par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Des problèmes informatiques m’ont empêché de publier des chroniques pendant une quinzaine de jours. Je publie donc aujourd’hui celles que j’ai écrites au cours de cette période, bien que, dans certains cas, elles ne collent plus à l’actualité. Que mes amis internautes veuillent bien m’excuser.
Comme chaque année, je suis fasciné, ébloui en contemplant la féerie, des feux d’artifice du 14 juillet. Ces feux qui illuminent le ciel dans une profusion de couleurs, de formes, accompagnés parfois, comme à la tour Eiffel, d’airs de toute beauté.
Et pourtant, derrière mon admiration, subsiste un trouble. Ce sont en effet les mêmes flammes, les mêmes éclairs qui illuminaient le ciel de Hambourg, en juillet 1943, quand les bombardiers britanniques et américains jetaient leurs bombes incendiaires sur cette ville, entraînant la mort horrible de dizaines de milliers d’habitants. Ce sont les mêmes embrasements qui déchirent le ciel des nuits d’Israël et de Gaza, quand des roquettes et des missiles viennent semer la mort ici et là…
Alors je me demande : qu’est-ce que la beauté ? Est-ce quelque chose de totalement abstrait ou quelque chose dépendant d’un but, d’une fin ?
Les feux d’artifice du 14 juillet veulent exprimer le bonheur, la joie. Il marque une fête.
Ceux de Hambourg hier, ou du Proche-Orient aujourd’hui sont synonymes de morts et de souffrances…
Alors ?… Alors je pense que, pour qu’il y ait beauté, il faut qu’il y ait rassemblement dans la joie. Et il n’y a pas de beauté sans admirateur. Le plus beau paysage du monde ne sera beau que s’il y a quelqu’un pour le contempler… Les feux de Hambourg ou du Proche-Orient brillent d’une fausse beauté car ils sèment la désolation, la souffrance.
Mais que dire des mille feux d’une éruption volcanique ? Il n’y a là aucune intervention humaine… On pourra être fasciné par la beauté du spectacle et rempli de tristesse si l’éruption détruit des villes ou des villages, et anéantit des vies humaines…
Je terminerai ces quelques réflexions en disant que, derrière la beauté des formes, des couleurs, des sons, etc., il y a l’indicible beauté du cœur. Derrière le visage disgracieux, se cache souvent la grâce inégalable de celui ou de celle qui l’habitent.
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Mon adjudant-chef,
Survenue dans le cours des « grandes » vacances, en cette période estivale où beaucoup ne pensent qu’au repos et aux loisirs, survenue entre des catastrophes aériennes et au moment où une nouvelle flambée de violence déchire Israéliens et Palestiniens, j’ai peur que votre mort ne soit passée inaperçue. Et j’ai peur que la France ne banalise la mort de ses soldats qui donnent leur vie pour elle, si loin d’elle.
Vous êtes mort pour la France au Mali, le 14 juillet, jour de notre fête nationale. Vous aviez 45 ans, et vous vous étiez engagé dans la Légion à l’âge de 19 ans.
Vous avez participé à de nombreuses missions à l’étranger dont six OPEX (Opérations Extérieures) : trois en Afghanistan, une en ex-Yougoslavie, une au Liban avant d’être désigné en 2014 pour l’opération Serval au Mali.
Le 3 juillet, vous aviez fêté, par colis interposés, le troisième anniversaire de votre rencontre avec votre compagne, Nathalie. Quelques semaines plutôt, vous lui aviez envoyé un SMS avec ces mots : « Veux-tu m’épouser ? ». Et dans son dernier paquet, Nathalie avait glissé votre alliance…
De vous, votre fiancée dit : c’était un homme « au grand cœur, qui faisait tout pour nous rendre la vie belle ». Elle vous qualifie de « beau-père extraordinaire… Il aurait donné sa vie pour mon fils François, comme il était capable de la donner pour la France ». Quel magnifique hommage !
Je laisse à vos supérieurs et à vos frères d’armes rappeler vos qualités de soldats et tout le courage et le dévouement dont vous avez fait preuve pour notre Patrie, au cours de votre carrière.
La mort vous a fauché. Mais vous le savez, la mort fait partie de la vie du soldat. Le soldat a l’exorbitant pouvoir de tuer, et en retour il sait qu’il peut être tué. Et comme l’écrit le général Henri Bentégeat (ancien chef d’état-major des armées françaises) : « On meurt pour la France, bien sûr, mais elle est parfois si lointaine. Alors on meurt pour les copains, pour la Légion, parce qu’on est fier d’être Commando Marine, Cocoye ou Marsouin. On meurt pour soi-même, pour l’idée qu’on se fait de l’honneur. » (Aimer l’armée – Une passion à partager).
