudeur, ne s’apitoie jamais sur son sort et livre de nombreuses réflexions sur la vie politique, et sur son action quand il a été ministre de l’Education nationale sous le Front populaire.
On découvre un homme droit et animé d’un grand idéal démocratique.
Comment cet homme qui a eu une conduite courageuse pendant la guerre et qui a écrit un journal si émouvant pendant sa captivité, peut-il avoir été l’auteur ce pamphlet ignoble sur notre drapeau ?!…
Cela fait partie, hélas, de l’ambivalence humaine.
De la même façon, je ne puis comprendre que le même Apollinaire ait écrit le célèbre et magnifique « Pont Mirabeau » et le roman pornographique et obscène « Onze mille verges ».
C’est là un des mystères de l’âme humaine.
Je ne cherche à excuser et à réhabiliter personne.
Ayant le plus grand respect pour notre drapeau, j’estime – à la lecture du poème de Jean Zay – qu’il n’a pas sa place au Panthéon.
Mais je demande qu’on s’abstienne de juger un auteur ou un artiste sur une seule œuvre.