Je l’ai dit souvent : je refuse de hurler avec loups. Aussi, je ne mêlerai pas ma voix aux voix qui réclament à corps et à cris la démission d’Eric Woerth.

Au nom de la présomption d’innocence, tout d’abord. Et puis parce que nous ne savons de cette affaire que ce que nous disent, l’intéressé, les médias et les membres du gouvernement, et tous sont aussi partisans les uns que les autres. Autrement dit, nous ne savons rien, ou presque rien.

Ce qui semble avéré, c’est qu’il y a eu mélange des genres. Qu’Eric Woerth a été à la fois trésorier de l’UMP, ministre du budget, et proche de ceux qui géraient l’énorme fortune de Mme Bettencourt. Peut-être a-t-il été intègre, mais cette confusion n’aurait pas dû avoir lieu.

Quant à la demande de Légion d’Honneur pour Patrice de Maistre, ce qui me choque, ce n’est pas le procédé – certainement banal pour un député – mais c’est le motif. Cette demande était faite, non pas pour services rendus à la Nation, mais pour services rendus à un Parti, l’UMP !…

Tout cela est regrettable et peut-être condamnable. Mais, doit-on pour autant disqualifier Eric Woerth pour mener à bien la réforme des retraites ? Je n’en suis pas certain. Et cela modifiera-t-il en quoi que ce soit la ligne du gouvernement sur cette question ? Bien évidemment non.

Eric Woerth ou non, le gouvernement a un projet de réformes pour les retraites. On peut être pour ou contre, mais il faut bien réaliser que ce projet ne sera pas modifié d’un iota, quel que soit le ministre qui le portera.

Alors, pourquoi s’obstiner à réclamer la démission d’Eric Woerth ? Ou pourquoi s’arc-bouter à le maintenir à son poste. Tout cela est un faux problème et ne changera rien à la question des retraites.

S’il faut se réjouir des progrès fantastiques apportés par la science dans d’innombrables domaines, il convient de s’interroger sur les dangers de la génétique.

Ce qui, hier, était fiction, devient aujourd’hui une réalité dangereuse voire diabolique.

Une clinique privée de Los Angeles (Fertily Institute) propose à ses clientes fortunées (coût de l’opération 25.000 $), de choisir le sexe de son enfant. Elle proposait même de choisir la couleur de ses yeux mais, malgré de nombreuses demandes, elle a dû renoncer par suite d’une levée de protestations aux USA.

Ainsi, plus que jamais, l’enfant devient un objet, une marchandise, qui sert à satisfaire l’envie du moment. Et ce n’est plus l’être auquel on fait le don merveilleux de la Vie et de l’Amour. L’être conçu pour aimer et être aimé. L’enfant conçu pour partager le bonheur, pour s’épanouir, pour prendre un jour son envol et que l’on invitera à être un ferment de Justice et de Paix, dans un monde si souvent injuste et cruel.

Je doute que les femmes qui, après une FIV (Fécondation In Vitro), demandent l’implantation d’un embryon dont elles auront choisi le sexe, la couleur des yeux et je ne sais quelle autre caractéristique, aient de telles préoccupations.

Mais, il y a plus. Laissons la morale – ou l’éthique – de côté. La nature avait bien fait les choses. Il naissait sensiblement le même nombre de garçons que de filles. Cet équilibre risque d’être à jamais rompu maintenant que l’on peut choisir le sexe de son enfant. Il y aura des hommes en surnombre et le monde manquera de femmes, avec toutes les conséquences fâcheuses d’un tel déséquilibre.

On ne saurait condamner en bloc toutes les avancées de la science qui rendent plus léger le poids des jours. Mais, les hommes responsables – croyants ou non – ont le devoir de dire non à certaines possibilités de la science. Tout ce qui est possible scientifiquement, techniquement, n’est pas permis moralement et humainement. Il est des interdits que l’on ne doit pas transgresser sous peine des pires malheurs.

Note : Tout cela a un nom : l’eugénisme, contre lequel nous devons lutter. Autrefois, un enfant était un présent dont on découvrait tout à la naissance. La langue est révélatrice de l’évolution des mœurs. On « n’a » plus un enfant. On « fait » un enfant…

En ces jours sombres où selon un sondage inquiétant, 65% des français approuvent l’expulsion des Roms, il devient urgent de voir où nous conduit la politique de Nicolas Sarkozy, de son gouvernement et de toute sa clique d’inféodés.