C’est parce que vous aviez le sens de l’honneur et parce que vous aimiez la France que vous avez donné votre vie pour elle.
A votre amie et à son fils, dans la peine, je veux simplement dire qu’ils peuvent être fiers de vous. Vous êtes mort pour que la Paix, la Justice et la Liberté l’emportent dans un Mali déchiré par la guerre. Votre sang n’a pas coulé en vain. Votre nom s’ajoute à ceux de vos huit camarades qui ont déjà trouvé la mort sur cette terre lointaine d’Afrique que nous ne devons pas oublier.
Reposez désormais en Paix dans cette Eternité où vous nous précédez. Et donnez à tous ceux qui vous pleurent le Courage nous avons tous tant besoin, par moment, pour rester fidèles à nos idéaux.
J’ai une pensée, enfin, pour tous vos camarades qui sont blessés au cours de ces campagnes. Les médias n’en parlent pas. Et certains d’entre eux sont handicapés à vie, ne retrouveront jamais une vie normale. Je les salue ici et souhaiterais que la France pense davantage à eux et à leurs familles dans la peine.
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Réflexions diverses
Il est terrible pour des familles, pour des amis, de perdre un ou plusieurs proches dans un accident d’avion. Il y a l’attente insupportable, partagée entre l’espoir et le désespoir. Puis il y a la révélation de la catastrophe dans toute son horreur, accompagnée d’une foule de questions dont certaines resteront à jamais sans réponse.
J’ai conscience du poids d’une telle épreuve, et je me réjouis des nombreux efforts des autorités pour venir en aide aux familles des victimes et les accompagner dans leur deuil.
Mais les médias ! Oui, les médias ! Arrêtez d’en faire autant ! Des journaux télévisés ou des émissions radio, consacrées presque exclusivement à ce drame. Alors qu’on ne sait rien encore – ou si peu – une avalanche d’interviews de spécialistes, pour ne rien dire – car ils ne savent encore rien -, pour occuper le devant de la scène, et des interviews de proches des victimes que l’on devrait laisser tranquilles !
Toute cette mise en scène des médias pour occuper le terrain, pour être les premiers à donner les informations, pour livrer des scoops !!
Je suis désolé, mais tout cela c’est trop, et c’est indigne de médias qui se respectent. Car enfin le plus navrant, c’est qu’à chaque catastrophe – qu’il faut rapporter bien évidemment et auxquelles il convient de consacrer quelques minutes – le reste de l’actualité est totalement occulté et passe à la trappe.
Désormais, les médias ne nous parlent plus de la guerre en Syrie – se serait-elle achevée ?!… Plus de la création d’un Etat islamique en Irak – les djihadistes se seraient évanouis dans le désert ?!… Il ne nous parle pas des milliers de chrétiens du Proche-Orient qui sont condamnés à la fuite ou à la mort !…
Enfin, je reproche aux médias de se complaire dans le morbide. Ils se complaisent dans l’émotion, dans tout ce qui touche aux « tripes ». Et rarement dans leurs informations, ils ne montrent que tout n’est pas noir dans notre monde, qu’il y a chaque jour de belles choses, qu’il y a ici et là des hommes et des femmes dignes d’admiration et capables de redonner courage à des vies qui s’endorment dans la médiocrité !…
Oui, le public est vraiment manipulé par les médias. Il est à leur merci. Et, plutôt que de les élever, de les grandir, les médias l’abrutissent avec une sélection d’informations qui le détournent des vrais problèmes du monde et le plongent dans la triste banalité des jours.
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Actualité
Je n’ai pas de mots assez forts pour dire ma tristesse, ma peine, ma colère devant cette nouvelle flambée de violence qui déchire Israéliens et Palestiniens. Combien de temps ce conflit vieux de 70 ans va-t-il duré ?!… Combien de souffrances, de morts, de blessés, de familles dans le deuil, d’orphelins faudra-t-il avant que la sagesse l’emporte ?!…
La guerre, les guerres, ouvrent des blessures béantes, poussent à la violence, à la haine et à la vengeance stériles. Elles ne résolvent rien.
La guerre, les guerres, sont souvent les réponses à la peur de l’autre, naissent de la méconnaissance de l’autre dont on fait un ennemi.
J’avoue ne pas parvenir à discerner les raisons de cette guerre qui n’en finit pas.
Guerre de religion entre juifs et musulmans ? Guerre territoriale entre Israéliens et Palestiniens ? Guerre idéologique contre des islamistes qui veulent imposer la charia ? Ou autre…
Tout cela est complexe et constitue un ensemble de nœuds inextricables d’où personne ne parvient à sortir.
Mais je le dis et je le répète, seuls l’arrêt des armes, la cessation des combats et le dialogue autour d’une table pourront ramener la Paix à laquelle tous aspirent.
Je salue ici l’initiative de ces couples mixtes israélo-palestiniens, juifs et musulmans, qui montrent sur la toile que l’entente et même l’Amour sont possibles entre personnes de bonne volonté, de confessions et de cultures différentes. Heureuse initiative, mais qui l’écoutera ?…
Cette guerre – comme bien des guerres – est celle de la bêtise et de l’absurdité. C’est la lutte à mort pour la vie – ou la survie – de deux peuples, Israéliens et Palestiniens, qui chacun ont droit à leur place au soleil.
Qui aura le courage, la force de persuasion, le charisme comme hier un Yitzhak Rabin, malheureusement assassiné par un extrémiste, pour faire taire le tumulte mortel des armes, et imposer la discussion qui seule pourra amener cette Paix à laquelle tant de familles aspirent !
Et dire qu’à Jérusalem, cible de tant de tirs meurtriers, voici près de deux mille ans, un homme-Dieu a dévoilé les bienfaits de l’Amour, de la tolérance, du respect de chacun, et donné sa vie pour le salut de tous !…
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Réflexions diverses
Un journaliste d’un grand quotidien notait dernièrement dans son éditorial : « Nos compatriotes découvrent, jour après jour, que leur pays abrite de plus en plus de Français – puisque la plupart le sont – qui détestent la France. Et ne s’en cachent pas. »
Et il rappelait toutes ces flambées de violence – à la suite des matches de la coupe du monde avec l’Algérie, à la suite des manifestations pro-palestiniennes – dont les auteurs sont des jeunes gens « issus de l’immigration de l’Afrique du Nord et de l’Afrique subsaharienne ».
Il usait là d’un euphémisme pour ne pas dire « maghrébins ». Car enfin, osons le dire, au risque de passer pour un odieux raciste, ces jeunes qui cassent tout, qui brisent tout, qui pillent tout, sont la plupart du temps des maghrébins !
Ils haïssent la France mais profitent par contre, sans vergogne, de tous les avantages sociaux, économiques, financiers, etc., qu’elle leur octroie généreusement et sans contrepartie.
Ils bénéficient du laxisme des autorités qui au nom de l’intégration acceptent tout, tolèrent tout, même le plus insupportable et qui nous interdisent d’appeler chat un chat.
Il faut vraiment se faire violence pour ne pas devenir raciste, et pour ne pas faire un amalgame injuste et déplacé entre ces jeunes dévoyés et tous les jeunes issus du Maghreb.
Dire que la plupart des problèmes que nous rencontrons avec les étrangers ou avec les Français issus de l’immigration, viennent des maghrébins nous expose à des poursuites pour racisme.
Il s’agit là pourtant, me semble-t-il, d’une évidence.
Personnellement, chrétien de cœur, je considère tous les hommes de la terre, comme mes frères et je les respecte. Il n’en est pas hélas de même avec certains musulmans qui imposent leurs lois dans une France de tradition chrétienne, avec la bénédiction du de ceux qui nous gouvernent
Inutile de rappeler une nouvelle fois notre calendrier scolaire dans lequel les vacances de Noël et de Pâques, sont devenues les vacances d’hiver et de printemps ; les cantines halal ; certains supermarchés dans lesquels il n’y a plus ou presque plus que des produits halal ; l’expansion du voile et de la burqa, qui ne sont nullement prescrits par le Coran, et sont pour moi une évidente provocation ; les discours partisans sur la repentance dans lesquels on prétend que les Français n’auraient fait que du mal en Algérie – alors que c’est totalement faux – et dans lesquels on occulte les atrocités innommables commises par le FLN, et tutti quanti.
Je suis fermement opposé à l’escalade de la violence et de la haine, et je souhaite l’entente entre tous les hommes. Mais je me demande comment faire pour enrayer l’engrenage auquel nous assistons actuellement. Le laxisme ne donne – et ne donnera jamais – rien de bon. Seule la fermeté peut mettre un frein à tous ces désordres. Nos dirigeants politiques en auront-ils le courage ? J’en doute quand je vois les tentatives de certains d’établir le droit de vote pour les étrangers…