On ne peut empêcher les fleuves de courir vers la mer. On ne peut empêcher ceux qui n’ont rien de se tourner vers les pays riches.

Je pense, comme beaucoup qu’on ne peut soulager toute la misère du monde et qu’il faut essayer, le plus humainement possible de l’endiguer et d’essayer de traiter le mal à sa racine, c’est-à-dire en donnant les moyens aux pays les plus pauvres de se prendre en charge. Chose complexe, hélas, les aides apportées aux pays pauvres étant souvent détournés par les politiques…

Quoi qu’il en soit, on ne saurait rendre responsable de tous nos maux, une communauté – les Roms – et les renvoyer massivement en Roumanie où ils seront condamnés à survivre en fouillant dans les poubelles. Il y a une limite à ne pas franchir.

Non les Roms ne sont pas responsables de tout ce qui va mal en France et Nicolas Sarkozy en fait des boucs-émissaires et essaie – avec succès ? – de récupérer tout un électorat qui considère l’étranger comme un ennemi potentiel.

Prenons garde ! Cette politique me rappelle trop celle de Vichy qui livra à Hitler, en 1940, les réfugiés antinazis, qui commença par interdire de nombreuses professions aux Juifs, qui retira la nationalité française à un grand nombre de ceux qui étaient d’origine étrangère et qui finalement aboutit à l’extermination de 80.000 juifs français dans les camps de la mort.

Oui, prenons garde à la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy et de ses vassaux, qui, utilisant les fibres les plus viles qu’il y a dans l’homme, soumet 800.000 ou 900.000 Français chaque année aux gardes à vue pour les motifs les plus futiles, qui fiche chaque citoyen, qui fait nous faire croire en permanence que l’alourdissement des peines ramènera la sécurité, qui condamne non seulement les coupables mais ceux qui peuvent l’être, qui fait juger les fous !

Oui, prenons garde ! Notre démocratie est en danger. La France est en train de perdre son âme comme aux heures les plus sombres de l’histoire de Vichy et demain il sera trop tard. Et notre belle devise : « Liberté – Egalité – Fraternité » ne sera plus qu’un souvenir que nos enfants devront reconquérir au péril de leur vie comme nos aînés voici soixante-dix ans !…

Quel triste et lamentable dénouement que celui de cette prise d’otages dans un car à Manille ! La police a fait preuve d’un amateurisme pitoyable et huit otages ont payé de leur vie son incompétence. L’assaut a duré une heure ! et s’est terminé par un bain de sang.

Et puis l’on doit s’interroger sur le rôle des radios et des TV qui retransmettaient en direct les opérations.

Ainsi, le preneur d’otages pouvait suivre en direct les opérations sur les postes TV du car, être au courant de toutes les manœuvres de la police, et s’exprimer à la radio.

Ainsi, dans le monde entier, quand la plus grande discrétion s’imposait, un drame devenait un spectacle, un divertissement avec suspense, comme une fiction captivante, qui tient le spectateur en haleine, et on oubliait que des vies humaines étaient réellement en jeu.

Le respect des otages et de leurs familles, voulait que les médias s’abstiennent de toute retransmission en direct.

On a là, une nouvelle fois, le rôle malsain des médias qui toujours cherchent la primeur de l’information, et font tout pour caresser la fibre émotionnelle des téléspectateurs.

Certes, c’est une évidence, la France ne peut accueillir toute la misère du monde. Il faut des lois pour encadrer l’accueil des étrangers sur notre sol, et veiller à ce que ceux que nous accueillons respectent nos lois, nos traditions, notre culture. Tel n’est pas toujours le cas.

Mais, de là à se lancer dans une traque systématique et médiatique de tous les Roms, je dis attention. Ne réveillons nos instincts toujours prêts à renaître de xénophobie, de peur de l’étranger et évitons de prendre des boucs émissaires.

Apparemment, Nicolas Sarkozy a trouvé un bon filon. Pendant qu’on détruit sans ménagement les camps de roms, on ne parle ni du chômage, ni de la crise économique, problèmes pourtant d’actualité et autrement plus importants…